Archives quotidiennes : 30 novembre 2011

Le pire n’est jamais certain

Il faut bien reconnaître que face à certaines situations, aux évolutions de la société et à la lectures avisées des journaux on ne peut que se demander si effectivement tout cela ne serait pas les fruits mutés d’un vaste complot visant à notre asservissement par des êtres sataniques.

Mais en fait, il suffit de bien analyser le tout pour se rendre compte que non.

Les journalistes, les profs, les politiciens, les juges ont ceci de commun qu’ils exercent des professions qui permettent de faire évoluer la société plus ou moins subtilement. Ces positions accordent une influence réelle sur le monde.

Les gens qui font ces professions passent par différents "cerceaux" qui écrèment la plus grande parties des déviants. Puis, une fois l’accès à la profession atteint, il y a la contamination par capillarité. Il est donc très difficile de penser différemment quand on est plongé dans ces milieux. Après la pensée vient l’action. Et les mêmes causes produisent les mêmes conséquences.

Donc ces groupes qui partagent milieux sociaux, formations et goûts tirent donc le plus naturellement du monde dans la même direction.

Par conséquent, il n’y a pas de complot mais un consensus. Et c’est une bonne nouvelle puisque cela veut dire que la tendance peut s’inverser et que la guerre culturelle peut être gagnée. Réjouissez-vous donc ce soir et buvez à coup à la santé du monde ancien qui, bien que sévèrement amoché, bouge encore et à de la ressource.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai le moral ce soir.

Moi ce sera un blanc bien frai et minéral. Des recommandations?

A mort le Royaume-Uni!

Hier des iraniens sont allés se frotter avec le grand enthousiasme d’un verrat couvrant un joug enduit de phéromones à l’ambassade du Royaume-Uni en Iran en criant donc "à mort le Royaume-Uni".

C’est amusant de voir les manifestants proche-orientaux toujours hurler "à mort quelqu’un ou quelque chose", le Royaume-Uni, les Etats-unis, les juifs et ainsi de suite. Et puis ils brûlent des drapeaux. Ils aiment bien ça, brûler des drapeaux, c’est leur truc. A croire que la moitié de leur industrie est concentrée dans la production de drapeaux imbibés d’essence à brûler pour toutes les occasions.

Ils sont rigolos les proches-orientaux. Et puis, dans l’absolu, ils ont parfaitement raison d’être en colère. Seulement, ils ne sont pas en colère pour les bonnes raisons.

Si j’étais eux, je serais en colère contre les tarés ignorants qui les gouvernent et les privent iniquement du bon goût du saucisson. Je me souviens avoir lu que la très grande Oriana Fallaci avait demandé à l’ayatollah Khomeini au cours d’une interview ce qu’il pensait de Bach et de Beethoven. Il répondit qu’il ne connaissait pas ces noms.

Il faut aussi savoir que les ayatollahs n’ont jamais produit autre chose que des commentaires sur des commentaires faits par d’autres. Ils n’ont en général aucun intérêt pour ce qui s’est passé culturellement au cours des 200 dernières années. Cette inculture crasse des dirigeants se répercute en une inculture crasse du reste du pays. C’est pour cette raison que l’islamisme ne portera jamais aucun fruit, car sa véritable devise est "mort à la créativité et à l’inventivité".