Archives quotidiennes : 14 novembre 2011

Hommes sandwichs

Dans la très longue liste de mes détestations, la pas-si-nouvelle mode d’arborer le nom d’une marque inscrit en lettres géantes sur les oripeaux de mes soit-disant semblables occupe une place de choix. Je ne peux pas en voir un dans la rue sans ressentir une pulsion de violence exaspérée.

D’abord, cette pratique est d’une vulgarité confondante. De plus, comme m’a très sainte Maman me l’a toujours dit :"si on ne me paye pas, je ne vois pas pourquoi je ferais de la pub pour des gens que je ne connais même pas et à qui je donne déjà suffisamment de sous".

Quel être humain à peu près normalement constitué voudrait se transformer en réclame ambulante sans en tirer un bénéfice? A moins que le dit bénéfice soit une espèce de sentiment d’appartenance à une caste de subhumains se définissant et se reconnaissant par le port de telle ou telle enseigne? Mais je ne peux pas le croire puisqu’une telle raison ferait d’eux des spécimens à peine bons pour des tests en laboratoire de produits de beauté, le genre où on déverse un flacon entier de shampoing dans l’oeil d’un lapin pour voir si ça pique ou celui qui consiste à tartiner le trou de balle d’un chat de rouge à lèvre pour voir si ça le fait gercer.

Remarquez… Maintenant que j’y pense, il me semble être grand temps de demander le remplacement de pauvres petites bêtes innocentes par des crétins coupables de mauvais goût.

Cohésion à gauche

D’humeur guillerette, je me dis qu’un petit billet politique sur l’état de la gauche ne pourra que me rendre encore plus joyeux. Pas au point de courir nu dans une prairie couverte de rosée délicatement givrée, mais assez quand même pour me faire oublié mon auto-empoisonnement éthylique du week-end.

Donc en ce moment l’hypernormal Hollande, tellement normal qu’on peut tout à fait envisager de l’envoyer faire des cafés pour les gens importants, ou le faire sauter sur ses genoux, ou de lui faire une bite au cirage, qui est un garçon pas du tout prétentieux, qui veut du dialogue et tout et tout, ce qui doit être vrai puisqu’il le dit, marche sur la gueule des écolos et se fait taper dans les côtes par les gens du front de gauche. Aux écolos il dit en substance qu’il ne représentent rien et que par conséquent ils devraient lui proposer de le tea-bagguer sans dentier contre quelques prébendes pas trop minables. Aux dégénérés crypto-communistes du front de gauche il dit qu’ils sont au bord des HLPSDNH* ce qui est mal, voir même pire! Et que par conséquent, ils n’ont pas à être écoutés tout disqualifiés qu’ils sont par leurs outrances verbales et postillonantes.

Ca doit être formidable de pouvoir être si suffisant que l’on peut considérer ses partenaires comme étant quantité négligeable et vaguement attardée tout en étant convaincu qu’ils doivent se rallier à vous parce que d’une ils n’ont pas le matériel pour s’opposer et que de deux il faut "batsarko" à tous prix puisque c’est l’horizon indépassable des quasi-trisomiques qui tiennent les rênes (et sans doute les princesses aussi) de la gauche. Et le tout en continuant à se voir comme sympa, tolérant et du côté du bien sur le point de sauver le pays comme un enfant des flammes d’une maison.

Finalement cette campagne risque d’être un petit peu divertissante et joyeuse tant qu’on ne se penche pas sur les équipes de la pseudo-droite, bien entendu vu que cette dernière à de quoi vous mettre le moral au fond des bas résille et de vous couper l’envie légitime de catapulter des koalas enragés sur les indignés scrofuleux de la Défense.