Archives mensuelles : août 2011

Baisser les salaire du président et des ministres?

De toutes les idées idiotes débitées par Titine Aubry au kilomètre, c’est sans doute la plus inepte, la plus démagogique et la plus moderne. C’est l’équivalent de l’auto-asphyxie érotique: idiot, dangereux, nombriliste et à la mode.

Servir la France n’a pas à être du bénévolat. Cela comporte de nombreuses responsabilités, énormément de boulot et encore plus d’emmerdements. Il est donc normal que ceux qui désirent le faire soient justement rétribués, ce qui n’est pas le cas vu qu’ils sont sous-payés par rapport à ce qu’ils sont supposés représenter. C’est même absolument nécessaire de les payer plus et de leur fournir de nombreux avantages si on veut attirer les meilleurs vers ces fonctions plutôt que dans les salles de marché, ce qui n’est clairement pas le cas aujourd’hui où seuls des sociopathes et autres arriérés persuadés d’avoir un "destin" se lancent là-dedans. Je suis donc pour doubler leurs émoluments, et pareil pour les députés et les sénateurs, à condition qu’ils soient au moins 2 fois moins nombreux et qu’ils en fassent le moins possible. Exactement l’inverse des fonctionnaires en fait.

Je suis même pour qu’ils aient des primes à l’absentéisme. Ou qu’au contraire ils n’aient le droit de bosser qu’un jour par semaine. En tous cas de faire en sorte qu’ils ne restent pas dans nos pattes à nous empêcher de vivre. Je voterai des deux mains pour le premier qui dira qu’il ne peut et ne veut rien faire pour moi personnellement à part me voler moins d’argent. N’oublions pas que comme disait Reagan, les mots les plus terrifiants de la langue sont "je suis du gouvernement et je suis là pour vous aider".

Le raisonnement de Martine Aubry n’a aucun sens car elle veut au contraire chasser tous les ambitieux qui ne veulent pas vivre dans des taudis et qu’en plus ils justifient leur salaire en nous privant de nos libertés une à une pour notre bien. Comme si on pouvait faire encore confiance à l’état pour gérer quoique ce soit alors qu’il est aussi utile qu’un vélo sans pédale, ni selle, ni guidon.

Une activité hautement masturbatoire: se répandre sur la toile

Suite à un commentaire d’un blogueur qu’a pas peur (et surtout pas du ridicule apparemment) sur une partie du journal de Didier Goux auquel ce dernier a répondu déclenchant un billet, excellent au demeurant il faut le noter, du noumebeur ouoine à qui cette accumulation de liens est un hommage, je tiens aussi à donner mon avis à moi que j’ai dans mon style tout en condensation chatoyante:

Tenir un blog est par nature une façon de s’embrasser les biceps en fourrant une demi-mondaine héroïnomane relevée en fin de soirée dans un bar très sombre et au sol collant.

Il faut être d’une prétention immense pour écrire des petits bouts de rien qu’on lâche dans l’infinité internétique et croire qu’on va être lu. Il faut être d’une prétention encore plus immense quand on pense comme moi qu’on va peut-être faire rire le lecteur de temps en temps. Pour réussir à faire ça dans la durée il faut être totalement inconscient et, en paraphrasant Tyler Durden, oublier qu’on est pas pas un flocon de neige beau et unique, oublier qu’on est fait de la même matière organique en décomposition que tout le monde et qu’on fait tous partie du même tas de compost.

Alors oui, nous parlons de nous tout le temps et en permanence. Quand j’écris sur la politique je parle de moi autant que quand j’écris sur les catapultes ou mes lectures.

Et quand j’écris, je regarde mes stats plusieurs fois par jour. Les voir monter est le seul salaire que je demande pour le boulot fourni sur Brèves 3.0. On a les satisfactions qu’on peut.

Idiots utiles en roue libre ou le complot qui dégénère

Idée soudaine rapidement jeté sur l’écran avant qu’elle ne m’échappe.

Sachant qu’il est désormais de notoriété publique que de très nombreux intellectuels, associations, journalistes et politiciens occidentaux étaient des pantins actionnés par le KGB (merci à l’ouverture des archives). Or, depuis la chute de l’URSS, ces pantins sont privés de marionnettistes et agissent désormais de manière mécanique et toujours plus déconnectée de la réalité.

