Clarifications

Suite aux nombreuses récriminations reçues par mails et commentaires au sujet de ceci dans mon billet du mercredi 3:

"Au passage, je tiens aussi à signifier mon parfait mépris pour les ahuris qui montent sur leur petits poneys au sujet de la pièce scatologique et minable de Castellucci qui n’aurait jamais du sortir de l’anonymat que lui garantissait sa nullité."

j’ai décidé de développer un peu (mais pas trop non plus hein, c’est pas le style de la maison) ce que je voulais dire.

Mettons de côté le parallèle évident entre ces agissements et ceux de nos bons amis musulmans qui frisent la crise d’apoplexie pour un oui et pour une caricature. Il y a certes une différence de degré mais la mentalité et la réaction épidermique sont exactement les mêmes. Comme un âne piqué par un taon et qui part dans un galop paniqué. Toutefois, je laisse le concept de cathos à babouches à d’autres bien que les cathos ne soient pas du tout les seuls à manifester contre cette pièce…

Concentrons nous donc sur le sujet de mon mépris en la matière.

Tout d’abord, même si je suis content de voir des cathos relever la tête je trouve cette manière de faire parfaitement stérile. Elle aliène la vaste majorité de la population et plante donc un clou de plus dans le cercueil de l’Eglise. Il aurait été bien plus intéressant de se battre contre les subventions pour ce genre de bouses insultantes que de balancer de l’huile de vidange sur des curieux, imbéciles ou pas. Au passage, j’ajoute que le ministère de la culture et toutes ses subventions devraient être supprimés.

Ensuite, je tiens à rappeler que dans la religion catholique, seuls les objets consacrés sont sacrés. Un crucifix non consacré n’est qu’une crois lambda, pareil pour une peinture représenterait-elle le Christ. Donc ici nul blasphème, nul insulte, juste de la bêtise crasse et de l’attrape gogo. Comme le chantait Boris Vian: "il faut bien vivre". Raison de plus pour ne surtout pas faire de publicité à un proxénète de la connerie germanopratine. Quand mon petit neveu vient me montrer fièrement la crotte de nez d’un kilo qu’il a réussi à constituer à force d’efforts et de patience, je prend un air dégouté et je lui dis que ça ne m’interesse pas, je ne lui mets pas la tête dans les chiottes.

De plus, il s’agit ici d’une pièce de théâtre ou plutôt d’une représentation de "freaks" chez les coprophiles, dans un lieu clos et devant des gens qui ont payé pour subir ça. Pas d’un défilé public et répugnant comme les différentes "prides". Il s’agit donc de la liberté de chacun. Si on interdit ce genre de choses, pourquoi ne pas interdire les blagues et remarques drôle ou pas dans les réunions de familles où on se réunit à plus de 50? La liberté nécessite que chacun épaississe un peu son cuir et ne se comporte pas comme un écorché vif dès que l’on frôle un point sensible. Sinon on fini comme en Angleterre ou récemment des gens se font fait arrêter parce qu’ils chantaient "kung fu fighting" dans un karaoké et que des gens d’origine asiatique se sont senti offensés et ont porté plainte.

Finalement, tout cela est tellement… sérieux! D’un côté des imbéciles pompeux persuadés de leur supériorité intellectuelle et morale et sans aucun humour, de l’autre des excités persuadés de sauver la civilisation et sans le moindre humour non plus. Pas la moindre dérision dans les deux camps… Si j’avais été responsable des cathos je leur aurait fait jouer une parodie burlesque de la pièce devant le théâtre, je me serais moqué quoi. Je ne connais pas d’arme plus efficace ni plus intéressante.

Donc je maintiens mon mépris.

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32 réponses à “Clarifications

  1. « Je ne lui mets pas la tête dans les chiottes. »

    Comment, comment ? Quelle est cette éducation laxiste et soixante-huitarde ? Je suis déçu, très déçu.

    « Pourquoi ne pas interdire les blagues et remarques drôles ou pas dans les réunions de familles où on se réunit à plus de 50 ? »

    Mais c’est déjà fait, mon bon Woland. Toute réflexion raciste faite dans un cadre privé est pénalement répréhensible. Si votre beauf lâche une remarque pabien dans une noce ou banquet, et qu’un nègre présent se sent offensé dans sa dignité d’ancêtre de l’humanité, il peut théoriquement sortir son portable et appeler les flics.

