Archives mensuelles : janvier 2010

société multiculturelle ou l’art de l’oxymore

Apparemment quand on est doté d’un intellect fin et puissant on est en devoir de penser que les sociétés multiculs sont la panacée de tout ce qui est bon et beau. Elles permettraient l’enrichissement des uns et des autres au travers d’échanges et ainsi de suite.

Malheureusement les faits sont têtus.

S’il est vrai que l’histoire a parfois vu des sociétés où diverses cultures se cotoyaient, une rapide analyse de ces situations permet de dire que d’une, les cultures n’étaient pas mélangées, et que de deux, ça c’est toujours mal fini. Au mieux ça donne le Canada actuel ou anglophones et francophones ne se parlent pas des masses.

Tout cela est sans doute trop simple à comprendre pour les brillants qui causent dans le poste. Quand deux cultures se retrouvent à devoir cohabiter, la culture minoritaire se ghettoïse, puis en fonction de sa natalité se développe ou pas. Quand elle croît, alors par la simple puissance de son nombre elle demande toujours plus de reconnaissance jusqu’à ce qu’enfin la culture anciennement majoritaire se retrouve elle-même ghettoïsée. Jamais dans l’histoire de l’humanité on n’a vu un autre schéma s’appliquer.

Donc le problème est fort simple, soit vous appréciez votre culture et donc vous imposez aux nouveaux arrivants de s’y plier ou de rentrer chez eux, soit vous vous détestez vous même et dans ces conditions vous implorez l’autre communauté de vous achever à grands coups de tatanes ou de babouche (là le multiculturalisme joue à plein) dans la gueule.

Donc le multicul n’existe pas, ne peut pas exister et est dangereux.

Divers et des pas murs

Je me souviens de la réaction que j’eus il y a fort longtemps alors que j’étais tombé sur ce poème accroché à la porte d’une secrétaire martiniquaise de là où je bossais:

Quand je suis né, j’étais noir
Quand j’ai grandi, j’étais noir
Quand je vais au soleil, je suis noir
Quand j’ai peur, je suis noir
Quand je suis malade, je suis noir
Quand je mourrai, je serai noir
Tandis que toi, homme blanc
Quand tu es né tu étais rose
Quand tu as grandi, tu étais blanc
Quand tu vas au soleil, tu es rouge
Quand tu as froid, tu es bleu
Quand tu as peur, tu es jaune
Quand tu es malade, tu es vert
Quand tu mourras, tu seras gris
Et après cela , tu as le toupet de m’appeler Homme de couleur

Léopold SEDAR SENGHOR

Cela m’avais passablement énervé.

Aujourd’hui ma vision des choses est un peu différente, il y a la Halde tout ça… En tous cas, ce dont je suis sur c’est que ce poème est la démonstration par un esprit reconnu comme brillant par la plupart des gens qui pensent bien que nous sommes déjà bien assez divers! Donc pas besoin d’en rajouter…

Le mur de la honte mais ça dépend

Un des trucs qui me plaisent vraiment, c’est l’indignation sélective.

Par exemple, si les Etats-Unis construisent une palissade pour éviter l’invasion de wetbacks, c’est dégoûtant. Si Israel construit un mur pour empêcher quelques explosions intempestives au milieu de sa population civile, ce sont les juifs qui se sont transformés en nazis. Mais si l’Egypte construit un mur parce que ses ressortissants et dirigeants ne veulent pas avoir à gérer les palestiniens, alors là c’est le silence radio. D’ailleurs dans la région, ils sont quelques uns les pays qui sont bien content de laisser les palos moisir sur pied. Krieg gross malheur tout ça.

Pareil pour Cécile Duflot qui part aux Maldives, prouvant à tous qu’elle aussi, ses principes elle s’assoit dessus quand il y a une jolie queue de Mickey à la clef ou que son compagnon est un peu fatigué. Dans le même style on a Michel Drucker, rendu richissime par sa géniale façon de toujours poser de gentilles questions qui explique chez Pierre-Louis Basse sur Europe 1 que les écarts entre les riches et les pauvres sont vraiment devenus trop injuste et que maintenant il faut partager. Alors je passe sur l’âne Basse parfait dans son rôle de poil à gratter subventionné (ouh je suis du côté des gentils prolos bien au chaud dans mon studio) mais que Drucker et son âge canonique m’explique à moi qui suis jeune et fringant qu’il va falloir que je partage me fais vraiment rigoler. S’il veut mon pognon faudra venir le chercher. Et puis si l’argent ne fait pas le bonheur, qu’il le rende comme disait Renard.