Sachant que ces intellectuels, associations, journalistes et politiciens ont toujours les mains sur le manettes, il n’est pas surprenant que le mur se rapproche sans qu’ils soient capables de réagir d’une manière non-pavlovienne. Ils courent en rond comme des poulets sans tête, nous entraînant dans leur cavalcade. Tout contradicteur est donc un fasciste ou un chien et rien ne pourra changer tant que leurs cadavres auront les mains crispées sur le gouvernail.

En tous cas, c’est une théorie du complot qui en vaut une autre.

+0.7 degré celsius en 161 ans! Nous sommes tous morts!

Les réchauffistes nous affirment que la science ne peut être contredite, voyons ce qu’il en est en traduisant et résumant cet article.

Pour commencer, oui la terre se réchauffe depuis 1850 et la fin du petit âge glaciaire. Elle s’est même réchauffée de 0.7 degré celsius. Du moins c’est ce qu’on pense vu que les données ont été altérées au point où elles sont devenues inutilisables. Comme les "scientifiques" d’East Anglia l’ont reconnu, ils ont transformé les données pour montrer plus de réchauffement, puis ont foutu les données originales à la poubelle. Or ce sont les "scientifiques" d’East Anglia qui centralisent les données utilisées par presque tous les climatologues. Par conséquent il est impossible de savoir quelle est la situation réelle. Eux-mêmes n’en ont aucune idée depuis le temps qu’ils truquent afin d’obtenir toujours plus de subventions. Ceux-là devraient être bouillis avec leur viande à la menthe.

Aux USA, les réchauffistes de l’institut Goddard pour les études spatiales commettent des erreurs "non-intentionelles" qui permettent aussi de montrer un aggravement du réchauffement. Par exemple ils utilisent les températures russes de septembre pour le mois d’octobre… Ce qui est relativement mineur par rapport au fait qu’ils n’utilisent que les données qui les arrangent. Sur les milliers de capteurs à leur disposition, seule une fraction est utilisée, mais cette fraction sert à faire toutes les courbes. Comment? En considérant que la distance entre chaque capteur peut être d’environ 1000 kms. Par exemple, plutôt que d’utiliser les températures données par un sommet bolivien, ils lui substituent la température régnant dans la jungle brésilienne. Ceux-là devraient être torturer à l’aide de films de Godard!

Donc toutes les études sont fausses. Mais même si effectivement le climat se réchauffe, au rythme actuel, il nous faudra encore 300 ans avant d’atteindre les températures de la Rome Antique. Et pourtant, les politiques et les journalistes nous matraquent avec le réchauffement comme des membres du NKVD tombant sur un repère de moujiks possédant un poussin scrofuleux.

En attendant, on nous taxe toujours plus pour quelque chose qui n’existe pas plus que les licornes, les sylphes ou une strip-teaseuse trouvant son client vraiment intéressant.
La taxe carbone est dans les faits l’équivalent de la dîme, une taxe purement religieuse, à part que Dieu, lui, existe.

L’éducation sentimentale et autres lectures

Cet été j’ai lu à l’instigation indirecte de Didier Goux qui y fait régulièrement référence, et que j’ai même lu écrire qu’il ne mettait à peu près rien au-dessus, L’éducation sentimentale de Flaubert et j’ai été déçu. Non que j’ai trouvé le livre mauvais, il est indubitablement très bon, seulement je dois être trop romantique et idéaliste et suivre ces personnages se rouler dans la médiocrité pendant des centaines de pages sans qu’ils en tirent quoi que ce soit m’a laissé un drôle de goût dans la bouche. Je suis ressorti de cette lecture sans aspiration, sans réflexion, seulement avec l’impression d’un manque de souffle et un grand mépris pour ces héros pathétiques. Bref, aucune joie à la lecture de ce roman que je reconnais pourtant comme étant presque parfait dans sa construction et sa narration. Pour moi, Flaubert s’y est fait montreur d’automates et non d’âmes.

D’un autre côté, Salut au Kentucky de Kléber Haedens, que j’ai lu dans la foulée et qui est aussi un genre d’éducation sentimentale, m’a laissé l’impression exactement inverse. J’imagine que cela est du au fait que je n’aime pas tellement qu’on flatte ma misanthropie qui est déjà bien assez enflée comme ça. Mon cynisme est subi et je ne peux m’empêcher de toujours espérer. On a les moyens qu’on peut pour résister à l’appel du gouffre.

