Indignation, peau de lapin, la maîtresse en maillot de bain

Je n’ai pas pris le dernier billet d’Ygor Yanka plus personnellement que ça, cependant il m’a fait me poser certaines questions auxquelles je vais répondre en mon nom et brièvement, parce que quand même j’ai des biscuits au saindoux en train de cuire et une catapulte à astiquer.

Pourquoi se moquer sans relâche des gens de gauche? D’abord parce qu’ils le méritent et ce n’est pas cher payé par rapport aux crimes que ceux qui se disent encore communiste endossent de facto. Ensuite parce que nous sommes, je le crois sincèrement, dans une guerre culturelle contre eux et que plus nous les ridiculiserons et moins ils auront droit de cité. Enfin, parce que pour envisager un début de synthèse avec eux, il faut les faire descendre du piédestal mental sur lequel ils se voient car en réalité ils sont au fond d’une fosse à purin.

Est-il possible de « travailler » avec les gens de gauche? Si je ne pense pas que tous les gens de gauche sont des débiles légers, je pense néanmoins que leur morale et leurs buts sont fort différents des miens. Nous réunir eux et moi reviendrait à atteler des boeufs à chaque extrémité d’un condamné et à les faire tirer dans un sens opposé sans même avoir pris le temps de sectionner les ligaments d’icelui. Je suis pour la liberté et eux pour l’égalité. Nous ne pouvons nous retrouver nulle part et c’est pour cela qu’il est absolument aberrant de vouloir relier ces mondes qui se livrent à une lutte à mort et sans fin. Je ne veux rien avoir à faire avec des gens qui voient les catastrophes dues à l’action du gouvernement et qui réclament encore plus de gouvernement. Je ne veux rien avoir à faire avec les anarchistes en peau de lapin qui ne désirent rien de plus qu’une régulation de leur vie dans le moindre détail par l’état.

Et puis accessoirement, ils sentent très très mauvais.

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148 réponses à “Indignation, peau de lapin, la maîtresse en maillot de bain

  1. Et en plus ils sont méchants avec les koalas, alors que nous autres leur offrons un abri douillet dans nos meubles Ikea.

    • Robert, ouè ils pensent qu’à s’en servir comme chaussons alors que les pôv bêtes sont encore vivantes…
      Jacques Etienne, merci, je ne sais pas si c’est mérité mais merci.

  2. Y a un con de koala qu’a chié partout dans mon armoire suédoise. Merci pour vos bonnes idées, Marchenoir.

    En plus il a violé mon hamster.

  3. Ah ! Ce titre ! Un octosyllabe, l’un des mètres le plus ancien et le plus utilisé dans la poésie classique de langue française.
    Malgré vos dénégations, vous êtes bien un mètre étalon monsieur l’amiral.

  4. Moi je trouve 11 syllabes !

  5. @Cardabelle
    Là ! Je me tue à vos genoux !
    Car ma détresse est infinie.

  6. Dois-je dire la vérité ?

    Amiral, vous avez parfaitement raison et je suis un damné idéaliste. Je le signalais d’ailleurs dans l’un de mes commentaires en réponse à Carine : « Le sectarisme est bel et bien de gauche. J’ai à diverses reprises, chez Jorion, tenté de glisser un message dans le sens de la nécessaire synergie entre les intelligences de droite comme de gauche (…), mais la modération ne les publie jamais. »

    En fait, ce dont je rêve, c’est qu’il ne faille plus se déterminer selon une couleur politique, mais que nous soyons enfin, ensemble, intelligents. C’est mon côté diplomate, la tristesse dans laquelle me plonge parfois tous ces malentendus (ou ces non-entendus) qu’un rien efface volontiers : un verre de vin, un air de jazz ou de tango, une croupe affriolante… Parce que, bon sang, si nous ne sommes pas égaux et s’il n’est pas souhaitable que nous le devenions, nous avons les mêmes réflexes, confrontés aux nécessités de l’existence, qu’elles soient triviales ou sublimes. Dans les tranchées de 14-18, il devait y avoir une naturelle solidarité, non ?

  7. Sand, ok…
    Gil, fallait pas lui mettre une minijupe à votre hamster.
    Coach, oui un double octosyllabe, je suis surtout M. Jourdain.
    Cardabelle, comment comptez vous?
    Ygor, je ne pense pas que le sectarisme soit l’apanage de la gauche. Nous avons aussi nos débiles. Cependant, toute conversation, même fructueuse avec quelqu’un de gauche fini toujours dans une impasse. Un de mes tout meilleur ami est de gauche, ou en tous cas très loin à ma gauche, et particulièrement brillant. Nos conversations finissent toujours en queue de poisson car nos choix philosophiques sont opposés. Il veut plus d’égalité car il pen se que ce serait plus juste, je veux plus de liberté parce que je pense que ce serait plus juste…
    Une humanité commune est insuffisante pour créer de la solidarité. Même dans les tranchées, certains se comportaient comme des porcs et les cocos bataillaient contre l’effort de guerre. La solidarité ne peut exister que si une empathie existe. Cette dernière n’est possible que lorsqu’on se reconnait en l’autre.

  8. Vous êtes bien indulgent! Moi, j’en ai peur. D’abord, parce que contrairement à moi, ils savent ce qui est bon pour moi (et qui, curieusement, n’est pas assez bon pour eux). Et ensuite parce que quels que soient les erreurs et les crimes que ceux dont ils se réclament ont commis, le bilan de leur action est toujours « globalement positif ». Ce qui les exonère de toute culpabilité et maintient leur conscience imperméable en toute occasion.

  9. Les gauchistes sont insupportables d’arrogance, bien sûr, mais toutes les idées de gauche ne sont pas à jeter. L’égalité, par exemple, on peut l’opposer brutalement à la liberté, et parfois il y a une réelle contradiction entre les deux, certes, mais c’est aussi une belle idée, et même inévitable si l’on veut construitre une véritable société. L’égalité comme valeur, c’est d’abord la lutte contre les inégalités, ce qui en soi ne veut rien dire, mais qui prend un sens très positif quand il s’agit de réduire des inégalités injustes (par injustes je n’entends pas seulement contraires à la morale, mais aussi contraires à la vie en société). Personne ne voudra rétablir l’esclavage, par exemple, qui est définitivement odieux. Et je vais plus loin : les inégalités d’Ancien Régime étaient foncièrement anti-sociales. Un type comme Chamfort, que j’admire, est devenu un farouche révolutionnaire à force de voir son ambition légitime barrée par des crétins bien nés.
    Tout cela pour dire qu’effectivement il serait temps de briser le clivage droite-gauche, qui sur bien des points ne signifie plus rien. On peut être de droite et prôner l’égalité (au sens d’une plus grand égalité, pas d’une égalité absolue, elle aussi absurde, mais là tous les lecteurs de ce blog le savent déjà). Ne confondons pas la droite et l’aristocratisme.

  10. Ça va mal : Marco Polo a raison aussi.

    Certaines choses me troublent. Je suis de droite indéniablement, et peut-être même d’extrême droite aux entournures, du moins sur certains thèmes qui excitent ma radicalité (sinon, je suis philosémite, c’est-à-dire un type que les Natios traditionnels dézingueraient volontiers). Mais dès que l’on quitte le terrain ou plutôt l’arène politique pour aborder les plus doux rivages de la sensibilité, je peux écouter Jean Ferrat chanter avec beaucoup de plaisir (j’aime sa voix). J’ai aussi, comme l’Amiral, des amis de gauche, avec qui l’entente règne toujours… pourvu que nous évitions certains sujets. Sinon, une véritable haine nous anime. En dehors des situations de trop grande proximité, donc potentiellement conflictuelles, je me sens en paix avec l’univers et ne rêve que d’harmonie. Fichu animal que l’être humain !

  11. « On peut être de droite et prôner l’égalité »

    Egalité en quoi ?

  12. Marco Polo, non, non, non, non et non. Si par égalité vous voulez dire que les gens devraient être charitables, on peut éventuellement discuter. Si vous pensez que le rôle du gouvernement est de combler les inégalités, alors vous ouvrez la porte à l’ingienérie sociale, vous démultipliez l’importance de l’état et petit à petit vous arrivez aux soviets. C’est mécanique.

    • Tout à fait d’accord avec vous, Amiral. Je suis pour une société où les gens puissent, par leurs efforts ou leur habileté, se donner les moyens de vivre décemment. Mais une société « égalitaire » ne pourrait résulter que d’une répartition étatique. Un état fort, capable d’assurer cette « égalité » serait forcément totalitaire. Et pourquoi une égalité d’abord ? Et si c’est intéressant, pourquoi la limiter au domaine financier ? Tous la même taille, le même visage, la même corpulence, la même couleur de peau et de cheveux, la même santé, la même intelligence, la même culture ! Sinon la soi-disant égalité ne serait qu’un leurre.

  13. à Arsitide :
    Egalité en droits, par exemple, gage d’une véritable méritocratie.
    Le problème ce n’est pas l’égalité, que l’on n’atteindra jamais (même à coups de révolution communiste (et je ne le regrette pas, soyons clair). Le problème ce sont les inégalités injustifiées et extravagantes. Pour le coup, je serais assez rawlsien : il y a sans doute moyen de déterminer les inégalités justes. Les salaires par exemple. C’est très bien que le médecin gagne plus que le chômeur, mais il ne faut pas oublier pourquoi. Ce n’est pas parce qu’il le mérite, c’est parce que sinon personne n’entreprendrait des études de médecine. En revanche, j’attends que l’on m’explique comment on peut justifier les salaires indécents des footballeurs et de quelques patrons, ou des députés et sénateurs, d’ailleurs. Je ne vois pas ce qu’il y a de spécialement droitiste à considérer que des gens puissent légitimement toucher 1000 vies de smicards par mois. Mais c’est là un argument un peu compassionnel, je le reconnais.
    Plus sérieusement, je dirais qu’une société décente est une société de compatriotes, composée de gens également estimables à priori, car susceptibles par exemple de donner leur vie pour la patrie. Être citoyen, c’était d’abord cela. Donc la société est fondée sur une idée très égalitaire, ce que niait de toute évidence le sytème d’Ancien régime (pour moi antisocial). Mais je suis peut-être exagérément compliqué, car ce que je veux dire, c’est surtout qu’un surplus d’inégalités détruit le tissu social et que l’aspiration à l’égalité peut apparaître comme un contrepoids visant à l’équilibre. Rien de bien méchant, en somme.

  14. Argh, une mauvaise manip m’a fait perdre mon message…

    Je résume :

    Pour vivre décemment, peut-on aujourd’hui se passer de l’Etat, quand on touche un petit salaire ? Il est légitime qu’un travailleur puisse vivre dans la dignité, avoir des enfants, les élever correctement, avoir accès aux services de santé, par exemple. Or je ne suis pas sûr que des assurances privées pourraient offrir cette garantie de dignité aux petits salariés (ni même aux classes moyennes réduites à leur seules finances personnelles). L’Etat a donc un rôle à jouer. J’ai déjà eu cette conversation avec Arsitide.
    Quant à considérer qu’un Etat fort et redistributeur serait forcément totalitaire, comme vous le dites, Jacques-Etienne, je trouve que c’est aller un peu vite en besogne. Sommes-nous dans un sytème totalitaire ? Pourtant, l’Etat redistribue beaucoup (mais mal, là est le point, par exemple en offrant les richesses des travailleurs Français à toutes sortes de fainéants étrangers).
    L’argument d’une égalité absurde parce qu’il faudrait donner à tous la même taille, la même couleur de cheveux, etc., ne tient pas. Il s’agit justement de ne pas exagérer outre mesure des inégalités par ailleurs inévitables. Par exemple de ne pas réserver les postes à responsabilité aux gens beaux, forts et blonds. L’égalité n’existe pas dans la nature, mais l’inégalité non plus. Il y a des différences, et c’est à nous, législateurs (ce que ne sont pas les animaux) de fixer des règles. Votre argument justifie la loi du plus fort, qui précisément ne saurait être une loi humaine.
    On ne peut pas donner à tout le monde le même niveau de culture, pour reprendre un autre de vos exemples, mais on peut donner à tous la possibilité d’y accéder. Je ne vois pas où est le problème avec cette égalité là.

    • Marco Polo, le vocabulaire utilisé est fondamentale car il défini la réflexion. Que l’état viennent en aide au plus démunis, éventuellement. Qu’il se donne pour but de diminuer les inégalités et là on rentre dans quelque chose d’absolument différent dont le résultat inévitable est un état obèse, des inégalités toujours plus importante vu son efficacité et, je le répète, au bout de la route au soviets.

  15. « Personne ne voudra rétablir l’esclavage, par exemple, qui est définitivement odieux. » (Marco Polo)

    Sans blague ? Mais l’importation massive d’immigrés, tant prônée par la gauche, n’est autre qu’une forme d’esclavage modernisée. Certes moins dure que l’ancienne, mais que font d’autre les gauchos qui trouvent très bien que leurs nounous soient africaines, que leurs médecins soient roumains, que leurs ouvriers agricoles soient marocains, que leurs cuisiniers soient pakistanais, et, bien entendu, tous sanpapiés ?

    Puis, au bout d’un certain temps, les gauchos ont la larme à l’oeil, et organisent un sit-in pour réclamer dépapié pourtousse, en poussant leur troupe d’esclaves, avec leurs mioches, devant eux.

    Qu’est-ce donc, sinon l’affranchissement de ces esclaves modernes que sont les sanpapiés ?

    A ceci près que le propriétaire d’esclaves de l’ancien temps, lui, au moins, était honnête. Quand il affranchissait un esclave, il le faisait avec son pognon à lui. Il avait payé l’esclave, il l’affranchissait en reconnaissance des services rendus, il perdait donc son investissement.

    Nos négriers modernes, comme d’habitude, sont généreux avec l’argent des autres, soi-disant celui de l’Etat.

    Et quand le maître d’hôtel vient, après quarante ans, présenter l’addition, ils couinent comme des koalas écrasés entre deux étagères Ikea : « Halte à la dictature des marchés ! »

  16. Vous avez raison, Marchenoir, à ceci près que ce ne sont pas seulement les gauchistes qui font entrer les sans-papiers et leur donnent la nationalité française.
    Ou alors on considère que Pompidou, Giscard, Chirac et Sarkosy sont de gauche.
    (Pour Chirac ça ne fait pas l’ombre d’un doute, mais les autres se sont toujours réclamés du libéralisme et se présentaient comme de droite).
    Les médecins roumains, ce n’est pas seulement la gauche qui les fait venir.
    Les nounous africaines non plus.

    Et puis faire des sanpapiés des esclaves modernes, c’est aussi un peu rapide. Les esclaves travaillaient, il me semble.

    Quant à considérer que le propriétaire d’esclaves de l’ancien temps, enfin, achète ou affranchit celui-ci avec « son pognon à lui », comme vous dites, c’est osé. Ce ne serait pas un petit peu avec l’argent gagné à la sueur du front de ses esclaves, justement ?

  17. Amiral, le malentendu vient de ce que vous considérez les inégalités comme normales et saines à priori, c’est pourquoi toute lutte contre elles serait absurde et criminelle.
    Mais si un honnête travailleur n’a pas les moyens de payer pour sa fille cancéreuse un scanner, c’est à vous d’aller lui expliquer que c’est bien normal, que les riches ont les moyens et pas lui, qu’il fallait plus travailler à l’école ou monter une plus grosse entreprise. Le lien social implique un certain niveau d’égalité, sinon c’est la révolution (justifiée).
    Sur ce niveau d’égalité ou d’inégalité acceptable, on peut discuter, évidemment. Je ne suis pas un adepte du « tout le monde à 1500 euros » !

  18. Marco Polo, oui les inégalités sont normales et saines. Comme disait Thatcher « les faits de la vie sont conservateurs ». Votre exemple est typique de la sentimentalité qu’il faut éviter à tous prix. D’une, les assurances privées existent. De deux, s’il a préféré s’acheter une télé que de mettre de côté en cas de coup dur, pas de bol. De trois, c’est à ça que servent les solidarités familiales et locales qui sont traquées et détruites par le gouvernement.

    Mais si on veut être égalitaires, allons-y! Votre bébé est mort né? Pas de problème. Dans la chambre à côté elle a pondu des jumeaux. Elle va vous en donner un, sinon ce ne serait vraiment pas juste!

    • J’ajouterai, même si c’est évident, que le seul système dans l’histoire qui a permis de sortir une majorité de la population de la misère crasse dans laquelle elle végétait est le capitalisme.

  19. Vous y allez fort, Woland.
    Je suis assez pour les solidarités familiales et locales, et je regrette que l’Etat ne les respecte pas davantage (cet Etat là, en tout cas), mais :
    1. pour qu’il y ait de telles solidarités il faut une certaine égalité. Par exemple, si des parents donnent beaucoup d’argent à leur fils préféré et peu à leur fille, bonjour la solidarité… Encore une fois : le lien social n’admet une trop forte disparité.
    2. J’ai peur que ces solidarités familiales et locales soient insuffisantes pour payer les frais de la petite cancéreuse. Surtout si les grands-parents sont déjà morts, par exemple.
    j’en déduis que la situation sociale et technique (c’est très important) actuelle rend l’Etat plus indispensable que jamais.

