Archives quotidiennes : 17 juin 2011

A toi, grand con à pate molle

D’habitude quand je me réveille avec une telle gueule de bois, rectification, quand je me réveille encore beurré de la veille, je suis assez peu agressif. En général je suis même assez bénévolent, n’ayant plus la force d’être dans le jugement. Pourtant ce matin, le souvenir vague d’un crétin de très haut niveau me donne des pulsions sanguinaires. Je lui dédie donc cette lettre ouverte.

A toi l’imbécile qui est venu à moi hier soir en me faisant une bise et en me disant "mais si on s’est déjà vu on s’était même embrouillés!" alors que je n’avais pas la moindre idée de qui tu étais.
A toi qui t’es rappelé à mon souvenir par quelques phrases d’une bêtise crasse et commune.
A toi dont la seule présence physique justifie tous les emportements violents.
A toi qui est venu nous interrompre alors que nous contions les hauts faits de notre jeunesse. Qui nous a dit que nous étions des attardés de parler de tartes dans la gueule. que nous devions évoluer. Qui n’a pas comprit un traitre mot quand je t’ai expliqué que la violence pouvait être bénéfique, en particulier quand il s’agit de remettre des petits caïds à leur place, ou encore plus quand il s’agit d’honneur.
A toi que j’ai eu de nouveau envie de briser os par os hier et que j’ai épargné pour la seconde fois à la demande de nos amis communs.
A toi le rouquin qui me fait penser que Cartman doit avoir raison, aux yeux à fleur de tête, au sourire veule, au corps mou et à la débilité sautant aux yeux comme une mine sous le pied d’un enfant angolais.
A toi qui suinte la bassesse et la défaite par tous les pores de ta peau que je n’utiliserai même pas pour me faire des semelles.
A toi qui ne comprend rien, ne vois rien et affiche le sourire béat et niais de celui qui veut faire croire à la connivence là où il n’y a qu’un juste mépris.
A toi l’homoncule, dont l’existence même est une insulte permanente à tout ce qui est bon et beau.
A toi, réceptacle indigne de la bile d’un homme debout.
A toi dont la seule présence fait faire des fausses couches aux futures mères épanouies.
A toi que les villageois chasseraient à l’aide de piques, de fourches et de torches parce que tu fais tourner le lait des vaches simplement en passant ta tête infâme, parodie sinistre d’être pensant, dans l’étable.
A toi qui n’est qu’un sac à merde.
A toi dans les céréales duquel je voudrais pisser ce matin.
A toi qui pourrait éventuellement avoir une excuse si ton cerveau était de la sauce blanche, mais qui n’en a pas puisque que tu sembles avoir une vie effroyablement normale.
A toi a qui je voudrais arracher la tête, chier dans le cou, sodomiser avec ta propre colonne vertébrale et éviscérer afin de faire de la corde à sauter avec tes intestins.
A toi que je voudrais mettre dans une caisse et envoyer par la poste la plus lente dans un camp d’arriérés de types talibans qui te fisteront à mort en te fourrant des oignons dans la gorge.

Je souhaite que tu rampes dans le trou dont tu n’aurais jamais dû sortir, je refuse de t’accorder la moindre seconde de plus et je te conchie.