Archives quotidiennes : 16 avril 2009

Les cavaliers de l’apocalypse sonnent à sa porte et il monte le son de sa télé (XIX)

L’autre fit taire la foule d’un signe de main et il ajouta que s’il lui arrivait la moindre chose les otages seraient immédiatement exécutés. Une fois de plus il avait été très ingénieux. Un capteur était posé sur sa poitrine. Ce capteur envoyait un signal à des boitiers détonateurs qui étaient en la possession de ses hommes. Si son cœur arrêtait de battre, alors ils avaient fait le serment de déclencher les charges qui feraient sauter les immeubles dans lesquels les otages étaient.

Le vieux flic était de nouveau dans une situation assez complexe. S’il lui logeait une balle dans le crane là tout de suite, une centaine de personnes allaient mourir et il se ferait sans soute lyncher, ce qui était encore plus ennuyeux. S’il ne le faisait, pas la moitie de la ville allait se retrouver à feu et à sang et l’autre serait rasée quand le gouvernement déciderait de reprendre la situation en main.

Bref la situation était plus poisseuse qu’une mouche tombée dans un pot de miel liquide ou, comme il aimait a le dire, que la bite d’un pédophile voulant la faire passer pour une sucette au caramel.

L’autre se retourna vers lui et comme s’il avait été capable de lire dans les pensées du vieux flic lui dit : « Situation compliquée n’est-ce pas ? Mourir en héros ou vivre sans pouvoir vous regarder dans la glace… Et même pas pour forcement très longtemps en plus ! L’espoir est vraiment une sacrée saleté pour les gens qui ont un code moral… Ca les empêche d’agir vraiment vu qu’il existe toujours une petite chance de pouvoir sauver sa peau »

Le vieux flic le regarda longuement de ses yeux lourds aux coins tombants. Il s’alluma une cigarette, la main tremblant un peu. Il inspira profondément la fumée bleutée et l’expira par les narines, souriant vaguement en se remémorant que quand il faisait ca dans sa jeunesse il avait toujours l’impression d’être un dragon. Alors qu’il était perdu dans ses réflexions sur les changements mentaux qui s’opèrent dans chaque homme au fur et à mesure que l’âge avance et sur le fait qu’on est définitivement vieux quand on a plus d’imagination, le vieux flic senti une secousse et entendit un coup de feu incroyablement proche. Ses yeux suivirent alors la ligne de son bras en partant de son épaule, puis de la cassure de son coude pour arriver à sa main tenant son arme fumante et enfin 3 mètres plus loin l’autre en train de s’écrouler touché d’une balle en pleine gorge. Le silence qui suivit, en particulier après le vacarme étourdissant de ces dernières heures lui donna presque le vertige. Le vieux flic pouvait distinctement entendre les gargouillis venant de la gorge de l’autre d’où des bulles de sang éclataient. Puis il y eut comme un grondement sourd venant de la foule suivit à peine quelque secondes après des premières déflagrations. 5 immeubles s’écroulèrent, écrabouillant sous leur masse les otages encore vivants.

La foule se rua à l’intérieur de la mairie, courant dans les escaliers, piétinant ceux qui tombaient, prise d’une rage folle et de l’envie unanimement partagée de démembrer le vieux flic qui lui était encore tout étonné que son corps ait parlé une dernière fois à la place de son cerveau, comme quand les choses étaient simples et avaient encore un sens. L’air se remplissait doucement de la poussière des immeubles écroulés, ce qui faisait un filtre très poétique aux rayons du soleil. Un peu comme dans une forêt en automne. Il se disait qu’il regrettait que sa vie n’ait pas eu plus de sens, de l’avoir passé dans l’air asphyxiant de la ville. Il se demandait pourquoi et comment il avait supporté tant de frustrations pour rien au final. Puis il se souvint de pourquoi il était rentré dans la police. A l’époque il savait que le bien et le mal existait. Il savait qu’il fallait combattre le mal. Puis cette conviction avait été émoussée par la vie pour finalement disparaitre presque complètement. Il était heureux de l’avoir retrouvé cette conviction fondamentale qui différencie l’homme de l’animal.

Le vieux flic en était à ces considérations quand la foule débarqua dans la pièce ou il se tenait.

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Ceci est l’avant dernier chapitre de cette nouvelle.
Les autres parties sont dans fiction.

Le meilleur des investissements

Churchill, un des parrains de ce blog ne l’oublions pas, disait que le meilleur des investissements pour une nation etait de mettre du lait dedans des enfants. Cela m’est revenu a la memoire quand j’ai vu la nouvelle que les Boches pourraient aboir disparus de la surface de la terre d’ici quelques generations et que je l’ai melange au dernier post de Hank.

Nous sommes malheureusement dans une situation ou nous sommes en voie de disparition sauf si on se met au boulot, qu’on arrete de se regarder le nombril et qu’on recommence a faire des momes. Les petits egoismes et complaisances qui gouvernent nos vie depuis la fin de la 2eme guerre mondiale nous ont detruit lentement en tant que nation et que peuple.

 

Bien entendu, vous ne m’entendrez jamais mettre la societe avant l’individu, je reste un anarchiste, cependant dans ce cas precis les 2 sont lies. La societe qui nous offre cette culture et ce cadre de vie, ou l’individu est justement libre, est en train de disparaitre ce qui implique a court terme la suppression de l’individu en tant que concept et nous retournerons aux systemes de tribus qui gouvernent le reste du monde.

Comme je dis toujours, les autres ont raison d’essayer de nous la coller le plus profond possible et nous avons tort de les laisser faire.