Sinon, de mes lectures du dernier mois je retiendrais qu’Ocean’s songs de Kersauson ne vaut pas tripette (faut bien payer ses impôts hein), que Pourquoi j’ai mangé mon père de Roy Lewis est divertissant sans tellement plus, que La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole est fabuleusement drôle, est parfaitement excellent et que vous devez le lire séance tenante sous peine de catapultage, que La planète des singes de Pierre Boulle est très daté et que La trilogie berlinoise dont j’ai lu la moitié est pour le moment parfaite pour qui a toujours rêvé de voir Philip Marlowe enquêter dans le contexte de l’Allemagne nazie.

Oui, je considère que des vacances réussies se passent dans une pièce fraîche et sombre avec une pile de livres, quelques caisses de vin et un cochon qu’on mange par petits bouts. Je suis un homme d’intérieur depuis toujours vu qu’à 5 ans à ma très chère Maman qui me poussait à coups de balais pour que j’aille jouer dans le jardin au prétexte au combien fallacieux que suite à notre déménagement prochain nous n’aurions peut-être plus de jardin je répondis "j’espère bien, comme ça tu ne pourras plus me forcer à aller jouer dehors".

Historiettes estivales

– Dans un magasin de fringues la vendeuse nous fait l’article en nous expliquant que les vêtements vendus dans la boutique sont fait avec des matières "humaines et citoyennes". Je lui réponds que mon grand père avait un abat-jour comme ça mais que je croyais que c’était passé de mode. elle n’a pas compris.
– Chez mon charcutier je repère du "jambon de Venise". Je demande à la vendeuse s’il est fait à base de gondolier. Elle est allé demander la confirmation au patron…
– Ai visité le musée de la préhistoire à côté de Sarlat. En guise d’introduction on passe par le "Pôle International de la Préhistoire", magnifique bâtiment qui apparemment ne sert qu’à fournir un endroit frais et spacieux aux fonctionnaires locaux. Une idée d’économie pour notre premier ministre?
– A une cousine travaillant pour l’association des paralysés de France; "je trouve que c’est très bien ce que tu fais, il faut insérer les handicapés dans le monde du travail, il font d’excellents presses-papiers".
– Au cours d’une réunion de famille lors de laquelle l’une demandait qu’elles étaient les baskets à la mode du moment je répondis que les baskets étaient un symbole de l’abâtardissement de nos codes vestimentaires, signe évident de notre avilissement moral. Je fini en établissant très clairement le lien entre le début de notre chute et l’arrêt du port du chapeau.

On se divertit comme on peut…

Détournement de sens

Je suis de plus en plus stupéfait par la déformation du vocabulaire par les politique et les journalistes.

Exemples choisis de ce qui en ce moment fait naître chez moi des pulsions de violence sadique réunissant le rectum de celui qui parle ou écrit, un ananas fixé à un bâton et un sac de gros sel de Guérande:

"Réduction des déficits" pour dire ralentissement de l’accroissement de la dette.
"Economies" pour dire taxer plus ceux qui payent déjà le plus gros de l’impôt. Je rappelle que 50% des foyers ne payent pas d’impôt sur le revenu…
"Cadeau aux riches" pour dire qu’on va leur voler un chouilla moins que prévu. Je rappelle que les 10% les plus riches représentent 80 ou 90% des sommes récoltés au titre de l’impôt sur le revenu, que les taxes sur le capital sont prélevés sur des sommes qui ont déjà été taxées une ou plusieurs fois et que les riches font globalement vivre des tas de gens…
"Rigueur" pour dire qu’on va continuer à dépenser autant tout en nous rackettant toujours plus.
"Gratuité de la santé" quand en fait on la paye 3 fois la santé (sécu, mutuelle et ce qui n’est pas remboursé).
"Printemps arabe" pour dire révolution islamiste.
"Jeunes" pour dire immigrés de 35 ans.
‘Boum des naissances" pour dire que nous sommes toujours sous le taux de renouvellement des générations.

Et ainsi de suite. Vous pouvez compléter la liste si ça vous amuse.

Je l’ai déjà dit et je le répète, nommer une chose pour une autre est un moyen classique de rendre les gens fous. Il ne faudra pas s’étonner qu’ils agissent en conséquences. Mais au-delà de ce simple constat, il est évident que cet abâtardissement de la langue nous rend de plus en plus bête, donc il nous faut lutter partout et en permanence pour faire remarquer aux gens que ce qu’ils disent n’a strictement aucun sens. Il faut hurler à la mort systématiquement quand on est témoin de ce type de mensonges éhonté. Couper la parole à l’interlocuteur à coups de pelle. Ce genre de guerre se gagne une personne à la fois, mais elle peut se gagner! C’est de toutes façons le devoir moral de ceux qui veulent encore vivre debout.

