Archives mensuelles : juin 2011

Histoire vraie, à peu de choses près

Dans un rare moment de faiblesse, j’ai accepté  de m’ouvrir aux beautés de la culture de l’autre. Je me suis donc retrouvé embringué dans une visite impromptue des grottes de batu.

Ecrasé par la chaleur et pressé par le noir de monde jaune qui m’entourait, je dus reconnaître la beauté du lieu car il est vrai que cet ensemble géologique est assez impressionnant, mais alors que je m’apprêtais à cracher mon dédain des ridicules statues en plastique de poulet, ou en plâtre verni au moyen des sécrétions de je ne sais quel animal, les certitudes me manque à ce sujet, j’entendis le garçon qui m’accompagnait pousser un cri de petite fille s’étant assise un peu vite sur un objet pointu. Le garçon en question ne me rend que quelques centimètres et une vingtaine de kilos, c’est donc déjà un assez bel homme. Me retournant, je vis que, tout à mes grognements et à ma réflexion sur le meilleur moyen de catapulter le bouddha de 40 mètres gardant l’entrée des grottes, nous nous étions trop approchés de macaques fort agressif et défendant leur petit coin de territoire recouvert de bananes laissées par des touristes aux capacités intellectuelles de dindons lobotomisés. Le cri lamentable de mon coreligionnaire trouvait donc une explication qui, à défaut d’être honorable, était compréhensible. Les macaques se retournèrent vers moi et commencèrent à charger ce qui me donna la joie de pouvoir mettre en pratique près de 30 ans de connaissances obtenues via des documentaires animaliers. Je me fis donc le plus gros possible en gueulant sur ces saletés de singes sans céder un pouce de terrain. Il s’ensuivit un silence un peu pénible au cours duquel singes et touristes me regardèrent du même air interloqué. C’est alors qu’un singe franchement plus téméraire que les autres me toucha le genou de sa petite main noire, calleuse et sans doute abominablement innommable tout en me montrant les dents. Je me voyais déjà enseveli sous une nuée de quadrumanes pouilleux, véritables petits sacs à maladie plein de dents et de hargne. Prêt à abandonner ma vie tout en adressant une dernière pensée à l’Amirale et au petit mousse ainsi qu’une petite prière à la Sainte Vierge, il me revint à l’esprit que Chavez était entre la vie et la mort et que je ne pouvais pas quitter cette terre sans en avoir une dernière fois humé l’air débarrassé de la puanteur d’un ignoble communiste de moins. Cette lueur d’espoir me rendit mon courage et d’un mouvement tout de grâce et de vivacité, je saisis le macaque par les narines, pliai un jeune arbre, posai la sale petite bête dessus et le catapultai vers les abîmes. Ce fut un délire dans la foule en liesse heureuse d’être libéré de ce primate tyrannique. Ils voulurent faire de moi leur dieu local, ce que je refusai bien entendu tout en essuyant mes doigts désormais plein de morve dans le foulard d’une femme toute alanguie. Cependant je ne serai pas surpris de voir une catapulte remplacer le bouddha géant lors de mon prochain passage.

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Niaiserie

Christine Lagarde a déclaré que sa nomination à la tête du FMI serait une victoire pour les femmes. J’en déduis donc, vu l’autre candidat, que c’est une défaite pour les gros.

Et discriminer c’est mal.

Avatar, une critique objective

Essayons de nous éloigner des polémiques agraires quelques instants pour parler de cinéma.

Je me suis infligé le visionnage (pas dans un centre malheureusement, et oui j’aime toujours les références obscures…) du film Avatar. Et oui parfois les soirées sont longues dans les chambres d’hôtel solitaires de Kuala Lumpur… Et je ne parle même pas des après-midi où l’on rentre d’un brunch assez sérieusement arrosé, que l’on se pose dans sa piaule histoire de respirer un peu, qu’on est pas vraiment en état de lire avec succès, qu’on a allumé la télé au hasard, qu’on a laissé la télécommande sur la commode et que l’on est trop feignant, ou que l’on manque trop d’équilibre, pour aller la récupérer pour changer de chaîne au lieu de s’énerver seul sur le lit de cette chambre d’hôtel en pensant au fric généré par une bouse aussi… bleue!

