Enseignement de la théorie du genre à l’école

Apparemment, je suis un infâme suffisamment bien intégré dans le réseau social ‘strèmiste pour régulièrement recevoir de e-mails de gens qui pensent que je dois partager leurs lubies et que je me consume comme une bougie d’anniversaire allumée au napalm de l’envie de m’engager à leurs côtés.

Le dernier en date concerne "l’enseignement de la théorie du genre" à l’école. D’après cette théorie, on est mâle ou femelle de naissance mais on peut choisir son genre. C’est une grande catastrophe pour des raisons qui m’échappent. A la limite on pourrait suggérer que cet enseignement à plus sa place en cours de philo que de bio parce qu’il s’agit là d’existentialisme, et que c’est donc totalmente bidoni, mais franchement pondre une clef anglaise à cause de ça parle plus de ceux que ça énerve que de ceux qui le font. Et puis de toutes façons cela fait bien longtemps qu’on enseigne plus là philosophie en classe de philo…

Que cela soit bien clair, si vous êtes inquiet de l’enseignement donné à l’éduc nat, c’est que vous ne faites pas votre boulot de parent qui est de vérifier ce que sait votre petit Marcel, quelles sont ses influences et de corriger le tir quand c’est nécessaire. Les cours d’histoire sont truffés de mensonges depuis des années, les cours d’éco sont des manuels marxistes, les cours de français n’en sont plus, les cours de philo n’ont plus aucun contenu philosophique et globalement les profs bouffent la tête des élèves insidieusement et en permanence. L’enseignement de la théorie du genre n’est donc qu’une ânerie de plus, plutôt moins grave que les autres en fait tellement elle est absurde. Mais si vous ne contrebalancez pas cette somme d’âneries et que vous faites confiance à des inconnus pour apprendre les notions de base à vos marmots, si vous ne mettez pas les bons bouquins dans les mains de vos rejetons, si vous ne prenez pas le temps de lui fournir les arguments nécessaires à une pensée structurée indispensable pour traquer la mauvaise foi des enseignants, vous êtes complice.

Donc c’est votre problème et je m’en cague.

Et surtout gardez bien en tête que si votre môme ne se fait pas traiter d’anticommuniste primaire à un moment de son parcours scolaire, c’est que vous avez mal fait votre devoir et que vos enfants ont bien raison de vous détester.

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37 réponses à “Enseignement de la théorie du genre à l’école

  1. M’est avis que vous êtes un peu naïf, sur le coup.

    Certes, les parents ont le premier rôle dans l’éducation des enfants, c’est une évidence. Malheureusement, tout est fait pour que cette évidence n’en soit plus une aux yeux des enfants. On leur apprend même de plus en plus tôt à « prendre leur indépendance » vis-à-vis de leurs parents.

    Comment voulez-vous qu’un gamin qui entend tout le monde autour de lui dire les mêmes âneries, et qui est de plus en plus tôt en phase de rébellion contre ses parents (ça n’attend plus l’adolescence, plus du tout), puisse croire un seul instant que ses parents aient raison seuls contre tous les autres ?

    Je n’ai pas encore d’enfants, mais j’ai encore des petits frères assez jeunes, et ce qu’on leur dit en cours, ce qu’on leur apprend en éduc’civ’, et même ce que leur disent leurs amis du même âge (des gamins, donc) est effrayant.

    Heureusement, ils ont des parents solides, et des grands frères idem, ce qui fait qu’on est quelques-uns à leur dire les mêmes choses (quoi que de façon souvent très différentes, puisque nous sommes déjà des adultes, et avons pu faire, nous, ce nécessaire travail de critique de ce que nous ont appris nos parents ; essentiellement d’ailleurs pour réaliser qu’en effet ils ont fait du très bon boulot), contre tous les autres, ce qui rétablit un peu la balance.

    Mais quand les aînés des familles seront lobotomisés, que les parents eux-mêmes ne seront plus vraiment sûr de rien, et que les grands-parents seront de la génération post-68, et donc n’aura rien connu d’autre, qui apprendra quoi que ce soit de solide aux enfants ?

    Et des parents, seuls, ne pourront plus rien faire contre le rouleau compresseur de tous les autres.