    Vous assimilez conservatisme et maintien des inégalités. Je ne suis pas d’accord. Le conservatisme ne consiste pas à ne rien changer, et les nostalgiques du communisme en Russie ne sont pas des conservateurs. Le conservatisme, à mon sens, consiste à respecter les règles de la vie sociale, par exemple le mariage traditionnel, parce qu’il est gage de stabilité sociale. le capitalisme et le libéralisme n’ont strictement rien de conservateur, bien au contraire : ils visent toujours à détruire les liens sociaux traditionnels au profit d’une société individualiste. Du reste, c’est bien ce que l’on voit tous les jours. J’ajoute que les gauchistes sont exactement sur la même longueur d’onde.

    Revenons à mon exemple, que vous ridiculisez un peu vite, il me semble. ce n’est pas avec l’argent que coûte une télé que notre honnête travailleur va pouvoir payer des soins à sa fille. Quant aux assurances privées, si elles permettent au smicard, avec les mêmes cotisations sociales actuelles, de pouvoir se payer les mêmes prestations de santé, c’est parfait. Mais j’ai un doute.
    Le problème, c’est que vous ne pouvez pas expliquer audit smicard qu’il n’a pas droit aux soins qu’offrent notre merveilleuse mais très coûteuse technologie. Ou alors c’est que nous sommes revenus au Moyen Âge, comme on dit (où le problème n’exsitait pas, puisque les gens étaient plus égaux qu’aujourd’hui à bien des égards. En tout cas, on ne risquait pas de ne pas pouvoir se payer le scanner).

    Votre exemple des jumeaux ne fonctionne pas. Personne n’ira réclamer l’un des deux jumeaux en cas de bébé mort né. Les gens ne sont pas des tarés. Ils savent qu’ils n’ont pas « droit » à un enfant qui n’est pas le leur. Il faut faire un peu plus confiance aux hommes, non ? En revanche, si seuls les riches peuvent se payer des scanners, ça risque de ne pas bien se passer. Le scanner et l’enfant ne sont pas équivalents.

  20. « Personne ne voudra rétablir l’esclavage, par exemple, qui est définitivement odieux. » (Marco Polo)

    Odieux ? Ça se discute. Par exemple, le quotidien des noirs était bien plus enviable dans le Sud Confédéré que dans les états du Nord abolitionnistes. Les usines du Nord non seulement sous payaient les ouvriers noirs mais ils étaient confrontés à une ségrégation qui ne disait pas son nom. Alors que dans le Sud, dont il faut rappeler que le nombre de propriétaires qui possédaient plus de 100 esclaves ne dépassait pas le millier (la moyenne générale ne dépassait pas 20) ils bénéficiaient de jours fériés, du repos du dimanche, de soins médicaux et généralement de la mansuétude et d’une certaine affection de la part de leurs maîtres. Ne serait-ce qu’en raison de leur prix.
    Si on regarde au delà des USA, quels sont les pays où les esclaves ont pu se reproduire et bénéficier d’une espérance de vie à peu près normale sinon ceux de l’Occident ? Les pays musulmans non seulement castraient leurs esclaves, mais ils n’en prenaient aucun soin, les laissant aux prises avec toutes les maladies possibles, la vermine, etc.
    Je ne fais pas l’apologie de l’esclavage, mais je tenais simplement à rappeler qu’il y a eu mille fois plus odieux que l’esclavage occidental. Marre de l’ethnomasochisme blanc.

  21. « Faire des sanpapiés des esclaves modernes, c’est aussi un peu rapide. Les esclaves travaillaient, il me semble. »

    Je ne comprends pas. Les sanpapiés aussi, travaillent. Ils nous le répètent bien assez.

    « Quant à considérer que le propriétaire d’esclaves de l’ancien temps, enfin, achète ou affranchit celui-ci avec « son pognon à lui », comme vous dites, c’est osé. Ce ne serait pas un petit peu avec l’argent gagné à la sueur du front de ses esclaves, justement ? »

    Non. L’affranchissement d’un esclave ne nécessitait pas de pognon, juste la renonciation au bénéfice du travail de l’esclave. Vous achetez une vache, vous bénéficiez de son lait. Puis, vous donnez la vache au lieu de la vendre : c’est exactement pareil. Vous renoncez volontairement à récupérer votre capital de départ. Vous décidez, volontairement, d’assumer une perte à laquelle rien ne vous oblige.

    Rien à voir avec la lute pour lé drouâ dé sanpapié.

    La délivrance de papiés aux clandestins déclenche toute une série de « droits à », acquis à vie, qui permettent à l’ex-esclave de toucher des allocations en liquide ou en nature. Ces allocations sont payées par l’Etat, et non par le gauchiste qui grimpe sur son monticule de vertu outragée en réclamant dépapiés pourtousse. L’Etat, c’est à dire tout le monde.

    La prétendue générosité dont il se prévaut est donc de la générosité de gauche, c’est à dire de l’escroquerie. Le gauchiste met la main dans la poche de son voisin, prend le pognon, le donne à « l’opprimé », puis dit : regardez comme je suis généreux.

    Je préfère un vrai voleur, il est plus honnête.

    Quant à  » l’argent gagné à la sueur du front des esclaves », le patron contemporain aussi est dans cette situation, si on va par là. Et, lui aussi, il réclame la régularisation de ses sanpapiés. Quant à savoir si, après cela, il les garde, ou s’il les remplace par une nouvelle fournée de sanpapiés, j’aimerais bien avoir des données précises sur ce point… Qui sont ostensiblement absentes, comme par hasard.

    Enfin, rappelons que les véritables esclaves du temps jadis (par exemple dans le monde musulman, ou dans la Grèce antique)n’étaient pas toujours occupés à des tâches de production. Ils étaient souvent employés dans des tâches domestiques, qui ne généraient aucun revenu significatif, propre à créer du capital. Exactement comme les nounous d’aujourd’hui.

  22. Marco Polo :

    Me permettrez-vous de trouver que votre réponse (en fait vos réponses) ne sont pas très éclairantes ?
    Vous parlez d’égalité en droits. De quels droits s’agit-il ? S’il s’agit des droits naturels elle existe sans que nous ayons rien à faire, ou du moins elle est censée exister. S’il s’agit des « droits » accordés par la loi (le droit positif donc) pourquoi devraient-ils être égaux a priori ?
    La justice consiste à traiter également des gens qui sont dans une même situation – je crois que tout le monde sera à peu près d’accord avec ça – donc aussi à traiter inégalement ceux qui sont dans des situations différentes. Bref on ne va pas très loin avec ça.
    Vous semblez plutôt avoir à l’esprit les inégalités de richesse. Soit.
    D’une part ces inégalités résultent pour une part des inégalités naturelles de talent et pour une autre part de la chance. Autrement dit elles apparaissent spontanément partout où les hommes ont un minimum de liberté. Pourquoi donc le gouvernement devrait-il aplanir ces inégalités ?
    La charge de la preuve est de votre côté. Et s’il doit les aplanir pourquoi devrait-il s’en tenir aux inégalités de richesse et pas à celles de beauté, d’intelligence, etc ? Vous paraissez sous-entendre que faire cette suggestion est absurde, mais pourquoi ? Pourquoi les unes et pas les autres ?
    Vous évoquez le cas du pauvre qui ne pourrait pas avoir accès aux soins, etc. On peut très bien concevoir que la société (c’est à dire les plus aisés) ait l’obligation morale de venir en aide à ceux qui, pour X raisons, ne peuvent pas s’aider eux-mêmes. Mais c’est bien autre chose que de vouloir réduire les inégalités. A la limite cela ne réclame même pas l’intervention de l’Etat.
    Par ailleurs nous avons effectivement déjà abordé ce sujet mais, dans notre assez longue discussion, je n’ai pas l’impression que vous ayez jamais précisément répondu à mon argument selon lequel un travailleur même modeste pourrait parfaitement se payer, avec le fruit de son travail, une assurance santé correcte. Pourquoi supposez-vous a priori que ce genre de choses soit impossibles ? Corrigez-moi si je me trompe.
    Enfin vous parlez des salaires indécents des footballeurs. Personnellement je n’ai aucune sympathie pour ces milliardaires mononeuronaux et je n’aurais rien contre le fait qu’ils soient beaucoup moins payés. Mais lorsque vous parlez politique vous ne pouvez pas vous contenter d’évoquer de grands principes, il faut aussi considérer comment ces principes pourraient être mis en application, car souvent le diable est dans les détails.
    Donc très concrètement, qui décidera quand un salaire ou un revenu sont excessifs, et selon quels critères ? Une fois que vous aurez accepté ce principe du « trop payé » et que vous l’aurez institutionnalisé, comme ferez-vous pour éviter que cette logique s’étende progressivement à d’autres domaines de l’existence ? Comment contrôlerez-vous la bureaucratie que vous aurez ainsi suscité ? etc.
    Si nous ne pouvons pas apporter de réponses satisfaisantes à ce genre de question il me semble qu’il est bien préférable de tolérer les excès qui nous déplaisent, parce qu’en essayant de les corriger nous pourrions fort bien tomber dans des excès encore pires.

  23. « ils bénéficiaient de jours fériés, du repos du dimanche, de soins médicaux et généralement de la mansuétude et d’une certaine affection de la part de leurs maîtres »

    Sur l’affection dont bénéficiait les esclaves du sud de la part de leur maître, on peut aussi rappeler qu’elle était assez souvent d’ordre sexuel, d’où un certain éclaircissement de la peau des afroaméricains.
    (Cependant je ne suis pas un spécialiste de la question, je parle un peu par ouïe-dire en ce domaine).
    Vos rappels sur l’existence d’un terrible esclavage dans le monde Arabe sont fort justes, mais personne n’a nié ici que les mahométants sont depuis toujours des empaffés.

  24. « Quant aux assurances privées, si elles permettent au smicard, avec les mêmes cotisations sociales actuelles, de pouvoir se payer les mêmes prestations de santé, c’est parfait. Mais j’ai un doute. » (Marco Polo)

    Non seulement elles permettent de se payer les mêmes prestations de santé, mais elles permettent de se payer de meilleures prestations pour des cotisations bien inférieures.

    C’est ce qu’ont constaté tous les Français qui ont demandé des devis aux compagnies d’assurance-maladie européennes, pour une garantie à partir du premier euro de dépenses (et non une garantie « complémentaire », à l’instar des « mutuelles » françaises).

    La seule chose qui les empêche de souscrire à ses assurances, c’est qu’arrêter de payer vos cotisations de Sécurité sociale vous expose à de sévères condamnations des tribunaux et à la ruine, sur instruction expresse (et illégale) de tous les gouvernements français successifs.

  25. La seule égalité qui vaille, c’est l’égalité devant les tribunaux.

    Les socialistes (y compris ceux qui se prétendent, ou sont appelés « de droite ») insinuent sans cesse que l’égalité souhaitable serait une égalité de condition : égalité de revenus, égalité de fortune, égalité de logement, égalité d’emploi, égalité de culture, égalité d’intelligence, égalité de succès, égalité de prestige, égalité de force, égalité de beauté….

    Mais l’égalité de condition, c’est le communisme, tout simplement. Qui n’y parvient d’ailleurs jamais, car l’inégalité est inscrite dans la condition humaine. Mais, dans sa tentative folle pour y parvenir, le communisme provoque du malheur en pagaille et des morts par millions.

    Retenez bien ceci : la justice sociale, c’est la plus grande saloperie qui soit. La justice sociale, c’est l’injustice érigée en dogme.

    Quand on éprouve le besoin de rajouter un qualificatif aux notions qui fondent les droits de l’homme (la justice « sociale », la démocratie « populaire », « les » libertés au lieu de la liberté), c’est le signe infaillible du mensonge et de l’escroquerie.

    La justice, c’est la justice.

    La justice sociale, c’est le socialisme sous une appellation plus convenable.

    Méfions-nous de la stratégie de subversion de l’école de Francfort et de Gramsci. Elle commence par la subversion du langage.

  26. Aristide, vos commentaires sont pour la plupart frappés au coin du bon sens, mais j’y vois quelques scories.

    D’abord, d’accord avec vous sur la question des assurances santé. Comme je l’ai dit, si l’on peut vraiment imaginer qu’un smicard puisse contracter une telle assurance sans y passer tout son maigre salaire et qu’il obtient des prestations dignes, c’est-à-dire adaptées aux possibilités techniques de l’époque, et bien tant mieux. J’ai seulement émis une réserve sur la possibilité de répondre à un tel défi.
    Que des assurances privées puissent à priori mieux gérer les choses que la sécu d’Etat, c’est possible aussi, mais je vous ai expliqué ailleurs que ce n’était pas si sûr, tout dépend de l’organisation des administrations et de leur degré d’engagement patriotique. Avec le système actuel, OK, on peut difficilement faire pire au plan organisation et même justice (cf. CMU et autres monstruosités). Mon idée est que les fonctionnaires de Napoléon n’étaient pas si mauvais, par exemple.

    Sur le fond, je crois qu’il y a confusion. Vous dites que les droits naturels sont garantis « sans que nous ayons rien à faire ». Vous semblez considérer que la nature agit toute seule, mais en réalité il n’en est rien. Il n’y a pas de « droit » dans la nature, pas plus qu’il n’y a d’égalité ou d’inégalité. Ces termes sont juridiques et non pas descriptifs. Ce n’est pas parce qu’ils sont « inégaux » que le lion a le « droit » de manger la gazelle. Il la mange parce que c’est ainsi. Mais dans les sociétés humaines il n’en est jamais « ainsi », nous devons construire le droit, et c’est à nous de décider ce qui est juste et injuste, acceptable ou non. Or la vie en société (et donc la vie tout court), pour l’homme, ne me paraît pas possible sans une certaine égalité entre les hommes, sans quoi on attise le ressentiment. Voyez la révolution française et l’exemple que je donnais de Chamfort, surdoué des lettres qui sous l’Ancien régime dut s’abaisser devant des connards à particule. Lisez ses célèbres maximes et vous verrez, vous sentirez ce que cette société de caste avait d’odieux et d’infernal (et je pèse mes mots).

    Sur les salaires, j’ai dit que ma position était un peu compassionnelle, et je vous suis quand vous expliquez qu’il n’est pas facile et peut-être qu’il est impossible d’établir un critère du salaire juste. Seulement cela n’empêche pas que certains soient indécents. Il est vrai que ce n’est pas ma raison qui le dit, mais ce que j’appelerai le bon sens ou sens commun. Nous le sentons tous, non ? Maintenant, légiférer là-dessus et établir un plafond n’est peut-être pas si absurde, même si c’est très difficile. Je ne sais pas.
    Il faut aussi faire une différence entre les inégalités que vous semblez mettre sur le même plan. Vous me dites que s’il faut égaliser les salaires, il faudrait aussi égaliser l’intelligence et la beauté. Vous vous étonnez que l’on puisse trouver cette suggestion absurde. C’est pourtant tout simple : l’intelligence et la beauté sont donnés par la nature (en partie) et on ne peut les créer à l’envi, tandis que les salaires ne sont pas fixés par les gènes.
    Mais ne vous méprenez pas, je ne suis pas un égalitariste ; je pense seulement que trop d’inégalités sont socialement dangereuses. Là où vous avez raison et où je manque d’une solution, c’est à propos du seuil à partir duquel les inégalités sont insupportables. Qui doit le fixer ? selon quels critères ? Il y a la solution de Rawls et du voile d’ignorance, mais je ne suis pas un spécialiste.

  27. Marco Polo, sur le droit positif que vous semblez confondre avec autre chose: https://amiralwoland.wordpress.com/2008/10/12/parlons-un-peu-du-droit-positif/

  28. à Marchenoir :

    Très bien si ce que vous dites est vrai à propos des assurances santé privées. Mais j’attends de voir pour y croire. Auriez-vous un lien internet à me proposer ?

  29. Voyez le site Quitter la Sécu. Egalement, Objectif Liberté, un site libéral très bien documenté.

  30. « Sur le fond, je crois qu’il y a confusion »

    Non, je ne crois pas. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. C’est la DDHC. On peut considérer cela comme vrai ou pas, mais c’est le fondement sur lequel reposent nos démocraties. Les hommes sont égaux dans leurs droits naturels, c’est à dire dans les droits que leur donne leur nature d’être humain. Ces droits ne sont pas donnés par le gouvernement, ils doivent être protégés par le gouvernement. Dans cette conception ce n’est donc pas à nous « de décider ce qui est juste et injuste, acceptable ou non ». Ce qui est juste c’est d’établir un gouvernement qui protège efficacement ces droits. Ce qui est injuste c’est un gouvernement qui viole ces droits.
    Evidemment en pratique c’est beaucoup plus compliqué, mais c’est l’idée générale.
    Pour ce qui est de Chamfort, je suis évidemment d’accord que les castes héréditaires sont injustes (ce qui suppose d’ailleurs une certaine conception du droit naturel), mais ce n’est pas ce dont il est question ici.

