Autres brèves

Cela devait faire partie du même post que le précédent, mais l’informatique, cette chose du diable, m’a de nouveau mis dedans…

– Apparemment la gauche à très peur du retour de la droite « dure ». Sachant que ce sont les mêmes qui ont autorisé l’IVG, le regroupement familial et autres joyeusetés, on peut légitimement se demander ce qu’il faudrait faire pour être de droite molle…

– Les journaux nous expliquent que le gouvernement british veut faire travailler les chomeurs gratuitement… Il me semble qu’ils touchent des allocs les chomeurs, donc ils sont payés par le gouvernement, donc ce n’est pas du travail gratuit mais bien du travail rémunéré. Cependant, il est vrai qu’on ne demande que rarement aux fonctionnaires de justifier leurs salaires.

– Apparemment, l’histoire du premier empire va être retiré du cursus scolaire. J’imagine qu’effectivement, apprendre l’histoire des empires africains a plus de sens dans de nombreuses académies.

– Sarko, nous la joue pédagogue, c’est à hurler de rire. Les modernes réagissent, et c’est encore plus crétin. J’en arrive à la conclusion qu’il faut être absolument anormal pour faire de la politique. Les gens équilibrés préfèrent avoir un travail et être utile.

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26 réponses à “Autres brèves

  1. « apprendre l’histoire des empires africains … »
    Dès lors qu’il n’y a pas de « français de souche », l’aventure napoléonienne (*) qui a sensibilisé les jeunes français (dont Zemmour) à la grandeur de la France n’a plus d’intérêt pour Mamadou et Mohammed.
    L’Histoire « non écrite » (les sots comme moi imaginent que sans écriture, il n’y a pas d’Histoire) sera plus facile à apprendre car non encombrée de textes difficiles.

    (*) alors que Napoléon propageait dans l’Europe les idées de la Révolution de 1989, (pas celle de 1993), il est de bon ton d’en faire un petit Hitler.

  2. Les choses s’accélèrent…

  3. René de Sévérac,

    Et l’archéologie, c’est pour les chiens ? :)

    Plus sérieusement, il n’est pas question de supprimer l’histoire de France. En sixième, par exemple, on fait de tout sauf de l’histoire de France, si vous vous souvenez bien : on voit l’Égypte, les grecs et les romains, les hébreux, les Mayas et les Aztèques, et en cinquième c’est un empire asiatique (Inde ou Chine).
    Finalement on s’aperçoit que l’Afrique n’est que très peu présente ce qui constitue un oubli important, d’autant que l’histoire de l’Afrique a fait d’énormes progrès ces dernières années.

    Il ne me paraît donc pas absurde de l’inclure dans les programmes.

    Le problème en fait se situe plutôt de la déconstruction de la chronologie. On n’est plus censé raconter des histoires aux petits z’enfants (c’est-à-dire : ce qui a motivé des générations de profs d’histoire-géo) mais de leur faire faire de l’histoire telle qu’on la fait à la fac, partant du principe que la chronologie est déjà sue (ou alors qu’on s’en fout).

    Monomotapa ou Napoléon, on s’en fout, honnêtement. Rien de si horripilant, d’ailleurs, que les napoléonides collectionneurs de soldats de plomb qui hantent les couloirs de la fac d’histoire…

    Ce qui est plus gênant c’est cette absence totale de mise en perspective chronologique.

    Cela dit je fais confiance à mes amis profs du secondaire pour faire de leur mieux et tartiner de chronologie tout ça.

    (quant à « Zemmour historien », je préfère rigoler).

  4. Je trouve tout à fait ridicule d’enseigner l’histoire « mondialisée »; imaginez qu’aux USA, il faille enseigner l’histoire des mille et un peuples dont les descendants sont américains!
    Quant aux apports de l’archéologie, parlons en!
    Pour ne donner qu’un exemple, on en est toujours à la version gnagnan d’esclaves hébreux fuyant l’Egypte et poursuivis par un méchant Pharaon!
    Autre exemple: celui de la grandioooose civilisation chinoise teeeelemnt avancée par rapport à nouzautres bruuuutes occidentales de la même époque!
    Quant aux articulations chronologiques et aux echos actuels de civilisations passées, aucun lien n’est fait:; l’enseignement de l’histoire me paraît ressembler à un système d’entropie maximale: tout est égal, rien n’est plus ou moins que n’importe quoi.
    Ce n’est certainement pas en diluant encore plus dans l’histoire « mondialisée » que l’on va éclaircir les idées de nos chers potaches.