  2. « si vous ne mettez pas les bons bouquins dans les mains de vos rejetons, si vous ne prenez pas le temps de lui fournir les arguments nécessaires à une pensée structurée indispensable pour traquer la mauvaise foi des enseignants, vous êtes complice. »

    Voilà bien le problème. Quels sont les parents qui ont les ressources intellectuelles et morales pour faire ça ? Très peu, très, très peu.
    L’enseignement de la théorie du gender ne fera ni chaud ni froid aux rejetons aux de ce qui reste de familles sérieusement catholiques, pas plus qu’aux enfants d’affreux réacs surdiplomés comme il y en a quelques-uns. En revanche elle va brouiller un peu plus les repères des enfants de catégories populaires ou moyennes, ceux dont les parents n’ont pas vraiment les moyens d’argumenter contre ce que disent nozélites.
    Je ne dis pas que ça les convaincra que les hommes et les femmes c’est tout pareil, car les faits sont têtus, mais ça les désorientera encore un peu plus, ça leur pourrira la vie individuellement et ça facilitera le travail de nozélites pour amener le troupeau vers les gays pâturages de l’Eden modernoeud.
    Les petits ruisseaux font les grandes rivières Amiral, et cette histoire de théorie du genre (devenue obligatoire à Sc po Paris, cela dit en passant) c’est un gros ruisseau supplémentaire qui vient alimenter le fleuve qui nous emporte.

    • Bouhouhou c’est la faute au systeme… Cet enseignement n’est qu’un symptome de ce systeme vërolé. Il ne sert à rien de faire les ongles d’une main gangrenée. A chacun d’ëtre responsable et de lutter contre l’ensemble.

  3. Pour ce qui est de cette question particulière (les conneries “genrées”), on peut aussi penser que la puberté et ses afflux hormonaux viendront la balayer en deux temps et trois mouvements – mouvements de hanches, il va de soi.

  4. Fikmonsk,
    « qui apprendra quoi que ce soit de solide aux enfants … ». Je souscris.
    Aristide,
    « L’enseignement de la théorie du gender ne fera ni chaud ni froid aux rejetons aux de ce qui reste de familles sérieusement catholiques, … »
    et encore, je suis au désespoir !
    Didier,
     » puberté et ses afflux hormonaux viendront la balayer en deux temps et trois mouvements … »
    Bien optimiste sur la nature humaine.
    Puissance de l’idéologie :
    rien à faire sur la plupart des cerveaux.

    Salut à l’Amiral et à ses talentueux commentateurs.

  5. « les cours de français n’en sont plus, les cours de philo N’ONT PLUS ». On est d’accord.

    • Tite, c’est exact mais pour ma défense, qui n’en est pas une, la faute réside dans le morceau de phrase qui a sauté et que je vais rajouter de ce pas.

  6. Le principal problème de cette « théorie du genre », c’est qu’elle va être enseignée non pas en « philo », en classe de terminale, mais en biologie, en classe de 1ère. Et présentée comme une affirmation, pas comme une théorie.
    En 1ère, les élèves sont absolument incapables de distinguer ce qui est vrai, connu, vraisemblable, démontré et cohérent, de ce qui est l’élucubration théorisée d’un transsexuel malade des boyaux de la tête, surtout si on ne le leur dit pas.

  7. Trop compliqué tout ça pour un pousseur de fonte, si je dé-genre le tampon hygiénique, et bien la ficelle me dé-range pour le développé nuque assis.
    Oui, bon, je sais, je ne suis pas au nivo.