    Vous dites :

    « l’intelligence et la beauté sont donnés par la nature (en partie) et on ne peut les créer à l’envi »

    Certes, mais on peut assez bien abêtir les intelligents. N’est-ce pas ce que fait aujourd’hui l’éducation nationale ? On pourrait aussi établir une obligation légale pour les jeunes et beaux de coucher avec les vieilles et laides avant d’avoir accès aux jeunes et belles, ou d’autres procédures du même genre. Pourquoi l’égalisation devrait-elle se faire par le haut ? Si la justice c’est l’égalité des conditions ce qui compte c’est l’égalité, pas les conditions.

    Pour ce qui est de Rawls, c’est fondamentalement un escroc. Son voile d’ignorance n’est rien d’autre que l’état de nature Lockéen, mais sans la cohérence de l’état de nature Lockéen. Evidemment je ne peux pas développer cela ici.
    Vous dites « trop d’inégalités sont socialement dangereuses ». Je pourrais peut-être vous suivre sur ce terrain là, avec beaucoup de précautions, mais à condition d’ajouter « beaucoup d’inégalités PERMANENTES » (je ne sais pas faire les italiques).

    Enfin, si je puis me permettre, sur la question de la traite des Noirs : http://aristidebis.blogspot.com/2011/07/proces-de-loccident-deux-anciens.html

  31. Woland, merci pour le lien vers votre mise au point. Il se trouve que j’enseigne la philosophie et qu’à ce titre j’ai lu pas mal d’auteurs et de définitions du droit positif. Vous avez deux grandes tendances :

    1. il y a le droit naturel et le droit positif, et le droit positif doit suivre le plus possible le droit naturel (position, par exemple, de Léo Strauss).
    2. le droit naturel n’existe pas, tout droit est positif (c’est à dire « posé », et non « sympa », on est d’accord, mais je précise pour ceux qui ne seraient pas rompus à ce vocabulaire technique). C’est la position d’un Hans Kelsen (contre lequel s’élevait, donc, Léo Strauss).

    On ne peut donc pas dire que le seul droit valable est le droit naturel et que le droit positif est une pitrerie (comme vous dites dans le lien), et cela pour deux raisons : d’abord, on peut parfaitement nier qu’il existe un droit naturel (ce n’est pas ma position) ; ensuite, il est absolument impossible de se passer de droit positif. Le droit positif, en effet, c’est tout simplement les lois posées dans les codes, et aucune société ne s’est jamais passé de codes (écrits ou non, mais connus de tous, ou que nul n’était censé ignorer, selon la formule).

    Votre confusion bien naturelle (si j’ose dire) vient de l’expression « droit naturel », qui est très mauvaise puisqu’elle laisse entendre qu’il y aurait un droit dicté par la nature. Ce n’est pas le sens. La nature n’a jamais dit ce qu’il fallait faire, mais seulement ce qui se fait. Dès que l’on parle de « droit » on sort du domaine du « fait », et le droit « naturel » n’a donc strictement rien de naturel. Il y a un moyen très simple de le vérifier : il n’y a pas de lois chez les animaux, pas de tribunaux pour punir ceux qui leur désobéissent.

    Le droit naturel, c’est ce que l’on estime juste en soi, indépendamment des modes, des époques et des lieux. Personnellement j’adhère à l’idée qu’il existe un droit naturel et que le cannibalisme, pour reprendre l’exemple célèbre de Léo Strauss, même s’il a été accepté dans certains droits positifs, est injuste en soi. Mais attention : ce n’est pas la nature qui nous dit que le cannibalisme est bien ou mal. La nature s’en fout royalement.

    Voila. Pardon pour le côté magistral, et ne croyez pas que j’essaie de faire le malin. Je prends au contraire très au sérieux ce que vous dites et j’essaie de me mettre au niveau (sinon je ne viendrais pas commenter dans votre très bon blog).

    • Marco Polo, si j’ai fait peu de philosophie, j’ai fait pas mal de droit. Donc je ne pense pas être dans la confusion. Personne ne pense que « droit naturel » veut dire que c’est un droit qui vient de la nature… C’est un droit lié à l’essence de l’humain. Le droit positif lui varie avec les modes ce qui le rend dangereux. Je ne dis pas qu’il faut s’en passer, seulement qu’il doit être limité au maximum et ne pas s’opposer au droit naturel.

  32. Marchenoir : j’irai y faire un tour, merci.

  33. Aristide : j’avais lu votre très bon texte sur l’esclavage.

  34. Vous pouvez aussi faire un comparatif grâce à ce calculateur d’assurance-maladie suisse (pays où l’assurance-maladie est privatisée).

    http://fr.comparis.ch/

    A savoir : le coût des médicaments et des médecins en Suisse est beaucoup plus élevé qu’en France.

  35. Et j’ajoute : les Suisses ont privatisé leur assurance-maladie après référendum.

  36. Pour Kelsen, c’est le droit naturel qui est dangereux, parce que chacun l’apprécie à son aune, y compris dans un même Etat, alors que le droit positif a l’immense avantage de s’imposer à tous, d’être clair (« posé »). le droit naturel, c’est cette chieuse d’Antigone qui viole la loi au nom de son idéal personnel de justice !

    Mais je suis d’accord avec vous, et avec Antigone : il y a un droit naturel. Le problème c’est qu’il faut bien dire ce qu’il est, quel est son contenu, et ça varie aussi, figurez-vous, d’un auteur à un autre, d’une vision à une autre. L’Eglise catholique, par exemple, a une vision du droit naturel bien différente de celle de la Déclaration des droits de l’homme. Incompatible, même.
    La difficulté est toujours là : c’est à nous de légiférer.

    On ne peut pas limiter le droit positif au maximum, ou alors ce que vous voulez dire c’est qu’il faut le moins possible de lois. Le droit positif ce n’est rien d’autre que l’ensemble des lois dans les différents codes (civil, pénal, etc.). Il n’y a pas de « contenu » obligatoire du droit positif, il est ce que nous en faisons. Il n’envoie pas forcément dans les camps (heureusement, car le droit positif existe partout dans le monde, dès qu’il y a une société, sauf peut-être en Irak actuellement, et bien sûr à Marseille).

    • Mettons nous d’accord sur notre désaccord. Je ne fais pas suffisament confiance aux legislateurs pour leur dire de légiférer autant qu’ils veulent. Vous semblez être plus optimiste sur la nature humaine…

      • J’ajoute une dernière chose. Les régimes qui ont totalement fait fi du droit naturel ont comme points communs d’avoir voulu créer un homme nouveau au moyen de la loi et ont fait des millions de morts (le meilleur exemple étant sans doute la « révolution culturelle »).

  37. Bien d’accord avec vous sur ce point !

  38. Droit positif : Ce gros connard qui s’engage sur le passage clouté quand le petit bonhomme est au rouge.
    Droit naturel : Coach Berny au volant de son gros 4X4 qui emplafonne le gros connard.
    Coach Berny est perdant.
    Oui, je sais, je devrais me faire discret, vu le niveau et le chemin parcouru depuis 2008 monsieur l’amiral. Sincèrement félicitations.

  39. Au premier degré monsieur l’amiral. Je suis presque vexé (et il en faut) pour que vous ayez un doute.

    • Ce n’est pas ce que je voulais dire Coach, je sais bien que vous ne vous foutez pas de moi. Seulement je ne comprends pas si vous louez les progrès faits depuis 2008 ou le niveau d’excellence maintenu depuis tout ce temps. Sincèrement, votre avis m’intéresse et compte pour moi.

  40. Je ne suis pas un expert en discours et rhétoriques, mais votre constance, votre cohérence, votre capacité à maintenir une – quelle horreur – discipline sur votre blog, font que celui-ci est le seul à me maintenir devant mon écran (d’ordinateur) alors que la coupe d’Europe a débuté et que le Racing-Métro joue.
    Il y a le fond (vous, inébranlable comme lorsque je vous ai découvert) et la forme, les commentateurs que vous avez attirés.
    Méfiez-vous, ça sent le blog d’élite en devenir ! Si ce n’est déjà fait.

  41. « Les commentateurs que vous avez attirés. »

    Oui, oui, mais il va falloir veiller à satisfaire nos légitimes revendications, maintenant. Par exemple, pour commencer, j’exige du rôti de koala sur de fines tranches de pain grillé à mon petit-déjeuner tous les matins.

    Le camarade délégué du personnel vous fera parvenir la suite de nos revendications.

  42. En ce qui me concerne j’aimerais bien essayer la panse de koala farcie.
    Servie avec les suites en garniture et un pur malt 18 ans d’âge pour faire glisser.

  43. Ben, le Racing-Métro a perdu et vous avez un conflit social à bord.
    P… de soirée !

  44. …accompagnée de pain grillé badigeonné de saindoux, la panse de coalat, je vous prie.
    Sinon, on vous envoie l’inspection du travail.

  45. Je la sens bien, là, la section syndicale. Dans six mois, on impose un comité d’entreprise à l’Amiral, dans un an, on s’invite dans le bureau du patron pour taper ses cigares, et avant la fin 2012, on se vote la semaine de 28 heures et la retraite à 49 ans.

    Hahaha, ça commence à me plaire, le marxisme…

  46. Il existe des gens pas bien doués, peu chanceux, à qui la vie réserve des tuiles qu’ils n’ont pas forcément méritées. Doit-on les abandonner à leur sort en vertu de je ne sais quel « droit » divin sacré (« nul n’est égal devant la nature »), en ricanant éventuellement de ces imbéciles, ou peut-on quand même éprouver un peu de compassion active et leur venir en aide sans pour autant se charger de leur misère et leur octroyer sans conditions ni limites de temps des droits indus ?

    Ce n’est pas forcément être socialiste que d’avoir le souci de soulager un peu les misères des moins nantis, quelles que soient les causes de leur misère (conditions sociales défavorables, sottises, erreurs, accidents, etc.). Et le simple altruisme ne signifie pas obligatoirement « voler » aux riches (« qui méritent d’être riches, parce qu’ils ont bien travaillé ») pour offrir à ces salauds de pauvres de quoi vivre aux crochets des gens méritants. Le libéralisme n’est pas antisocial dans son essence. Le capitalisme non plus d’ailleurs. On se souvient d’Henry Ford qui payait fort bien ses ouvriers afin que ceux-ci puissent s’offrir les voitures qu’ils fabriquaient. C’est pas mal intelligent, puisqu’ils s’assurait ainsi des clients tout en achetant la paix sociale.

  47. « soulager un peu les misères des moins nantis, quelles que soient les causes de leur misère »

    Oh non, surtout pas. Aider les pauvres honnêtes et travailleurs qui ont un coup de malchance, bien sûr. Cela ne nécessite d’ailleurs pas obligatoirement l’intervention de l’Etat.
    En revanche fournir des aides à tous les pauvres (c’est à dire à tous ceux qui seront légalement définis comme pauvres), quelque soit la cause de leur situation, il n’y a pas de plus sûr moyen de les enfoncer dans leur pauvreté et de créer un quart-monde héréditaire.
    Presque tous les maux engendrés par l’Etat-providence viennent de là.

    • Rien à ajouter à ce que vient de dire Aristide.

      Sinon, je vous accorde une recette à base de koala, mais pour les autres demandes, ce sera la « grande cale ».

  48. Arsistide, votre réponse (ne pas aider les pauvres par principe) ne vaut que si la société est capable d’offrir du travail à tout le monde.
    Et même ainsi, il y aura toujours une marge de débris humains, c’est ainsi. Jadis on les laissait crever, ou il fallait compter sur la charité privée. Mais aujourd’hui ? Peut-on admettre que des Français, même fainéants et incompétents, crèvent la bouche ouverte dans l’indifférence générale ? C’est difficile, d’abord parce que nous nous sommes attendris, que nous supportons moins la misère, ensuite parce que l’argent coule à flots malgré tout (malgré la crise), et que la solidarité nationale ne devrait pas être un vain mot. Ce gars là, qui dort dans le caniveau couvert de sa propre merde et qu’il est si facile de mépriser (ou de ne pas voir) a sûrement des ancêtres morts pour la France, ne serait-ce qu’en 14-18, ou qui ont contribué à la richesse du pays en construisant des routes, des ponts, etc., pendant x générations. Ce n’est pas à lui, rebut social, que nous devons quelque chose, mais à ce qu’il représente. Les solidarités locales dont vous parliez plus haut, n’est-ce pas aussi cela ?

    On peut aussi aider les gens sans les enfoncer dans l’assistanat, mais encore une fois cela suppose qu’on puisse leur donner un boulot, et s’ils sont vraiment nuls (ou handicapés), un boulot subventionné qui n’est pas très utile, mais qui permet de retrouver l’estime de soi.

    Tiens, l’Etat ne serait peut-être pas tout à fait hors sujet, là.

  49. Marco,
    N’importe quelle société où les prix sont libres et non artificiellement bloqués par l’État (genre SMIC) offre du travail à tous ceux qui en veulent. Le truc c’est qu’un fainéant-incompétent-inutile-redondant ne sera pas forcément payé très cher… Que le 375è psychologue scolaire dans une ville de 5000 habitants sera certainement payé des cacahouètes. Mais rien ne l’empêcherait non plus de trouver une activité où il est bon et rare, et d’être bien payé pour ça.

    Ensuite, oui, il peut rester des gens blessés par la vie, malchanceux congénitaux, etc. et une société humaine se fait un devoir de s’en occuper. Si les solidarités familiales sont insuffisante, on pourrait concevoir que l’État le fasse, ou plutôt qu’il demande instamment à ceux qui le souhaitent de le faire. Non pour « redistribuer » mais parce qu’un choix collectif à décidé que l’on ne devait pas mourir de faim, même si on fait tout pour ça. Un minimum peut exister pour les pauvres en termes de dortoirs, distribution de soupe, santé basique gratuite… Simplement cela doit être POUR les pauvres et non CONTRE les riches. J’aurais moins de mal à payer des impôts si je savais que leur but est d’aider les pauvres et de permettre à l’État d’accomplir ses vraies missions (garantir la propriété privée, garantir le respect des contrats et assurer la sécurité publique) qu’aujourd’hui où on me taxe surtout parce que quelqu’un (un fonctionnaire ou un élu, surement) à décidé que c’était injuste qu’il y ait des écarts de salaires/fortune et que c’était le rôle de l’État de diminuer cela (et au passage cela permet d’améliorer considérablement les salaires/fortunes des fonctionnaires et des élus… surprise, surprise).

  50. Et si « on » laisse les « pauvres » crever dans l’indifférence, c’est qu’une fois que 55% de la richesse crée a été prélevée par l’État, soit disant pour faire tout et le reste, on peut légitimement se dire que ce serait à lui de s’en occuper…
    Si jamais on me répond que ça dépend de moi, alors qu’on me rende les impôts, taxes et charges sociales prélevées sur le fruit de mon travail (et même pour un smicard, ça fait beaucoup d’argent) et je m’en occuperait bien volontiers… Y compris sous peine de prison on d’amende pour « non aide à pauvre affamé ».

  51. (je me demande où Marco Polo à suivi des cours d’économie? ah sur la planète mars.. tout s’explique)
    bon je voulais juste vous transmettre une petite info, concernant la france d’aujourd’hui tout de suite maintenant: si vous voulez VOIR des vraies esclaves noires, achetées et clandestines et toussa (exploitées jusqu’à la moelle) je vous conseille quelques destinations parisiennes: rue richomme, ou rue de suez par exemple…..

  52. Han Au Nyme : on essaie d’avoir une conversation sérieuse ; vous n’êtes pas obligé d’y participer. Si vous vous contentez de railler, quel intérêt ?

  53. Franz : en fait vous êtes d’accord avec moi, il me semble (ou moi avec vous, comme vous voulez).
    sauf que votre exemple du « 375è psychologue scolaire dans une ville de 5000 habitants » qui « sera certainement payé des cacahouètes », n’est pas très crédible pour illustrer le fait qu’on peut donner du travail à tout le monde grâce au libéralisme en action. Ou alors Han Au Nyme a raison, et je n’ai rien compris à l’économie.
    Ah non, un point de désaccord quand même, sur le rôle de l’Etat et la situation générale. Je passe sur la tirade habituelle contre les fonctionnaires qui piquent vos sous durement gagnés (ça ne coûte pas cher de l’affirmer) pour se faire des salaires de nababs. (Dans vos cauchemars ils ressemblent à quoi, les fonctionnaires, des vampires ?). Mais que l’Etat serve seulement à garantir sécurité, propriété privée et contrats, voila qui me paraît un peu réducteur. La commémoration du 11 novembre devrait-elle être prise en charge par des institutions privées ? Et ce n’est que le moindre des rôles de l’Etat qu’il me semble difficile de transférer au privé (ne me répondez pas que ça concerne l’armée, donc la sécurité, donc l’Etat selon vos dires, car ça n’a évidemment qu’un rapport indirect avec l’armée, mais très direct avec la nation et la cohésion nationale). Une collection d’individus dont l’Etat se charge seulement d’assurer la juxtaposition pacifique, voila votre vision d’une société, d’une nation ?
    En fait, il est possible que nous ne soyons pas du tout d’accord (ce qui n’est pas très grave, non plus).

