Dominique Venner s’est donc tiré une balle dans la tête devant l’autel de Notre-Dame.
Bon.
Je sais que ce geste est parfaitement cohérent avec sa pensée. Que ce très grand historien considérait que nos racines pré-chrétiennes étaient bien supérieures à notre héritage catholique et que le suicide, le sacrifice de sa propre vie est un acte de volonté, de liberté, absolu.
Bon encore.
Je vois ce geste sous 2 angles différents. D’abord, en tant que chrétien, je ne suis pas pour. Le suicide est un rejet de l’espérance et une opposition à Dieu. Espérons que Venner considéré sera comme une victime d’un « grand chagrin » ou comme ayant fait ce geste en conscience pour sauver sa Patrie et son Peuple, auquel cas il ne sera pas condamné. Je prie donc pour lui.
En tant que patriote, bordel de pine à cul vérolé ! Son cerveau nous était tellement plus utile à tous bien au chaud dans sa boîte crânienne que comme déco post-moderne sur le sol de Notre-Dame que ça me rend fou de rage. C’est trop symbolique pour être supportable. Un vieil homme qui s’est battu toute sa vie pour le bien se casse la tête dans une Eglise. En d’autres termes : « messieurs les enrichisseurs, nous sommes bien fatigués de vous avoir maintenu sous le boisseau si longtemps, nous sommes désormais vieux et comme nous n’avons pas voulu nous reproduire, il n’y a plus personne pour maintenir votre cage fermée. Elle va donc s’ouvrir et vous allez nous dévorer. Nous n’en avons pas vraiment envie, donc vous ne nous aurez pas vivant. »
C’est ignoble. Quand on est vieux est qu’on a autant d’expérience, on fournit des munitions aux quelques-uns qui ont encore envie de mener le combat, on ne les abandonne pas en leur laissant une image de défaite.