  8. « Il ne sert à rien de faire les ongles d’une main gangrenée. »

    Belle métaphore Amiral, mais qui ne répond guère à nos objections.
    Chouiner que c’est « la faute du système » est évidemment ridicule et inacceptable s’il s’agit de se dédouaner de sa responsabilité individuelle, mais cela n’empêche pas que les institutions sont quelque chose de réel et que les individus isolés, non organisés, sont presque toujours impuissants face aux institutions.
    Se préoccuper de ce qui se passe dans les institutions – et en l’occurrence de ce qu’on enseigne à nos enfants dans les salles de classe – me parait donc tout à fait légitime, et nécessaire.
    Nous sommes d’accord je crois sur le fait que l’éduc’ nat est un demi-cadavre qui sent mauvais et qu’il est vain d’espérer ramener à la santé. Le salut, s’il existe, ne proviendra que de la disparition du monstre. Mais pour le moment l’éduc’nat existe toujours et lave quotidiennement le cerveau de nos enfants pendant des années.
    Et tant qu’elle existera il faudra malheureusement se soucier de ce qui s’y passe.
    Donc peut-être que l’enseignement de la théorie du genre n’est pas une grande catastrophe, mais c’est assurément un mauvais coup.

    • Désolé mais pour moi cela revient littéralement à discuter du sexe des anges alors que la ville est en train de tomber aux mains de l’ennemi… Cet enseignement n’est qu’un mensonge de plus alors pourquoi faire une fixette là dessus alors que tous les programmes sont à revoir?

  9. En fait, on s’efforce à détruire de plus en plus dans les élèves la faculté de raisonner. On leur faisait de l’endoctrinement, mais à côté de cela restait un enseignement rigoureux des sciences expérimentales. Ce qui permettait aux boyaux de la tête -selon l’appellation chère à Pakounta- de se mettre en ordre et de relier les effets aux causes. Et donc d’échapper un jour, plus ou moins complètement, aux effets de l’endoctrinement. Un inconvénient auquel il fallait pallier. Voilà maintenant les prof de biologie obligés d’enseigner des inepties n’ayant aucun rapport avec l’expérimentation et l’observation. On pourrait aussi bien dire que les gens meurent à cause de la pression de la société qui a construit des cimetières, élaboré des rites funéraires et reconnu la profession d’entrepreneur de pompes funèbres. Bien sûr que la société exerce une certaine influence sur ses membres. C’est du domaine de la sociologie. Pas de la biologie. Les domaines de compétences sont différents.
    Si je gifle quelqu’un, la biologie me dit que le giflé va avoir une tuméfaction. Que celle-ci sera proportionnelle à la violence du coup. Qu’elle dépend aussi de l’état de santé du giflé : une petite gifle sera grave de conséquence pour un hémophile. Si je frappe très fort, je peux même me blesser la main.
    La biologie ne me dit pas quelle sera la réaction du giflé. La sociologie peut me donner le champ des possibles. Mais elle ne peut pas prédire le résultat. Ce sont deux disciplines très différentes et les mêler revient à dire 1/qu’elles fonctionnent pareillement et donc par conséquent 2/ que les mêmes causes ne produisent pas toujours les mêmes effets.
    Ce qui est la doxa qu’on fait gober aujourd’hui, passé l’époque du déni : Oui, par le passé, vous avez raison, cela n’a jamais marché mais il n’y a aucune
    raison qu’il en soit de même aujourd’hui

  10. Il ne s’agit pas de faire une fixette là-dessus, mais de s’intéresser AUSSI à ça. Si fixette il y a, c’est en effet ridicule. Mais passer sous silence, quand on analyse la chute de cette société, le rôle de l’Educ’nat’ serait absurde.

    D’autant que ça touche nos enfants, qui sont probablement ceux qui devront faire face à la chute finale. Et qu’il sera donc, j’ai tenté de le montrer, d’autant plus dur de les former à résister à la chute que l’Educ’nat’, entre autres, sera faite pour les pourrir.

    Je crois tout simplement que vous n’avez pas conscience de la vitesse avec laquelle l’Educ’nat’ avance (ou recule, c’est selon). Entre moi et mes frères, 10 ans se sont écoulés. Et tout ce qui m’est arrivé à moi au lycée leur arrive dès le début du collège. Dans 10 ans, les enfants entendront au primaire les âneries que vous n’avez entendues qu’au lycée. Et ils l’entendront donc en étant beaucoup moins formés. A moins de commencer à leur faire lire « les bons bouquins » dès leurs 2 ans.

    C’est impossible. C’est pour ça qu’il faut lutter aujourd’hui contre la gangrène, même si c’est désespéré. Parce que plus on attend, moins on aura de chance de la stopper. Et un corps gangrené ne s’auto-guérit pas. Il pourrit, puis meurt. C’est irréversible.