  54. Marco Polo,
    En tant qu’ancien fonctionnaire (Maître de Conférences) démissionnaire et passé au (service du) public –oups, lapsus révélateur, je voulais dire « privé »– pour être en conformité avec ce que je pense (et dans mon intérêt), je ne vois pas les fonctionnaires comme des vampires qui piquent mes sous, mais comme des gens (sous) payés à ne pas être efficaces, et à ne pas produire de vraies richesses.
    La plupart des fonctionnaires que je connais et que j’ai rencontré, ne pensent pas du tout « ne rien faire » et même font des efforts. Simplement ils sont dans un système avec peu de contrôles et d’incitation, construit en dépit du bon sens, et n’ont pas la moindre idée de ce que c’est quelqu’un qui travaille beaucoup (et bien), au sens du privé.
    Qu’ils prennent la peine de quitter les bras de l’État-maman, et ils découvriront que 1° le privé n’est pas si bien payé que ça (loin de là) 2°, que sans le savoir ils ne foutaient rien, et perdaient une énergie folle à ne pas être utiles et enfin 3° que la fameuse « sécurité de l’emploi » qui justifiait (pour beaucoup) d’avaler toutes sortes de couleuvres, existe presqu’autant dans « le privé ».

    Quant à la Nation, je pense effectivement que c’est un élément important de la société des hommes, et qu’elle devrait être respectée. Seulement ce n’est pas à l’État de la construire ou l’entretenir ou autre (si on lui délègue cela comment s’étonner ensuite qu’il décide que X ou Y est français, et donc membre de cette nation, juste parce qu’il a eu un de ses 15 gosses sur le sol « de l’hexagone »… et qu’in fine ). Que l’État la respecte serait bien, évidemment. Et cela ne s’éloigne pas de ses droits « régaliens » puisqu’il s’agit d’un devoir et non d’un droit.

  55. « Peut-on admettre que des Français, même fainéants et incompétents, crèvent la bouche ouverte dans l’indifférence générale ? »

    Il y a une différence essentielle entre aider les gens et donner à la charité une base légale et obligatoire.
    Rien ne vous empêche, individuellement ou en collaboration avec d’autres gens qui partagent les mêmes idées que vous, d’aider celui qui est dans la misère par sa propre faute. Par charité chrétienne peut-être, avec l’espoir que cet acte de générosité amènera la rédemption du pécheur, ou juste par pitié, qu’importe. En tant qu’individu ou en tant qu’association vous engagez vos propres fonds et votre temps et il vous sera toujours possible de moduler votre action en fonction de la manière dont se comportent ceux que vous aidez.
    Mais faire aux pouvoirs publics une obligation d’aider tous ceux dont les revenus sont inférieurs à un certain niveau, et ce quelque soit la cause de leur situation, cela revient en pratique à subventionner le vice, ni plus ni moins, et donc à l’encourager. Je trouve cela très immoral. Et c’est également très injuste et très décourageant pour le pauvre honnête qui essaye de s’en sortir par lui-même.

    Vous dites :

    « On peut aussi aider les gens sans les enfoncer dans l’assistanat »

    C’est là toute la question, et c’est beaucoup plus difficile que vous ne semblez le croire.
    Pour dire les choses franchement, et j’espère que vous me pardonnerez cette franchise, je n’ai pas l’impression que vous vous soyez beaucoup documenté sur cette question. Vous devriez, croyez-moi ca change les perspectives.
    J’ai sous le coude une série de papier sur cette question que je posterais d’ici pas trop longtemps (je fais ma propre pub, c’est mal je sais). Mais ce que je peux dire en attendant c’est que lorsque l’on veut aider les « pauvres » (le terme lui-même demanderait à être discuté) il faut faire ce qui leur serait vraiment utile. De ce point de vue là la pitié est souvent mauvaise conseillère. Une politique du « tough love » est souvent la plus appropriée, même si elle est moins immédiatement satisfaisante pour ceux qui l’administrent.
    Concrètement je crois qu’il est tout à fait essentiel de maintenir, ou plutôt de rétablir, la distinction entre « pauvre » méritant et « pauvre » non méritant. Entre ceux qui ne sont pas responsables de leur situation et qui méritent d’être aidés, et ceux qui en sont responsables et qui ne le méritent pas. Cela ne veut pas dire que les pauvres non méritants crèveront la bouche ouverte. Je suis persuadé que la simple pitié porterait à les aider. Mais cette aide serait beaucoup plus restreinte, probablement limitée au strict nécessaire pour survivre, et par conséquent peu ou pas corruptrice.
    Encore une fois ce n’est pas une question d’argent, c’est une question de moralité et de ce qui est bon pour les pauvres eux-mêmes dans leur ensemble.

  56. Aristide,
    Effectivement si l’État (ou toute autre organisation collective financée par tous) peut sans doute fournir un minimum « humain » à tous (comme je disais, dortoirs, soupe et santé de base gratuits) il est effectivement impossible qu’il aille plus loin. L’État n’a pas les moyens ni les capacités de déterminer si le pauvre est « méritant » ou pas.
    La charité privée est bien plus adaptée à cela. Tout d’abord elle n’impose pas à tous (surtout les riches) de contribuer à tout, et donc n’est pas comme le faisait remarquer Friedman une punition de la réussite pour récompenser l’échec, mais bien un choix. Deuxièmement, de part son coté plus « individuel » elle s’inscrit dans une subsidiarité de bon aloi, permettant de lutter plus facilement contre les abus, les fraudes et autre (estimées couter aujourd’hui plus de 40 milliards d’euros par an… deux bons tiers du budget de l’EN !!). Surtout que quand c’est « mon argent » que je donne, je suis en général assez regardant sur l’efficacité de ce don. Quand c’est l’argent « des autres », bah…

  57. Aristide, nous sommes d’accord. L’assistanat est une catastrophe, c’est pourquoi je disais qu’il vaut mieux fournir un emploi aux gens. Mais certains sont incapables d’effectuer une tâche même élémentaire, d’où mon idée que l’Etat devrait s’en charger (de leur donner un emploi subventionné, parce que ça n’intéressera aucune structure privée de le faire).
    Vous me répondez (vous ou Franz, mais je réponds aux deux, si possible) que l’Etat n’est pas là pour ça et que la charité privée peut s’en charger. Oui, s’il s’agit de payer une soupe. On a les restos du coeur par exemple. Mais ce n’est pas de l’emploi, de l’activité que l’on donne, or la dignité de la personne passe à mon avis par une activité au service de la collectivité, même si la rentabilité et la productivité sont nulles. C’est l’esprit qui compte. Je ne vois guère que l’Etat qui puisse le faire. Mais s’il était possible d’y parvenir autrement, pourquoi pas. Mon idée n’est pas de donner du boulot à l’Etat, mais aux gens.
    Et vous avez raison, je n’ai pas étudié la question à fond, bien sûr.

    Franz : sur les fonctionnaires, j’ai déjà eu plusieurs conversations avec divers intervenants, y compris avec quelques-uns qui détestent viscéralement cette engeance (mais je ne leur en veux pas, on a tous notre part d’ombre). Je n’y reviens que très vite, pour dire que le fonctionnariat d’aujourd’hui est sûrement réformable, et que les fonctionnaires de Napoléon étaient sans doute plus efficaces que bien des nôtres. Un Etat patriote, voilà la solution.

  58. Marco Polo
    Sur les fonctionnaires, bien sûr qu’il en faut… Quelques uns!
    La différence entre les fonctionnaires sous Napoléon et ceux d’aujourd’hui… le nombre avant tout. S’il n’y avait que 100 000 (ou moins) fonctionnaires en France, concentrés sur les missions que seul l’État peut réaliser correctement, il est assez évident qu’on mettrait en place des contrôles pour s’assurer qu’ils travaillent bien et que de toutes façons, eux même seraient conscient de l’importance de leur rôle et le rempliraient mieux.

    C’est tout l’écart entre l’universitaire des années 20 (très peu nombreux, véritable corps d’élite, n’enseignant qu’à des étudiants d’élite, triés sur le volet, « l’avenir de la Nation ») et ceux d’aujourd’hui (foule presque anonyme, donnant vaguement des cours à des meutes de loques ne voulant rien faire et n’ayant de toutes façons pas vraiment leur place à l’Université). Aucun d’eux ne devrait être fonctionnaire, mais je préfère payer le premier que le second, la nature même de l’environnement me garantissant un meilleur « retour sur investissement ».

    En outre, on peut se poser la question des privilèges (soumis à une loi à part) des ces gens. Est-ce que l’on n’attirerait pas un peu moins de bons-à-rien fainéants s’il n’y avait pas de « statut », et sans emploi à vie, la flexibilité gagnée permettrait sans doute des économies colossales tant financières qu’humaines…

  59. Franz,
    puisque vous relancez le sujet, je vous dirais qu’il y a de toute évidence des fonctionnaires inutiles et inefficace. On est d’accord. Il suffit de se promener au rectorat une matinée pour voir qu’on est loin des cadences infernales, et je pense que les chercheurs du cnrs sont de vrais privilégiés. On pourrait donner encore beaucoup d’autres exemples. Y a-t-il trop de fonctionnaires ? Je pense que oui. Et on pourrait les répartir plus intelligemment. Aucun fonctionnaire ne devrait être choqué de ce discours, si l’on ne sous-entend pas bien entendu que tous les fonctionnaires sont des fainéants. Bien sûr que les quelques avantages des fonctionnaires jouent un rôle dans le choix d’en faire partie. Mais il y a aussi quelques inconvénients ou compensations.
    Bon, je ne vais pas relancer plus loin ce débat qui a le don d’échauffer les esprits !

  60. Exemple typique de la mentalité fonctionnariale que (presque) plus personne ne remet en cause (et qui n’est nullement limitée aux fonctionnaires) : on parle de la retraite des métiers supposés pénibles. Mettons les pompiers, ou les égorgeurs de koalas.

    Imagineriez-vous un type grimper à 70 ans au sommet de la grande échelle, ou continuer à trucider les koalas ?

    Question stupide, évidemment. Prendre sa retraite à 65 ou 70 ans ne signifie pas nécessairement faire la même chose que l’on faisait à 20 ans ou à 40 ans.

    Le cours normal des choses pour un travailleur âgé, c’est d’occuper des emplois de bureau, des postes moins pénibles que ses collègues en pleine possession de leurs moyens physiques.

    Ce ne sont pas les emplois assis qui manquent, tout spécialement dans la fonction publique… Mais cette hypothèse n’est jamais évoquée, on fait comme si elle n’existait pas. Ce qui permet de faire pleurer Margot sur les méchants zultralibéraux qui veulent faire grimper des pompiers de 70 ans à la grande échelle.

  61. Merci Amiral pour m’avoir fait connaître ce post d’Ygor, très bon d’ailleurs parce que sincère. Par exemple, j’ai aussi un ami qui me demande pourquoi je défonce autant le brave piposophe Onfray et je conçois que l’attitude paradoxale et cruelle de Baudelaire ne puisse être comprise, à défaut d’être justifiée, sans l’arrière-plan qui en rend compte c’est-à-dire le réel du délire utopiste de 1848 : la dictature minable de Louis-Napoléon Bonaparte et le soulagement qui l’a accueillie. Nous en sommes au même point aujourd’hui : (c’est là où je m’éloigne de Muray qui voit notre époque comme sans exemple) : le réel des utopistes sous la tente ou des robespierristes à la Jorion voire des ultra-libéraux qui veulent « mettre leur vie en accord avec leurs idées », c’est la dictature néo-libérale des commissaires européens qui aboutit à calibrer les poireaux et à doter l’île de Malte (410 mille habitants) de milliards de comptes bancaires virtuels (directive prenant effet à l’horizon 2013 ou 2014).

    Pour ce qui est de la gauche, quand elle dit inégalités nous répondons supériorité mais c’est sur cette supériorité que nous nous écharpons, quand nous disons liberté, elle répond, celle du renard ou du loup dans le poulailler et elle n’a pas tout à fait tort. Mais comme la question de la souveraineté, donc du Règne, lui échappe, elle ne voit pas que seule la force arrête la force. Quand la gauche cause égalité, elle l’étend au monde entier comme s’il y avait une commune mesure entre un guérilléro naxaliste d’Inde et un employé de la RATP parisienne, une mesure qui s’appellerait le prolétariat. Quand on lui dit que les chrétiens ont conçu l’Humanité avant Marx, la gauche sourit vu qu’elle n’en sait rien ou si peu, que ce qu’elle sait, elle le prend chez Voltaire ou un sous-Voltaire ou un Onfray.

    Sinon Ygor n’a pas tort, être réactionnaire aujourd’hui est vidé de tout contenu. Un ultra-libéral et un gauchiste se donnent la main, le premier a beau se dire réac’ et le second subversif, c’est Janus qui se présente.

  62. « La dictature néo-libérale des commissaires européens qui aboutit à calibrer les poireaux. » (Mmento Mouloud)

    Phrase absurde, contradiction dans les termes. Si l’un des traits caractéristiques d’une organisation étatique est qu’elle calibre les poireaux, alors elle n’est pas libérale. Ni néo, ni paléo, ni ultra, ni rien du tout. Le calibrage des poireaux est, précisément, anti-libéral.

    Phrase typique du hold-up permanent sur le langage opéré par les anti-libéraux. Ce en quoi ils rejoignent le recours permanent au mensonge de la gauche.

  63. Pensez aux profs, Marchenoir, qui ne peuvent changer de métier ! à 70 ans devant les élèves, putain, c’est violent !
    Mais en ce qui me concerne je suis prêt à mourir sur l’estrade, tel Molière devant son cher public.
    Le problème c’est qu’on nous a supprimé les estrades !

  64. M’sieur Robert, votre post de 19h07 me fait chaud au cœur, moi qui étais encore capable la veille de ma retraite, de monter à l’eucalyptus et d’en redescendre un koala dans chaque main et le troisième entre les dents, la date tatouée sous mon bras gauche (si si) indiquait ma date de péremption… comme les yaourts. Pourtant j’étais prêt à tout faire, aiguiser les couteaux, empailler les Koalas, mais rien n’y fit : Dehors avec ta pension ! Et ce n’est pas la faute des syndicats en tenue camouflée.
    La reconversion à 55ans était impossible faute de compétences suffisantes (seul Al-Quaeda était intéressé) alors, je survis au crochet de l’état. Quel gâchis.

  65. « Pensez aux profs, Marchenoir, qui ne peuvent changer de métier ! »

    Les profs pourraient parfaitement être reconvertis en gardien de koalas.
    C’est doux de poil et paisible de caractère un koala. Ca passe sa journée à mâchonner gentiment des bouts de feuille et à s’épouiller. Un peu comme certains élèves en fait, mais sans bruit.
    Et on aurait enfin, en tout bien tout honneur, des gardiens de koala diplômés (des GKD).

  66. « Pensez aux profs, Marchenoir, qui ne peuvent changer de métier ! à 70 ans devant les élèves, putain, c’est violent ! » (Marco Polo)

    (Soupir…)

    Décidément, ça ne sert à rien d’écrire, d’agumenter. Personne ne lit. Vous êtes prof de philo ? Je m’auto-cite, on ne sait jamais…

    « Le cours normal des choses pour un travailleur âgé, c’est d’occuper des emplois de bureau, des postes moins pénibles que ses collègues en pleine possession de leurs moyens physiques. »

    Osez me dire qu’il n’y a pas d’emplois de bureau à l’Education nationale, Marco Polo… Vous savez combien il y en a ? Faites une petite recherche : l’Educ-naze croule sous les postes administratifs !…

    Et ne me dites pas qu’un prof ne pourrait pas occuper un poste administratif, qu’il n’en est pas capable, parce qu’alors là, je vous répondrai que c’est probablement un trisomique non diagnostiqué, et qu’il faut le licencier tout de suite…

    D’autre part, même s’il n’y avait pas d’emplois de bureau à l’Educ-naze, osez me dire qu’il n’y a pas de tâches parfaitement adaptés à des vieux dans l’ensemble de la fonction publique…

    Parce que j’aimerais bien qu’on me donne un seul argument rationnel selon lequel un fonctionnaire devrait passer toute sa vie professionnelle dans le même corps… Au nom de quoi ? Qu’est-ce qui le justifie, dans ce fameux intérêt général dont les étatistes nous cassent les bonbons à l’année longue ?

    Enfin, pour terminer, je vous ferais remarquer que justement, en temps normal, le métier de professeur est l’un des rares que l’on puisse faire presque jusqu’à son dernier souffle…

    A condition, bien entendu, d’éradiquer l’immigration massive, de restaurer l’autorité à l’Educ-naze, et de revenir aux méthodes de l’époque des blouses grises.

    Voilà pourquoi je ne veux plus jamais entendre cet argument à la con selon lequel « Les profs ne pourraient pas faire classe jusqu’à 70 ans ».

    Et c’est adaptable à tous les postes de fonctionnaires, bien entendu. Et aussi à tous les métiers du privé. Sans exception.

    Après, rien n’empêche de prévoir un statut d’invalidité pour les salairés âgés qui seraient tellement affaiblis et malades qu’ils ne pourraient, réllement, occuper aucun emploi quel qu’il soit.

