Archives quotidiennes : 4 novembre 2011

Clarifications

Suite aux nombreuses récriminations reçues par mails et commentaires au sujet de ceci dans mon billet du mercredi 3:

"Au passage, je tiens aussi à signifier mon parfait mépris pour les ahuris qui montent sur leur petits poneys au sujet de la pièce scatologique et minable de Castellucci qui n’aurait jamais du sortir de l’anonymat que lui garantissait sa nullité."

j’ai décidé de développer un peu (mais pas trop non plus hein, c’est pas le style de la maison) ce que je voulais dire.

Mettons de côté le parallèle évident entre ces agissements et ceux de nos bons amis musulmans qui frisent la crise d’apoplexie pour un oui et pour une caricature. Il y a certes une différence de degré mais la mentalité et la réaction épidermique sont exactement les mêmes. Comme un âne piqué par un taon et qui part dans un galop paniqué. Toutefois, je laisse le concept de cathos à babouches à d’autres bien que les cathos ne soient pas du tout les seuls à manifester contre cette pièce…

Concentrons nous donc sur le sujet de mon mépris en la matière.

Tout d’abord, même si je suis content de voir des cathos relever la tête je trouve cette manière de faire parfaitement stérile. Elle aliène la vaste majorité de la population et plante donc un clou de plus dans le cercueil de l’Eglise. Il aurait été bien plus intéressant de se battre contre les subventions pour ce genre de bouses insultantes que de balancer de l’huile de vidange sur des curieux, imbéciles ou pas. Au passage, j’ajoute que le ministère de la culture et toutes ses subventions devraient être supprimés.

Ensuite, je tiens à rappeler que dans la religion catholique, seuls les objets consacrés sont sacrés. Un crucifix non consacré n’est qu’une crois lambda, pareil pour une peinture représenterait-elle le Christ. Donc ici nul blasphème, nul insulte, juste de la bêtise crasse et de l’attrape gogo. Comme le chantait Boris Vian: "il faut bien vivre". Raison de plus pour ne surtout pas faire de publicité à un proxénète de la connerie germanopratine. Quand mon petit neveu vient me montrer fièrement la crotte de nez d’un kilo qu’il a réussi à constituer à force d’efforts et de patience, je prend un air dégouté et je lui dis que ça ne m’interesse pas, je ne lui mets pas la tête dans les chiottes.

De plus, il s’agit ici d’une pièce de théâtre ou plutôt d’une représentation de "freaks" chez les coprophiles, dans un lieu clos et devant des gens qui ont payé pour subir ça. Pas d’un défilé public et répugnant comme les différentes "prides". Il s’agit donc de la liberté de chacun. Si on interdit ce genre de choses, pourquoi ne pas interdire les blagues et remarques drôle ou pas dans les réunions de familles où on se réunit à plus de 50? La liberté nécessite que chacun épaississe un peu son cuir et ne se comporte pas comme un écorché vif dès que l’on frôle un point sensible. Sinon on fini comme en Angleterre ou récemment des gens se font fait arrêter parce qu’ils chantaient "kung fu fighting" dans un karaoké et que des gens d’origine asiatique se sont senti offensés et ont porté plainte.

Finalement, tout cela est tellement… sérieux! D’un côté des imbéciles pompeux persuadés de leur supériorité intellectuelle et morale et sans aucun humour, de l’autre des excités persuadés de sauver la civilisation et sans le moindre humour non plus. Pas la moindre dérision dans les deux camps… Si j’avais été responsable des cathos je leur aurait fait jouer une parodie burlesque de la pièce devant le théâtre, je me serais moqué quoi. Je ne connais pas d’arme plus efficace ni plus intéressante.

Donc je maintiens mon mépris.