    • Fikmonskov, vous faites exprès de ne pas comprendre ou vous ne lisez pas ce que j’ecris? Je dis justement qu’il faut combattre l’EN dans son ensemble et ne pas se fixer sur un seul point…

  11. L’éduc Nat, certes, pour y avoir fait l’intégralité des mes études, je sais dans quel état de décrépitude elle est, mais pour le privé ? Ont-ils les mêmes problèmes ?
    Y a-t-il moyen d’échapper à l’endoctrinement crétin de nos enfants par le corps enseignant ?

  12. Le privé sous-contrat, c’est quasi du pareil au même. Bien que ça dépende quand même beaucoup de chaque directeur.

    Le privé hors-contrat, c’est différent. Le problème étant que ça tourne beaucoup en circuit fermé : les écoles hors-contrat forment… les futures instit’ des écoles hors-contrat. Sans parler du risque assez énorme d’enfermement sur soi-même que présentent ces écoles : n’y vont que des gens qui sont aussi ensemble aux scouts le WE, au sport le mercredi après-midi, au rallye le samedi soir, etc…

    Quand t’es pas dans le circuit, impossible de t’y intégrer, et quand t’y es, ça devient une sorte d’inceste idéologique : tout le monde pense tellement la même chose que ça finit très vite par sentir le renfermé. Et c’est bon pour personne. (Et je parle d’expérience.)

    Sans même parler du prix, qui est rédhibitoire pour pas mal de monde, il ne faut quand même pas l’oublier : l’instruction correcte est un luxe, un truc de riches.

    Je précise que je suis plutôt favorable au hors-contrat. Mais les risques et les défauts existent, et sont à mon avis dangereux aussi. Reste à trouver une façon intelligente de le faire. Intelligente et viable.

  13. Amiral : « Fikmonskov, vous faites exprès de ne pas comprendre ou vous ne lisez pas ce que j’ecris? Je dis justement qu’il faut combattre l’EN dans son ensemble et ne pas se fixer sur un seul point… »

    J’ai répondu : qui se fixe sur un seul point ? Si parler de ce point peut amener certains à prendre conscience que le système est pourri, alors parlons-en. Je le répète, il ne s’agit pas de faire une fixette, mais de profiter de chaque occasion de rappeler que le système est pourri. Si possible en parlant de l’actu. Et en essayant aussi de ralentir le pourrissement.

    Enfin, si on essaie de tout changer d’un coup, c’est foutu d’avance… La méthode des petits pas reste la plus efficace. C’est d’ailleurs comme ça qu’ils ont réussi à faire de l’EU ce qu’elle est aujourd’hui. Et tout le reste aussi (avortement, mariage homo, euthanasie…)

    Je ne vois pas où nous ne sommes pas d’accord, en fait.

  14. Le privé (sous-contrat) a largement les mêmes problèmes car les programmes sont supervisés par l’éduc’nat.
    L’ambiance de travail peut y être meilleure mais la bouillie mentale a largement la même saveur.
    Les merveilles de l’étatisme à la française…
    Hors contrat c’est autre chose, mais il y en a peu et ça coute les yeux de la tête.

  15. Dans la catégorie ravages dûs à l’éduc naz, on a l’exemple de ce petit-fils qui a accusé son grand-père de viol, quand il avait 9 ans. Résultat: 11 ans de prison pour la papé. Et le jeune homme qui se rétracte 11 ans plus tard en disant « c’est pas vrai, je n’ai jamais été violé par mon grand-père, je n’ai jamais été violé du tout, d’ailleurs. »
    Faut dire que dès la 6ème, les enfants sont « sensibilisés » aux abus, on leur apprend à se méfier d’une main sur l’épaule, y compris celle du tonton ou du papy. Il doit réfléchir pour savoir « si ça lui dit oui, ou si ça lui dit non. Si ça lui dit non, il doit en parler et dénoncer. »
    Parfois, ça tombe juste, parfois ça fait 11 ans de prison pour rien…

