Le drame de la timidité

"Le train s’arrête à Fosses (Val d’Oise), il descend, sent la blessure à sa jambe. «J’avais la tête qui tournait», répète-t-il deux fois. Il se tait et relève la tête vers le jury. Sur lui-même, il ne dira pas grand chose. «Mon défaut, c’est d’être timide», lance-t-il en jetant de brefs regards au jury." (http://www.liberation.fr/societe/01012307807-elle-s-est-mise-a-crier-j-ai-donne-des-coups-de-couteau).

Sans déconner? Le type qui a donné 34 coups de couteau à Anne-Lorraine, jeune fille qui ne demandait rien à personne se reconnaît le défaut d’être timide? Et bien sur, selon sa maman c’est un gentil garçon…

Alors oui, on sait bien que la timidité est un fléau… Ca fait qu’on ose pas parler aux gens qu’on ne connaît pas, on ne s’impose pas en public et puis on larde des innocents de coups de couteau après avoir essayé de les violer.

A quand des cellules psychologiques pour les grands timides? Et puis quand est-ce que la HALDE poursuivra les gens qui discriminent contre les pauvres petits timides? Et à quand un grand plan pour soigner la timidité? Il nous faut des lois, des directives, des articles de éditos, des campagnes de sensibilisation…

Ou peut-être juste des catapultes et des endroits pour que les familles en deuil puissent se recueillir.

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41 réponses à “Le drame de la timidité

  1. sur le site en question:
    « Libération a décidé de ne pas ouvrir cet article aux commentaires. »
    dommage, c’était pourtant une occasion de s ‘exprimer pour des timides… et mince!… du coup ils vont se sentir brimés… après faudra pas qu’on s’ étonne s ‘ils pètent un câble.

  2. La traitement de ce crime par la presse est à vomir. On reprochera bientôt aux victimes d’être coupables de discrimination et on reconnaîtra aux accusés le bénéfice de la légitime défense sous ce motif.

    Et bien sur, selon sa maman c’est un gentil garçon…

    On voit assez souvent des « jeunes sans histoire dont le geste est incompréhensible » avec quinze condamnations préalables.

  3. Le sommet du putassier se trouve dans les commentaires des articles du Monde sur l’affaire… les bonnes âmes viennent vous expliquer que c’est bien de sa faute si elle est morte, cette idiote, elle avait qu’à accepter, une fellation c’est pas la mer à boire, n’est-ce-pas ?

    Cette fille est morte en héroïne, j’espère avoir le même courage qu’elle si par malheur je me trouvais dans ce genre de situation.

  4. ça timidité n’excuse en rien son geste, mais si on commence a ne plus chercher le pourquoi des drames, on devient fataliste et alors on perd tout intérêt pour le changement vers un mieux.
    Allez dire aux parents de la victime que c’est comme ça y’a des malades on peut rien y faire.

  5. L’indien,

    ce n’est pas le fait de chercher le pourquoi du geste, qui est mis en question, c’est le fait que certains trouvent recevable la « timidité »… bientôt, ce sera lui la victime !
    Les juges ne se laissent pas prendre à ce genre de choses, mais les journalistes les colportent avec complaisance, et c’est ça qui est répugnant.

  6. artemise
    je reproche pas mal de choses aux journalistes, mais sur cette histoire vous vous trompez, ils ne font que relater des moments clés du jugement.
    Il dit ce qu’il peut pour sa défense, parlant de ce qu’il pense etre de la timidité alors que ça va bien plus loin que ça, sa mère le protège naturellement.
    Les journalistes ne prennent pas parti dans cet article.
    C’est pas recevable, mais on cherche a comprendre pourquoi il a fait ça alors on écoute ce qu’il dit, on analyse son comportement pour essayer d’éviter ça a l’avenir.
    Woland n’est pas du genre a chercher pourquoi, il catapulte avant tout.
    ça me fait penser au « j’aime pas parler » d’Exterminabeur.

  7. Artémise:
    l’Indien est un incurable. Vous perdez votre temps.
    Maintenant, ce que j’en dis…

  8. Je propose d’ organiser la  » Journée de la timidité « .
    On en manque, de ces journées, non ? :)

  9. Les synonymes de timidité :
    Crainte, appréhension, embarras, trouble, émotion, malaise, honte, gêne, hésitation, indécision, perplexité, confusion, gaucherie, pruderie, pudibonderie, pudeur, réserve, vergogne, retenue, puritanisme, discrétion, chasteté, enculé de sous-merde !