  5. Artémise,

    On s’est sûrement mal compris.
    Histoire de France, c’est donner un minimum à nos enfants pour qu’ils acquièrent une conscience de la Nation (si elle existe) ce qui requiers quelques images : le vase de Soissons, Sainte Geneviève …
    Histoire de la Civilisation, c’est le bassin méditerranéen …

    Quant à la référence à Eric Zemmour cité parmi « les jeunes français », il n’était pas référé dans mon propos comme l’historien « qui vous fait rigoler » et qui pourtant m’a séduit dans Mélancolie Française. Pour ma part, de culture scientifique, j’ai une passion pour l’Histoire de la Civilisation où, je n’ai pas rencontré l’Afrique … non à cause de sa population, mais du fait de son ignorance de l’écriture que j’ai le malheur de penser indispensable au développement.

    Ma vision sur l’Education est un peu archaïque.
    Personnellement j’aurais proposé le retour à la première partie du bac : on m’a expliqué que cela aurait requis l’apprentissage du français.
    J’ai appris, avec plaisir … son report à la première année de fac !

  6. René de Sévérac,

    Alors puisque nous nous sommes mal compris, permettez-moi à mon tour de justifier ma position.

    Si j’étais ministre de l’éducation, je donnerai comme programme d’histoire
    – au primaire (à partir du CE1) : chronologie de l’histoire de France et du monde. Avec images d’Epinal à l’appui, qui plaisent aux petits.
    – au collège : idem, mais sans images d’Epinal, et avec initiation à la « source historique » : grands textes, tableaux, objets archéologiques.
    – au lycée : études transversales telles qu’elles se font aujourd’hui : ex. réflexion sur les origines du christianisme, la citoyenneté à Rome et à Athènes, la Méditerranée au XIIe siècle, l’absolutisme. Mais aussi histoire des sciences et des arts, histoire politique, etc. Avec formation à la critique des sources historiques.

    Dans ces conditions, je ne vois pas ce qui s’opposerait à l’étude des continents autres que l’Europe : il me semble que la bureaucratie des empires chinois, la noblesse japonaise, l’Afrique et le commerce, la royauté en Amérique du Sud, sont des points de comparaison et des balises pour la réflexion historique.

    En outre, je ne suis pas persuadée que l’école doive être le seul lieu de formation à la citoyenneté, et que l’histoire soit instrumentalisée aujourd’hui est une évidence, mais l’enseignement de l’histoire a-t-il vraiment été autre chose qu’instrumentalisé ?

    J’avais essayé d’ébaucher une réflexion là :
    http://lacitedesdames.blogspot.com/2010/07/lhistoire-lecole-une-affaire-de-modes.html
    (un peu de pub ne fait jamais de mal).

    Comme vous voyez, le problème, ce n’est pas de savoir si on va continuer à apprendre les batailles de NApoléon. Le problème, c’est le vide intersidéral des programmes du primaire et du collège, qui contraste avec l’ambition de ceux du lycée. Forcément, les élèves sont complètement largués, démotivés, incapables de suivre.

  7. Hippocrate,

    Ben sans blagues, évidemment qu’on a des problèmes archéologiques avec les peuples qui ont toujours été plus ou moins nomades, genre les Hébreux, etc ?

    mais pour les autres… En matière d’histoire économique et politique, vous croyez vraiment que l’histoire de la Grèce se limite à Platon et Xénophon ? Vous croyez vraiment qu’on ne connaît Rome que par les Verrines de Cicéron (les discours, pas l’apéritif à la mode) ? Vous pensez sincèrement que toute la connaissance du Moyen-âge tient dans trois enluminures ?

    Faites un stage d’archéologie, ça devrait vous expliquer bien des choses.
    Mais très manifestement, vous n’avez pas la moindre idée de ce qu’est le métier d’historien, et vous le confondez avec celui d’idéologue.

  8. Sur la question de l’écriture, cher René, j’ajoute encore une chose.

    Si on ne devait s’intéresser qu’aux civilisations possédant l’écriture, on ne devrait pas se préoccuper de la préhistoire. Et que dire de l’occident médiéval dont la population était massivement analphabète ? Et pourtant, ce n’est pas inintéressant…

    Dans l’histoire de l’Afrique, il y a des tas de choses intéressantes : l’empire Monomotapa (ou Grand Zimbabwe), par exemple, avec la question du lien entre puissance de commerce (or et textile) et domination politique. Les thalassocraties de l’Océan indien (Madagascar, Indonésie), sont tout à fait digne d’intérêt.