Dans le même style on a Obama mettant 3 jours à réagir à un acte terroriste, mais oui lui je sais c’est pas pareil parce que si on l’aime pas on est forcément raciste alors bon… Ou Al Gore alors qui voyage partout en jet, à une maison qui consomme autant qu’une ville moyenne et veut que j’éteigne mon chauffage et que je m’éclaire à la bougie en errant sur les routes sur une carriole le nez collé au cul d’un boeuf plus ou moins odorant.

Bref, ce qui est important dans le relativisme moral c’est de savoir au départ qui il faudra dénoncer ou pas, en fonction de la mode du moment. C’est simple et beau, d’autant plus quand c’est expliqué par des gens qui se targuent de réfléchir, d’avoir le sens critique tu vois et tout ça.

Un autre cas dans le style qui m’a presque fait renverser ma bière, c’est un gus dans une émission (ça balance à Paris il me semble) qui expliquait à Lafesse, qu’il était bien gentil, que son humour c’était coule, mais que quand même, comment c’est-y qu’il savait que certains ne riaient pas de ses pitreries pour "les mauvaises raisons". Le truc génial non? Le genre, nous on a le droit de rigoler de tout parce qu’on SAIT qu’on est gentil, mais le crétin bas du front doit être suspecté de mauvaises pensées qu’il faudra effacées si possible dans un camp de la mort de la tolérance parce que l’humour y’a que les gens bien qui peuvent le pratiquer.

Pourquoi j’aime l’indignation sélective? Parce que ça facilite mes listes des gens que j’aurai le plaisir de catapulter en premier. Ca fera de la place.

de la beauté du symbolisme

Sans même revenir sur le criant manque de sens de l’ironie des islamistes sur le mode :"Quoi? Comment? Tu oses sous-entendre que ma religion est violente? Et ben je vais te découper à coups de hache tendance médiévale pour te prouver le contraire!" le tout avec force bave goutant de leurs lèvres, les yeux écarquillés, les narines frémissantes et tout le tintouin.

Vraiment aucun sens de l’ironie chez ceux là. En même temps, ils sont là pour asservir le monde (islam signifie soumission, ne l’oublions jamais) pas pour beurrer des sandouiches.

Non ce qui est vraiment magnifique dans la dernière tentative de découpage d’un auteur de méchantes caricatures danoises par un amoureux de la paix dans le monde, c’est que le caricaturiste à 74 ans et que le bucheron en a 27. Tout est là. Le nouveau monde, jeune affamé et déterminé est à nos portes. Gageons que ce sera un véritable enrichissement mutuel. Nous leur montrerons comment dessiner avec humour et détachement tandis qu’ils nous feront une démonstration d’éviscération humaine à l’aide d’outils quotidiens.

J’ai hâte.

ps: ceci est ma première tentative de post envoyé par mail (c’est beau la technique) j’espère que ça ne rend pas trop mal.

Ce que je vous souhaite pour 2010

D’écraser vos ennemis, de les voir fuir devant vous et d’entendre les lamentations de leurs femmes.

Sinon pour ce qui est de Noah personnalité préférée des français, je n’ai pas changé d’avis.

Et pour ce qui est du label réac bien de chez nous, j’ai fait mon choix comme vous pouvez le voir à droite mais j’engage tout le monde à mettre la main à la pâte et au panier de la voisine. Etre un punk à diplôme c’est de faire comme tout le monde mais pas tout à fait. En tous cas, merci à Pharamond.

Sinon pour 2010 je vais tenter de poster plus (nouveau boulot, donc ce sera peut-être plus aisé) et de faire moins de ces fautes qui m’ont été copieusement reprochées le soir du 31 par un communiste breton et aviné qui se reconnaitra et à qui je souhaite le meilleur des vents le plus sincèrement possible.

Que Dieu vous garde.

UPDATE: je paye un canon au premier qui trouve d’où viennent mes voeux en première ligne. Je me sens généreux et joueur ce soir.