  16. La Gerbille des Ciments

    Si vous voulez que vos enfants échappent à l’ « endoctrinement crétin » de l’EN, il va vous falloir mettre la main à la pâte et ne pas vous contenter de répondre, comme Aristide l’a fait sur son blog à la question qui lui a été posée de traduire « The Belle Curve », je cite :

    « Vous surestimez ma dévotion au bien commun. Ce serait beaucoup trop de travail, sans compter le fait d’avoir l’autorisation des auteurs, de trouver un éditeur, etc. Bref il faudra vous contenter du compte-rendu, je le crains. »

    Un professeur se comporte en héritier : il transmet aussi correctement que possible ce qui lui a été transmis un jour. Mais lorsque l’état des connaissances est modifié, parce que la science évolue ou que la recherche progresse sur certains points ou encore parce que l’ Etat se pique de promouvoir les filles ou la diversitude, il faut pouvoir prendre le temps de se documenter sur les nouveautés qui débarquent à l’horizon des programmes, prendre le temps de réfléchir à leur pertinence de ce qui se trouve dans les manuels (et ça demande un temps fou en plus d’être coûteux pour celui qui entreprend ces recherches). Si les intellectuels capables de traduire ou de produire les arguments se comportent en égoïstes, les sources d’information restent réduites et confidentielles, et ce sont les documents d’accompagnement (pas si mauvais qu’on veut bien le faire croire d’ailleurs) et les manuels scolaires (déjà plus discutables) qui auront du poids dans la question de savoir ce qu’il convient de transmettre. Pendant ce temps, les promoteurs de la vérité viendront pleurer sur les blogs, ici ou ailleurs, et se lamenter au sujet de ce qu’on abrutit la jeunesse.

    Libre à vous d’être égoïstes et de vous lamenter… mais libre à d’autres de pointer des incohérences aussi.

  17. La Gerbille des Ciments

    « prendre le temps de réfléchir à LA pertinence de ce qui (etc.) »

  18. Le privé hors-contrat est aujourd’hui comme ça peut-être parce qu’il s’est développé à un moment où l’éduc Nat faisait encore plus ou moins son boulot.
    Une fois la niche écologique vide, on peut s’attendre à ce que des écoles hors-contrat se diversifient (si l’Etat le permet encore) et viennent la remplir.

    Professeur est un boulot à plein temps que les parents ne peuvent pas assumer en entier (à moins de na pas travailler ET d’avoir les connaissances nécessaires pour remplacer le prof). Parce que non seulement ils n’apprennent rien, mais ça leur prend beaucoup de temps. Au moins 8 heures par jour. Bref, tout est fait pour qu’ils soient complètement illettrés.

  19. Ma bonne Gerbille,

    Vous croyez donc réellement que je suis un riche héritier qui n’a rien d’autre à faire pour occuper son temps que de tenir un blog.
    Etonnant tout de même l’idée que les gens peuvent se faire de vous.
    Mais puisque vous êtes sûrement bien au-dessus de cet « égoïsme » que vous me reprochez je suis sûr que vous ne verrez pas d’inconvénient à me salarier pendant un an ou deux, le temps que je traduise l’ouvrage.
    Je préfère vous dire tout de suite que je me fais payer à la ligne et que le livre est volumineux.
    Ah, et puis aussi vous veillerez à obtenir l’accord des auteurs, de l’éditeur américain, et bien sûr à me trouver un éditeur français qui accepte de publier l’ouvrage en question.
    Ca ne devrait vous demander que quelques mois de travail dans le meilleur des cas. Trois fois rien pour quelqu’un qui a, comme vous, le souci du bien commun chevillé au corps.
    J’attendrais donc d’avoir de vos nouvelles.

    • @ Fikmonskov, les petits pas c’est pour les enfants et les vieillards. Ce qu’il faut là tout de suite c’est courir à la remise chercher la tronçonneuse pour trancher la main de l’EN qui ne veut pas lacher nos enfants.
      @ la Gerbille du ciment, donc quoi? Vous réalisez déjà l’investissement que c’est de tenir un blog régulièrement, d’avoir un boulot, d’élever un môme? Vous voudriez qu’en plus je devienne prof pour subir la connerie des enfants des autres? Je demande la liberté, rien de plus rien de moins.