  2. Les cathos n’auraient pas dû perturber la pièce de théâtre. Ils ont vraiment balancé de l’huile de vifange, ou c’est une façon de parler ? Je comprends leur indignation d’être toujours traînés dans la boue, mais ils ne devraient pas imiter les musulmans. Après, qu’il y ait des protestations pacifiques, ça ne me dérange pas.

    Ah oui, et Henri de Lesquen devrait éviter de traiter de « salope » et de « collabo », sur l’antenne de Radio Courtoisie, les abbés et les journalistes catholiques qui trouvent que cette pièce n’est pas si gênante que ça, voire qu’elle est plutôt chrétienne.

    • Ce n’est pas une façon de parler… Huile de vidange, oeuf, boules puantes d’après ce que j’ai pu en lire.
      Je transmettrais à riton sqi je le croise quand je passerai chez Courtoisie en dècembre.

  3. Lesquen est plus proche de Rabelais que de Jésus. Je le verrais bien en roi Picrochole dans une adaptation de Gargantua au théâtre. Tout cela n’est pas très sérieux.

  4. Je crois qu’il faut prendre un max de plaisir à ce genre de spectacles. Je ne parle évidemment pas de la pièce de théâtre, qui n’est plus du théâtre et qui n’a aucun intérêt, mais de tout ce qui se déclenche autour, qui est du théâtre superlativement, de la fiction totale, puisqu’il fait exister deux machins qui n’existent plus depuis longtemps : le catholicisme tradi et l’avant-garde provocatrice. Castellucci peut remercier les « intégristes » et ceux-là Catellucci (bien que tout ça retombera ensuite dans le néant).

    Et nous on peut remercier tout ce beau monde : la chronique d’une certaine Joëlle Gayot sur FCul, qui semblait une parodie énorme de Philippe Muray en train de parodier une chroniqueuse de FCul (« Romeo Castellucci est un artiste viscéralement engagé… »), le public progressiste de bobos qui applaudit l’arrivée des CRS-SS, les « intégristes » qui recyclent les méthodes des gauchistes, le débat entre un gay refoulé de Civitas et l’Abbé de la Morandais, plus chassieux, fouineux et vicieux que jamais, et bref la réversion de tout dans tout !

  5. Ah, zut! Robert Marchenoir m’a grillé sur le poteau.
    Moi aussi je voulais faire remarquer que ne pas mettre la tête de votre petit neveu dans les chiottes est une coupable faiblesse de tafiole postmoderne dont je ne vous croyais pas capable.
    Comment voulez-vous en faire un homme si vous ne lui mettez pas de temps en temps la tête dans l’endroit susnommé?
    Bon, ceci dit vous pouvez aussi l’emmener voir une pièce de Castellucci, apparemment. Ca pourrait être un compromis acceptable.

  6. « Huile de vidange. »

    Je suis inquiet. Les cathos tradis font spécialement la tournée des garagistes chrétiens et légèrement véreux quant au respect des réglementations environnementales, le dimanche, après la messe ?

    Ils ne pourraient pas investir dans de l’huile de moteur neuve ? Ca serait plus propre, quand même.

  7. Oleum perdidisti christianus.

  8. « Ah oui, et Henri de Lesquen devrait éviter de traiter de « salope » et de « collabo », sur l’antenne de Radio Courtoisie, les abbés et les journalistes catholiques qui trouvent que cette pièce n’est pas si gênante que ça, voire qu’elle est plutôt chrétienne. »

    Robert, vous devriez savoir que chez une frange de tradis, il est courant de jouer à décerner des points de catholicité, enfin ! voyez par exemple comme ils s’en prennent élégamment à la blogueuse Isabelle de Gaulmyn sous prétexte qu’elle a eu le malheur de poser la question du sacerdoce féminin.
    il va de soi qu’en outre tout ce qui n’est pas « bien comme eux » est forcément un salopard et un hérétique.
    Mais à part ça, monsieur de Lesquen est sûrement un bon chrétien…

  9. A la réflexion, Henri de Lesquen se permet de traiter, sur son antenne, une collègue de « salope » (collègue à double titre, journaliste et catholique), et sa radio s’appelle Radio COURTOISIE.