Donc, je passe rapidement sur l’histoire qu’on a déjà vu mille fois de l’homme blanc qui aime tellement l’autre qu’il veut devenir comme eux. De "danse avec les loups" jusqu’à "la ligne rouge" en passant par "bienvenue chez les ch’tis", cela a déjà été ressassé maintes fois et c’est sans intérêt nouveau.

En l’occurrence, un sombre handicapé part sur une planète lointaine pour une expérience scientifique par laquelle il rentre dans le corps d’une grosse loutre bleue pour essayer de comprendre comment les grosses loutres bleues vivent, ou quelque chose comme ça. Bien entendu, les méchants zumains, surtout un vieux blanc de type réac, veulent détruire ce si joli monde ou tout vit en harmonie avec tout pour construire des tables de jardins. Bien entendu aussi, au cours de son apprentissage, l’handicapé tombe amoureux de la grosse loutre bleue la plus charmante qu’il ait sous la main.

Et c’est là que ça devient nouveau!

Avant les cinéastes se contentaient de violenter nos caboches en nous montrant à quelle point la nature c’est joli, que les locaux la respectent plus que nous et ainsi de suite. Ils nous prenaient aux tripes sans tenter le moins du monde de nous faire réfléchir. Mais c’est la première fois qu’un humain se tape une grosse loutre bleue dans un film grand public. Avatar est donc le premier film zoophile mainstream! Et il démolit le box office à la batte de cricket!

Je pense que ça illustre quand même un truc assez important sur nos sociétés "modernes". L’esprit tellement ouvert qu’elles ont attrapé un rhume de cerveau, ce qui ne leur pose pas de problème vu que ce n’est pas leur outil de travail, et qu’elles considèrent dorénavant ouvertement que toutes les sexualités se valent tant qu’il y a de "l’amûr". Amour qui ne saurait être exclusif bien entendu, puisque comme ce débile physique transformé en grosse loutre bleue, nous ne sommes rien d’autre que des animaux. Toute morale est donc anachronique, toute valeur est donc superfétatoire. En modernité l’homme doit être rabaissé au niveau de ses tripes et de ses parties génitales un point c’est tout.

Les gens auraient du sortir des salles au milieu du film en rigolant où en ayant envie de vomir, et pas seulement à cause de la 3D.

Ruralité 2.0

Depuis quelques jours ils se passent des choses étranges chez le formidable Fromage + et chez l’excellent Didier Goux.

Des soi-disant paysans, je dis soit-disant parce qu’avec le oueb on ne sait jamais, hyper connectés et défendant les jolis villages d’autrefois avec les gogues au fond du jardin, les pieds dans la boue et tout et tout, se mettent sur la gueule avec des soi-disant citadins libéraux plein de café starbucks, d’apparts trop petits et les pieds dans les défécations canines, menés par Robert Marchenoir, sur le sujet suivant ou à peu près: "la campagne est-elle ce qu’elle était?"

D’un côté, il faut bien reconnaître que les pécores ne sont plus autre chose que des fonctionnaires passant la moitié de leur temps à manifester pour obtenir plus de mon argent via des subventions, ce qui ne me les rend pas tellement sympathique. D’un autre côté, il faut reconnaître que l’on peut regretter que des villages ayant encore un peu d’âme et de valeur esthétique soient abandonnés au profit de lotissements cauchemardesques, sans être pour autant un stalinien aux petits pieds.

Surtout, il est quand même dommage que des gens a priori globalement du même bord se tirent les cheveux aussi consciencieusement sur un sujet aussi important que le bout par lequel on doit ouvrir un oeuf à la coque (si quelqu’un répond par le gros bout, il ne mérite pas autre chose que la catapulte).

Donc je vais faire le juge de paix. D’une part, les bouseux feraient bien d’arrêter de croire qu’ils sont la vraie France, n’oubliez pas que comme on le disait au Moyen-Âge, l’air de la ville rend libre, et d’autre part les citadins libéraux devraient cesser de se considérer comme les vrais détenteurs de vrais morceaux de la vraie croix.

Les paysans sont victimes de la professionnalisation, alors que les citadins sont victimes d’un complexe de supériorité bien légitime, en effet, ils savent lire.

Maintenant nous pouvons tous nous réconcilier autour d’un méchouis de socialistes!

