Archives quotidiennes : 11 avril 2009

Etre du cote des victimes?

C’est un de mes principes de base. La criminalite est de la faute des criminels, pas des victimes. Jamais je dirais a une pauvrette qui s’est faite violer qu’elle n’aurait pas du porter de mini-jupe… D’ailleurs si la fille est jolie jamais je ne lui dirais de ne pas porter de mini-jupe. Si elle est moins bien faite je lui dirais eventuellement que ce n’est pas parce que certains vetements sont fournis a sa taille qu’elle doit les porter mais c’est une autre histoire.

Cependant c’est parfois dur de tenir cette position morale. Quand un mecton se prend une raclee, pas bien mechante d’ailleurs vu qu’il n’a eu aucune sequelle, et que son premier reflexe est d’aller voir un psy au lieu d’aller a la salle de boxe on peut deja etre un peu gonfle, mais quand en plus il justifie quasiment l’agression, ben on se dit que meme s’il ne merite pas on ne va pas le plaindre non plus.

Au nom de quoi devrais-je me sentir solidaire d’un type qui n’a aucun instinct de preservation a part celui de se mettre a genoux quand on le lui demande? Que puis-je construire avec lui? Rien, peau de balle. je ne lui demanderais meme pas de nettoyer les latrines de mes catapulteurs.

Et pourtant je ne suis pas non plus d’accord avec Stag malgre sa prose hypnotisante. L’idee que nous n’avons pas d’autres choix que de nous renfermer sur nous meme en assistant impuissant a la mort d’un monde tout en s’enfoncant lentement dans une demence plus ou moins choisie ne me convient pas. Je suis et je resterais toujours un optimiste. Nous n’avons pas de sentiment d’appartenance a un groupe parce que les nations ont disparues en tant que concept et que contrairement a d’autres nous ne nous sentons pas comme des oprimes professionels. nous n’avons pas d’ennemis communs parce que depuis des siecles nous sommes tres occupes a nous bousiller les uns les autres entre europeens, puis nous meme en tant que personne tout heureux que nous sommes d’avoir a supporter la misere humaine.

Donc non ce n’est pas la fin, nous pouvons reconstruire et bien rigoler en le faisant meme si ca ne sera pas facile. L’interet de la douleur c’est qu’elle nous permet de realiser que nous sommes toujours en vie, ce qui est pour moi une excellente raison de me rejouir.