    En revanche, quand l’un de ses invités s’avise de dire « mail » ou « week-end » au micro, il se fait incendier et doit mettre un euro dans le cochon.

    Il n’y a que moi qui trouve ça anormal ?

  10. Robert : « Salope » est un mot français. Où est le mal ?

  11. @ Artémise

    Pour les caricatures des « tradis » (Quel terme affreux), nous avons déjà le Monde et H. Tincq, La Croix, Télérama, etc. (La Croix très en pointe, ces temps-ci, voir l’excellent éditorial de J. Madiran : http://www.present.fr/ ).

    Alors pitié, épargnez-nous votre disque, lequel est, comme celui de Castel spaghetti, passablement rayé.

  12. « Salope » est un mot français. Où est le mal ?

    Vous avez raison, Fikmonskov. Quel étourdi fais-je. Il aurait dû la traiter d’enculée, de mal baisée et de résidu de bidet. Tout cela est parfaitement français.

    De Lesquen est une fiotte féministe, une couille molle (très français également).

  13. Puisqu’on en est à corriger, soit on dit Lesquen, soit M. de Lesquen.

    Sur le propos en lui-même, effectivement il est un peu vif et assez peu courtois en vérité. Ceci dit, je conçois aisément que l’on puisse être passablement irrité de tous ces individus qui sont plus préoccupés à montrer à ceux qui font l’opinion qu’ils sont bien de leur temps, bien ancrés dans cette société plutôt que de se soucier des attaques régulières contre le christianisme. Il est bien loin le temps où les catholiques se mobilisaient contre les huissiers envoyés par la gueuse pour faire l’inventaire avant que de s’engager dans la spoliation des biens de l’Eglise.

    Maintenant pour ceux qui sont dérangés par le verbe vif, il existe des radios bien comme il faut : France Inter, Europe 1,..

  14. J’aime aussi les expressions Françaises, par exemple et prises au hasard :
    – Gardien du temple.
    – Trou du cul du monde.
    Rien de grossier que du concept.

  15. La comparaison est douteuse. Quel rapport y a-t-il entre une pièce de théâtre dans laquelle figure une représentation du Christ et les inventaires de 1906 qui donnèrent lieu à l’ouverture des tabernacles, ce qui à proprement parler s’appelle une profanation ? Aucun. Autant les catholiques de l’époque ont eu raison de se mobiliser, autant les catholiques d’aujourd’hui ont raison d’être prudents. Parce qu’un tableau comme celui d’Antonello de Messine n’est pas véritablement sacré et parce qu’une scène de théâtre n’est pas une église. Certains confondent le réel et sa représentation.

    Et puis le délit de blasphème n’existe pas en droit français. Aucun juge ne sanctionnera un tel délit. La protestation de Civitas est vaine. Il faut trouver autre chose, d’autres moyens d’actions qui soient vraiment efficaces. Pour l’heure, les manifestants se ridiculisent et leur protestation n’a produit que la division dans le camp catholique.

  16. Ysengrin,
    désolée d’être comme Robert et de trouver légèrement abusif de traiter de salope une mère de famille et de collabo un prêtre qui ne partagent pas les mêmes opinions que vous. Je me suis moi-même plusieurs fois entendu dire que « je ne suis pas une vraie catholique » de la part de certains tradis bien intentionnés, parce que j’avais eu le malheur de passer du Rameau à mon mariage à l’église… ça fait toujours plaisir…
    notez que je dis « certains ». La nuance, c’est comme la courtoisie, c’est une notion importante pour la vie en société.
    mais à part ça, oui, c’est sûrement mon disque qui est rayé.

