Archives quotidiennes : 16 décembre 2011

Déjeuner mouvementé

Je rentre de déjeuner avec Didier Goux et Robert Marchenoir qui pris place dans une antre forcément sombre et nauséabonde où les seuls plats servis comportent au moins deux livres de porc même pas hallal et où ils vous attachent une perfusion de vin exclusivement blanc dès l’entrée (dans l’établissement, l’entrée elle-même n’arrivant que 4 heures plus tard).

Nous avons discuté de 1001 une choses, de pourquoi les vieux virent à droite au mauvais bons films et bons mauvais films en passant par la lassitude qui naît avec le blogage et la malheureuse disparition du Grand Charles (on dit qu’il passe dorénavant son temps à amélioré son kenjutsu en prévision d’une imminente attaque de zombis).

Bien entendu, ils commandèrent tous les deux des oeufs du ventre de la bête toujours féconde accompagnés de 2 livres de bacon, et moi du saumon et ses gencives de cochonnets (un seul ne suffirait pas).

Puis Didier a disparu dans les toilettes avec une grande diverse et une batte de baseball et il en est ressorti une heure et demi plus tard sans l’une ni l’autre. Pendant ce temps là, Bob expliquait au patron qu’il était rien qu’un infâme fonctionnaire parce que certains de ses clients étaient eux-mêmes payés (même indirectement) par le gouvernement et que donc il était indiscutablement subventionné par l’état obèse. Juste après il m’a mis sa lame de couteau à beurre sous la gorge en me demandant pourquoi je n’avais pas encore mis de koala en bannière et pourquoi j’étais si mal rasé, ce à quoi je répondis en gardant un calme souverain, que c’était parce que je n’en avais pas encore trouvé un avec un couteau entre les dents (si vous savez où en dénicher un, même photoshoppé, je suis preneur) et que je tentais de ressusciter le concept de pilosité faciale non religieuse.

Ce fut très plaisant, mais je me demande comment Didier va faire pour rentrer vu l’enthousiasme avec lequel il commandait sournoisement de nouvelles perfusions dès que les nôtres étaient à moitié vides. Je réussi pour ma part à m’extraire de ce lieu de perdition qui commençait à me rappeler les heures les plus sombres tout ça alors que Didier et Robert menaçaient de catapulter les cuisiniers tamouls, et peut être même pas suffisamment catholiques, en me demandant comment les gens font pour que leurs écritures (comme leurs voix d’ailleurs) soient si différentes de leurs physiques…