    • Très chère Artémise,

      Vous voyez cela comme une historienne et c’est très bien. Moi je vois cela comme un idéologue, donc c’est un peu différent. Je considère que l’apprentissage de l’histoire à l’école n’est pas fait pour acquérir la méthode historique mais pour donner aux petits français un socle commun qui leur fera comprendre qu’ils font partie d’un tout qui leur est supérieur.

  9. Droite dure, droite molle, si l’on souhaite aller au fond des choses, il est nécessaire de choisir la première option.

  10. Chère Artémise,

    Je pense également que l’abandon de la chronologie dans les programmes scolaires fut une catastrophe, mais il me semble que votre proposition – commencer à étudier l’histoire de manière transversale à partir du lycée – est déjà beaucoup trop ambitieuse. Je crois que, dans le meilleur des cas, on peut raisonnablement envisager d’abandonner l’histoire chronologique en terminale – comme je crois l’avait proposé Braudel en son temps – mais certainement pas avant. D’autre part, je pense comme Woland que l’enseignement de l’histoire à l’école doit avoir pour but de former, non pas des historiens, mais des citoyens. Il est inutile de vous dire que, lorsque je parle de citoyens, je n’entends pas la même chose que ce qu’appellent ainsi les gens comme il faut, mais par contre je suis tout à fait d’accord avec eux sur le fait que l’enseignement de l’histoire à l’école doit être, pour l’essentiel, de la propagande. Naturellement, eux sont convaincus qu’en fait de propagande, ils ne font que développer l’esprit critique des élèves, mais c’est une autre histoire, sans mauvais jeu de mots. Les gens qui en ont les moyens intellectuels pourront toujours devenir historiens s’ils le souhaitent, mais je ne crois pas du tout ce que ce soit une bonne chose de vouloir former le plus grand nombre à la critique des sources, quand il serait déjà très difficile pour la plupart des élèves d’apprendre l’histoire de France de façon chronologique. Alors s’il faut en plus leur apprendre l’histoire de l’Empire des Gupta ou des Maurya, ou essayer de leur faire comprendre les similitudes et les différences entre la constitution de l’État central en France au XVIIème siècle et dans le Japon des Tokugawa à la même époque…

  11. @ Artemise

    J’ai visité votre site (bien) et compris a) que vous êtes prof d’HG et b) votre philosophie sur cette matière.

    Quelques-unes de vos remarques appellent un bref commentaire :
    – sur l’écriture, je pense (et c’est mon droit) que les civilisations doivent laisser des traces et que l’écriture est le meilleur véhicule.
    A ce titre la préhistoire (notez qu’elle porte bien son nom !) présente un intérêt autre que du point de vue de la Civilisation.
    – l’analphabétisme des populations du Moyen-Age n’a rien à voir avec le sujet (les pauvres n’ont pas d’Histoire !). A ce propos, remarquons que ce sont les femmes (de la noblesse) qui ont les premières apprécié(*) les mérites de l’alphabétisation, leurs maris n’y voyant aucun intérêt.

    « Dans l’histoire de l’Afrique, il y a des tas de choses intéressantes « 
    Je n’en doute pas; et je comprends vos recherches. C’est sur l’éducation de nos petites têtes blondes (et crépues) que j’exprime des réserves.

    Pour conclure, une information intéressante : j’ai appris dans ma jeunesse que les indigènes d’Afrique étudiait « nos ancêtres les Gaulois », texte que j’ai critiqué en tant qu’homme de gauche (je revendique le droit à l’erreur!).
    Quelle ne fût pas ma surprise en découvrant le livre d’Histoire en service en Algérie où, face à la page d’Histoire de France, la page en regard traitait l’Histoire de l’Algérie pour la même période!