  10. « on cherche a comprendre pourquoi il a fait ça (une deuxième fois) alors on écoute ce qu’il dit (une deuxième fois), on analyse son comportement (une deuxième fois) pour essayer d’éviter ça à l’avenir. » (une troisième fois ?).
    Merci monsieur l’indien, vous êtes indispensable.

  11. L’Indien,

    Vous entrez là sur mon terrain. Vous savez ce qu’est un prédateur sexuel ? Je ne parle pas de connaissance livresque, je parle de confrontation, de se retrouver face un individu habité par le mal, qui n’éprouve aucun regret, aucune compassion mis à part celle contenue dans le laïus que son avocat lui a appris. Avez-vous déjà rencontré un type de 18 ans qui vous attends, nu, allongé sur le sol, baignant dans le sang de sa victime qu’il a égorgée, énucléée, éventrée puis violée ? Est-ce que vous avez déjà eu affaire à un couple de pédophiles qui violaient leurs enfants et les partageaient avec des amis ?

    Avez-vous ne serait-ce que croisé le regard de ce type d’individus ?

    Je pense que non et croyez-moi, vous avez de la chance parce que vous ne savez pas ce qu’est le mal. Vous ne savez pas qu’il peut prendre l’apparence de braves gens que l’on croise dans la rue sans faire plus attention que cela à leurs personnes. J’ose espérer que vous ne serez jamais confronté à tout cela, mais quitte à choquer je pense sincèrement que ces individus ne doivent plus jamais ressortir de prison car ils recommenceront, tôt ou tard. C’est inscrit dans leurs gènes. Et si personne n’est en mesure d’assurer la société de leur mise à l’écart définitive, ils doivent être abattus et je penche pour cette solution tant que les psys et autres membres de commissions d’évaluations n’auront jamais à répondre pénalement de leurs décisions. tant que ces gens jouiront d’une totale impunité d’autres joggeuses, d’autres Anne-Lorraine mourront.

    Pour tout vous dire, je me fous complètement du pourquoi. ils ont certainement eu une enfance malheureuse, un père violent, une mère putain et alcoolique, un oncle qui les touchaient, etc. Et puis ? On sait tout cela depuis des lustres et ça ne change rien et ça ne changera rien pour la bonne et simple raison que ce sont des alibis. Le mal habite certains hommes, certaines femmes, nul n’y peut rien. Vous ne pouvez pas imaginer que l’on puisse prendre plaisir à tuer quelqu’un à l’arme blanche. Tout être normalement constitué est révulsé par cette idée et pourtant il y en a que cela fait littéralement jouir : sentir la lame pénétrer dans les chairs, le sang chaud couler sur la main, descendre sur le poignet puis l’avant-bras, les spasmes qui secouent la lame, les yeux exorbités qui finissent par se révulser et les râles qui s’achèvent en soupir.

    Alors la tchatche des journaleux, des avocats, des zintellectuels zengagés je m’en bats. Tout ce que je sais, c’est qu’un animal qui a mordu l’homme est abattu et que ceux dont je parle se sont extraits de leur condition d’hommes si jamais un jour ils l’ont seulement possédée.

  12. Koltchak,

    je ne sais pas si c’est dans les gènes, je ne suis pas spécialiste. En outre, je n’ai – Dieu m’en garde ! – jamais été confrontée à ce genre de monstre. Mais pendant mes pauses de midi, entre deux transcriptions, je regarde « Faites entrer l’accusé » où l’on peut, je crois, toucher du doigt cette monstruosité sous toutes ses formes.

    Le type qui pète les plombs, c’est l’excuse qu’on nous ressort à chaque fois. L’enfance malheureuse, tout ça.

    L’enfance malheureuse, on s’en fout. De même que c’est pas parce que certaines nations ont été colonisées et d’autres colonisatrices, que les secondes doivent s’écraser sans conditions devant les premières.

    On s’en fout des raisons. Il y a des tas de gens qui ont morflé dans leur jeunesse, des orphelins, des enfants battus et violés. Les monstres de « Faites entrer l’accusé », c’est toujours plus ou moins le même schéma, pour ce qui est des prédateurs sexuels.

