Pommes de terre farcies au four

Quoi de plus simple et de meilleur qu’une bonne patate au four?

C’est ce que je me disais alors qu’hier je hurlais au milieu d’un restaurant de Montmartre qu’il faut être une véritable ordure pour se dire communiste, pour voter communiste, pour envisager de voter communiste et même pour poser les yeux sur un bulletin de vote communiste.

Donc pour cette recette il faut compter par personne une grosse pomme de terre à peau épaisse, un quart d’oignon émincé très finement, 2 fines tranches de lard fumé et un quart de camembert ou l’équivalent de roquefort. Un oeuf battu comme un joueur de tennis français. Et puis pas mal de beurre aussi.

Laver les pommes de terres, piquer les avec une fourchette puis les frotter au gros sel, ce qui leur donnera une peau croustillante, et les placer sur une plaque de cuisson. Si vous les enveloppez dans du papier alu, elles auront l’air de cosmonautes mais leur peau sera molle.

Placer les dans un four à 200 degrés pendant entre 1h et 1h30 selon la taille et le nombre des pommes de terre. En gros, elles sont prêtes quand une lame les traverse sans résistance (ach, che fais te mater!)

Pendant ce temps, faites revenir dans une poêle le lard grossièrement haché avec les oignons dans du beurre jusqu’à ce que tout ça soit bien doré. Le lard doit devenir craquant.
 
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20 réponses à “Pommes de terre farcies au four

  1. Excellente la contrepète !

  2. Pasque les communistes de Montmartre, on leur interdit de manger des patates au four ?
    On l’a échappé belle…

  3. « Un oeuf battu comme un joueur de tennis français.  »
    ^^
    Surtout depuis qu’ils sont tous « pas français »

  4. « enlever la chair (pas tout pour qu’elles ne s’effondrent pas sur elles-même comme l’UE non plus) »
    ….. »Bourrer le mélange dans la pomme de terre vide ».
    Ya comme une contradiction. Vide c’est vide.

  5. « Un quart de camembert ou l’équivalent de roquefort. »

    C’est bien une recette d’exploiteur capitaliste, ça. A quoi ça sert de mettre du roquefort dans un plat qui va au four ? Prenez du bleu d’Auvergne, c’est deux fois moins cher et c’est tout aussi bon.

    Je dirais que même en mangeant le fromage dans l’assiette, il est difficile de faire la différence entre un bon bleu d’Auvergne et du roquefort. Ne parlons pas de la différence de prix, qui est impossible à justifier.

  6. « Vide c’est vide »
    Certes Carine, mais lorsque mon verre est vide, il tient encore debout et ne demande qu’à être bourré.
    (Ndr : nul contrepet dans cette phrase, mais quelle finesse…)

  7. Robert « il est difficile de faire la différence entre un bon bleu d’Auvergne et du Roquefort ».
    Un bleu d’Auvergne est à base de lait de vache !
    Le Roquefort est à base de lait de brebis.
    Je suis fils de laitière (à l’époque où les producteurs de Roquefort entretenaient une laiterie par hameau) et je sais la qualité du produit. Maintenant que le lait est collecté et transporté en camion citerne … mais j’ai confiance.
    Pour le prix, le lait de brebis est payé près de deux Euros le litre, le lait de vache moins d’un. J’avoue avoir pifométré.

    • Ann’ effé, René. Ann’ effé. Mais je parle du goût. Pouvez-vous m’affirmer que le roquefort est meilleur que le bleu d’Auvergne ? Ou deux fois meilleur, puisque tel est son prix ?

      Je ne suis même pas sûr que la plupart des gens feraient la différence dans une dégustation à l’aveugle. Encore moins s’il s’agit d’utiliser le fromage dans la préparation d’un plat cuisiné !

      • René de Sévérac

        La différence, indubitablement.
        Par contre dans la préparation d’un plat cuisiné,
        je n’en vois pas l’intérêt, Ann’ effé.

  8. Ah oui, et puis il devrait y avoir des peines pénales très graves pour ceux qui diffusent des fausses nouvelles à l’effet qu’il y aurait une contrepèterie cachée quelque part.

    Clairement, nous sommes là en présence d’un vide juridique.

    Mais complètement, je dirais.

  9. Ca me fait mal de l’avouer parce que je suis cantalien, mais il est vrai que le roquefort l’emporte haut la main contre le bleu.

    • Ah mais vous mettez bien le morceau de fromage que vous voulez… Seulement meilleurs sont les ingrédients et meilleure est la recette. C’est un fait. Sinon, le bleu de gex c’est très bon aussi.

    • Merci Koltchak, pour votre support.
      Ma femme aussi aime le cantal (elle ne s’appelle pas Chantal), mais c’est par tolérance. Tous mes enfants, quoique Parisiens, sont condamnés à être de fidèles Aveyronnais.
      Et j’éduque les petits-enfants : dès 5 ans !

  10. Koltchak, vous êtes un traître !
    Si on ne fait (presque) pas de fromage de brebis dans le Cantal, c’est parce qu’on y trouve de l’herbe, alors que l’Aveyron est tout pelé (sauf dans le Carladez, qui ressemble au Cantal). Les vrais pays de fromage sont les pays d’herbages, comme le Cantal et le Puy-de-Dôme occidental (où l’on fait le Bleu d’Auvergne). Le lait de brebis, c’est seulement parce qu’on ne peut pas faire mieux, c’est un aveu de faiblesse !

    • Bravo Marco Polo,
      Pareil pour le fromage de chèvre.
      La création est merveilleuse : ceux qui n’ont pas la quantité ont le privilège de bénéficier de la qualité :
      Un vrai caussenard;

  11. Quelle histoire pour un fromage, je vous foutrais un bon Vieux Lille à la place et vous direz des nouvelles

    http://androuet.com/Vieux-Lille-1034.html

    Et en plus, on peut le faire descendre avec une petite mousse!

  12. Arghh, René… et en plus je m’attendais à ce genre de réponse !
    Mais vous aviez compris que je plainsantais, bien sûr.
    La Création est en effet formidable, mais il faut des hommes doués pour en tirer profit. Mettez des Africains dans nos causses et nos prairies, et fini les bons fromages !

  13. Marco,
    évidemment que j’avais compris votre plaisanterie.
    Confondre fromage et « transformation des herbages » en produits gastronomiques … çà va pas ?
    De même, pour Grandpas qui confond l’excellence et les trucs puants du Nord. J’ai suivi son lien !

  14. Les trucs puant du Nord, l’ avez vous goûté ?

    Saviez vous cher Monsieur René de Sévérac que son frère de lait, le Maroilles est considéré comme le roi des fromages, le fromage des rois.

    J’ admets que le Vieux Lille est fort en bouche mais quel régal !

    Par contre, il très difficile d’en trouver hors de sa région natale.

  15. Woland | 4 décembre 2011 à 15 03 53 125312 |

    « Ah mais vous mettez bien le morceau de fromage que vous voulez… Seulement meilleurs sont les ingrédients et meilleure est la recette. C’est un fait. Sinon, le bleu de gex c’est très bon aussi. »
    C’est tout à fait juste, et j’en fis l’expérience, moi qui ne suis pas un cuisinier d’habitude, avec un pavé au poivre flambé, non pas avec un cognac 3* mais, exceptionellement, avec un VSOP…

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