    Pour l’instant, on en est très loin.

    La réalité quotidienne, c’est celle de ce salarié de la RATP qui commentait sur Fdesouche. Il écrivait de Thaïlande, où il passait sa retraite. Il avait (de mémoire) moins de cinquante ans. Il devrait toucher, jusqu’à sa mort, quelque chose comme 90 % de son dernier salaire. Financés par le contribuable, les retraites de la fonction publique n’étant pas provisionnées. Aux frais de tous ceux qui se crèvent le cul à bosser en France. Vous trouvez ça normal ? Vous trouvez que c’est de la « justice sociale » ?

    Moi j’appelle ça un scandale.

  67. Mais si, Marchenoir, il y a des postes de bureau à l’éduc nat, mais ils sont déjà occupés par d’autres fonctionnaires.
    Et j’ai bien dit que moi j’espérais pouvoir faire le malin devant les élèves jusqu’à la mort.
    Sur la RATP, comment ne pas vous donner raison ?

  68. RM, je ne comprends pas cette phrase : « Financés par le contribuable, les retraites de la fonction publique n’étant pas provisionnées. »

    Toutes les retraites actuelles ne sont-elles pas payées par le contribuable du moment ? C’est bien le principe de la retraite à la française, non ?

  69. « Pensez aux profs, Marchenoir, qui ne peuvent changer de métier ! à 70 ans devant les élèves, putain, c’est violent ! » Marco Polo.

    Ce qui est violent et que je vois bien plus souvent c’est le gars qu’on fout dehors à 70 ans, alors qu’il peut et souhaite encore enseigner.

    Vous me direz que dans le supérieur c’est pas pareil ! Argument entendu 100 fois mais je m’étonne toujours, les gosses odieux de la sixième a la terminale deviendraient instantanément doux et calmes en passant dans le supérieur ? Si au moins il y avait sélection et que seuls les plus capables allaient à la fac, il y aurait une explication… Mais là, non. La lie des terminales va à la fac, et là ils sont d’un coup 10 fois moins fatigants…

    Si les enseignants peuvent changer pour des postes administratifs, on peut aussi supposer que les administratifs de l’EN peuvent aller faire autre chose aussi… Productif, si possible !

    « [les] ultra-libéraux qui veulent « mettre leur vie en accord avec leurs idées », c’est la dictature néo-libérale des commissaires européens qui aboutit à calibrer les poireaux » Memento Mouloud.

    Pour appuyer ce qu’à dit Robert Marchenoir, vous ne voyez pas comme une légère contradiction entre « dictature » et « néo-libérale » (aide: le mot libéral est apparenté au mot liberté) ? Et commissaire et libéral, là non plus ça ne va pas vraiment bien ensemble. Quant à la calibration des poireaux, on cherche toujours l’origine dans l’ensemble des écrits de l’école Autrichienne… Ça sent plutôt son « socialisme réel » tout ça…

    Et pour la poire, juste une question, ça vous gêne quelqu’un qui met sa vie en accord avec ses idées ? Vous voulez absolument vivre en pleine « dissonance cognitive », vous ? Ou c’est juste le « libéral » qui coince. La liberté vous défrise-t-elle, à moins que ça ne soit que de la jalousie ? Contrairement à ce qu’on vous raconte dans les media, on trouve assez facilement du travail, et on peut changer de branche/métier sans grande difficulté, aujourd’hui encore, pourvu qu’on le veuille vraiment et qu’on accepte (parfois) quelques sacrifices…

  70. @ Gil

    C’est le principe théorique. Mais s’il n’y a pas assez d’actifs, ou si les retraités vivent trop longtemps, ça coince. Y penser et prévoir c’est je suppose le sens de « provisionner » employé par RM.

    D’autant que la dette constituée pour payer les retraites colossales de gens qui n’ont pas eu d’enfants constitue une forme de vol différé qui relève du tribunal pénal de la Haye, à mon sens…

  71. En résumer : mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade…

  72. « Toutes les retraites actuelles ne sont-elles pas payées par le contribuable du moment ? » (Gil)

    Non. Les retraites dans le privé sont payés par les salariés du moment, pas par les contribuables. Ce sont les cotisations retraites défalquées du salaire qui payent les pensions des retraités.

    Quand je parle de retraites non provisionnées dans le public, cela fait allusion à trois choses :

    – Les fonctionnaires et para-fonctionnaires payent moins de cotisations retraite que les salariés du privé toutes choses égales par ailleurs, pour des retraites plus avantageuses.

    – Leurs cotisations ne suffisent pas à payer les retraites. La différence est payée par l’impôt.

    – La comptabilité publique ne reflète pas le déséquilibre des retraites du public.

    (Mais vérifiez auprès de quelqu’un plus au fait que moi des subtilités techniques du sujet, je vous dis ça assez à la hache.)

  73. « D’autant que la dette constituée pour payer les retraites colossales de gens qui n’ont pas eu d’enfants constitue une forme de vol différé qui relève du tribunal pénal de la Haye, à mon sens… »

    Excusez-moi, Franz, mais là vous illustrez à merveille la caricature du libéral égoïste qui en a riennafout’ des autres. Je vous soupçonne d’être jaloux d’une personne particulière qui n’aurait pas eu d’enfants et qui aurait une retraite, à vos yeux, « colossale ».

    Cela m’étonnerait beaucoup qu’on puisse toucher une retraite « colossale » dans le système français actuel, sauf si on s’appelle Le Duigou, qu’on est ancien chef de la CGT (ou de la CFDT), et qu’on s’est fait attribuer un poste de conservateur des hypothèques un an avant sa retraite. Et ceci est indépendant de la présence d’enfants.

    Soit on a un système par répartition, et alors il s’agit évidemment d’un système solidaire. Il suppose que les gens en âge de travailler cotisent, en échange de leur prise en charge à leur retriate.

    Si les gens ont respecté les règles et cotisé toute leur vie, ils ont droit à une retraite, qui représente beaucoup moins que les cotisations qui leur ont été extorquées. Ceci est indépendant du nombre d’enfants. Vous ne voulez tout de même pas instaurer un système à la chinoise inversé, où les autorités de l’Etat obligeraient les gens à avoir des enfants, et leur imposeraient des amendes s’ils n’en ont pas ?

    Soit on n’a aucun système de retraite, et alors les gens font des enfants et leur demandent de les entretenir dans leurs vieux jours. C’est le modèle des sociétés primitives. Vous ne voulez tout de même pas nous imposer le modèle économique de l’Afrique noire ? Quant aux gens qui n’ont pas eu d’enfants dans ce genre de sociétés, il sont tout de même pris en charge par la collectivité familiale, par le village, etc.

    Soit on a un système de retraite par capitalisation, c’est à dire que les gens font des économies toute leur vie durant pour financer eux-mêmes leur retraite (et ça n’a toujours rien à voir avec le nombre d’enfants).

    Dans tous les cas, une société civilisée (y compris primitive), même dans un système libéral, trouve le moyen de prendre en charge les exceptions, les marginaux, les gens qui n’ont pas eu de chance, etc. J’aimerais bien que vous me trouviez, dans toute la littérature libérale, une justification morale pour laisser crever la gueule ouverte un vieux qui n’aurait pas eu d’enfant.

  74. « Mais si, Marchenoir, il y a des postes de bureau à l’éduc nat, mais ils sont déjà occupés par d’autres fonctionnaires.
    Et j’ai bien dit que moi j’espérais pouvoir faire le malin devant les élèves jusqu’à la mort.
    Sur la RATP, comment ne pas vous donner raison ? »

    OK. Donc c’est toujours les autres (y compris les autres fonctionnaires) qui doivent faire des sacrifices.

    On pourrait peut-être arrêter d’embaucher des administratifs à l’Educ-naze, et réserver ces postes à de futurs retraités ? Ou les administratifs de l’Educ-naze pourraient aussi aller faire un tour ailleurs, pourquoi pas dans le privé ? Ou un prof pourrait aussi finir sa carrière dans la police ? Ou au ministère de l’Industrie ? Ou au ministère de l’enfilage des trombones ?

  75. Marchenoir : OK, merci. Mais bref, si on défalque directement sur le salaire, c’est bien aussi le contribuable qui paye (salarié, certes), même si ça n’est pas techniquement un impôt.

    Pendant que j’y suis : « La comptabilité publique ne reflète pas le déséquilibre des retraites du public »

    Est-ce de ça que parlent certains quand ils disent que la dette publique de la France est le double ou plus de ce qu’elle est officiellement ? Auriez-vous un lien ? (j’abuse, vous sachant bien fourni en bons liens)

  76. « Cela m’étonnerait beaucoup qu’on puisse toucher une retraite « colossale » dans le système français actuel, »
    M’sieur Robert, merci de soutenir les pédaleurs de cale.
    Dernière solde : 2780.79 € (mutuelle comprise bien sûr)
    Première pension : 1608.71 € (mutuelle à payer bien sûr)
    Quand on n’est pas un homme de lettres, on se raccroche aux chiffres, désolé d’être si bas de plafond.

  77. Et oui Coach, visiblement vous n’êtes pas fonctionnaire et donc votre pension est calculée sur une moyenne des salaires des 25 derniers années alors que pour les fonctionnaires c’est sur la moyenne des 6 derniers mois…

  78. Dites-donc Skandal ! Vous voulez que je vous enfonce mes décorations dans le fondement ? Plus fonctionnaire que moi tu reviens pas d’Afghanistan !
    C’est à lire avec un hénaurme éclat de rire évidemment, mais c’est la triste réalité de ce qu’on croit et de ce qui est…
    Pour éviter tout malentendu, carrière complète, engagé à 17 ans, viré pour limite d’âge 38ans et trois mois plus tard.

  79. J’ajoute qu’il y a une autre catégorie de gens qui perçoivent des retaites « colossales » aux frais d’autrui : les hommes politiques, qui cumulent plusieurs « retraites » au titre de postes de haut fonctionnaire qu’ils ont brièvement occupés, au titres de leurs postes électifs successifs, etc.

    Les quelques grands PDG qui perçoivent, eux, des retraites astronomiques par contrat, sont payés directement par leur ancienne entreprise. On peut considérer que c’est trop élevé, mais ce n’est pas de l’argent public.

  80. Gil : fouillez les sites de Contribuables associés, le Cri du contribuable, Objectif Liberté…

    • Robert, pour une fois, c’est rare, je ne suis pas d’accord avec vous. Si on accepte d’être dans un système par répartitions « à la française », connerie abjecte mais c’est comme ça, alors une des responsabilités des parties prenantes de ce « ponzi scheme » est de renouveller et de développer le cheptel. Les gens qui touchent une retraite sans avoir fait de gosses n’ont pas honoré une partie du contrat.

      Mais bon, le problême c’est le système.

  81. « Ou au ministère de l’enfilage des trombones ? »

    Bon, je vois que personne ici ne retient ma suggestion de faire de la France la championne du monde de l’élevage de koalas.
    Pourtant les avantages seraient multiples.
    Voici enfin un créneau innovant, qui n’est pas pris par les Chinois ou les Indiens.
    La viande de koala est très goûteuse et le génie français de la gastronomie saura sûrement lui trouver mille accommodements savoureux.
    La fourrure est douce et fournie, et les couturiers français sauront en tirer le meilleur parti.
    Et on aurait un secteur tout trouvé pour reconvertir nos fonctionnaires en surplus et nos profs trop vieux pour supporter la bruyante jeunesse d’aujourd’hui.
    C’est que ça en fait des emplois : gardien de koalas, toiletteur de koala, tondeur de koala, branleur de koala, égorgeur de koala…
    Enfin une idée innovante qui va réconcilier les Français avec l’esprit d’entreprise.

  82. « Si on accepte d’être dans un système par répartitions « à la française », connerie abjecte mais c’est comme ça, alors une des responsabilités des parties prenantes de ce « ponzi scheme » est de renouveller et de développer le cheptel. » (Woland)

    Absolument pas. Montrez-moi le texte de loi qui oblige les Français à se reproduire en échange d’une retraite. Dites-moi combien d’enfants les Français sont obligés à faire de par le code de la Sécurité sociale : un ? deux ? deux virgule trois ?

    Vous ne pouvez pas inventer des règles au fur et à mesure, unilatéralement, juste parce que ça vous chante et parce que vous pensez, vous, que c’est « juste ».

    Le contrat (si contrat il y a, car en réalité, non seulement il n’y a pas d’engagement signé de l’Etat, mais les cotisations retraite sont forcées et non négociables), c’est : je paye des cotisations retraite toute ma vie de travail, et en échange, je touche une retraite. Il n’a jamais été question d’enfants en contrepartie.

    Les enfants sont évidemment un facteur d’équilibre économique du sysètme, mais à cette aune, la durée de vie l’est aussi. Vous pourriez aussi bien dire qu’il serait de la « ‘responsabilité » des parties prenantes de se suicider après un certain âge, pour ne pas trop peser sur le système.

    D’autre part, j’aimerais bien que vous me désigniez une seule société où il ait jamais été question d’obliger les gens à avoir des enfants. C’est une notion absurde, totalitaire, allant encore beaucoup plus loin que la vision nazie.

    Et puis que faites-vous des homosexuels, des personnes stériles, des impuissants, des laids, des malades, des gens qui n’ont pas les moyens d’élever des enfants ? Ils n’ont pas droit à la retraite, non plus, dans votre système idéal ? Vous les euthanasiez à 65 ans ?

    Dans la pratique, l’écrasante majorité des gens font des enfants (sans demander l’avis des blogueurs libéraux), et, en moyenne, il n’y a pas assez d’enfants pour assurer la pérennité économique du système.

    La solution n’est pas de faire la leçon aux gens en leur disant : vous ne faites pas assez d’enfants. Elle est dans un changement du système économique des retraites.

    • Quand on parle de contrat c’est la notion de « contrat social », il ne s’agit pas d’un papier signé par les parties. La retraite par répartition à été mise en place à une époque ou les français se reproduisaient, cette donnée faisait donc partie de l’équation (la durée de vie inférieure aussi d’ailleurs). Mais personne n’envisage de forcer les gens à faire des mômes (à part l’Eglise au Canada pendant longtemps… pas de bébé dans l’année, pas d’eucharistie! Ce qui explique en partie lahaine d’une bonne partie de ces gens là pour l’Eglise et leur jurons blasphématoires…). Je me contente de dire que s’il ne font pas de môme le ponzi scheme ne peut plus fonctionner. De nouveau, le vrai problème est celui de la retraite par répartition qui est une aberration qui mène justement à forcer les gens à avoir des enfants et à les euthanasier après 65 ans.

      • J’ajoute que je peux très bien envisager qu’une partie de la population soit très fortement incitée à se reproduire alors qu’une autre le soit bien moins…

  83. 100 éme !
    J’ai gagné une croisière ?

  84. « Je me contente de dire que s’il ne font pas de môme le ponzi scheme ne peut plus fonctionner. »

    C’est tout à fait différent. Le « contrat social » n’obligeait pas, même moralement, les gens à faire des enfants, car a) il n’y avait pas besoin de les obliger, b) bien malin celui qui aurait pu dire à partir de combien d’enfants un tel « contrat » aurait été rempli.

    « Très fortement incitée à se reproduire « 

    C’est alors la question des allocations, qui est toute autre. C’est une incitation économique.

  85. J’ai gagné une croisière ?

    ***

    Oui, vous naviguerez sur Internet.

  86. Naviguez Carine, naviguez,
    « la terre n’est rien d’autre qu’une coalition faite exprès pour décourager les marins. »
    Arturo Perez-Reverte

  87. Hop je reviens, et je vois que ma remarque sur les retraites à dérangé certains…

    Effectivement mon point de vue est tout à fait celui de notre cher hôte. Le système actuel de répartition « à la française » est basé normalement sur le contrat social implicite qu’une génération se débrouille pour avoir (collectivement) assez d’enfants pour que ça suive derrière… Ou à crever vite dès la pension prise (mais ça ce n’est pas très humain de le vouloir, sauf pour les professeurs de koalas, épuisés à 23 ans, face à des arbres trop pleins… ). Sinon, elle finance sa retraite par ponction sur les productifs actuels (normal) mais comme ils sont en sous effectifs, on s’endette… Ce qui correspond à faire financer sa retraite par les 2 générations suivantes. Pour noyer le poisson et que les idiots de jeunes s’imaginent que eux aussi il auront droit à ça, on fait venir plein d’immigrés… Et on se gargarise d’être pas loin du renouvellement des générations. Sauf que de toutes façon si on n’a pas assez des gosses (collectivement, s’entend, il ne s’agit pas du tout de pointer du doigt une personne ou une autre, plutôt la « génération babyboom/68 » en général.

    C’est eux les « égoïstes » qui se disent « après moi le déluge »… Bon avec la crise actuelle le déluge semble devoir arriver avant qu’ils ne soient morts. Mais aurons nous le courage de dire « OK, les pensions baissent de 10% l’année prochaine, puisqu’il faut que les efforts soient portés par tous… Les « jeunes » ne pourront prendre leurs retraite que plus tard, les « vieux » réduisent les leurs » ?. Faut savoir, si on veut de la répartition ça veut dire « les mieux lotis aident les moins bien lotis ». Et aujourd’hui, collectivement, les retraités sont mieux lotis que les actifs (là encore, il y a des exceptions, tous les retraités ne sont pas des nababs allant et venant entre leur pied à terre à Paris et leur villa pas loin de Marrakech… loin de là).