    Je n’ai pas envie de me retrouver, comme beaucoup d’autres femmes, face à face avec un type dont tout le monde sait parfaitement qu’il est dangereux mais « vous comprenez, ma brave dame, hein »…

  13. @l’Indien

    Je vais totalement dans le sens de koltchak91120.
    J’ajouterai que si vous aviez accès, ne serait ce que partiellement, aux documents d’autopsie et/ ou d’expertise des instituts médico légaux, celà pourrait changer votre manière de voir; d’ailleurs ne croyez pas que ces actes « spectaculaires » et sanglants résument à eux seuls la question:
    combien de viols d’enfants par des membres de la famille passent t’ils en jugement? combien de notables ou d’humanitaires « bien en cour » devraient croupir en prison? combien d’homosexuels gravement maltraités, jusqu’à être tués à coup de manivelle dans l’anus ( si, si) par de « purs » hétéros; combien d’enfants lentement empoisonnés par leur chère maman à coup d’antidépresseurs administrés à des doses sub léthales.
    A de très très rares exceptions près ( causes organiques ou réels délires psychotiques) les auteurs de ces faits sont parfaitement responsables de leurs actes; ils appartiennent à la nombreuse catégorie des pervers, dont seuls quelques représentants, les rares qui se font prendre, sont en prison, et ont en général une « très bonne conduite ».
    Leur psychisme -qui peut devenir le nôtre dans certaines conditions, lorsque les circonstances extérieures l’autorisent par exemple en état de guerre- peut être résumé par la formule de Jean Genet:
     » j’ai bandé pour le crime »

  14. « Je vais totalement dans le sens de koltchak91120. »
    Moi aussi.

  15. @koltchack
    « On sait tout cela depuis des lustres et ça ne change rien et ça ne changera rien pour la bonne et simple raison que ce sont des alibis. Le mal habite certains hommes, certaines femmes, nul n’y peut rien »
    Bien sur qu’il faut les éloigner de la société, mais c’est bien ce que je disais, vous etes fatalistes, pour vous c’est la vie c’est comme ça, rien ne changera….
    C’est là qu’on est pas d’accord.
    Diriez vous le meme chose a l’homme primitif que nous avons été qui avait le cannibalisme pour habitude et qui n’avait pas la capacité d’imaginer la vie autrement.?
    Ce sont toujours les memes, des gens qui ont une vie misérable, marginalisés, en dehors de la société…..en plus on sait ou est le mal, c’est le mal etre et c’est peut etre le moment de se pencher sur le bonheur des gens.
    Pour ce qui est de la peine de mort, je pense qu’un bon chef doit éviter de tuer des gens s’il souhaite apprendre a son peuple a ne pas le faire.
    @artemise
    si c’est un peu dans les gênes, mais c’est pas une raison d’etre fataliste.
    Comment pouvez vous dire on s’en fout des raisons de la folie du tueurs…?
    @hippocrate
    merci de rajouter a votre tour la description de la folie qui peut toucher les hommes, mais cela ne sert a rien, il y ‘ a aujourd’hui des gens qui ont tous les ingrédients pour devenir des tueurs, et une chose est sure, si on veut changer leur avenir, ce n’est pas avec vos « c’est comme ça », « il faut les torturer a leur tour », « n’écoutons pas leurs excuses »…tout ça c’est des cris de colères instinctifs, mais pas des réactions étudiées intelligemment.

  16. L’indien,

    je ne suis pas fataliste. Et je ne suis pas du tout pour rétablir la peine de mort.
    Mais je pense qu’il y a des gens qu’il faut soigner et qu’on pourra sûrement soigner un jour, mais qu’en l’absence de traitement, il vaut mieux pour tout le monde de ne jamais, jamais les laisser sortir de prison/hôpital psychiatrique/centre quelconque de rétention pour malades mentaux.

