Archives quotidiennes : 6 avril 2009

Les cavaliers de l’apocalypse sonnent à sa porte et il monte le son de sa télé (XVI)

Le vieux flic entra dans la salle d’interrogatoire. Il n’avait aucune idée de comment mener sa barque. Son expérience lui permettait de voir du premier coup d’œil si un mec était dingue et le zigue en face de lui ne l’était pas. Il contrôlait parfaitement la situation.

« – Comment vous appelez vous, demanda le vieux flic.
-Vous pouvez m’appelez Alice si ça vous chante. Ca ne changera rien à ce qui va vous tombez sur le coin de la gueule d’ici pas longtemps.
-Ecoutez, soupira le vieux flic, ça ne m’amuses pas tellement plus que vous d’être enfermé ici. Y’a une procédure à suivre alors soyez gentil et dites moi votre nom, votre adresse et tous ces détails navrants qu’on puisse rentrer dans le dur.
-Mon nom et mon adresse ? Comme vous l’avez fort justement noté, cela n’a aucune espèce d’importance. Je suis le chaos, le semeur d’apocalypse, la huitième plaie d’Egypte… »

Le vieux flic le coupa d’une grande et lourde baffe en travers du visage. Tous deux en furent étonnés. Le vieux flic d’avoir retrouvé d’anciens reflexes consciencieusement enfouis sous un vernis moderne et l’autre d’avoir senti sa lèvre supérieure exploser contre ses incisives.

« – Bon, on va reprendre sur de meilleurs bases, dit le vieux flic. Je sais que vous n’êtes pas fou. Je sais que vous avez planifié tout ça. Mais ça vous le savez aussi. Une information que vous n’avez cependant pas est que je suis un vestige d’une époque révolue. Je ne suis pas impressionné par votre demi-romantisme de nullard, je n’ai pas vraiment intégré toutes les nouvelles procédures. Bref, ça ne sert à rien de jouer au con avec moi, à part éventuellement à sortir d’ici au mieux en morceaux, au pire mort. »

Il jaugea le vieux flic. Le pas si vieil homme était clairement robuste. Pas musclé façon androgyne efféminé moderne tout en muscles potelés et inutiles. On pouvait sentir sous les fringues élimées les bras encore puissants, le large dos de lutteur, les jambes noueuses comme des troncs. Aucune subtilité, aucune souplesse, mais une résilience physique un peu inquiétante. Il savait que dans un mano à mano il avait toutes ses chances, surtout vu son entrainement récent, mais d’une il n’était pas la pour ça, et de deux, un mauvais coup pouvait toujours arriver face à un professionnel et il comptait bien assister à son propre succès.

« – Voila ce que je vous propose, dit-il au vieux flic tout en sentant couler du sang depuis sa lèvre fendue jusque dans son cou, je vous explique le pourquoi du comment, et on verra pour le nom plus tard, ok ?
-Bon, je veux bien commencer comme ça, après tout votre nom je m’en contrecarre.
-Alors je commence par ou ?
-Pourquoi vous êtres mis à tuer ?
-Je vous répondrais bien par « esthétisme », mais je sens que je m’en reprendrais une, et très franchement je n’apprécie de me faire frapper que par des femmes que je paie.
Les deux hommes sourirent franchement.
-Non, en fait je me suis mis à tuer pour une raison des plus simples. Je me suis juste dit : pourquoi pas ? Vous voyez, au départ j’avais besoin d’assouvir une rage inouïe. Puis cette boule de lumière d’un blanc vif s’est muée en quelque chose d’autre. En un sentiment de puissance. Et puis faut bien reconnaitre que je suis doué, alors j’ai persévéré. Ma grand-mère disait toujours que dans la vie il faut faire ce pour quoi on est doué. Finalement, j’ai ramassé ce que tous croyaient êtres des débris, et j’en ai fait une armée de guérilla opérationnelle et sans-pitié. Et d’ici quelques jours je vais prendre le pouvoir. »

Le vieux flic mis 2 cigarettes dans sa bouche, craqua une allumette cowboy sur un pied de la table et alluma les 2 cigarettes. Il en mit une dans la bouche du « prévenu » et fuma la sienne en silence. Puis il reprit la parole.

« – Puis-je me joindre à vous et à votre équipe? »

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Le debut dans fiction.

Rearmons les honnetes gens

Depuis que la philosophie dominante en Europe travaille au desarmement systematique des habitants de cette region on peut constater que le nombre de crimes, bien loin de diminue n’a fait qu’augmenter. L’Etat dans son desir d’omnipotence absolue a decider en gros que nous n’avions plus le droit de nous defendre, suffit de voir les lois ahurissantes sur la legitime defense.

Tout cela est a mon avis fort improductif. A l’epoque benie ou je vivais a la Nouvelle-Orleans plutot que dans un desert a la noix j’avais ete tres surpris que les immenses villas de l’avenue Saint-Charles n’aient pas eu l’air plus barricadees. Quand je m’en etais ouvert a un local il m’avait regarde en rigolant et m’avait repondu en substance que meme le noir le plus crame au crack savait que s’il mettait un pied dans une de ces baraques il prendrait un coup de fusil et donc avait tendance a eviter. Resultat, peu de cambriolages a cet endroit.

Le concept est simple et tient en quelques points: – la police ne peut pas etre partout tout le temps, donc il faut pouvoir se proteger ainsi que sa famille au moins le temps que les flics rappliquent.

– Quand les armes ne sont plus accessibles aux honnetes gens, seuls les criminels peuvent s’en procurer. Donc on offre en pature les honnetes gens aux criminels et malfaisants de toutes sortes.

– Tout gouvernement presente un risque de virer liberticide a un moment, il est donc du devoir d’un peuple libre de pouvoir le combattre si besoin est.

Voila, c’est pas plus complique que ca. Et qu’on ne vienne pas me pisser dans les yeux en m’expliquant qu’aux USA ils s’entretuent parce qu’ils ont des armes et c’est pas bien tu vois… Parce que faudrait que je vous reponde que le nombre d’armes par habitants est superieur en Finlande, en Suisse, au Canada et ainsi de suite, et que pourtant ils ne font pas qu’a s’entretuer ceux-la, alors qu’en France on a aussi regulierement des tueries par balles malgre les restrictions, donc que leur exemple ne prouve rien a part eventuellement leur propre ignorance. Et vraiment je n’aimerais pas avoir a faire ca…