Durian et bumiputra

J’ai des billets un peu plus puissants en préparation (ce qui veut dire que je les laisse mûrir dans ma tête à moi que j’ai) mais là tout de suite vous n’allez avoir droit qu’a deux histoires Kualalumpuriennes.

Hier soir j’ai voulu tenter le durian. C’est un fruit connu dans la région pour son odeur infect. A tel point qu’il est interdit dans mon hôtel… Si vous voulez, ce fruit exhale la même odeur que des toilettes publiques remplies de vase et de cadavres en état de décomposition avancée. Mais j’avais lu que ce fruit est aussi délicieux que son odeur est infâme. C’était un mensonge éhonté! Le durian goûte ce qu’il sent. Rien que d’y repenser j’en ai encore des frissons. Il m’a fallu moulte Tsingtao pour faire passer les relents que cette chose du diable me donnait. Alors que je manifestais ma désapprobation envers la sauvagerie de gens capable de manger une saloperie pareille, un collègue a tenté de me convaincre que je n’avais pas le palais fait à ce goût et que si on donnait des tripes à la mode de Caen à des malaisiens, ils trouveraient sûrement ça abject aussi. Ce à quoi j’ai répondu que d’une, les tripes se contentent de sentir la merde, pas le cadavre pris dans une gangue de vase flottante dans une marée de pisse, que de deux, je n’allais quand même pas commencer à prendre des leçons culinaires de la part de gens qui ont acceptés de se faire le palais à une telle dégueulasserie et que de trois, les américains avaient envahis l’Iraq pour moins que ça.
Sur ce j’ai fait renvoyé ce crime contre l’humanité en cuisine qui non seulement m’avait fait sauté l’émail des dents, mais qui en plus continuait à m’empuantir les naseaux.
Le serveur a donc remporté cet immondice. Puis nous l’a rapporté dans un doggy bag…

A part ça, la Malaysie applique une politique de préférence non pas nationale mais carrément ethnique, ce qui est toujours bon à savoir pour prendre des notes pour plus tard. Ici certaines sociétés doivent appartenir en majorité à des bumiputras qui sont des malais plus malais que les autres malais qui sont plutôt chinois ou indiens. D’ailleurs il est surprenant de voir à quels points les différents groupes ethniques ne se mélangent pas. Tous ces gens se classent par couleur et type et vivent les uns à côtés des autres dans une espèce d’apartheid acceptés par tous.
Comme quoi la cohabitation entre les cultures est possible!

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5 réponses à “Durian et bumiputra

  1. Ce doit être une forme d’humour Malais….

    Et puis, si les tripes à la mode de Caen pue la merde, je conseille les tripoux Auvergnat (de la maison Bénech si possible). Ça sent bon, ça à l’air bon et ça l’ai…. (A manger avec une truffade !!! L’aligot c’est pour les touristes…..)

  2. De plus, les tripes ne sentent mauvais que pendant la cuisson. Et rien ne vous oblige à aller traîner en cuisine…

  3. Robert Marchenoir

    « La cohabitation entre les cultures est possible. »

    A condition d’édifier un mur de durians entre les « cultures », pour éloigner les indésirables.

  4. 1/ Pas compris la contrepèterie du titre.
    2/ Seuls ceux qui ont fêté leurs noces de perle peuvent appréhender le subtil distinguo, entre vivre avec et vivre à côté.

  5. J’ai déjà entendu des échos similaires à propos du durian… également interdit dans le métro de certaines grandes villes du Sud-Est asiatique, paraît-il.

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