  17. Il n’y a pas de comparaison, juste le constat que les catholiques d’aujourd’hui semblent avoir perdu toute combativité, car que vous le vouliez ou pas, il y a bien blasphème, subjectif certes mais il n’en reste pas moins patent.
    Que le délit de blasphème ne soit pas reconnu par la gueuse n’a aucun intérêt. Comme si ce régime de merde pouvait avoir un avis éclairé sur des choses qu’il s’acharne à combattre depuis qu’il existe.
    Quant aux jérémiades des tièdes expliquant que cela risque de marginaliser encore plus les chrétiens, elles sont tout simplement ridicules. Nous avons à faire à un régime qui visiblement a fait le choix de combattre le christianisme, y compris en finançant des « artistes », en leur fournissant galeries et théâtres et qui en outre caresse les musulmans dans le sens du poil. Tout cela en foulant le torchon de papier pompeusement intitulé constitution censé garantir la neutralité de l’Etat en matière religieuse ainsi que le respect de toutes les confessions.

  18. @ Artémise

    Ne vous vexez pas !

    Comme nous sommes dans un billet intitulé : « Clarications », la nuance que vous apportez (« Certains tradis ») est la bienvenue. Je craignais de retrouver les sempiternels clichés éculés dont la majorité des média affuble les catholiques de tradition.

    Pour Rameau, de mémoire, il n’y a guère que les motets qui soient religieux. Alors si vous aviez fait jouer des motets lors de votre messe de mariage, les commentaires de ces catholiques étaient déplacés. Mais si vous aviez fait jouer un air d’Hyppolyte et Aricie, comme, les dialogues entre les Parques, Pluton, Mercure et Thésée (Superbes par ailleurs, un de mes CD préféré que j’use jusqu’à le rayer (sic!)), alors il est un peu vrai que c’est déplacé, et qu’il ne faut pas confondre messe de mariage et soirée amicale. La soirée, c’est … après !

  19. Tout cela est bien subjectif. Il existe des lois réprimant le blasphème en Italie et en Pologne. La pièce de Romeo Castellucci a été jouée dans ces deux pays sans être perturbée. Il n’y a pas de loi similaire en France et certains chrétiens se mobilisent contre ce qu’ils croient être un blasphème. Vérité en deçà des Alpes, erreur au delà ? Je crois que toute cette agitation est due à la forte implantation des traditionalistes en France, en particulier la FSSPX, avec laquelle Civitas a des liens très étroits.

  20. Et c’est heureux mon cher Sébastien ! Alors que l’Eglise a de plus en plus de mal à susciter des vocations au point que l’on fait venir des prêtres d’Afrique (au passage 50% des curés de l’Essonne viennent d’Afrique), que les églises se vident de leurs fidèles, les mouvements traditionalistes attirent de plus en plus de fidèles et créent régulièrement de nouveaux séminaires.

  21. > Ysengrin,

    Effectivement, j’ai bien dit « certains » tradis car j’en connais des très bien. Et moi-même, il m’est arrivé de fréquenter une messe en latin lorsque je vivais à Paris, comme quoi :)

  22. Ce qui est surprenant dans cette affaire, c’est que Machinlucci n’a pas trouvé lui-même le coup des boules puantes et de l’huile de vidange.

  23. et bien moi, je les ai trouvés petits bras avec l’huile de vidange et les boules puantes; tant qu’à faire, ils auraient du voir grand, genre un camion de vidange qui arrose le public ou bien se déverse place du Chatelet.. histoire que la fameuse odeur de m**** qui a souvent été évoquée (odorama pour que la « représentation » fasse plus vrai) soit partagée par le plus grand nombre..; mébon ça avait un petit côté parisianiste tout ça très marrant.. geargies

  24. Une pincée de « Piss Christ », une autre de Castellucci, saupoudrez le tout d’une caricature de Mahomet (soupirs) et l’on atteint un degré d’inhumanité inquétant. « Pieusement » vôtre.

