Travaux pratiques et aspic de cochonailles

Aimer le cochon, ça va un peu plus loin que de se gaver mollement de saucisses apéritives Lidl.

Alors je vous propose d’aller chez votre charcutier et de lui demander d’où vient et de quelle race est le cochon qui s’est sacrifié pour lui fournir son jambon de Paris. Est-ce un blanc de l’ouest, un large white, un gascon, un noir de Bigorre, un piétrain, un landrace français, un duroc, une saloperie intraçable ou que sais-je encore?

S’il est incapable de répondre, manifestez-lui votre fort mécontentement. Ne pas mangez de la merde demande un minimum d’intérêt et d’investissement.

Après, pour vous récompenser vous vous ferez cette recette d’aspic de cochonailles à la gelée de bière pour mélanger 2 trucs bien sympa.

Pour les ignorants, l’aspic est une préparation culinaire en gelée, comme les oeufs par exemple.

Pour cela il vous faudra un litre de bière. Prenez de la bonne, la cuisine n’a jamais que le goût des ingrédients qu’on y met. Il vous faudra aussi 100 g de gelée claire en poudre et 5 feuilles de gélatine qui vous restent de la dernière fois que vous avez voulu épater vos copains en leur servant des « jelly shots » de vodka pommes (je vous en donnerai la recette  une autre fois). Bien entendu vous aurez besoin du jambon mentionné plus haut en tranches assez épaisses.

Versez la moitié de la bière dans une casserole et l’autre moitié dans le grand verre que vous conservez toujours au congélateur pour vous assurer d’avoir toujours de la bière fraîche. Commencez à faire chauffer la  bière de la casserole en sirotant celle du verre.

Versez la gelée en poudre dans la bière de la casserole qui chauffe et remuez sans trop de conviction jusqu’à frémissement. Quand ça frémit comme la croupe d’une jeune pouliche sous la main d’un jockey sur de lui, incorporez la gélatine que vous aurez préalablement fait ramollir pendant 5 minutes dans un saladier d’eau froide et claire comme les yeux de Greta, cette magnifique fille au pair qui vous donnait envie de vous toucher à des endroits coquins…

Réservez le tout en attendant que ça commence à prendre. Pendant ce temps posez vous des questions existentielles du type: « comment augmenter la portée d’une catapulte tout en en réduisant la taille? » Quand la gelée est à peine prise, versez la dans ce qui vous sert de moules à aspic jusqu’à mi-hauteur.

Découpez le lambonjem (jambon en louchebem, toujours pour les ignorants) en gros carrés. Placez le tout dans les moules, presque jusqu’en haut, et couvrez avec le reste de gelée.

Mettez tout ça au frais le temps que ça prenne bien et il ne vous restera plus qu’à les démouler au moment de les servir.

Et voila!

Demain départ pour Kuala… je ne suis que joie…

10 réponses à “Travaux pratiques et aspic de cochonailles

  1. Robert Marchenoir

    J’ai compris. L’Amiral passe son temps dans des pays de merde, où on bouffe du chien bouilli ou des intestins de chameau crus. Entre deux missions, il fait un saut en France pour se rattraper avec un gueuleton correct. Du coup, il nous file la recette.

    En fait, ceci est un blog gastronomique, camouflé sous des allures de site facho pour éloigner les écervelées qui tiennent des blogs de fille.

    Habile.

  2. Bon voyage et revenez-nous l’esprit vif.

  3. Un facho satisfait et qui se respecte, doit impérativement avoir dans ses favoris.
    – Un blog facho-bouffe.
    – Un blog facho-mode.
    – Un blog facho-bagnole.

    Il me manque le troisième, damned !

  4. Je prends pour le troisième, VIVE LA BAGNOLE ET MERDE AUX ÉCOLOS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  5. Amiral essayez le fromage au lait de chamelle, un jour de cuite polonaise!

  6. Un petit conseil qui n’engage que son auteur .. Avec une gelée naturelle mélangée à la bière cela doit ma foi ne pas nuire à la chose … Suffit de faire bouillir un pied ou deux du même animal … 2 plaisirs pour le prix d’un …

  7. Amiral, vous qui m’avez l’air féru de cochonaille française, selon votre goût qu’est-ce que vous reprocheriez au Parme, au San Daniele et au Serrano (pour l’Iberico je ne l’ai mangé qu’une fois dans une gargotte de Cordoue préparé par une une sorte de matador de la cochonaille, un véritable spectacle) ?

  8. @ Robert, vous avez tout compris!
    @ Didier, on fera ce qu’on pourra…
    @ Coach, donc je ne suis que le facho bouffe pour vous? Ca me fait beaucoup de peine…
    @ Grandpas, je suis prêt à tout.
    @ Cornelius, excellente idée.
    @ Mement Mouloud, je ne leur reproche rien quand ils sont bien fait. Pour ce qui est du bellota, là on parle quand même d’un truc fabuleux.

  9. Merci Woland pour le bellota

  10. Robert Marchenoir

    J’irai même plus loin : demandez à votre charcutier le prénom de son cochon. S’il ne le connaît pas, lattez-lui la gueule d’importance en le traitant de collaborateur islamo-complaisant, puis foutez le feu à sa boutique.

    L’heure n’est plus aux demi-mesures.

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