  20. Sauf que quand on sort de la métaphore, c’est pas possible. Alors après chacun choisit : soit on reste dans les « il faudrait », « ça serait bien », « l’idéal serai », soit on se bouge, chacun à son échelle, chacun avec les pas qu’il peut, chacun à la place qu’il peut.

    Mais si on choisit la première option, on sera bien avisé de ne pas s’amuser à décourager ceux qui choisissent la seconde, surtout si on est d’accord avec eux sur le fond : c’est la merde.

  21. Woland, votre solution a ses limites.
    D’accord, votre école hors contrat est libre de ne pas enseigner aux collégiens la religion du genre en cours de sciences nat et d’enseigner que le genre humain se divise en deux sexes dont la conjonction permet la perpétuation de l’espèce. Mais si c’est le sujet qui tombe au BEPC ?

  22. La Gerbille des Ciments

    Aristide,

    « Vous croyez donc réellement que je suis un riche héritier qui n’a rien d’autre à faire pour occuper son temps que de tenir un blog. »
    Je ne crois que très peu de choses venant de blogueurs dont je ne sais à peu près rien ; en revanche je vous mets face à vos contradictions puisque je croise vos propos ici et là. Merci de ne pas transformer une critique de vos paroles en une critique personnelle – si toutefois vous êtes convaincu que je pense qu’être un riche héritier est une tare.

    « vous êtes sûrement bien au-dessus de cet « égoïsme » que vous me reprochez »
    Je fais bien des choses par égoïsme ; transmettre peut être la conséquence d’un grand égoïsme par exemple. Ma critique ne concerne pas l’égoïsme, mais l’inconséquence qu’il y a à se désintéresser du bien commun et à dénigrer dans le même temps le travail de ceux qui se consacrent à ce bien commun.

    Quant à vos quémanderies en matière de publication, adressez-vous aux gens du métier en leur envoyant quelques chapitres traduits.

    Woland,

    « Vous voudriez qu’en plus je devienne prof pour subir la connerie des enfants des autres? »
    Où l’ai-je demandé ? Je ne suis pas là pour recruter. En plus si je devais le faire je ne recruterais pas ici : les blogueurs passent leur temps à se montrer de mauvaise foi, et simplifient les répliques de leurs interlocuteurs de manière à les faire passer pour des imbéciles ; avec une attitude pareille, aucun ne tiendrait deux minutes devant un public d’élèves !

    • Fikmonskov, mais c’est exactement ce que je dis. Il faut lutter en permanence et partout contre les méfaits de l’EN. Pour cela il faut commencer par en avoir conscience et ensuite en avoir la volonté. Comme disait a peu près Malcolm Tucker: « baissez vous, ramassez le premier truc qui vous tombe sous la main et battez les jusqu’à en faire sortir la connerie ».
      Barbara, où ai-je parler d’école hors contrat?
      La Gerbille, vous remarquerez que je vous ai posé une question. Que préconisez vous? Je me fais prof? Je ligature les trompes de ma femme au fil de fer barbelé? Je me lance dans un génocide d’instits? Je deviens prof moi-même? Sinon, votre description du blogeur ressemble pas mal aux qualités de 90% des profs que j’ai subi pendant ma longue scolarité.

  23. « Merci de ne pas transformer une critique de vos paroles en une critique personnelle  »
    Alors celle là, elle est tellement belle que je crois que je devrais l’encadrer.

    Sinon j’attends toujours votre proposition de contrat pour traduire The bell curve. Et j’avais oublié de le préciser, mais cela va sans dire : après il faudra me retrouver un emploi équivalent à celui que j’aurais quitté pour pouvoir faire la traduction.

    Et puis aussi : pour la bonne intelligence de vos propos, pourriez-vous nous expliquer ce que vous entendez par : « dénigrer dans le même temps le travail de ceux qui se consacrent à ce bien commun. « ?