  17. @l’indien
    Je ne vous demande pas de me croire, mais d’essayer de constater les faits:
    très très peu de criminels sont fous : ce sont pour la plupart des personnes tout à fait « normales » mais que ne retiennent guère de freins à la satisfaction de leurs plaisirs: sexualité et aggressivité, eros et thanatos

    Beaucoup de ce type de criminels sont des gens tout à fait bien insérés, voire de situation sociale supérieure à très supérieure…..
    C’est plutôt dans les « costard-cravate »  » ou les « jeans- polo- sportswear » que se trouvent l’immensité de ceux qui ne se sont pas fait prendre…

    Pour finir, n’oubliez pas que la seule « justice » que connaisse le psychisme humain, c’est la « loi du talion »…

  18. @artemise
    « il vaut mieux ne jamais, jamais les laisser sortir de prison/hôpital psychiatrique/centre quelconque de rétention pour malades mentaux. »
    Les centres psychiatriques, les prisons etc ne sont pas faits pour garder les nuisibles a vie, mais pour les changer si possible.
    vous ne leur laissez pas de seconde chance ?

    @hippocrate
    Je ne comprend pas tellement ou vous voulez en venir en me disant ça , que dois je conclure? qu’on ne peut pas les cerner, on ne peut pas diminuer le nombre de crimes en réduisant la misère économique et psychologique de certains ?
    Qu’on ne peut rien y faire ?

    la loi du talion est il me semble le début du désir d’empêcher les victimes de se faire justice elle même. Bref établir une justice au dessus de toutes justices personnelles.
    là aussi ce n’est pas très clair.

    « oeil pour oeil et le monde finira aveugle » Gandhi

  19. @l’indien

    « diminuer le nombre de crimes en réduisant la misère économique et psychologique de certains ? »

    réponse : NON, car le crime dont il est fait mention dans le texte de Woland n’est pas un crime « de survie »( effectivement lié à des conditions matérielles tout à fait objectives) :
    C’est un crime de « plaisir ».
    Ne confondons pas ces deux catégories; et méfiez vous d’une tendance assez « spontanée »: la fascination du « normal » pour le pervers qui passe à l’acte » , qui peut totalement aveugler l’objectivité.

    La « loi du talion » n’est pas une loi humaine; c’est une réaction spontanée, « biopsychique », de survie à une perte; si elle n’est pas satisfaite, l’aggressivité refoulée qui en découle va devoir se défouler ailleurs que sur le coupable; et cet ailleurs peut tout à fait être la vraie victime; c’est en raison de cette loi que la défunte jeune femme peut se retrouver « salie », « coupable de sa propre aggression »… et c’est bien ce qui se passe d’ailleurs.

  20. L’Indien,

    Pour une fois je suis d’accord avec vous, les asiles psychiatriques français ne sont pas conçus pour abriter cette population. Tant que l’on ne s’est pas livré aux joies de la recherche en pleine nuit de neuneus en chemise de nuit dans les rues d’une ville de banlieue (je parle de 15/20 gus, pas d’un égaré), on ne peut pas appréhender à quel point nos hôpitaux sont des passoires.

    En revanche je ne vous suivrais pas lorsque vous abordez la possibilité de changer les criminels sexuels et autres déviants lourds. On ne change pas la nature d’un fauve, au mieux on le dresse, mais sa nature reste la même. Une seconde d’inattention, une pulsion un peu plus forte et il attaquera. Ce que vous ne comprenez pas, ou ne voulez pas comprendre, c’est que ceux-là ne sont pas touchés par la misère économique, affective, etc. Votre blabla c’est du Zola du pauvre. Ils sont nés ainsi. Beaucoup ont eu une enfance normale dans une famille aimante, une scolarité normale voire brillante. Ils sont simplement incapables de ressentir quelque sentiment que ce soit, l’empathie leur est étrangère. Ils violent, tuent pour remplir le vide qui les habite, pour essayer de capter ne serait-ce qu’un frisson d’émotion. La pitié, la compassion, le remord leur sont étrangers, ils ne sont même pas capables d’en appréhender la nature. Ceci dit, il y a souvent un trait qui leur est généralement commun : la consommation de pornographie à dose plus ou moins forte. Elle a servi de déclencheur, a alimenté leur délire, leur a fourni des modes opératoires. Ce qui devrait faire réfléchir les libéraux, libertaires et gauchistes de tous poils, pour peu que ces derniers puissent se soucier de la vie d’honnêtes citoyens.

  21. hippocrate
    quand je parle de misère économique c’est pour parler du crime de survie, et la misère psychologique est le crime « plaisir ».
    Ce que j’essaye de dire c’est que peu importe les raisons qui poussent au meurtre, il y a toujours des enseignements a prendre pour améliorer l’avenir. Les ignorer, c’est ne rien apprendre des erreurs.