  25. On peut contester l’utilisation supposée d’huile de vidange dans un théâtre. Cela dénote, assurément, d’un certain manque d’éducation, voire d’une éducation sans tête dans les toilettes. Mais enfin, je ne vais pas plaindre les bobos et rebellocrates qui ont du temps à perdre dans ce genre d’occupations malsaines.
    Assurément non, il ne faut pas mépriser les catholiques, qui, en revanche, sont allés prier devant le théâtre. Les catholiques doivent avoir un horizon en tête, celui de la nouvelle évangélisation et de la reconquête de la société civile. Cela ne se fera pas miraculeusement s’ils ils ne commencent pas par battre à nouveau le pavé pour montrer qu’ils existent encore. Il sera toujours temps de reprendre un combat intellectuel ensuite.
    Certains ressortent le sempiternel appel à un dialogue. Je pense notamment à une tribune publiée dans l’Immonde. C’est gentil, c’est aimable, mais il serait temps de se rendre compte qu’il n’y a pas d’interlocuteur et que cela n’intéresse personne. Caroline Fourest et Remeo Castelluci ont autre chose à faire : compter les billets amassés qui, grâce à des pièces de théâtres minables, qui, à la publication d’un nouveau brûlot « citoyen ».
    Enfin, il me semble tout de même que l’argument consistant à dire qu’il n’y a pas lieu de réagir, que c’est si mauvais que cela se ridiculise tout seul, etc. Les bobos trouvent cela très bien, et même quelques têtes mitrées. Dans la même série, ils nous auraient aussi dit que le Vicaire, dont le spectre fait encore tant de mal à Pie XII et surtout à la vérité historique, avait quelque chose de « chrétien ».
    La réaction catholique peut gagner en maturité dans ses formes, mais ne commençons pas déjà à décourager ses premiers élans.
    Vous pouvez trouver ici un avis différent, et non moins désintéressé :
    http://www.lerougeetlenoir.org/les-opinantes/au-sujet-de-la-christianophobie

  26. Je vous reprends aimablement, Woland, car vous avez tort :

    « Un crucifix non consacré n’est qu’une crois lambda, pareil pour une peinture représenterait-elle le Christ. Donc ici nul blasphème, nul insulte, juste de la bêtise crasse et de l’attrape gogo. »

    Archi-faux. S’il n’y a pas sacrilège, en revanche il y a blasphème. Reportez-vous à n’importe quel catéchisme de l’Eglise catholique. Celui de saint Pie X est savoureux, mais les plus récents sont aussi très clairs et vous infirment.

    Et quand bien même vous auriez raison, l’argument serait totalement irrecevable. Parce que l’image du Christ est avant tout un symbole, une bannière de ralliement, au même titre que le drapeau de la République, que le drapeau d’Israël, ou que le drapeau blanc de la monarchie.

    Si on se torche avec le tricolore (cf. le winner du « concours FNAC » de la photographie à Marseille l’an dernier je crois), diriez-vous la même chose ? Mépriseriez-vous aussi ceux qui manifesteraient alors leur colère ? Ou bien peut-être en serez-vous ?

    • Tancrède, merci pour ce commentaire.
      Je reconnais que mes cours de catéchisme sont un peu loin, donc je reconnais que vous avez sans doute raison et moi tort. Cependant, l’absolutisme dans la fétichisation des objets et les tabous inhérents me semble plus digne de tribus papous que des chrétiens.

      Pour le reste, permettez de clarifier encore plus ma position. Je ne dis pas que la réaction est injustifiée, seulement que les moyens par lesquelles elle se manifeste sont grotesques. N’y a-t-il pas d’autres méthodes que celle-ci qui est plus proche des signes d’énervements de chimpanzés que de quelque chose de réfléchit, construit et constructif? Castelluci et sa clique sont facilement ridiculisables, pas la peine d’en arriver à avoir la bave aux lèvres et une manifestation des tripes. Le cerveau est toujours plus efficace que le ventre. Si je les méprise, c’est que leurs actions sont mérpisables et que les hommes sont définis par elles.

  27. Et je complète en disant que nous serons jugés pour nos actions et que nous serons condamnés à cause de nos inactions. Mais là, encore faut-il croire en Dieu et craindre l’Enfer.

    Les deux types qui ont joué aux étudiants socialisants aux méthodes bon enfant, ça les regarde. Quant au combat intellectuel, il a été mené il y a belle lurette. Et en tant que Catholique français de Tradition, je pense qu’il n’y a pas de véritable combat intellectuel qui ne se prolonge par les actes.

    Dans nos rangs, figurez-vous, les cerveaux ne manquent pas. Et à ce que je sache, manifester et prier ne sont pas dans les facultés du singe, et ne relèvent pas du ventre, mais bien de l’Esprit. Nous direz-vous que les Croisades furent un grand élan de singes ?

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