En tous cas je ne laisserai personne me fister tout en m’expliquant qu’il a les deux mains dans ses poches.

Idée préconçue et sans fondement du jour

Tout le monde sait bien que les noirs ont le rythme dans la peau, qu’ils sont les meilleurs danseurs, les meilleurs musiciens et ainsi de suite. En tous cas c’est ce qui semble être clair pour la majorité des gens. Mais c’est pas raciste hein, puisque c’est mélioratif hein?

Alors dans ces conditions, pouvez-vous me citer sous menace de catapultage un seul danseur étoile noir, un seul compositeur de vraie musique noir? Non sérieusement, je suis curieux.

Ministre, économies et outrage à la fonction

Au cours de mes vacances j’ai eu l’immense honneur d’être invité à la même table qu’un ministre, je vous rassure tout de suite, pas un gros ministre qu’on voit à la télé, plutôt un inconnu à qui on a offert un hochet pour ses 30 années de bons et loyaux services, mais un ministre quand même!

Je dois reconnaître que j’ai été parfaitement odieux avec lui.

Les hostilités ont été ouvertes alors qu’il me bloquait l’accès aux rafraîchissements avec une personne de son âge avec qui il discutait. Remarquant que je ne pouvais atteindre la bouteille de pastis qui me tendait les bras il dit à son interlocuteur qu’ils étaient en train de s’accaparer les biens de consommation, ce à quoi je répondis qu’ils étaient simplement dans leur rôle de baby-boomers. A ce moment là il souriait encore.

Puis vint le moment de passer à table et je me débrouillais pour me retrouver en face du dit ministre. La conversation s’est doucement échauffée grâce à différents sujets sur lesquels il me disait que le gouvernement faisait ce qu’il pouvait et que je lui répondais qu’ils étaient payés pour faire ce qu’ils doivent et non ce qu’ils peuvent puis nous en arrivâmes à l’état des finances publiques. Et là je dois bien reconnaître que ça a dérapé assez sévèrement quand il m’a affirmé qu’en ne remplaçant pas un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, le gouvernement faisait des économies. C’est à ce moment qu’une lumière s’est éteinte dans ma tête et que je suis devenu littéralement ivre de rage. Je lui fis la démonstration que d’abord c’était un mensonge puisque mathématiquement en remplaçant un fonctionnaire sur deux on continue à accroître les coûts pour la communauté (le calcul est aisé à faire, le coût global diminue en ne remplaçant qu’un fonctionnaire sur trois ou quatre), puis que c’était encore un mensonge car faire des économies signifie être capable de rembourser une partie de la dette et non de la creuser, que s’il ne le comprenait c’est qu’il était incompétent ou de mauvaise foi et ainsi de suite et que dans tous les cas il devait être dans une très grande confusion mentale et donc très malheureux s’il pensait faire des économies alors que le trou devenait de plus en plus profond. Je lui dis aussi en substance que la France dont ils avaient héritée n’avait rien à voir avec celle qu’ils nous transmettent et qu’ils devraient tous en être honteux.

Puis je suis allé discuter avec quelqu’un d’autre pour me calmer ce que je n’ai pas réussi à faire. Alors je sais bien qu’il n’est qu’une petite main irresponsable, mais je ne dis pas que ce n’est pas injuste, seulement que ça soulage. Il faut que de temps en temps, nos élites soient traités comme les exécrables employés et les traîtres à la nation qu’ils sont dans la réalité.

Salut, bienvenue à bord

Cours billet de reprise après quelques congés bien mérités. Il va falloir que je reprenne le rythme mais je ne veux pas me blesser donc je vais y aller doucement.

Donc nous voici dans la dernière ligne droite avant la présidentielle de 2012 et je sens qu’on va bien s’amuser.
Pour cette rentrée je vous annonce prochainement un billet sur une altercation que j’ai eu avec un ministre, un sur le réchauffement climatique qui nous menace (0.7 degré celsius en 161 ans quand même…), sur le vocabulaire utilisé par les voleurs assermentés, sur mon passage déjà ancien à Bombay, sur des lieux communs, des anecdotes, de la violence envers des koalas, des rêves de catapulte et bien entendu des recettes à base du meilleur ami des gens civilisés.

En attendant je retourne dresser des kangourous et graisser ma catapulte, à moins que ce ne soit l’inverse…