Remarques du 28 juin

– C’est officiel, les enfants de 8 ans sont incapables de mener à bien des attaques terroristes dignes de ce nom.
– Je trouve cette petite danse post-moderne absolument fabuleuse. En gros, premier mouvement, une femme voilée porte plainte pour racisme contre la police qui l’aurait obligé à enlever son voile. Deuxième mouvement, la police porte plainte pour diffamation parce qu’elle ne l’a jamais forcé à quoi que ce soit. Troisième mouvement, le juge ne peut pas la condamner car comme elle se cache sous une toile de tente, il est impossible de déterminer son identité à moins de la forcer à l’enlever ce qui rendrait vraie sa fausse plainte. J’ai mal à ma tête!
– L’argument massue généralement utilisé pour défendre les lois supprimant la liberté d’expression est que les paroles représentent une étape dans la montée de la violence contre les personnes. Très bien… La prochaine fois qu’une larve pompeuse vous servira cet argument à haute teneur bidonnesque, vous pourrez le prendre, le tailler en pointe et le lui mettre où vous voudrez. Puis vous lui rappellerez que la République de Weimar avait des lois tout à fait modernes en ce qui concerne la liberté d’expression. Que l’antisémitisme verbal était pourchassé tout à fait sérieusement, que Hitler a été interdit d’expression publique en Bavière et ainsi de suite. Jolis résultats non?
– Mes 30 ans approchent à grands pas… Voilà qui n’est pas tellement réjouissant. L’idée, qu’au mieux, un tiers de ma vie vient de filer, au pire la moitié, me déprime très légèrement.
– Pour se remonter le moral, finissons sur une petite blague entendue je ne sais plus où. Il ne faut pas confondre la Mecque du surf qui est Honolulu avec la Mecque des attentat-suicides qui est … La Mecque! Mignonne non? Et puis elle peut marcher avec plein d’autres endroits.

Grâce à Napier je suis devenu multiculturaliste

Comme quoi les degauches ont raison et qu’il suffit d’un peu de culture et d’intelligence pour accepter de vivre dans un monde multiculcul. Mon épiphanie est venu à la lecture de quelques mots du général Sir Charles Napier.

Pour vous donner un peu de contexte, Napier était commandant en chef des armées britanniques en Inde (ou quelque chose s’en approchant) à une époque où ces charmants pratiquaient encore le suttee, tradition millénaire consistant en l’incinération de la veuve encore vivante sur le bûcher de son défunt mari. A ce sujet, Napier était impeccablement multicul puisque voici ce qu’il avait à en dire:

"Vous dites que de brûler les veuves fait partie de vos coutumes. Très bien. Nous aussi avons une coutume: quand des hommes brûlent une femme vivante, nous nouons une corde autour de leur cou et nous les pendons. Construisez votre bûcher funéraire, à côté mes charpentiers construirons une potence. Vous pouvez suivre votre coutume. Et alors nous suivrons la notre."

Dans ces conditions, on ne peut qu’être persuadé que le vivrensemb’ est possible et que seuls les arriérés pourraient être contre.

Durian et bumiputra

J’ai des billets un peu plus puissants en préparation (ce qui veut dire que je les laisse mûrir dans ma tête à moi que j’ai) mais là tout de suite vous n’allez avoir droit qu’a deux histoires Kualalumpuriennes.

Hier soir j’ai voulu tenter le durian. C’est un fruit connu dans la région pour son odeur infect. A tel point qu’il est interdit dans mon hôtel… Si vous voulez, ce fruit exhale la même odeur que des toilettes publiques remplies de vase et de cadavres en état de décomposition avancée. Mais j’avais lu que ce fruit est aussi délicieux que son odeur est infâme. C’était un mensonge éhonté! Le durian goûte ce qu’il sent. Rien que d’y repenser j’en ai encore des frissons. Il m’a fallu moulte Tsingtao pour faire passer les relents que cette chose du diable me donnait. Alors que je manifestais ma désapprobation envers la sauvagerie de gens capable de manger une saloperie pareille, un collègue a tenté de me convaincre que je n’avais pas le palais fait à ce goût et que si on donnait des tripes à la mode de Caen à des malaisiens, ils trouveraient sûrement ça abject aussi. Ce à quoi j’ai répondu que d’une, les tripes se contentent de sentir la merde, pas le cadavre pris dans une gangue de vase flottante dans une marée de pisse, que de deux, je n’allais quand même pas commencer à prendre des leçons culinaires de la part de gens qui ont acceptés de se faire le palais à une telle dégueulasserie et que de trois, les américains avaient envahis l’Iraq pour moins que ça.
Sur ce j’ai fait renvoyé ce crime contre l’humanité en cuisine qui non seulement m’avait fait sauté l’émail des dents, mais qui en plus continuait à m’empuantir les naseaux.
Le serveur a donc remporté cet immondice. Puis nous l’a rapporté dans un doggy bag…