    (*) on y voit généralement le goût pour les « romans » de chevalerie;
    pour ma part, j’estime que la tentation des clercs (seuls instruits) y est peut être pour quelque chose – mais je suis un peu libidineux –

  12. @Artémise
    Je vous remercie de vos précieux conseils d’enseignant, visant sans doute à propulser l’ignorant que je ne saurais manquer d’être à vos yeux, vers une modeste propédeutique à l’Histoire, mais, très sincèrement, je ne vous ai pas attendu pour « m’initier » à l’archéologie, via , certes, les étroites fenêtres de la paléopathologie,de l’histoire des idées scientifiques, et même de la psychanalyse appliquée…mais néanmoins….
    De plus, il est un fait marquant chez pas mal d’archéologues et d’historiens- mais je ne prétends pas que ce soit votre cas- à ignorer complètement , d’une part l’histoire de la pensée scientifico empirique, d’autre part le poids de la structuration collective de l’inconscient individuel, les filations « transgénérationnelles » tel que nous les dessinent les faits matériels et « spirituels » issus de la recherche historique, archéologique et paléontologique

    Mais ces « grilles de lecture » sont beaucoup trop sensibles idéologiquement
    (ce qui prouve bien, d’ailleurs, l’énorme importance chez n’importe qui de « la voix des morts ») pour être enseignées ou même ne serait ce qu’à l’état d’ébauches; l’Histoire – ce qui n’engage que moi- devrait pouvoir être regardée comme l’ensembles des décours temporels de la « voix des morts », ainsi que celles des « mutants fertiles » qui en modifient, de façon chaotique, le cours « attendu », sur des intervalles de temps dépassant au moins deux millénaires pur la période dite « historique ».

  13. @ Artémise
    Addendum
    « Ben sans blagues, évidemment qu’on a des problèmes archéologiques avec les peuples qui ont toujours été plus ou moins nomades, genre les Hébreux, etc ? »

    Pardonnez moi, mais le seul problème avec les « hébreux » n’est pas tant d’ordre scientifique qu’idéologico-politique : un examen minutieux de quelques stèles Akhenatoniennes suffit à un oeil cliniquement averti pour saisir la « psyché  » spécifique des monothéismes, et de ses descendances actuelles

    « En matière d’histoire économique et politique, vous croyez vraiment que l’histoire de la Grèce se limite à Platon et Xénophon ?  »

    Je n’ai jamais dit celà; mais ce que je sais, c’est que sans la rationnalité grecque, et ses outils de pensée géométriques fondés par quelques « mutants fertiles surdoués » , la physique mathématique, donc la pensée scientifique moderne ( c’est à dire occidentale) , n’aurait pu être inventée par Newton: l’avantage avec les maths, c’est qu’il impossible de tricher.

    Appelez celà idéologie si vous voulez, et pourquoi pas, mais je ne saurais personnellement adhérer à une histoire « plate », purement « statistique », « à l’équilibre », et je crains, même si ce n’est pas, et de loin , votre souhait, que l’enseignement de  » l’Histoire mondialisée » ne soit que le cheval de Troie d’un fantasme de « programmes mondiaux uniformes « d’enseignement : après le « monde sans tabac », le « monde sans Histoires »?
    (voir tout ce qui se publie sur les sites de l’ONU et de la commission européenne)

  14. René de Séverac, Hippocrate,

    En fait, précisons que j’ai la chance d’enseigner à la fac et pas en collège/lycée. Et que donc j’enseigne ma spécialité (la paléographie moderne et l’histoire sociale de la famille et de la transmission – eh oui ! – au XVIIe siècle).

    Rapidement (je reviendrai plus tard) :
    Je suis vraiment choquée que vous estimiez que l’histoire se résume à la maîtrise de l’écriture et à la noblesse. Vous rayez de la sorte d’un trait de plume à peu près 90 % de la population mondiale des anciens temps.

    (et zou, j’ai cours, je file !)

  15. Artémise, j’ai l’impression de parler chinois :
    Vous êtes choquée que j’estime « que l’histoire se résume à la maîtrise de l’écriture et à la noblesse »
    Non j’ai dit que la Civilisation s’exprime et se communique par l’écriture !
    Quant à la noblesse -puis la bourgeoisie-, c’est elle qui tient la plume; elle développe des idées, mais ça ne l’empêche pas de parler du peuple.
    J’ai eu le malheur d’évoquer la culture de la femme, antérieure à celle du mâle … et donc du terrain (noblesse) qui l’a vu naître.

    Vous étiez en retard pour votre cours.

