Breves 3.0

Dieudonne (encore) condamne

juin 26, 2008 · 13 commentaires

Alors que ce soit bien clair, je n’apprecie pas vraiment (ou vraiment pas, c’est selon) le bonhomme. Je pense que lui et moi ne sommes d’accord sur a peu pres rien. Mais je maintiens que la criminalisation du langage est ce qui peut arriver de pire. En supprimant la liberte d’expression, on supprime la liberte de penser ou meme de ressentir. C’est une entreprise totalitaire visant au control des esprits. Alors je vous passe les aneries voltairienne (qui pour le coup aurait sans doute ete d’accord avec Dieudo sur bien des points). Il n’est pas question que je meurs pour ses aneries, mais ce que je vois c’est qu’a chaque fois que Dieudonne est condamne, c’est un peu moins d’espace pour que j’ouvre ma grande gueule, et ca je le refuse.

Catégories : moi j'dis ca... j'dis rien
Tagué : ,

Vive Norman Arbuthnot

juin 26, 2008 · 7 commentaires

Pour continuer dans la serie de mes personnages de fiction preferes parce que ce sont d’odieux reacs.

Norman Arbuthnot (joue par l’excellent Ron Perlman) est un personnage de l’ultime souper, un de mes films favoris malgre l’avis de tous les grincheux qui trouvent que c’est une grosse daube. Il symbolise le mal que les jeunes etudiants de gauche et idealistes veulent eradiquer par des moyens un peu expeditifs. Norman est poli, argumente magnifiquement, aime les gros cigares et sait reconnaitre un mauvais vin. Bref, il a tout pour plaire, sauf peut etre qu’il ne porte pas de moustache mais personne n’est parfait…

Moi je l’aime Norman pour des phrases comme celle-la: “I’m the first to admit we took this country from the indians but what were they doing with it anyway; shooting off bows and arrows and using seashells for money.”

Ou celle-la: “File this under amazing stories, my friends. It seems that the National Organization for Women, otherwise known as NOW, otherwise known as lesbians fond of plaid, have chosen, once again, to take issue with yours truly. These angry feminists, and I say angry feminists like there’s some other kind….”

Ou encore celle-la: “This was in the paper today. They want to do another gay pride parade. Do you think that a bunch of gays and lesbians strutting through town constitutes a parade? Does anybody remember what it was like when we were kids and had parades that meant something, that were about real, wonderfully festive events, with people dressed in inventive costumes, like kings and queens. Now that I think about it, that does sound a little like a gay pride march.”

Il y a tout la dedans, le bon sens, l’humour tout.

Sinon il faut bien reconnaitre que la plupart des invites des jeunes etudiants de gauche et idealistes (y’en a meme une qui dit a un moment: “We’re liberals. We do the right thing.”) sont assez enormes.

Bref je vous recommande l’ultime souper, ne serait-de que pour Norman Arbuthnot.

Catégories : mes gouts semi-obscurs
Tagué : ,

Biterie et melanophobie

juin 26, 2008 · 14 commentaires

Parlons un peu du langage.

Je sais bien que c’est un theme deja aborde par quasiment tout le monde mais je tiens a y apporter ma touche personnelle. On ne sait jamais, c’est comme au golf, on peut vous repeter le meme truc 1000 fois sans effet, et tout d’un coup quelqu’un vous dit la meme chose de maniere un peu differente et tac, le declic. Oui, en plus du rugby j’aime le golf, ca permet de se promener dans de jolis endroit en fumant de gros cigares et en buvant n’importe quoi qui rentre dans une flasque. Mais une fois encore je m’egare… Mais pas tant que ca. Je vais filer l’image du golf.

Aujourd’hui, il suffit d’allumer sa tele ou sa radio pour se rendre compte de l’etendue des degats. Les gens ont de moins en moins de vocabulaire et ils maitrisent fort mal le peu de mots qu’il leur reste. Ceci est du certes a leur manque d’effort mais aussi au rabachage constant de journaleux qui emploient sans vergogne un mot pour un autre. Ainsi un jeune, n’est plus un jeune mais une chance pour la france. Un pillage devient un affrontement entre les jeunes et les force de l’ordre.

Quand on ajoute a cela les neologismes ideologiques (j’aime trop ca) comme biterie utilise par les feministes a la place de connerie ou melanophobie (mon favori), fer de lance des petits gars de la tribu K, et ben les gens ne savent plus a quel mot se vouer.

Alors vous allez me dire que ce n’est pas bien grave. On sait tous que le mot est l’outil par lequel la pensee peut se developper et que de toutes facons, la plupart des gens n’ont pas les capacites necessaires a la pensee abstraite. Alors je vous reponds certes, je suis d’accord mais le probleme va bien plus loin. Notre monde tout mou et pacifiste repose sur la croyance en la communication. Si on parle, y’aura pas besoin de se battre. Or, ca presuppose qu’on puisse parler… Si on ne manie que les rudiments de la langue, les negociations se passent toujours moins bien.

Mais c’est encore plus grave que ca. En effet, les mots servent la pensee mais aussi les emotions. Moins on a de mots et moins on a d’emotions complexes. On finit en etant soit dans le kif, soit dans le venere quoi. Pour en revenir au golf, c’est comme si on jouait avec un seul club. Alors c’est vrai qu’on peut faire toute une palette de coup avec un club, mais sur 18 trous, c’est limite et ennuyeux.

En gros, moi ca me fait marrer. Depuis des annees on acculture les enfants, leur refusant le seul vrai moyen de sublimer leurs pulsions en les exprimant et en mettant des mots dessus, et apres on s’etonne que ca pete de plus en plus fort… Je peux vous faire une confidence? C’est pas pres de s’arranger.

Catégories : moi j'dis ca... j'dis rien
Tagué : ,