Archives quotidiennes : 2 septembre 2011

Natalité et chômage, mais qu’ils sont imbéciles ces malthusianistes

Frédéric Lefevbre, cette semaine entre autre, a illustré la façon erronée que les politiques de tous bords ont de raisonner. Ils sont tous peu ou prou malthusianistes puisqu’ils voient tous l’économie de la France comme.un gâteau à la taille immuable posé sur une table ou plus ou moins de gens prennent place, ayant ainsi droit à plus ou moins de gâteau… Alors que non, la taille du gâteau change tout le temps!

Ce coup-ci, notre, on inspire "Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions Libérales et de la Consommation" on expire, nous sort que si on arrive pas baisser le chômage, c’est la faute à une trop forte natalité. Voila qui est du Malthus pur sucre et en tant que tel de la débilité tellement profonde qu’on peut être sur que les rayons du soleil n’en atteignent jamais le fond et qu’on doit pouvoir y trouver des formes de vie dépourvues d’organes visuels.

D’abord c’est mongoloïde parce qu’une population plus jeune est plus entreprenante par nature sauf quand on l’asservit et qu’on lui lave le cerveau avec les grandes eaux de l’assistanat.

Ensuite, c’est absolument faux car même si on se reproduit un peu plus que nos voisins, nous n’atteignons pas pour autant le seuil de renouvellement des générations, donc selon sa propre logique, le chômage devrait quand même mécaniquement baisser ce qui n’est pas le cas.

Enfin, cela mérite un catapultage parce que ce n’est qu’une minable excuse de plus pour leur incompétence crasse, ce qui est absolument intolérable.

Eventuellement, par pure bonté d’âme, je veux bien lui accorder le bénéfice du doute et admettre l’idée selon laquelle cette déclaration serait l’incipit d’un discours à venir selon lequel les chances pour la France n’en seraient finalement pas vraiment parce que surnuméraires. Mais je sais bien que mon optimisme me perdra.

Pendant ce temps, en Grande-Bretagne, un quart des naissances de 2010, oui 25%, sont dues à des mères immigrées de la première génération. C’est une situation unique dans l’histoire et je serais surpris que celle de la France soit très différente. On peut penser que ce n’est pas bien grave un tel remplacement de population si on veut transformer certaines des plus vieilles nations de la planète en expérience sociologique à ciel ouvert. On peut même penser que ça va peut-être bien tourner. C’est un pari ou un saut dans la foi, comme vous voulez. Mais sachant que les nations en question sont responsables d’à peu près tout ce qui fait que le monde actuel est vivable, je ne suis pas sur que le pari vaille le coup.