Avatar, une critique objective

Essayons de nous éloigner des polémiques agraires quelques instants pour parler de cinéma.

Je me suis infligé le visionnage (pas dans un centre malheureusement, et oui j’aime toujours les références obscures…) du film Avatar. Et oui parfois les soirées sont longues dans les chambres d’hôtel solitaires de Kuala Lumpur… Et je ne parle même pas des après-midi où l’on rentre d’un brunch assez sérieusement arrosé, que l’on se pose dans sa piaule histoire de respirer un peu, qu’on est pas vraiment en état de lire avec succès, qu’on a allumé la télé au hasard, qu’on a laissé la télécommande sur la commode et que l’on est trop feignant, ou que l’on manque trop d’équilibre, pour aller la récupérer pour changer de chaîne au lieu de s’énerver seul sur le lit de cette chambre d’hôtel en pensant au fric généré par une bouse aussi… bleue!

Donc, je passe rapidement sur l’histoire qu’on a déjà vu mille fois de l’homme blanc qui aime tellement l’autre qu’il veut devenir comme eux. De "danse avec les loups" jusqu’à "la ligne rouge" en passant par "bienvenue chez les ch’tis", cela a déjà été ressassé maintes fois et c’est sans intérêt nouveau.

En l’occurrence, un sombre handicapé part sur une planète lointaine pour une expérience scientifique par laquelle il rentre dans le corps d’une grosse loutre bleue pour essayer de comprendre comment les grosses loutres bleues vivent, ou quelque chose comme ça. Bien entendu, les méchants zumains, surtout un vieux blanc de type réac, veulent détruire ce si joli monde ou tout vit en harmonie avec tout pour construire des tables de jardins. Bien entendu aussi, au cours de son apprentissage, l’handicapé tombe amoureux de la grosse loutre bleue la plus charmante qu’il ait sous la main.

Et c’est là que ça devient nouveau!

Avant les cinéastes se contentaient de violenter nos caboches en nous montrant à quelle point la nature c’est joli, que les locaux la respectent plus que nous et ainsi de suite. Ils nous prenaient aux tripes sans tenter le moins du monde de nous faire réfléchir. Mais c’est la première fois qu’un humain se tape une grosse loutre bleue dans un film grand public. Avatar est donc le premier film zoophile mainstream! Et il démolit le box office à la batte de cricket!

Je pense que ça illustre quand même un truc assez important sur nos sociétés "modernes". L’esprit tellement ouvert qu’elles ont attrapé un rhume de cerveau, ce qui ne leur pose pas de problème vu que ce n’est pas leur outil de travail, et qu’elles considèrent dorénavant ouvertement que toutes les sexualités se valent tant qu’il y a de "l’amûr". Amour qui ne saurait être exclusif bien entendu, puisque comme ce débile physique transformé en grosse loutre bleue, nous ne sommes rien d’autre que des animaux. Toute morale est donc anachronique, toute valeur est donc superfétatoire. En modernité l’homme doit être rabaissé au niveau de ses tripes et de ses parties génitales un point c’est tout.

Les gens auraient du sortir des salles au milieu du film en rigolant où en ayant envie de vomir, et pas seulement à cause de la 3D.

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5 réponses à “Avatar, une critique objective

  1. Je ne crois pas que ce soit une sorte d’hommage à la zoophilie mais plutôt une tentative pour nous expliquer que coucher avec des extraterrestres ce sera cool…

  2. Pour une fois que je saisis la référence obscure… ça ne m’étonne pas de vous Woland.

  3. meunon ! vous n’avez rien compris au film !

    Avatar c’est une allégorie sur les hordes migratoires qui ravagent la France. En tout cas, c’est par ce biais que j’ai pris plaisir à regarder le film.

    Imaginez donc un peuple « bleu », peinard chez lui, qui fait lui – même son saucisson, son fromage et son pinard (enfin, j’extrapole un peu), ça ce sont les extra-terrestres non touchés par la mondialisation heureuse.
    Dans ce peuple, toute le monde est bleu. Il n’y a même pas de bleus foncés.

    Ce peuple dispose de ressources naturelles dont j’ai oublié le nom, mais que pour plus de simplicité nous appellerons les « zalocs ».

    Arrive donc un peuple bigarré et métissé, de prime abord sympathique et joyeux, voire avec un beau cul, qui après avoir quémandé des « zalocs », se met à les exiger, et prétendre qu’elles leur sont dues, quitte à détruire toute la civilisation bleue.

    Heureusement, les bleus finissent par élire à leur tête un chef un peu moins con que les autres, qui réussit à chasser les vilains envahisseurs diversifiés.

    une allégorie, je vous dis !

  4. Pourrait on faire venir le chef des bleus che-nous car pour l’instant les bleus, on en prend plein la gueule.

    Avatar, ne serait pas aussi un dessin animé en feuilleton , avec le peuple de l’eau,de la terre ,de l’ air et du feu. En plus ça cogne grave.

  5. Accessoirement Avatar est une ode au polythéisme.

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