Archives quotidiennes : 27 septembre 2011

Peine de mort et hypocrisie moderne

Didier Goux nous annonce, en tous cas à moi qui n’était pas au courant, qu’il est contre la peine de mort ce qui est quand même son droit le plus strict même si j’aimerai bien savoir pourquoi. Après tout, je suis un lecteur! J’ai tous les droits!

Ce billet m’a fait néanmoins fait réfléchir à certaines choses au sujet de la peine de mort. Notamment sur l’incroyable hypocrisie qui l’entoure de la part des néo-modernes. En effet, ces derniers ont en gros pour arguments contre la peine de mort les idioties suivantes que nous allons analyser sans pour autant nous prononcer pour ou contre la peine de mort (même si je suis pour, et la torture aussi):

– C’est inhumain. Depuis quand est-ce que ces arriérés mentaux ont l’apanage de décider de ce qui est humain ou pas? De plus, le simple fait que cela est fait par des humains démontre bien que c’est humain. Sauf bien sur quand le condamné est enterré dans le sol avec la tête couverte de miel et qu’on attend des fourmis rouge pour le dévorer. Dans ce cas c’est plutôt formicidae j’imagine…
– C’est indigne des sociétés modernes. Donc, comme toujours, les modernes se pâment devant des ruines de proto-civilisations ("- Tu comprends, les suceurs de bambous de la forêt primaire gabonaise sont tellement proches de la nature, on ferait bien de s’inspirer d’eux! – Tu veux dire qu’on devrait exciser nos femmes avec des silex à peine taillés et les cramer en tant que sorcières quand on en a marre de leur gueule? -… T’es odieux…") tout en s’autorisant le choix dans ce qu’ils décident d’admirer. On peut toujours leur faire valoir que ce qui est indigne d’une société moderne ce sont les multirécidivistes qui mettent les gens en danger, ils s’en tapent. Ils choisissent quoi… Sans jamais avoir les connaissances adéquates (comme Sheila) d’ailleurs.
– Le risque d’erreur est trop grand. Sans doute la plus grande hypocrisie modernoeuse. Selon eux, on peut donner à l’état les pouvoirs les plus étendus pour faire de l’ingénierie sociale sur des sujets effroyablement complexes où le risque d’erreur et de conséquences pour la société sont gigantesques, mais le risque de se gourer est trop grand s’il s’agit de condamner à mort par écrabouillage au moyen d’un rouleau compresseur un type pris sur le fait en train de violer une octogénaire paraplégique avec un extincteur non stérilisé tout en pissant dans sa gorge après avoir au 3/4 arraché sa tête (les gens sont méchants parfois). Cet argument est recevable si, et seulement si, votre confiance en l’état est inexistante. Sinon vous vous foutez de la gueule du monde. L’argument selon lequel ce serait trop cher tombe sous le même coup.
– Ce n’est pas dissuasif. Encore une blague. Tout le monde se moque que ce soit dissuasif ou pas. Ce qui compte c’est qu’il y ait un malfaisant de moins. Et puis c’est tout. Pas la peine de pleurer comme une petite fille qui vient de découvrir le vrai sens du mot turgescent.
– La vie humaine est sacrée. Encore un argument risible de la part de gens qui se vêtent avec des oripeaux assemblés par des semi-esclaves dans des pays lointains et dictatoriaux où ils vont d’ailleurs passer leur vacances, fournissant ainsi aux potentats locaux les devises étrangères nécessaires à leur maintient en place.

On pourrait dérouler la liste pendant toute la journée, mais cela ne sert à rien. L’opposition à la peine de mort, comme la sacralisation de l’avortement en tant que droit, est en fait issue de la nouvelle religion moderne. Ce sont nos nouveaux dogmes. Acceptons les ou pas (je pense qu’il faut plutôt les combattre pied à pied), mais réalisons quand même qu’ils ne tiennent sur rien de valable.

Soutenir Marc Lièvremont

Je sais bien que ce n’est que peu bien peu de chose, et mon ami la rose me l’a dit ce matin et ainsi de suite mais je m’égare… Toujours est-il qu’alors que je regardais France-Canada à Singapour (ce qui était impeccable vu que le faible décalage horaire autorisait l’ingestion de force bières et autres spiritueux sans besoin de justification) j’ai eu une sorte d’illumination.

L’équipe de France de rugby et son sélectionneur sont des victimes du tabou qui entoure désormais la violence dans nos sociétés modernisantes. Le rugby est une activité de violence encadrée comme le fut le duel, les empoignades à l’assemblée nationale et autres joyeusetés aujourd’hui interdites parce que non suffisamment bisounourseques et trop viriles au goût du jour.

Face aux Neo-Zélandais, c’était particulièrement flagrant. Les français étaient trop bien élevés, limite s’ils ne tenaient pas la porte à leurs adversaires, alors qu’on sait bien qu’on ne peut les battre qu’en jouant comme des brutes dont le seul but est de boire de la bière dans le crâne des vaincus.

Il en va de même quand Lièvremont envoie justement bouler un journaliste imbécile après une question crétine. Le rugby est un sport d’homme et parfois ses acteurs se comportent encore comme tel.

Alors soutenons l’équipe et le sélectionneur contre vent et marées car c’est ce que font les hommes et surtout les copains, surtout quand il s’agit d’être de mauvaise foi.