    « La « loi du talion » n’est pas une loi humaine; c’est une réaction spontanée, « biopsychique », de survie à une perte »

    Vous approuvez les raisons qui poussent une victime a défouler son agressivité sur son agresseur, mais vous refusez de voir les raisons qui on poussé l’agresseur a faire ses horreurs.
    Il y’a un truc qui cloche dans votre raisonnement et ça se ressent quand vous parlez de vraie victime.
    Dans l’histoire d’un enfant battu qui se retrouve adulte incapable de retenir son agressivité et frappe les gens, je n’arrive pas a dire qui est la vraie victime, si vous le pouvez vous etes incroyable.
    En parlant du talion vous semblez comprendre que l’agresseur est victime et vice versa et que votre fatalisme dans cette histoire n’est pas la pour arranger les choses.

  22. « vous ne leur laissez pas de seconde chance ? » indianus dixit.
    J’ai la sourde impression d’être un peu bourrin, mais dans le cas qui nous préoccupe, il s’agit de laisser ou non une TROISIEME chance à monsieur Thierry Deve-Oglou.

  23. Ça peut s’envisager : « Bon Thierry, voilà le deal. Si t’arrive à courir plus vite que cette bastos de 9mm t’es libre« .

  24. La misère économique ne conduit pas au crime. Je ne sais plus combien de fois je l’ai dit mais la pauvreté n’engendre pas le crime. Sinon les deux départements ou l population est la plus pauvre de France (Eure et le Cantal) seraient submergés par la délinquance, hors ce n’es pas le cas.

  25. Encore que pour le Cantal faut voir. En 1943 ma famille qui vivotait d’une petite exploitation agricole a eu la visite nocturne de types armés qui les ont sortis manu militari de leur lit pour les regrouper dans la grange sous la menace de leurs pétoires. Ils ont littéralement pillé les réserves de nourriture, volé les bêtes, les laissant là sans rien. Enfin si, un vague formulaire dactylographié de réquisition par le maquis communiste avec promesse formelle d’indemnisation à la libération. Inutile de vous dire que la préfecture a bien ri en 1945. Je gage qu’ils avaient retenu la leçon de Lénine à propos des koulaks.

  26. « La misère économique ne conduit pas au crime. Je ne sais plus combien de fois je l’ai dit mais la pauvreté n’engendre pas le crime. »
    Tout à fait.
    Les gens qui dorment dans leur voiture dans le Bois de Vincennes (vu dans Reportages l’année dernière) ne commettent pas de crime.
    Pourtant, eux sont là, sans toit, alors que le mari a un salaire. On leur a retiré leurs enfants, évidemment, car ils ne peuvent les héberger. Voilà où en sont les pauvres gens. J’imagine bien que l’idée de meurtre doit les chatouiller quand ils voient les associations comme DAL s’occuper quasi exclusivement du logement des sans-papiers… Mais ils tiennent, car je suppose qu’ils n’ont nulle envie de se frotter aux richesses pour la France qui se sont fait choper je ne sais pas comment, car il faut vraiment le vouloir…

  27. @l’Indien
    Je ne peux vous dire qu’une chose: étudiez vous même les faits, et sortez vous de l’esprit que ces grands criminels sont des « malades »; la proportion de vrais « malades », passant à l’acte pour des raisons vraies ( trouble organique conduisant à un délire, ou phase délirante chez certains psychotiques) est infime; il ne s’agit en rien, en général, de « malades », il n’y a donc aucun « traitement ».
    Je répète également que les « Dutroux » et Cie, appartenant aux « basses classes » et finalement traduits en procès, ne représente qu’un infime partie de ce type de criminels, et vous seriez surpris de l’importance sociale de nombre d’entre eux…( pourquoi croyez vous qu’il existe une telle « franc maçonnerie » mondiale des pédophiles par exemple?): il est commode de jeter un « Dutroux » en pâture au peuple, pour des centaines d’autres impunis, voire « couverts », en raison de leur position sociale et/ ou de la « nécessité » de ne pas impliquer une institution…
    Je n’ai aucun fatalisme; j’ai simplement la connaissance des faits, impersonnelle et rationnelle; n’oubliez pas également que beaucoup d’entre nous, les « normaux », seraient tout à fait capables dans de circonstances où « tout devient permis » ( ex: guerre, pays « exotiques », etc..) d’avoir des comportement qu’ils croient violemment réprouver ; je réinsiste également sur le fait qu’il s’agit de « crimes de plaisir » ( vol, sexualité, plaisir de tuer, plaisir du sadime etc…).