    C’est d’un point de vue général que le montant des retraites est colossal dans ce pays. Par rapport au montant du PIB, des salaires etc. Non que les retraités se goinfrent tant que ça, mais que vu qu’ils sont beaucoup, vivent longtemps et n’ont pas eu des tonnes d’enfants (le baby krach qui a suivi le baby boom… ), au total, c’est lourd. Et on n’a pas demandé leur avis à ceux qui payent maintenant… On prend même des pincettes pour leur dire, progressivement, que s’ils veulent toucher quoi que ce soit, ben, va falloir épargner à coté, hein… et taxée cette épargne… mais sans pour autant arrêter de financer les retraites des tas de potes de leurs parents qui ont préférés « vivre libres, sans lardons qui coutent et qui bavent partout »…

    Donc oui, comme devraient l’être tous les gens des générations X (un peu) Y et Z, je suis un peu amer sur ce sujet…

  88. Franz, vous avez des chiffres, pour appuyer votre « amertume sur le sujet » ? Par exemple :

    – Le pourcentage des retraités sans enfants ;
    – Le bilan comparatif de ce qu’un couple retraité avec ou sans enfants a payé comme impôts et cotisations tout au long de sa vie, sachant qu’un couple sans enfants paye plus d’impôts, et coûte moins en allocations, qu’un couple avec enfants.

    Si vous ne les avez pas, vous parlez dans le vide.

    J’ai lu d’innombrables études sur le financement des retraites, je n’ai jamais vu évoquer le douloureux problème des retraités sans enfants qui plombent notre système de retraites.

    En revanche, d’innombrables études sur le sujet expliquent pourquoi le vrai problème est celui des retraités avec enfants… parce qu’ils n’en ont pas fait assez.

    Globalement, l’équation durée de cotisation / durée de retraite / renouvellement des générations ne tient pas. Le problème n’est pas celui des retraités sans enfant, qui est un détail tout à fait marginal dans l’ensemble.

    Avez-vous fait les calculs pour savoir combien chaque famille française aurait dû faire d’enfants pour que le système par répartition tienne encore debout ? Est-ce trois enfants par couple ? Quatre ? Huit ?

    Vous n’en savez rien, et moi non plus. Le sauriez-vous, que, selon votre logique, vous devriez créer un mouvement politique pour stigmatiser tous les parents de moins de trois virgule deux, quatre ou six enfants, enfin le chiffre qui sortirait de cette savante étude.

    Ce serait évidemment ridicule. Cela satisferait peut-être votre jalousie, votre ressentiment et votre recherche du bouc émissaire, mais politiquement cela n’aurait aucun sens, et cela n’aurait évidemment aucune efficacité en termes de résolution du problème.

    Puisque vous posez le problème en termes politiques, j’aimerais bien que vous m’expliquiez pourquoi il n’y a pas, en France, un mouvement massif des gens que vous prétendez représenter (c’est à dire léjeunes, ceux qui seraient lésés par lévieux qui n’auraient pas fait assez d’enfants), pour réclamer une libéralisation massive de la société française, et la fin du système de retraites actuel.

    Parce que si votre indignation était politiquement sincère, je veux dire si l’ensemble des gens qui prennent votre posture mettaient leurs actes en adéquation avec leurs paroles, la grosse majorité de la classe d’âge allant de 18 ans à, mettons, 35 ans, devrait défiler dans les rues par centaines de milliers pour réclamer :

    – Le recul de l’âge du départ à la retraite ;
    – L’alignement des retraites du public sur celles du privé ;
    – Le lancement de la transition entre le système de retraites par rrépartition, et un nouveau système de retraites par capitalisation.

    Où sont ces foules en colère ? Je n’ai rien vu.

    Ce que j’ai vu, en revanche, c’est que 100 % des partis français, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, se prononcent pour autant ou davantage d’étatisme, voire de socialisme, et qu’aucun ne réclame la retraite par capitalisation.

    Si telle est l’attitude des politiciens, c’est bien qu’ils suivent leurs électeurs. Je vois toujours léjeunes prendre massivement position pour la gauche, et aussi, c’est nouveau, pour l’esstrêm’ drouâte — manque de bol, le Front national, ces temps-ci, est encore plus socialiste que le PS. Je n’ai pas remarqué que le FN réclame la retraite par capitalisation.

    Moi, ce que j’ai vu, depuis toujours, c’est des gens de tous âges, et particulièrement des jeunes, et ce à toute époque et encore aujourd’hui, hurler à chaque fois qu’un gouvernement quel qu’il soit fait mine de bouger un poil de cul du système de retraites dans le sens de quelque chose de plus viable.

    D’autre part, pour prendre au sérieux votre plainte, j’aimerais aussi que vous me montriez des chiffres montrant que léjeunes font nettement plus d’enfants aujourd’hui que lévieux quand ils avaient leur âge. Bien entendu, je n’inclus pas là-dedans les populations issues de l’immigration.

    Là encore, je n’ai rien vu de manifeste.

    Vous me permettrez donc de mettre sérieusement en doute votre récrimination, qui s’entend beaucoup ces jours-ci, et qui me paraît simplement une manifestation de ce qu’est devenue désormais la politique en France : un ressentiment généralisé des uns envers les autres.

    En gros, la politique, aujourd’hui, c’est : donne-moi ça, je veux du pognon et des avantages, et puis si ça va mal, c’est la faute des autres, moi je n’y suis pour rien.

  89. « On pourrait peut-être arrêter d’embaucher des administratifs à l’Educ-naze, et réserver ces postes à de futurs retraités ? Ou les administratifs de l’Educ-naze pourraient aussi aller faire un tour ailleurs, pourquoi pas dans le privé ? »
    AAaaaaaah, Robert, on devrait vous canoniser pour avoir énoncé un principe qu’il serait urgent d’appliquer….

  90. @ Robert Marchenoir,
    Vous êtes un retraité sans enfants agressé régulièrement par des « jeunes » trentenaires pour que (une fois n’est pas coutume) vous lisiez aussi « de travers » ce que j’ai dit ?

    Je réitère donc, le problème est COLLECTIF. Qu’il y ait des gens sans enfants, ce n’est pas grave, s’ils sont peu, et si d’autres en ont. Le fait que la génération suivante aimerait bien elle aussi réaliser une telle escroquerie au détriment des suivantes n’est pas non plus gênant pour mon propos. Le problème (et c’est pourtant assez clair dans ce que j’ai écrit, il me semble) c’est une génération (les baby boomers), COLLECTIVEMENT qui est nombreuse (tant mieux), vit longtemps (tant mieux) et a engendré la génération X (et le début de la Y) qui est peu nombreuse. La proportion de gens qui… et qui… n’est pas une info pertinente.

    Le nombre précis non plus n’est pas important, même si ça peut se trouver, se calculer. Cette génération est au pouvoir depuis longtemps et aurait du voir le déséquilibre que son nombre, sa longévité et son peu d’enfant générait. Elle aurait du, il y a longtemps déjà modifier les règles pour les ajuster (introduction de capitalisation, augmentation du temps de travail, retraites progressivement prises à partir d’un certain âge etc. etc.).

    Mais non, elle a préféré (COLLECTIVEMENT, j’insiste encore, il y a plein de baby boomers responsables, avec des enfants ou sans, qui n’étaient pas d’accord, et beaucoup d’autres n’y ont jamais pensé et n’étaient pas au courant) s’arc-bouter sur ses « avantages acquis » : ayant peu cotisé pour leurs parents (bien moins nombreux qu’eux) qui n’ont souvent profité de leurs retraites que quelques années ils ont également bien profité d’une économie en croissance, avec un nombre d’enfant (en moyenne) faible.

    On parle d’une génération qui n’a pas atteint le seuil de renouvellement des génération (en moyenne bien moins de 2 enfants par couples) et qui va vivre (une première dans l’histoire de l’humanité, il me semble) plus longtemps « oisifs » que productifs : à la louche 25 ans comme « enfants », 35 ans comme adultes travaillant/cotisant, 20 ans de retraite (dont la plus grande partie en bonne santé générale). Cela n’est évidement pas tenable, et les responsables politiques, syndicaux, universitaires, etc. en ont forcément été conscient assez vite. Mais non, ils n’ont rien fait. Au contraire, dès l’arrivé de Mitterrand, on passe l’age de la retraite à 60 ans…

    Le choix implicite est clair, la génération de leurs enfants ne suffira pas à payer, donc la dette comblera, donc on fait payer aussi ses petits enfants… en croisant les doigts (et en faisant de la propagande) pour que ces couillons de gamins nés entre 70 et 90 (à la louche) gagnent beaucoup, meurent jeunes, aient beaucoup d’enfants (ou fassent venir plein de gentils zimmigris), et surtout n’accèdent pas au pouvoir trop vite (ou alors restent dans une béate ignorance de l’héritage qu’on leur prépare) pour remettre en cause le beau Ponzi inter-générationnel… Ça marche pas mal, donc beaucoup de « jeunes » pensent béatement qu’ils pourront faire comme la génération de leurs parents. Et que l’immigration massive est la clé de cette perpétuation. Donc personne ne manifeste pour que ça cesse et personne ne manifeste pour que l’immigration s’arrête.

    Je ne vise pas grand monde en particulier. Certainement pas les « gens normaux » de cette génération… Ils ont eu bien raison d’en profiter, même si je pense qu’ils auraient du réaliser plus vite et mieux qu’ils étaient (parfois à leur corps défendant) entrain de « voler » leurs enfants et leurs petits enfants -voir arrière-petits-enfants). C’est surtout les « élites » politiques, économiques et syndicales de cette génération qui sont coupables !

    Les jeunes sont tout autant coupables d’ailleurs, vous avez bien raison là dessus, RM, ils ne réagissent pas et comptent eux aussi voler les enfants et petits enfants que les autres auront eu pour eux. Sauf que eux, ces idiots utiles du système n’y arriveront pas !

    Ceci dit, j’aurais du me barrer dans un autre pays, avec un bon système de capitalisation et laisser les voleurs et leurs idiots utiles jouer entre eux à comment distribuer plein de richesse que personne ne produit plus… Hélas j’aime trop mon pays, et donc je paye et je tente de me construire une retraite par capitalisation, après avoir payé celle par répartition des autres. Ceci dit, si cela m’excède, je vous rassure, c’est juste quand j’y pense et c’est loin d’être très souvent. Je paye déjà pour tellement d’inutiles fonctionnaires qu’un retraité de plus ou de moins n’est rien ;)

  91. Et dernier point, je ne demande aucun pognon à qui que ce soit (sinon à mon employeur/mes clients), je demande juste qu’on ne me pique pas tout mon pognon sans m’avoir jamais demandé mon avis sur le sujet, tout en essayant de m’enfumer avec plein de propagande étatiste, socio-compatissante et bisounoursienne.

  92. C’est sympa de dire qu’il ne faut pas de boucs émissaires quand ces boucs émissaires sont les retraités sans enfants.
    Là on est sérieux, on ne généralise plus, on ne fait plus d’amalgames nauséabonds. On précise et on partitionne.

    Ce serait bien aussi de ne pas accabler d’autres parties de la France travailleuse que sont par exemple les fonctionnaires qui travaillent. Dire que les fonctionnaires prenant leur retraite à 55 ans avec des salaires mirobolants sont des profiteurs est une chose (encore qu’on pourrait se contenter de dire que le système qui en fait des profiteurs est scandaleux), mais dire que tous les fonctionnaires sont des parasites en est une autre. « Fonctionnaire » ça n’existe pas plus que « maçon ». Il y a des maçons qui bossent peu, d’autres beaucoup, des maçons qui gagnent plein de fric, d’autres beaucoup moins. Dès qu’on parle de « fonctionnaires » en général il y a risque de caricature. Exemple ici même, un peu plus haut, avec le fonctionnaire Coach Berny, qui avec ces 1600 euros de pension ne POUVAIT PAS être fonctionnaire.

    « OK. Donc c’est toujours les autres (y compris les autres fonctionnaires) qui doivent faire des sacrifices. »
    Ecrivez-vous à mon adresse.

    Marchenoir, vous avez donné l’exemple d’un gars de la RATP qui est en retraite à moins de 50 ans avec 90 % de son salaire (il semble qu’il y ait là une exagération, du reste). Je vous réponds que oui, c’est scandaleux (si c’est vrai), et vous revenez à la charge en m’accusant de vouloir faire faire les efforts aux autres tandis que moi je pourrais continuer à me la couler douce.
    Comme vous aimez à le dire souvent, trop souvent, vous vous foutez de la gueule du monde.
    Parce que des gars partent en retraite à 50 ans je devrais accepter d’y partir moi-même à 70 ? Parce que je pense qu’ils devraient partir en retraite à 60 ans comme tout le monde et comme moi (en fait, ce sera plutôt 65), j’exige des autres un effort que je refuse de fournir ?
    Toujours ce manque de logique élémentaire qui finit par reprendre le dessus, chez vous.

    En fait, dès que vous parlez des fonctionnaires, vous avez la bave aux lèvres.
    Quand vous parlez directement à un fonctionnaire, vous vous mettez en plus à trembler, votre oeil s’injecte de sang, vos canines s’allongent et le poil se hérisse partout sur votre corps dont les muscles soudainement tendus semblent prêts à craquer.
    Et là, ça ne manque jamais, vous oubliez la logique élémentaire. Vous dites n’importe quoi.

    Quoi, vous osez venir ici dans le plus grand anonymat, comme tout le monde, et dire à quelqu’un que vous ne connaissez pas qu’il devrait faire des efforts ?
    Des sacrifices ?

    Putain : des SACRIFICES ?

    Je travaille toute la semaine pour un peu moins de 2000 euros par mois après cinq ans d’études et la réussite à un concours extrêmement selectif, et je partirais en retraite (au mieux) à 65 ans. Je paye des impôts comme tout le monde, et la TVA sur les couches-culottes de mes quatre gosses, sur leurs jouets, sur tout, et ensuite je devrais leur payer des études. Je n’ai jamais mis les pieds sur une plage du Maroc (Dieu m’en préserve) et n’ai jamais bénéficié d’une cure dans nos merveilleuses stations balnéaires. Je n’ai d’ailleurs pas les moyens de partir en vacances plus de cinq jours autrement qu’en France et au camping.
    Et je vous emmerde, vous le retraité sans enfants que je nourris à rien foutre avec mon fric et qui a vécu toute sa vie au-dessus de ses moyens en creusant la dette que moi, mes gosses et mes petits-enfants devront rembourser jusqu’à leur dernière goutte de sueur.

    Vous voyez, n’importe qui peut trouver des boucs émissaires. Les salopards de retraités font aussi bien l’affaire que les salopards de fonctionnaires.

    (Bon. Tout le monde aura compris que cette tirade se veut exclusivement pédagogique, et que les éléments donnés sur la vie du locuteur ou du destinataire n’ont pas besoin d’être réels).

  93. « Parce que des gars partent en retraite à 50 ans je devrais accepter d’y partir moi-même à 70 ? » (Marco Polo)

    Bien entendu. C’est même là la pierre de touche de votre sincérité politique. Réclamez-vous pour vous-même ce qui est nécessaire pour tout le monde ? Etes-vous pour la retraite à 70 ans pour tout le monde, y compris pour vous ?

    Moi oui.

    S’i personne ne partait à la retraite à des âges trop précoces, le problème de l’âge de départ à la retraite ne se poserait pas !

  94. Moi je trouve que 65 c’est déjà beaucoup.
    Il y a un moment où il ne faut pas pousser trop loin, parce que des gens qui meurent avant 70 ans, ou à 72 ans, ça existe (dans ma famille, par exemple, je dois avoir des gènes de merde), et qu’on ne peut pas decemment donner un avantage toujours plus grand à ceux qui vivent jusqu’à 98 piges. Je trouve important de maintenir quelque part une petite idée de la justice, excusez le gros mot, pour toutes les raisons que j’ai déjà données, et ne serait-ce que sinon, c’est la révolution (légitime). Il se trouve que ce sont les plus riches qui vivent le plus longtemps, et qu’ils profitent aussi le plus de la sécurité sociale (je n’ai pas de lien à fournir, et pas le temps, mais j’ai vu des études, qui doivent se trouver quelque part sur internet maintenant, si quelqu’un veut vérifier, mais le bon sens va dans le même sens). Enfin, pour être bref : il serait bon de ne pas ajouter du malheur au malheur, surtout si l’effet est de permettre aux plus nantis de vivre avec plus d’argent plus longtemps.
    Suis-je le seul à penser à ce genre de choses ? J’ai un peu l’impression d’être un martien, là, en effet.

    Quant à moi je l’ai déjà dit, et ce n’était pas une boutade, je n’ai jamais pensé une seconde à la retraite et l’idée de ne pas en avoir ne m’effraie pas. Il est vrai que je suis encore jeune, et je ne sais pas ce que j’en penserais quand je m’approcherais des 60 ans. Mais peu importe ce que j’en pense, je n’ai pas la prétention de régler l’humanité sur mes envies personnelles.