A part ça, la Malaysie applique une politique de préférence non pas nationale mais carrément ethnique, ce qui est toujours bon à savoir pour prendre des notes pour plus tard. Ici certaines sociétés doivent appartenir en majorité à des bumiputras qui sont des malais plus malais que les autres malais qui sont plutôt chinois ou indiens. D’ailleurs il est surprenant de voir à quels points les différents groupes ethniques ne se mélangent pas. Tous ces gens se classent par couleur et type et vivent les uns à côtés des autres dans une espèce d’apartheid acceptés par tous.
Comme quoi la cohabitation entre les cultures est possible!

Que sont mes héros devenus?

Alors que, comme d’habitude, j’étais en train d’essayer d’amadouer ma terreur dans l’avion à grands renforts de boissons à forte teneur éthylique et que je tentais vainement de trouver quelque chose de regardable sur mon petit écran, je me suis fait la réflexion suivante: « Pourquoi est-ce que la plupart des films récents n’ont pas de héro digne de ce nom? »

Quand j’étais enfant, dans les films il y avait d’un côté les bons et de l’autre les méchants, c’est encore souvent le cas, mais surtout il y avait un véritable héros, sur de lui, possédant des qualités rares et la volonté de les utiliser. De nos jours les personnages principaux sont quasiment toujours des pauvres glands qui se retrouvent là par hasard et s’en sortent sur un coup de bol.

Moralement c’est naze. J’imagine que c’est le triste reflet de cette société qui veut abolir les différences, faire comme si on était tous au même niveau et toujours rappeler aux gens exceptionnels qu’ils sont comme tout le monde et qu’ils ont juste eu un peu plus de chance.

Ca me déprime… Mais je me console en me disant que ce soir, de là où je suis, je n’aurai pas à subir le tintouin infernal fait par tous les tarés armés d’une casserole et d’une cuillère en bois et qui pensent réinventer la musique. Remarquez, j’ai le sentiment que ce n’est pas si éloigné de ce que je disais ci-dessus…

Travaux pratiques et aspic de cochonailles

Aimer le cochon, ça va un peu plus loin que de se gaver mollement de saucisses apéritives Lidl.

Alors je vous propose d’aller chez votre charcutier et de lui demander d’où vient et de quelle race est le cochon qui s’est sacrifié pour lui fournir son jambon de Paris. Est-ce un blanc de l’ouest, un large white, un gascon, un noir de Bigorre, un piétrain, un landrace français, un duroc, une saloperie intraçable ou que sais-je encore?

S’il est incapable de répondre, manifestez-lui votre fort mécontentement. Ne pas mangez de la merde demande un minimum d’intérêt et d’investissement.

Après, pour vous récompenser vous vous ferez cette recette d’aspic de cochonailles à la gelée de bière pour mélanger 2 trucs bien sympa.

Pour les ignorants, l’aspic est une préparation culinaire en gelée, comme les oeufs par exemple.

Pour cela il vous faudra un litre de bière. Prenez de la bonne, la cuisine n’a jamais que le goût des ingrédients qu’on y met. Il vous faudra aussi 100 g de gelée claire en poudre et 5 feuilles de gélatine qui vous restent de la dernière fois que vous avez voulu épater vos copains en leur servant des « jelly shots » de vodka pommes (je vous en donnerai la recette  une autre fois). Bien entendu vous aurez besoin du jambon mentionné plus haut en tranches assez épaisses.

Versez la moitié de la bière dans une casserole et l’autre moitié dans le grand verre que vous conservez toujours au congélateur pour vous assurer d’avoir toujours de la bière fraîche. Commencez à faire chauffer la  bière de la casserole en sirotant celle du verre.