    Les « raisons » qui les poussent à agir: les mêmes, strictement les mêmes que pour n’importe qui; les mêmes, car nous fûmes tous de petits « pervers polymorphes.
    Vous voulez donner une 2e chance à ce type de criminels?
    En donneriez vous une à un Annibal Lector ou à un « grand banquier » ruinant des milliers de personnes?
    Ne vous y trompez pas, ils ont la même constitution psychique, et même les « psys » les plus avertis, les moins complaisants, ceux sollicités par les JAP pour décider d’une libération anticipée ( et croyez moi, eux ne sont pas « laxistes » car ils connaissent bien leurs « ouailles », et dont d’ailleurs trop souvent les avis ne sont pas suivis par lesdits JAP, disent qu’ils peuvent « se faire avoir » par ces psychopathes.

  28. La folie a ses raisons que la raison devine, soyons raisonnables pour nous protéger de la folie.
    On est le débat prévention ou répression.
    Je vous trouve un peu trop court termistes.

  29. Prévenir ce genre d’acte ? A part créer un observatoire qui scrutera la vie de chaque citoyen, je ne vois pas comment on peut faire. Les services sociaux ? ils n’interviennent qu’après un premier acte à condition qu’il soit porté à leur connaissance. Et là encore il va falloir faire avec les connasses adeptes de la culture de l’excuse. Le suivi par un hôpital de jour ? Il faut qu’il y ait eu un acte et puis leurs moyens sont limités. J’ai eu à traiter le cas d’un type qui terrorise sa famille malgré de nombreuses hospitalisations d’office. Le gars a justifié l’arrêt de sa prise de traitement parce que ça bloquait sa libido et qu’il voulait un marmot avec sa compagne de l’époque. Personne n’a moufté et le cirque a recommencé : harcèlement physique dans la rue, au domicile, coups de poignards dans les portes, etc. Le gazier étant sans domicile fixe, hébergé par diverses personnes à travers la banlieue on se retrouve avec une bombe humaine dans les rues.

    La seule solution c’est d’identifier le problème et de le remiser à l’abri jusqu’à ce qu’on ait la réelle certitude de sa non nocivité à défaut de pouvoir l’éliminer définitivement.

  30. J’ajoute que ce qui est court termiste dans ces affaires c’est la vie des victimes.

  31. « La réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans a été requise. »
    Tiens, en attendant le verdict, j’ai une partie de la réponse à la question que je me posais. En 2032 il pourra chanter : (car je ne doute pas qu’il sera un détenu modèle)
    Non non non non, non Thierry t’es pas mort,
    Non non non non, non Thierry t’es pas mort,
    Car tu bandes encore, car tu bandes encore.
    Les opposants à la peine de mort, devraient quand même s’interroger sur l’abîme qui sépare le « couic » définitif de 22 années de réclusion criminelle.

  32. 22 ans auxquels il convient d’ôter 3 ans de préventive. Les seuls à avoir pris perpète c’est Anne-Lorraine et sa famille.

  33. Je voulais laisser uncommentaire… mais… j’ose pas…

  34. Le jeu de une fable :
    « Un loup survint, timide et n’osant l’aventure »

  35. Coach Berny => La mouche du coche ?

  36. Excellente contrepèterie monsieur Pharamond, bzzz bzzz on ne m’y reprendra plus.

  37. « Je vous trouve un peu trop court termistes. » (Le Naindien)

    Hahaha, quarante ans de laxisme judiciaire depuis la glorieuse Révo-cul de mai 68, c’est effectivement du très court terme.

    Je crois savoir que Sarko prépare une loi pour interdire aux QI de moins de 90 de commenter sur les blogs à fond blanc.

  38. C’est particulièrement discriminant, mon blog n’est pas à fond blanc.

  39. L’Indien:

    Non rien, en fait. Je virerais vulgaire si j’exprimais ma pensée.

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