    Il y a quand même un truc que j’ai toujours du mal à comprendre. Avec nos millions de chomeurs, comment justifier un recul répété de l’âge de la retraite ? J’ai bien compris l’idée qu’on ne remplace pas partout un vieux par un jeune, que tous les emplois ne sont pas interchangeables, mais il y en a quand même beaucoup, des emplois interchangeables. Serait-ce que les retraités coûtent beaucoup moins cher que les chômeurs ? Et les pré-retraites ne sont-elles pas encore très nombreuses ?
    Tout ceci est-il bien pensé ?

  95. Beaucoup PLUS cher, les retraités (que les chomeurs). Of course.

  96. « Avec nos millions de chomeurs, comment justifier un recul répété de l’âge de la retraite ? » (Marco Polo)

    Pour les mêmes raisons que les 35 heures sont une connerie.

    Le travail n’est pas un gâteau qui est enfermé dans un frigo à l’Elysée, dont Sarkozy aurait reçu la clé des mains de Chirac quand il est arrivé au pouvoir, lui-même l’ayant reçu de Mitterrand, et la tâche de chacun étant de manier la pelle à tarte de façon à faire plaisir à tout le monde.

    Avoir trop d’oisifs assistés par l’Etat, c’est précisément ce qui provoque le chômage, car ce sont les salariés qui doivent financer les oisifs, et cela renchérit le coût du travail. Quand le travail est trop cher, eh bien les entreprises ne créent pas d’emplois.

    La Suisse connaît le plein emploi avec un taux de chômage ridicule de l’ordre de 3 % (vérifiez le chiffre exact). La durée hebdomadaire légale du travail en Suisse est de… 45 heures. Il n’y a pas de salaire minimum en Suisse (seulement des conventions collectives). Les salaires en Suisse sont parmi les plus élevés du monde. Un ouvrier ou une vendeuse de supermarché, en Suisse, gagnent deux fois plus qu’un ouvrier en France (ordre de grandeur, vérifiez).

    Okkkayyy ?

  97. Ah oui, évidemment : il y a beaucoup moins de fonctionnaires en Suisse, en proportion, qu’en France… pas comparable. Rien à voir.

    C’est aussi pour ça que les salaires sont si élevés.

  98. Oui, je sais. Je connais une instit Suisse qui gagne plus du double de moi.
    Même les fonctionnaires sont bien payés, le rêve !
    Mais elle ne fait pas 45 heures.
    Essayez de faire 45 heures devant des gamins, même polis. On tient deux semaines, trois avec des tranquillisants, quatre en ajoutant l’alcool.
    Et après on devient une loque bonne pour la curatelle, au frais de la collectivité.
    Pas un bon calcul, ça.

  99. Vous avez tous tort, tout ça c’est la fautes des marchés, des spéculateurs, des traders, des riches et surtout de l’homme blanc…

  100. « Essayez de faire 45 heures devant des gamins, même polis. »

    Rhâââ… put… Marco Polo, essayez de ne pas ramener tout à votre profession, c’est possible ? Vous savez que dans le monde il y a aussi des gens qui ne sont pas profs ?

    Chépas combien d’heures font les profs en Suisse, je sais que l’horaire légal de travail en général est de 45 h (et peut-être même plus pour certaines professions), je sais que la durée moyenne, réelle, de travail effectif, est bien plus importante que dans les entreprises françaises (de l’ordre de 42 h, je crois) ; ce sont des tendances, des ordres de grandeur significatifs, des trucs à la hache qui veulent dire quelque chose, voyez ?

    Après, peut-être que les profs sont un cas particulier, peut-être que les perceurs de trous dans l’Emmental, qui font un métier particulièrement pénible (merci d’avoir une pensée pour eux), ont un arrangement spécial, mais je parle en général, d’accord ? Je fais des zamalgams, OK ?

  101. Marchenoir !

    Au boulot !
    Allez, un bon mouvement !
    Vous aurez double ration de viande séchée de koala sur saindoux.

  102. « peut-être que les profs sont un cas particulier »

    ça, c’est du lourd.
    Du chemin a été parcouru. Il s’est passé quelque chose.
    Les lignes bougent !

    mais croyez-bien que j’ai aussi compris le reste du message !

  103. Non, il ne s’est rien passé du tout, Marco Polo.

    J’ai toujours été pour que l’on oblige les profs à faire 35 heures comme tout le monde à l’école, mais pas 35 heures devant les élèves, hein : juste les 35 heures qu’ils prétendent (parfois) faire en ajoutant les heures de préparation à domicile.

    Mais qu’ils les fassent à l’école, hein, qu’on puisse vérifier. et en profiter. Et qu’on puisse leur demander des tâches « administratives », justement. Qu’ils participent à la gestion de la scolarité. Au travail d’équipe sur les dossiers des élèves, sur les programmes. Aux rencontres avec les parents.

    Et que tout ça soit du temps officiel, décompté, pas de l’embrouille à la française du genre : ah ouais je travaille 15 par semaine, mais je ramène du boulot à la maison, et pis je suis pas bien payé, et pis je suis « pas payé pendant les vacances », et autres enculages propres à la fonction publique.

    Curieusement, cela a toujours été refusé avec la dernière énergie par les profs… Et la dernière à l’avoir demandé, c’est Ségolène Royal… une socialiste aux dernières nouvelles… pas une salope d’ultra-libérale…

    Sachant qu’il s’agit bien, là, d’un régime tout à fait « particulier », pour les profs… Une opératrice de call-center, on lui dit pas : tu vas passer 15 h par jour au téléphone, pis le reste du temps, du vas « réfléchir sur ton travail avec tes clients et tes chefs »…

    Donc, non. Moi, je n’ai pas changé. Mais surtout, ce sont les profs qui n’ont pas changé, et c’est à eux de changer. C’est eux qui nous coûtent trop cher, c’est pas moi.

  104. 15 h par semaine au téléphone, évidemment.

  105. Ce qui n’a toujours pas changé, c’est ça, aussi :

    Le drouadlôm des fonctionnaires à poser des congés-maladie sans maladie.

    « Le gouvernement réfléchit à rapprocher les règles d’indemnisation des fonctionnaires de celles en vigueur dans le privé mais se demande jusqu’où aller. »

    Parce que faudrait surtout pas aller jusqu’à l’égalité, hein. Faudrait surtout pas aller jusqu’à la justice sociale. L’égalité, c’est bon quand nous on est plus égaux que les autres. Non, non : il va de soi que la noblesse d’Etat doit conserver une partie de ses privilèges. Sinon, ce serait stigmatisant pour les fonctionnaires.

    « Les fonctionnaires, eux, ne sont quasiment jamais contrôlés pour un arrêt de courte durée, et aucun jour de carence ne s’applique à eux. Une option tenait la corde, selon Bercy : calculer l’indemnité versée le premier jour sur la base du salaire hors prime, et non plus prime incluse. »

    « Le geste peut paraître très minimaliste. Il ne priverait les agents concernés que de quelques euros par arrêt. Et surtout, si les primes représentent en moyenne 20 % du salaire, et parfois davantage aux finances ou à l’hôpital, tous les fonctionnaires n’en touchent pas. Elles sont quasi-nulles, par exemple, pour les enseignants, soit presque un agent de l’État sur deux. Pour eux, la mesure n’aurait donc aucun impact financier. »

    Je rappelle que les fonctionnaires, en moyenne, posent beaucoup plus de jours de congés « maladie » que les salariés du privé… sachant que les statistiques concernant ces derniers montrent à l’évidence que, déjà dans le privé, il y a de nombreux arrêts-maladie de complaisance.

    Si l’on devait juger de la santé des Français d’après le nombre de jours d’arrêt-maladie qu’ils prennent dans l’année, on se classerait au niveau de l’Afrique noire, je pense.

    Quant aux fonctionnaires, ils sont à l’évidence tous cancéreux.

  106. Avant la lubie des 35 heures, la semaine moyenne d’un flic tournait autour de 46 heures. Pour mémoire, je me permets de rappeler que le ministre de l’Intérieur qui a poussé à l’application réelle, enfin la plus approchante en tout cas, ce fut… Sarkozy et non pas un neuneu de gauche. Pour connaître un peu le milieu, je puis affirmer que si on revenait là-dessus, ça ne dérangerait pas grand monde, syndicalistes confirmés mis à part.

    Ce qui me dérange dans le discours anti-fonctionnaire, c’est qu’il est par trop généraliste, il y a rarement de la finesse. Bien sûr qu’il y a des cossards invétérés qui sont entrés dans la fonction publique pour les possibilités de glander à peu de risques, bien sûr qu’il y a des types peu productifs. Mais si les services fonctionnent, c’est aussi parce qu’il y a en moyenne 30% de types qui font plus que leur boulot, qui ont à coeur de servir les citoyens et de le faire bien sans compter leurs heures.

    Sinon, pour avoir bossé dans le privé et avoir pas mal d’amis qui bossent dans de grandes boîtes françaises comme internationales, je m’aperçois que ce n’est pas nécessairement mieux géré. Le privé traîne aussi ses légions de chefaillons iniques, de paresseux, de fumistes. La seule différence résidant dans le fait que si tu te fais gauler, le couperet tombe.

  107. Robert,
    J’ai plein de collègues professeurs qui seraient ravis (et moi la première) de faire 35h de présence dans l’établissement, en comptant cours et trucs divers : correction de copies, préparations de cours et tâches administratives diverses.
    Cela nous éviterait
    – d’entasser tout le bordel chez nous (les paquets de copies, les livres pédagogiques, etc)
    – d’avoir un vrai bureau (et pas le coin de table qu’il vous reste entre l’aîné qui fait ses devoirs et le petit dernier qui fait de la pâte à modeler)
    – de pouvoir faire tout le boulot administratif sur des postes du bahut et pas sur nos ordinateurs persos qui sont rarement compatibles avec les logiciels de l’EN, vu que RIEN n’est compatible avec l’EN (je parle des logiciels, hein, bien sûr :) )
    – de faire nos horaires, et enfin à l’heure dite d’éteindre l’ordinateur et de nous casser en laissant tout ça derrière nous (youpie, le soir on n’y pense plus).
    Mon mari serait le premier ravi que je débarasse l’appartement de tous mes classeurs de cours !

    Malheureusement, quand on vous parle des fameuses 35h de présence, il n’est bien évidemment pas question d’aménager les locaux. Il faudrait continuer avec une salle des prof’ surpeuplée et faire nos cours dans la cour de récré, probablement.

    En tout cas, je suis la première à baver d’envie sur les conditions de travail de mon mari, un chouette bureau avec baie vitrée sur la campagne francilienne, fermé, très calme, avec du faux marbre et des toilettes propres.
    Si je n’étais pas si incapable de faire autre chose, je lui demanderais bien une p’tite place dans son entreprise…

  108. Par ailleurs, c’est pas juste, cette histoire de congés maladie. J’en ai pris que deux jours, depuis que j’enseigne, et encore c’était parce que j’avais la grippe et que plus personne ne voulait m’approcher.

    Je ne dois pas savoir m’y prendre avec mon médecin.

  109. « J’ai plein de collègues professeurs qui seraient ravis (et moi la première) de faire 35h de présence dans l’établissement. »

    Artémise, je ne vous crois pas. Je veux dire : je ne vous crois pas collectivement, poltiquement.

    La chose a été proposée.Elle a suscité une levée de boucliers indignée. Ségolène Royal a été obligé de rétropédaler furieusment après ça. On a utilisé l’enregistrement de ses propos comme une arme à son encontre.

    Evidemment qu’il faudrait des bureaux sur place. Ca ne pose aucun problème. Il n’y a que dans la fonction publique qu’aménager quelques bureaux dans un immeuble professionnel peut paraître comme une tâche insurmontable nécessitant plusieurs siècles.

    Il y a peu, j’ai pris en flagrant délit de mensonge, sur son propre blog, le dénommé Brighelli, prof réac de gauche, sur cette fameuse question de la durée de travail.

    Dans le même article, il disait :

    a) c’est un scandale d’emmerder les profs avec les 35 h, en réalité ils en font 45 par semaine (et certains ont le temps de tenir des blogs, d’écrire des livres et de passer à la télé en plus de ces 45 h ? prends-moi pour un con…) ;

    b) si jamais on instaure les 35 h avec présence obligatoire à l’école, ça va conduire à une baisse des effectifs, donc pas question.

    Je lui ai fait remarquer que c’était soit a), soit b), mais pas les deux.

    Sur son blog ou se pressent des centaines de commentateurs, tous professeurs, qui laissent plus de mille commentaires sur un seul fil (c’est en plus de leurs 45 heures par semaine ? quel dévouement ! quel zèle admirable !), personne n’a moufté. Ni Brighelli, ni aucun autre. Zéro réponse. Silence complet.

    Donc, on va dire que vous-même et vos amis sont des exceptions, mais vous me permettrez d’avoir un gros doute, au niveau national, sur ce que vous dites.

    Je croirai les profs sur leur durée de travail quand ils accepteront de passer toute leur journée de travail à leur bureau, comme tout le monde, et que cette mesure sera en vigueur. Pas avant.

    J’aimerais bien que vous m’indiquiez une seule autre profession, dans le secteur privé, où le patron emploie des salariés à domicile, et est censé les croire sur parole concernant leur décompte d’heures de travail.

    Dans beaucoup de métiers normaux, je vous signale que les gens font leur semaine de travail standard de 35 h, 40 h ou plus, et en plus ils ramènent du boulot à la maison, qui n’est pas payé en supplément.

  110. « Ce qui me dérange dans le discours anti-fonctionnaire, c’est qu’il est par trop généraliste, il y a rarement de la finesse. » (Koltchak)

    Il n’y a nullement besoin de finesse pour analyser la situation et prendre position.

    Dépense publique = 56 % du PIB.

    Equilibre budgétaire = notion inconnue dans la France socialiste depuis 35 ans.

    Dette publique = ce que vous savez.

    Point final. Terminé. Quelle finesse voulez-vous ajouter par là-dessus ?

    Y fo généraliser.
    Y fo faire des zamalgams.
    Y fo surtout arrêter de finasser.

    Ca fait quarante ans que les gauchos, les fonctionnaires et leurs alliés finassent et tortillent du cul pour tenter de maquiller cet énorme scandale.

    Réponse fonctionnaro-gauchiste standard : « C’est pas si simple. Ca dépend. C’est plus compliqué que ça. »

    C’est, au contraire, extrêmement simple : c’est la lutte des classes. La classe des fonctionnaires alliés aux politiciens (de droite comme de gauche, ils sont tous d’accord) la met bien profond à la classe des civils depuis quarante ans, et, pour détourner l’attention, pond des rapports de deux cents pages sur la marque de la vaseline, « parce que c’est plus compliqué que ça, fopagénéraliser ».

    « Bien sûr qu’il y a des cossards invétérés qui sont entrés dans la fonction publique pour les possibilités de glander à peu de risques, bien sûr qu’il y a des types peu productifs. Mais si les services fonctionnent, c’est aussi parce qu’il y a en moyenne 30% de types qui font plus que leur boulot, qui ont à coeur de servir les citoyens et de le faire bien sans compter leurs heures. »

    Réponse fonctionnariale standard. On leur parle du camion qui est construit en dépit du bon sens, ils font semblant de ne pas avoir entendu, et vous répondent en disant que certes, il y a des chauffeurs qui abusent, mais qu ‘il y en a beaucoup qui sont de braves gars, etc.

    Sur quel ton faut-il vous le chanter pour que vous compreniez qu’on n’en a rien à foutre, de vous ? Le problème, ce n’est pas votre misérable petite personne, vous comprenez, ça ? On s’en fout, que vous soyez des salopards finis ou des saints à la veille de la canonisation !

    Ce n’est pas de votre petite personnalité qu’il est question ! On s’en fout, de vos défauts et de vos qualités ! Arrêtez de vous croire au centre du monde ! Arrêtez de vous comporter comme des musulmans, avec ce chantage merdeux qui fait qu’à chaque fois qu’on critique le système fonctionnarial, il y a un fonctionnaire qui se pointe en disant : quoi ? quoi ? tu me cherches ? tu parles de moi, là ? kesstadi ? tu m’as insulté ?

    « Le privé traîne aussi ses légions de chefaillons iniques, de paresseux, de fumistes. La seule différence résidant dans le fait que si tu te fais gauler, le couperet tombe. »

    La seule différence !… Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !… Ben oui, la seule différence entre l’eau chaude et l’eau froide, c’est que l’eau chaude est chaude.

    C’est pourquoi, quand les gens ont le choix, ils préfèrent prendre leur douche avec de l’eau chaude.

    En plus, Koltchak, votre commentaire est d’autant plus à côté de la plaque que pratiquement aucun libéral ne réclame la privatisation de la police, qui est l’une des rares missions qui incombent de façon évidente et indiscutable à l’Etat.

