Archives quotidiennes : 14 mars 2011

Interrogations du lundi 14

– Des gens célèbres aux US ont décidés de marquer leur soutient aux muz en se déclarant "musulmans pour un jour". Est-ce que ça ne fait pas d’eux des apostats en danger de mort?
– Vous avez remarqué l’absence de pillage au Japon? C’est presque comme si les japonais et les haïtiens étaient… comment dire… différents!
– Yes we Kahn? Sérieusement? C’est un truc pour provoquer Galliano et Jacob à l’antisémitisme ça?
– Toute cette pression pour sortir du nucléaire ne serait-elle pas organisée par les majors du pétrole? Duflot et Hulot sont-ils directement payés par Total (je sais que ce n’est sans doute pas vrai mais j’aime bien voir la tête des mecs de greenpeace quand je leur dis ça…)?
– Selon BHL, il sera plus difficile de faire des turlutes aux autocrates arabes… Ok, mais s’il faut se mettre à pomper le dard de tous l’appareil démocratique, ça risque de coûter cher en labello, non?

Comment avoir l’air belle avant de se faire exploser?

C’est la question à laquelle répond ce magazine, apparemment Al-Qaeda publie un magazine pour les femmes musulmanes qui leur explique que pour rester belle elles ne doivent pas sortir de chez elles et rester voilées afin de garder le teint clair, qu’il est de leur devoir d’élever les enfants à devenir des mujahideen.

C’est pas beau ça?

Comme on a un peu d’avance en matière de magazine féminin (je peux dire ça ou c’est ouaciste de penser qu’on a de l’avance en quoi que ce soit?) on peut leur suggérer des idées d’articles typiques de magazine féminin comme par exemple "10 trucs pour le rendre fou":
– Ne pas baisser les yeux quand il vous regarde.
– Lui demander les clefs de la voiture.
– Se refuser à lui alors que vous êtes sur le dos d’un chameau.
– Parler sans autorisation.
– Chanter.
– Se trouver dans la même pièce qu’un homme qui n’est pas de votre famille.
– Vouloir prier pendant les menstruations.
– Demander si la petite cousine Aïcha ne serait pas un peu jeune à 9 ans pour se marier avec son oncle de 60 ans.
– Regarder la télé occidentale.
– Ne pas être partante pour être la victime d’un crime d’honneur.

Sinon on pourrait aussi faire un article sur le bénéfice de ne pas avoir le droit de se nourrir pour avoir désobéi à son mari pour maintenir sa ligne et ainsi de suite!

Retour sur l’esthétique

Certains compagnons de route se demandent si tout ce que nous entreprenons ne serait pas en fait qu’un pur délire esthétique. Que nous avons déjà perdu, que bientôt ce sera à nous de nous assimiler et que nos petits soubresauts ne sont là que pour faire joli et nous faire plaisir de manière purement narcissique.

Ce n’est pas complètement faux… Il faut bien reconnaître que les uniformes des nazis était quand même terriblement élégants contrairement aux képis géants et ridicules de l’armée rouge. Bien sur que la pyramide du Louvre est une abjection immonde et que ses promoteurs devraient être châtier en place publique. Il est évident que la beauté du geste et du monde sont des un moteurs pour de très nombreux réacs qui considèrent la provocation comme un art de vivre. Faire chier l’Autre comme objectif de vie mais avec du style en quelque sorte.

Mais n’est-ce pas une vision par trop romantique de la vie et du monde qui fait voir à certains tout cela comme une pure entreprise… romantique? Le filtre romantique est extrêmement puissant et tend à déformer les lignes… C’est pour cette raison qu’il est si prisé des adolescents (attention, je ne dis pas du tout que Adolf Mamadou nous fait une crise d’adolescence… Juste qu’il est un peu trop romantique lui-même). Le romantisme est un peu comme la paranoïa, une fois que le postulat est accepté, tout le reste est logique.

Ce qui m’amène à un autre billet récent qui va me permettre de préciser que notre entreprise est esthétique mais pas que. En effet, à la question « en quoi ça te dérange? » ma réponse ne se borne pas à la joliesse de l’action ou à un malaise diffus. Ce qui me dérange dans la modernité galopante et la substitution de population est qu’effectivement tout cela est hideux mais aussi que, comme je le soulignais chez No Country for White Men, je ne me sens pas propriétaire de ma culture et de ma terre. Je ne suis qu’un passeur de la grandeur de mes aînés vers mes descendants. C’est pour cela qu’il est profondément immoral de dilapider l’héritage familial ou pire de le donner pour rien au premier clodo qui passe. Mon devoir est de faire en sorte que mes enfants puissent jouir de cette culture supérieure, de ses beautés et de son confort. De plus, je ne veux pas que mes enfants deviennent des esclaves ou des boniches, je veux qu’ils vivent debout car c’est la seule position qui sied à l’homme. Je ne veux pas non plus que les trésors gastronomiques ne soient pas partagés avec ceux qui arrivent et y ont légitimement droit. Mes enfants doivent connaître le bonheur ineffable d’un vin grandiose accompagnant un morceau de cochon préparé comme il faut, sinon leur vie s’en trouvera diminuée d’autant.

Donc tout cela n’est pas qu’esthétique, c’est aussi éminemment moral et matériel. Et puis parfois il faut être intransigeant sur les principes, sinon il faut se résoudre à vivre sans colonne vertébrale.