  16. Artémise,

    Je ne pense pas que qui que ce soit ici affirme que l’histoire doit se réduire à ceci ou à cela. Ce qui fait problème, c’est que l’on évacue des programmes scolaires, déjà bien faiblard par rapport à ceux que j’ai connus il y a 35 ans, des pans entiers de notre histoire au profit de l’étude de civilisations qui n’ont pas vraiment éclairé l’humanité de leurs feux. C’est certainement très bien l’étude de l’empire Monomotapa, mais clairement ça n’a rien à foutre dans un programme d’histoire du secondaire. On aurait cette idée il y a 60 ans, elle aurait été tout aussi scandaleuse et saugrenue mais elle n’aurait pas vraiment créé problème. D’une part parce que le volume horaire passé en cours était un peu plus conséquent qu’aujourd’hui et puis parce que la société française était nettement plus homogène.

  17. Je ne voudrais pas avoir l’air de m’imposer dans la conversation, mais j’ai écrit un commentaire qui n’a pas été publié, apparemment parce qu’il n’a pas été validé. Je pose la question en écrivant un autre commentaire car je n’ai pas trouvé d’autre moyen pour vous joindre, mais vous pouvez évidemment vous abstenir de publier celui-ci, qui n’a pour but que de vous signaler ce qui n’est sans doute qu’un oubli de votre part.

  18. « Le gouvernement british veut faire travailler les chômeurs gratuitement. »

    Oui, c’était même sur le site du Figaro, un journal de la droite dure, à la botte du capitalisme ultra-libéral et mondialisé. Cela dit, c’était sans doute dans la dépêche. Faut pas leur demander de travailler, non plus. Ils risqueraient de se casser un os du cerveau.

    Faire travailler les chômeurs : quel scandale, en effet, pour un socialiste.

  19. Merci Woland, je pensais que vous m’aviez oublié car des commentaires écrits après le mien, pour autant que je puisse en juger, avaient depuis été publiés. Cela dit, la vertu n’est sans doute pas ma vertu première, si tant est que j’ai quelque vertu !

  20. Je voulais évidemment dire : « la patience n’est sans doute pas ma vertu première » et « si tant est que j’aie quelque vertu ».

  21. « Le gouvernement british veut faire travailler les chômeurs gratuitement. »

    Les allocations chômage sont une assurance (je cotise quand je travaille pour couvrir le risque du chômage, si je suis au chômage, je touche l’assurance). Ce n’est donc pas la générosité de l’État, et ça ne concerne que les gens qui ont travaillé et qui sont au chômage (rarement volontaire…).

    S’il y a du travail à faire (même balayer les rues), pourquoi n’y a t-il pas d’embauche ?

    Au final, on a des chômeurs-travailleurs qui ne travaillent pas dans leur domaine de qualification (gâchis pour tout le monde) et qui sont payés par leurs propres cotisations…

  22. L’assurance chômage n’a d’assurance que le nom !!
    A partir du moment ou les rentrés d’argent sont inférieur aux sorties, ce n’est plus une assurance, c’est une aide sociale !
    Et je ne vois pas le probleme à demander à des gens un travail en échange d’une aide sociale quand ils n’ont plus de travail…

    Je ne dis pas que l’idée est forcément bonne, je dis qu’elle mérite d’être débattu.

    Tout travail mérite salaire, et tout salaire mérite travail…

  23. l’aide sociale pour aider certains a ne pas tomber dans la misère n’est pas un salaire.
    Le seul travail qu’ils devraient rendre en contrepartie serait l’assurance d’une recherche de travail.
    Cette idée est une régression sociale.

  24. Ca y est, dès que l’on se prend à réfléchir sur les fameux zavantajakis le choeur des vierges nous ressort l’antienne de la régression sociale. Le problème avec l’aide sociale en France c’est qu’elle n’est pas suffisamment mince pour inciter à la reprise du travail et qu’elle n’est pas contractuelle. J’entends par là « je te verse une aide mais tu DOIS t’engager à trouver un job en tant de mois, même si ça ne correspond pas à ton domaine« . Ca existe et ca fonctionne dans un certain nombre de pays. Pour mémoire, ma formation initiale c’est le marché de l’art. Lorsque je me suis retrouvé au chômage j’ai repris le boulot au bout de 4 mois d’une part parce que je ne supporte pas d’être inactif et encore moins de vivre aux crochets des cotisants. Lorsque j’ai débuté ma nouvelle activité je perdais 4.500 francs par mois par rapport à ce que l’assurance chômage me versait et bien sûr cela ne correspondait pas à mon domaine de compétence. Mettre le pied à l’étrier, faire goûter à l’activité me semble une bonne piste, même si elle pose certains problèmes pour l’embauche. Ce qui manque à beaucoup d’assistés c’est juste la volonté.

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