    Ce qui ne veut pas dire que des réformes ne sont pas nécessaires dans la police, hein…

  111. Robert,

    c’est vrai que je ne suis pas forcément très représentative mais parmi mes copains du SNALC (oui :) ) on est pas mal à être pour les 35h au bahut pourvu qu’on nous en donne les moyens (des bureaux, quoi).

    sur le temps de travail, bon, j’ai envie de vous dire que le temps de travail d’un prof’ doit être à peu près de 35h par semaine tout compris (mais vraiment tout, tout, tout, tâches administratives à la noix incluses). Evidemment, au fil des années, l’expérience venant, ce temps évolue : on passe beaucoup moins de temps à préparer ses cours (forcément, on sait faire) mais on est souvent beaucoup plus pris par des gestions de vie de classe, etc.

    Le vrai avantage des enseignants, c’est les vacances, bien plus que le temps de travail dans la semaine. Comme j’ai toujours voulu avoir du temps pour ma famille, cela a beaucoup joué quand je me suis décidée à passer les concours :

    rapidement sur Brighelli, il est gentil, il a souvent la grogne juste, mais de toute façon on ne comprend jamais rien ni à son blog ni aux commentaires de ses lecteurs, alors… épargnez-vous de le lire (personnellement je n’y passe que très rarement, le bonhomme m’agace).

    Quoi qu’il en soit, je suis moi-même fonctionnaire, mais je ne suis en rien persuadée du que l’EN soit la seule et unique manière d’instruire des mioches. J’ai même tendance à penser, vu ce que ça devient, qu’il serait temps de balancer un grand coup de pied dans la fourmilière, mais que voulez-vous…

  112. Parfaitement d’accord avec Robert !! Le problème ce n’est pas les 30% de gens biens, c’est les 70% de salauds !!!

    Moi aussi je peux donner l’exemple de ma chère mère, psychologue scolaire de son état, qui travaille tous les soirs et tous les week-end de très nombreuses heures (largement plus que 45h par semaine) et je sais que ses collègue ne font pas lequart de la moitié de ce qu’elle produit…. Mais effectivement le probleme ce ne sont pas les quelques cas particuliers mais la grande masse des nulles.

    Dans les boites privès aussi il y a des nulles, mais ils ne sont pas payés avec mes impôts…

  113. Autre témoignage sur l’enseignement… A Dauphine il y a quatre ou cinq ans (Dauphine, hein, pas une fac crouilleuse de fond de province, un endroit où ça sélectionne partout… ) il y avait l’équivalent de 6 temps pleins non faits. Pourtant tous les profs et maîtres de conférence autour de moi disaient (j’ai pas compté, hein) faire des heures sup’ et les braves ATER comme moi faisaient du dépassement (pas payé)… Et je ne parle pas de la recherche, avec des gars qui touchaient des bourse de recherche alors qu’ils n’avaient rien publié au cours des 10 dernières années. Mais tout le monde est « au taquet ».

    Alors bien sûr il y en a qui bossent 50 ou 60 heures par semaine (ponctuellement, hein, faut pas abuser) en perdant beaucoup de temps à des trucs qui devraient être faits en 5 minutes. Mais globalement (et c’est ça qui compte) les profs ne bossent pas beaucoup. Et en plus, globalement toujours, ils bossent très mal. Je pense qu’une grande partie du problème vient de la sélection mal faite et de la formation totalement inadaptée… Mais l’essentiel du problème vient de la structure. Les incitations sont faibles (et c’est peu de le dire) mal foutues, les sanctions inexistantes, et tout est fait pour que le peu de travail réellement fourni soit totalement inefficient.

    Quant au privé, évidement que tout n’y est pas parfait (très loin de là) mais dans le privé, quand une entreprise perd de l’argent (voir qu’elle en gagne moins qu’elle ne pourrait) elle se fait racheter, réorganiser ou disparaît. Et puis dans une entreprise, c’est l’argent des actionnaires et ils font ce qu’ils veulent avec. Dans l’EN c’est mon argent (et celui de tous les cauchonsdepayants comme moi) donc je fait ce que je veux avec (enfin normalement) et j’aimerait qu’il serve non pas à financer la sinécure de certains mais à assurer une éducation de qualité à coût contenu pour la population. Objectif qui serait certainement obtenu bien plus facilement en privatisant totalement le mammouth et en mettant en place un chèque scolaire (ou tout autre nom qu’on pourra préférer).

  114. Oui, tout ceci est fort intéressant, mais le serait davantage si l’on connaissait un peu le sujet.

    Faire 35 heures de présence à l’école, c’est une idée d’économiste de salon et de sociologue de comptoir. Le gars n’a pas pensé qu’il faudrait pourvoir les 800 000 profs d’un bureau, et que si les profs corrigent à la maison, c’est pour faire faire des économies à tout le monde.

    Ce n’est qu’un exemple du grand n’importe quoi qu’on peut lire ici, notamment sous la plume de Marchenoir.
    Le même Marchenoir prétendait il y a peu que les enseignants bénéficiaient d’un logement de fonction.
    Il doit croire que les profs touchent le quatorzième mois, aussi, mais il garde ce puissant argument pour plus tard. Faut pas griller toutes ses cartouches d’un seul coup.

    Moi, ce qui me gêne dans le discours anti fonctionnaires, c’est d’abord sa stupidité. Les fonctionnaires, ça n’existe pas. Les maçons non plus. S’il y a des abus à faire cesser dans certains secteurs de la fonction publique, eh ! bien en avant, allons-y. Nul besoin pour cela de cracher à la gueule de millions de gens parmi lesquels se trouvent évidemment plus de 30 % d’honnêtes travailleurs.

    Marchenoir n’est qu’une canaille umpiste qui veut nous faire croire qu’en mettant les fonctionnaires au boulot les problèmes de la France et du monde vont se régler.
    Comme s’il y avait le moindre rapport entre nos problèmes et la fonction publique.
    Comme si la France ne risquait pas de disparaître d’ici 100 ans, ou moins, et certainement pas à cause des fonctionnaires.
    Ce ne sont pas les fonctionnaires qui ont réclamé le regroupement familial, c’est Bouygues, entre autres ; ce sont les patrons.
    Ce ne sont pas les fonctionnaires qui se sont démerdés pour que tous les employés de la restauration soient des Pakistanais sans papiers.
    Au passage, ce ne sont pas les communistes non plus (du temps de Marchais).
    Ce sont ces salauds du RPR, de l’UDF, de l’UMP maintenant (200 000 entrées légales en France sous Sarkosy, le record absolu), d’accord en cela et en beaucoup d’autres choses avec les socialistes et le NPA.
    Ces salauds de l’UMP qui viennent nous expliquer, jusqu’ici par la voix de Marchenoir, qu’il faut remettre les fonctionnaires au travail, et spécialement les profs.

    Parce que pour Marchenoir, ce qui coûte cher, ce ne sont pas les millions de chomeurs et de parasites étrangers. ça c’est bon pour le marché. ça fait de la main d’oeuvre bon marché et un outil de pression pour ne pas augmenter les salaires.
    Non, le principal problème de la France, l’urgence absolue, la priorité des priorités, c’est que les profs travaillent 35 heures dans l’école elle-même. Après, tout ira mieux.

    Marchenoir ne s’attaque jamais aux vrais problèmes.Il serait très content dans une France libérale peuplée de Noirs et d’Arabes, où l’on paierait peu d’impôts et où les riches pourraient financer eux-mêmes les études de leurs gosses dans des écoles privées hors-contrat. Ils vivraient dans des zones sécurisées où les pauvres et les Arabes ne pourraient pas venir les emmerder. Ce serait très bien.

    Marchenoir n’en a rien à braire des chômeurs et des parasites. Il voudrait seulement qu’il y ait moins de fonctionnaires pour faire baisser les impôts et gagner plus d’argent. Mais Marchenoir, bizarrement, ne se rend pas compte que personne n’en a rien à foutre de lui et de ses petits problèmes d’argent. S’il donne trop d’argent à l’Etat, tant mieux. Il lui en reste visiblement assez pour glander toute la journée sur internet. Je n’ai aucune envie qu’il ait plus de fric ; ce n’est pas le problème des Français. Ce n’est pas mon problème. S’il n’est pas content, qu’il soit libéral jusqu’au bout et qu’il s’expatrie, qu’il aille en Suisse ou en Australie, qu’il soit mobile, nomade, ouvert sur le monde.
    Je crois que cette France qu’il déteste saura se passer de lui.

    Voilà.
    Tout cela dit sur le ton que les commentaires des anti fonctionnaires umpistes m’obligent à employer (à mon grand dam).

  115. Marco Polo, votre commentaire prouve simplement :

    – Que, sous vos mines aussi conciliantes et compréhensives qu’hypocrites, vous êtes un vrai socialiste (national-socialiste, si l’on veut), c’est à dire un menteur, dont l’unique but est de faire prévaloir ses intérêts particuliers par la force ;
    – Que vous êtes un ennemi de classe pour la majorité des Français ;
    – Que l’extrême-droite française (comme la gauche et la droite, d’ailleurs) est la plus bête du monde.

  116. « c’est vrai que je ne suis pas forcément très représentative mais parmi mes copains du SNALC (oui :) ) on est pas mal à être pour les 35h au bahut pourvu qu’on nous en donne les moyens (des bureaux, quoi). »

    Oui, moi aussi, je suis d’accord: un bureau avec une plante verte, un ptit frigo et une prise pour mon ordi. J’accepte d’utiliser mon téléphone portable…
    Comme meuble, je ne suis pas exigeante du tout. Un bureau de chez But fera l’affaire, avec un classeur attenant. Un rayonnage pour mes livres, plus deux sièges pour recevoir le parent et l’élève. Une chaise pour le grand frère, derrière, loin derrière.
    Comme imprimante, Robert me conseillera une marque pas trop chère.

    Mais je refuse absolument de préparer mes cours et de corriger mes copies sur la table centrale de la salle des profs, sur l’Equipe qui traîne (pas de catalogue de la CAMIF dans mon bahut, désolée), tachée du café de la récré du matin.
    Débrouillez-vous, Robert, il nous faut des bureaux !
    Et nous ne ferons plus que 35 heures…, d’accord avec Artémise.

    « Il n’y a que dans la fonction publique qu’aménager quelques bureaux dans un immeuble professionnel peut paraître comme une tâche insurmontable nécessitant plusieurs siècles. »
    D’accord avec vous, Robert !
    Question de fric également: vous avez une idée du coût ?
    Même avec des trucs de chez Ikéa ou But!

    Remarque: relisez Marx, ça vous est sûrement arrivé dans votre jeunesse, non ?
    Je ne lance aucun débat (j’entends d’ici houuu la marxiste !), mais les fonctionnaires ne me semblent pas répondre à la définition d’une « classe », pas plus que les politiques d’ailleurs. parlez de catégorie pour les uns, de caste pour les autres, mais pas de classe.

    Pour être fonctionnaire, passez un concours, Robert. Préparez-le, bossez (comme dirait XP), ratez-le une fois, rebossez, repassez: admissible, admis, stagiaire, titulaire. Tout ça pour quoi ?
    Faire des mots aux parents sur les cahiers de texte, parce que des ministres successifs sont infoutus de rétablir l’ordre, la discipline, le travail sur des vrais programmes. Et surtout de virer les emmerdeurs.
    Il est plutôt là, le problème (Un enseignant sur trois veut démissionner, s’il trouve du boulot ailleurs. Et comme c’est la bonne période…, c’est tout vu).

  117. « D’accord avec vous, Robert !
    Question de fric également: vous avez une idée du coût ?
    Même avec des trucs de chez Ikéa ou But! »</i< (Carine)

    Oui. Ca ne coûte rien. Par rapport à ce qui se dépense sans compter dans la fonction publique, c'est rien. Si c'était uniquement une question d'acheter quelques meubles, ce devrait être déjà fait.

    En fait, les profs auraient dû déjà se cotiser pour les payer de leurs propres deniers, éventuellement avec l'aide des parents. (Le deal : vous nous aidez à financer nos bureaux, en contrepartie on est plus disponibles pour vous recevoir quand ça vous arrange).

    Le vrai problème n'est pas là. Le vrai problème est dans l'aménagement (cloisons, mètres carrés…) et surtout dans le changement d'organisation que cela implique.

    Mais n'importe quelle entreprise privée de 5 salariés, qui tire la langue pour survivre, fait ce genre de choses sans y penser. Dans la fonction publique, cela devient un prétexte pour ne rien changer.

    Gan-gna-gna je suis mal payé (pas faux), gna-gna-gna je suis mal considéré par mes chefs (pas faux), gna-gna-gna en 1895 on n'était pas payés pendant les vacances à cause des moissons (ou n'importe quoi d'autre de ce genre), par conséquent vous pensez bien qu'en 2011 il n'est pas question que je renonce à mon privilège de travailler 15 heures par semaine vérifiables, plus x heures parfaitement invérifiables à mon domicile.

    Le type même de blocage hypocrite qui arrange bien ceux qui se prétendent victimes de tous les inconvénients susnommés.

    Présentez-moi donc quelques centaines de milliers de professeurs qui revendiquent que les écoles soient organisées comme des entreprises, avec un patron, des chefs responsables, des salariés embauchés et virés par le patron, etc.

    Nan, pensez-vous : ils préfèrent se plaindre que leur hiérarchie se défausse sur eux de tous les problèmes (ce qui est parfaitement exact, et est la contrepartie inévitable de l'organisation fonctionnariale, de l'absence d'organisation calquée sur celle de l'entreprise privée).

  118. @Marco Polo :
    « S’il y a des abus à faire cesser dans certains secteurs de la fonction publique, eh ! bien en avant, allons-y. » Quand on tente de faire cela, on se tape grève sur grève…

    Et je ne parle même pas des jours de carence, privilège incontestable et injustifiable des fonctionnaires. Et même lorsqu’on ajoute un jour de carence aux fonctionnaires (0+1 = 1….) ce jour ne sera comptabiliser que par rapport aux primes et bonus, comme les profs ne touchent pas de primes et pas de bonus, ils n’auront aucun jour de carence… En plus on nous prend vraiment pour des cons…

    Les milliards qui manquent sont très facile à trouvé, il suffit d’aligner le publique sur le privée et d’exiger du publique la même chose que du privée. Et il me semble qu’en conservant la sécurité de l’emploie, les fonctionnaires resteront quand même des privilégiés.

  119. « Les milliards qui manquent sont très facile à trouvé, il suffit d’aligner le publique sur le privée et d’exiger du publique la même chose que du privée. » (Skandal)

    Houlà, en réalité il en faudra beaucoup plus.

    Cependant, les dépenses publiques sont tellement gigantesques qu’il est parfaitement possible, et même facile, de trouver où faire des économies pour rééquilibrer le budget.

    Démonstration, à coups de dizaines de milliards, par Jacques Bourdu :

    http://www.enquete-debat.fr/archives/jacques-bourdu-pour-sortir-de-la-crise-il-faut-baisser-les-impots-et-la-taille-de-letat

  120. Ah, évidemment, il faudra supprimer le statut de la fonction publique (sauf peut-être pour des services comme la police).

    Comme l’a fait l’enfer fasciste et ultra-libéral qui se nomme la Suisse. Où tous les gens sont profondément malheureux, où le chômage explose avec un taux de 3 %, où la pauvreté fait des ravages avec des salaires qui sont parmi les plus élevés du monde, etc.

  121. D’ailleurs les Suisses ont supprimé le statut de la fonction publique par référendum.

    Mais c’est parce que les Suisses sont tous des fascistes et des ultra-libéraux. On ne peut pas comparer. Ces gens-là ne sont pas comme nous. La Fraônce, c’est différent.

  122. D’ailleurs, on voit les conséquences. Les services publics suisses sont à l’abandon. Les cancéreux meurent dans les rues. Les hôpitaux sont parmi les plus mauvais du monde. Les trains suisses sont réputés pour ne jamais arriver à l’heure. Les viaducs suisses tombent en ruines. La poste suisse est l’une des moins fiables d’Europe. Quant aux universités suisses, elles sont désertes. Aucun étranger ne veut venir y étudier. Elles ont une réputation de merde dans le monde entier. Elles sont incapables d’attirer les meilleurs professeurs étrangers.

  123. On peut aussi citer les exemples de la Suède et du Canada comme pays ayant réussis à s’affranchir des chaines étatiques…

  124. Ouais, la Suisse c’est pas mal, mais pour ce qui me concerne, je vois mal l’état distribuer des Famas à tous les « citoyens » Fraôncais komvouzémoi afin de constituer une armée de milice encadrée de militaires professionnels.
    Ils seraient capables de faire grève les cons, ils exigeraient des Kalach !

  125. De saines distractions pour les enfants :

    http://www.lematin.ch/actu/suisse/trop-t%C3%B4t-le-fusil-dassaut-42294

    Pouf, pouf.

  126. Nanas à vélo :

    Pouf, pouf.

  127. Valérie Ott, 22 ans, vit à Ostermundingen :

    Pouf, pouf.

  128. Club du troisième âge :

    Pouf, pouf.

  129. Heu… oui… ils ont en effet des têtes de Suisses « komvouzémoi » vous n’avez pas ce genre de photos avec des têtes du 93 ?
    plouf, plouf.

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