Archives quotidiennes : 31 août 2011

Baisser les salaire du président et des ministres?

De toutes les idées idiotes débitées par Titine Aubry au kilomètre, c’est sans doute la plus inepte, la plus démagogique et la plus moderne. C’est l’équivalent de l’auto-asphyxie érotique: idiot, dangereux, nombriliste et à la mode.

Servir la France n’a pas à être du bénévolat. Cela comporte de nombreuses responsabilités, énormément de boulot et encore plus d’emmerdements. Il est donc normal que ceux qui désirent le faire soient justement rétribués, ce qui n’est pas le cas vu qu’ils sont sous-payés par rapport à ce qu’ils sont supposés représenter. C’est même absolument nécessaire de les payer plus et de leur fournir de nombreux avantages si on veut attirer les meilleurs vers ces fonctions plutôt que dans les salles de marché, ce qui n’est clairement pas le cas aujourd’hui où seuls des sociopathes et autres arriérés persuadés d’avoir un "destin" se lancent là-dedans. Je suis donc pour doubler leurs émoluments, et pareil pour les députés et les sénateurs, à condition qu’ils soient au moins 2 fois moins nombreux et qu’ils en fassent le moins possible. Exactement l’inverse des fonctionnaires en fait.

Je suis même pour qu’ils aient des primes à l’absentéisme. Ou qu’au contraire ils n’aient le droit de bosser qu’un jour par semaine. En tous cas de faire en sorte qu’ils ne restent pas dans nos pattes à nous empêcher de vivre. Je voterai des deux mains pour le premier qui dira qu’il ne peut et ne veut rien faire pour moi personnellement à part me voler moins d’argent. N’oublions pas que comme disait Reagan, les mots les plus terrifiants de la langue sont "je suis du gouvernement et je suis là pour vous aider".

Le raisonnement de Martine Aubry n’a aucun sens car elle veut au contraire chasser tous les ambitieux qui ne veulent pas vivre dans des taudis et qu’en plus ils justifient leur salaire en nous privant de nos libertés une à une pour notre bien. Comme si on pouvait faire encore confiance à l’état pour gérer quoique ce soit alors qu’il est aussi utile qu’un vélo sans pédale, ni selle, ni guidon.

Une activité hautement masturbatoire: se répandre sur la toile

Suite à un commentaire d’un blogueur qu’a pas peur (et surtout pas du ridicule apparemment) sur une partie du journal de Didier Goux auquel ce dernier a répondu déclenchant un billet, excellent au demeurant il faut le noter, du noumebeur ouoine à qui cette accumulation de liens est un hommage, je tiens aussi à donner mon avis à moi que j’ai dans mon style tout en condensation chatoyante:

Tenir un blog est par nature une façon de s’embrasser les biceps en fourrant une demi-mondaine héroïnomane relevée en fin de soirée dans un bar très sombre et au sol collant.

Il faut être d’une prétention immense pour écrire des petits bouts de rien qu’on lâche dans l’infinité internétique et croire qu’on va être lu. Il faut être d’une prétention encore plus immense quand on pense comme moi qu’on va peut-être faire rire le lecteur de temps en temps. Pour réussir à faire ça dans la durée il faut être totalement inconscient et, en paraphrasant Tyler Durden, oublier qu’on est pas pas un flocon de neige beau et unique, oublier qu’on est fait de la même matière organique en décomposition que tout le monde et qu’on fait tous partie du même tas de compost.

Alors oui, nous parlons de nous tout le temps et en permanence. Quand j’écris sur la politique je parle de moi autant que quand j’écris sur les catapultes ou mes lectures.

Et quand j’écris, je regarde mes stats plusieurs fois par jour. Les voir monter est le seul salaire que je demande pour le boulot fourni sur Brèves 3.0. On a les satisfactions qu’on peut.