Versez la gelée en poudre dans la bière de la casserole qui chauffe et remuez sans trop de conviction jusqu’à frémissement. Quand ça frémit comme la croupe d’une jeune pouliche sous la main d’un jockey sur de lui, incorporez la gélatine que vous aurez préalablement fait ramollir pendant 5 minutes dans un saladier d’eau froide et claire comme les yeux de Greta, cette magnifique fille au pair qui vous donnait envie de vous toucher à des endroits coquins…

Réservez le tout en attendant que ça commence à prendre. Pendant ce temps posez vous des questions existentielles du type: « comment augmenter la portée d’une catapulte tout en en réduisant la taille? » Quand la gelée est à peine prise, versez la dans ce qui vous sert de moules à aspic jusqu’à mi-hauteur.

Découpez le lambonjem (jambon en louchebem, toujours pour les ignorants) en gros carrés. Placez le tout dans les moules, presque jusqu’en haut, et couvrez avec le reste de gelée.

Mettez tout ça au frais le temps que ça prenne bien et il ne vous restera plus qu’à les démouler au moment de les servir.

Et voila!

Demain départ pour Kuala… je ne suis que joie…

A toi, grand con à pate molle

D’habitude quand je me réveille avec une telle gueule de bois, rectification, quand je me réveille encore beurré de la veille, je suis assez peu agressif. En général je suis même assez bénévolent, n’ayant plus la force d’être dans le jugement. Pourtant ce matin, le souvenir vague d’un crétin de très haut niveau me donne des pulsions sanguinaires. Je lui dédie donc cette lettre ouverte.

A toi l’imbécile qui est venu à moi hier soir en me faisant une bise et en me disant "mais si on s’est déjà vu on s’était même embrouillés!" alors que je n’avais pas la moindre idée de qui tu étais.
A toi qui t’es rappelé à mon souvenir par quelques phrases d’une bêtise crasse et commune.
A toi dont la seule présence physique justifie tous les emportements violents.
A toi qui est venu nous interrompre alors que nous contions les hauts faits de notre jeunesse. Qui nous a dit que nous étions des attardés de parler de tartes dans la gueule. que nous devions évoluer. Qui n’a pas comprit un traitre mot quand je t’ai expliqué que la violence pouvait être bénéfique, en particulier quand il s’agit de remettre des petits caïds à leur place, ou encore plus quand il s’agit d’honneur.
A toi que j’ai eu de nouveau envie de briser os par os hier et que j’ai épargné pour la seconde fois à la demande de nos amis communs.
A toi le rouquin qui me fait penser que Cartman doit avoir raison, aux yeux à fleur de tête, au sourire veule, au corps mou et à la débilité sautant aux yeux comme une mine sous le pied d’un enfant angolais.
A toi qui suinte la bassesse et la défaite par tous les pores de ta peau que je n’utiliserai même pas pour me faire des semelles.
A toi qui ne comprend rien, ne vois rien et affiche le sourire béat et niais de celui qui veut faire croire à la connivence là où il n’y a qu’un juste mépris.
A toi l’homoncule, dont l’existence même est une insulte permanente à tout ce qui est bon et beau.
A toi, réceptacle indigne de la bile d’un homme debout.
A toi dont la seule présence fait faire des fausses couches aux futures mères épanouies.
A toi que les villageois chasseraient à l’aide de piques, de fourches et de torches parce que tu fais tourner le lait des vaches simplement en passant ta tête infâme, parodie sinistre d’être pensant, dans l’étable.
A toi qui n’est qu’un sac à merde.
A toi dans les céréales duquel je voudrais pisser ce matin.
A toi qui pourrait éventuellement avoir une excuse si ton cerveau était de la sauce blanche, mais qui n’en a pas puisque que tu sembles avoir une vie effroyablement normale.
A toi a qui je voudrais arracher la tête, chier dans le cou, sodomiser avec ta propre colonne vertébrale et éviscérer afin de faire de la corde à sauter avec tes intestins.
A toi que je voudrais mettre dans une caisse et envoyer par la poste la plus lente dans un camp d’arriérés de types talibans qui te fisteront à mort en te fourrant des oignons dans la gorge.

Je souhaite que tu rampes dans le trou dont tu n’aurais jamais dû sortir, je refuse de t’accorder la moindre seconde de plus et je te conchie.