  24. Amiral,
    Je ne retiendrais que ça « Et surtout gardez bien en tête que si votre môme ne se fait pas traiter d’anticommuniste primaire à un moment de son parcours scolaire, c’est que vous avez mal fait votre devoir et que vos enfants ont bien raison de vous détester. »
    Sinon, c’est à mes yeux évident qu’il ne faut pas faire de fixette sur la théorie du genre : c’est juste une cible de plus qui apparaît dans un secteur de tir déjà passablement chargé…

  25. Alors, Amiral, je ne comprends en effet pas votre texte…

  26. Effectivement, vous n’avez pas clairement parlé d’école hors contrat. Mais je m’étais imaginé que vous vouliez encore voir transmettre un savoir aux enfants. Vous voulez flinguer l’Ed Nat, les écoles sous contrat doivent contractuellement appliquer le programme Ed Nat, ne restent donc que les écoles hors contrat. D’où mon extrapolation. Toutes mes excuses pour n’avoir su saisir votre pensée.

  27. L’ Education Nationale n’est plus là pour enseigner aux enfants l’ orthographe et autres matières scolaires indispensables à la vie de tous les jours mais pour distiller un message « politiquement correct » sur les responsabilités de l’ Occident sur tous les malheurs du Monde.

    Les parents peuvent contrecarrer cet abrutissement généralisé mais le combat devient vite celui du pot de fer contre le pot de terre.

    Les informations diffusées par les  » hussards roses » de la République sont renforcées par la télévision et quelque soit les chaines regardées.

    Le prix des livres devenant de plus en plus excessif, il est difficile de proposer une autre vision de l’histoire et comme dans les comités de lecture des grandes maisons d’ édition règnent aussi des admirateurs de cette gauche, les ouvrages n’entrant pas la ligne rose sont rejetés.

    Ils existent des petites maisons d’édition mais la distribution de leurs publication est aléatoire mais ne désespérons pas l’internet permettra peut être aux générations futures de disposer d’informations à contre-courant tant que le législateur surtout en France ne mettra pas ses doigts crochus dedans.

    Nous remarquerons que nos élites socialistes ne mettent pas leur progéniture dans les collèges et lycées de la République mais souvent des institutions privées comme l’École alsacienne de Paris.

    Jaurès leurs montra le chemin en scolarisant ses enfants dans des écoles catholiques.

    Faites ce que je dis et non ce que je fait, la devise des gauchistes.

  28. Je suis d’accord avec Woland, la responsabilité première est celle des parents. D’ailleurs que font les associations de parents d’élèves ? Ha oui, elles sont souvent à gauche…

    Dans mon collège et lycée privé sous-contrat d’une ville chic et bien connu de l’ouest Parisien, certains professeurs (Anglais, philosophie, histoire et français) m’appelait « l’anarchiste », simplement parce que lors que je n’étais pas d’accord avec eux, je le disais.

    Heureusement que l’anarchie mène à la banque…

  29. Je réponds à Aristide, brièvement :
    Ou vous ne savez pas lire, ou vous le faites exprès. Je ne peux rien faire pour vous, à part vous plaindre, ou sourire, et me réjouir finalement de ce qu’un illettré ne traduise pas de bouquin. Le monde est finalement assez bien fait.

  30. La Gerbille :

    vous avez bien fait de prendre votre temps pour faire une pareille réponse. Vraiment, ça valait la peine d’attendre. C’est ce qu’on appelle un bouquet final. Quel talent !
    Bravo et merci encore, sincèrement, c’était très drôle. Vous devriez faire la tournée de blogs, je suis sûr que vous auriez beaucoup de succès.
    Et puisque certains de nos amis ont peut-être manqué vos tous premiers sketchs, je me permets de leur indiquer l’endroit où ils pourront les trouver.
    http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4813763478580616957&postID=3976167080112373199

    Bon, sinon n’oubliez pas d’étendre derrière vous en partant, et revenez quand vous voulez, hein? surtout n’hésitez pas.

  31. Revenir ici ? Pour lire quoi (de neuf) ? Pour parler à qui ? Il n’y a aucune conversation possible, entre la surdité de certain blogueur et mon tempo qui ne convient pas.
    J’aurais fait un bref passage par ici, attirée par les angoisses éducatives et la suspicion qui saisit facilement le libéral comme le maraboutisme possède l’Africain, ça me suffit.
    Je préfère les vraies personnes.

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