Voici un petit texte envoye par une de mes charmantes lectrices (et oui il n’y a pas que des gros bourrins poilus et gaves de testosterone qui passent par ici).
Je vous le laisse tel quel et je vous souhaites de tres joyeuses Paques a tous.
————————-
Ce Vendredi Saint, au chemin de croix du Vème arrondissement, entre Saint-Médard et Saint-Etienne du Mont, j’ai été arrêtée par des journalistes de France 3 pour répondre à des questions sur les polémiques récentes, mon opinion sur le pape et sur l’Eglise.
Un peu hésitante, j’accepte : il faut pouvoir répondre de sa foi et de ses convictions, dussent-elles nous coller à la peau et nous attirer les foudres de quelques-uns…
A leurs questions, je sens qu’ils aimeraient m’entendre me dire sceptique vis-à-vis des propos de notre pape. Mais, du haut de mes dix-huit ans, je leur affirme que nous, les jeunes des aumôneries des lycées environnants (oui, nous, les futures « élites intellectuelles » !!), aimons l’Eglise et Benoît XVI plus que jamais, plus que jamais nous le soutenons et souffrons avec lui, et que, oui, l’Eglise souffre avec et aime cette petite brésilienne violée, comme le Christ sur cette croix que nous portons aujourd’hui, et je leur dit que nous ne sommes pas contre le préservatif , mais bien pour une forme de sexualité respectueuse de la dignité des personnes, qui croit en leur capacité à vouloir et à réaliser le meilleur… Non, nous ne sommes pas des criminels, nous voulons être des hommes debout… Je leur dis cela, et plus encore : je suis renseignée au sujet de ces polémiques et de leurs implications. J’ai un discours sérieux, clair et argumenté.
J’ai le ventre noué d’être vue à l’écran, peut-être, par des connaissances. J’ai peur qu’on me juge, ou qu’ils tronquent mes paroles. Mais je suis heureuse d’avoir pu rendre témoignage de la vérité. J’ai fait ce que j’avais à faire ; j’ai été appelée, je suis venue. Je ne L’ai pas renié.
Le soir, je regarde le reportage, au 19-20. Ils ont passé cinq ou six personnes. Le seul qui ait le même discours que celui que je leur ai tenu est un petit monsieur très âgé, très sage probablement. Mais en face de lui, des trentenaires beaux et attirants répondent que le pape est conservateur et rétrograde, mais qu’ils restent dans l’Eglise parce que, bon, voilà, tous les catholiques ne pensent pas comme lui.
Alors que nous sommes tous, sauf quelques-uns, à nous serrer les uns contre les autres pour résister à leurs attaques. Alors que les jeunes sont là, avec le pape, et qu’ils n’y a pas que les personnes âgées, comme ils voudraient nous le faire croire ! Mais nous n’avons pas le droit à la parole, pas le droit de nous défendre de leur immonde sabotage médiatique, de leur mensonge.
Ils manipulent l’information. Ils sélectionnent ce qu’ils font passer à l’écran en fonction de l’opinion de la masse, qu’ils veulent propager et enraciner. Ils pervertissent la vérité parce qu’ils ne veulent pas la reconnaître. Ils impriment à l’information la marque de leur opinion.
Ils nous mentent.
Il ne faut pas croire un mot de ce qu’ils nous disent.
Protégeons-nous, ne les écoutons plus. C’est notre unité qui est en jeu.
Une charmante lectrice

