Archives quotidiennes : 21 décembre 2011

Dernière colère avant Noël

J’ai décidé de m’autoriser une dernière grosse colère avant de me mettre en condition pour accueillir notre Seigneur Jésus-Christ.

Je me suis fait à l’idée que notre prochain président sera de toutes façons un minable.

D’un côté, c’est comme si un homme un jour avait mis la main sur une machine à cloner au rabais, qu’il avait décider de procéder à 1 million de clonages, chacun fait à partir du clone précédant et donnant un résultat à chaque fois plus corrompu et grotesque et que la fournée ultime de clones débiles se présentent devant nous pour quémander nos suffrages s’ils tiennent assez longtemps sans mourir étouffé par leur propre caseum.

De l’autre, la folie de l’égalité nous a fait rechercher des dirigeants nous ressemblant toujours plus jusqu’à ce que la seule différence encore notable entre un gouvernant et n’importe quel tâcheron ne se retrouve plus qu’éventuellement dans la qualité du tissu de son costard.

Et au milieu il y a nous, asticots graciles sans la moindre capacité à se tenir debout et sur le point de se faire broyer entre la sottise abyssale et le commun mortifère. Apparemment nous sommes tous des victimes de Naegleria fowleri, la fameuse amibe dévoreuse de cerveau. Si ce n’est pas le cas nous n’avons aucune circonstance atténuante.

Nous ne pourrons nous en sortir que si nous nous faisons pousser une colonne vertébrale et que nous acceptons tous les inconvénients qui vont avec.

Alors mettons le feu partout, tout le temps. Ou du moins essayons. Cette guerre est avant tout culturelle et peut-être gagnée si nous nous décidons à passer les robinets d’eau tiède au chalumeau, si nous rejetons toutes formes de consensus mou par delà les fortifications de notre pensée à l’aide de très grandes catapultes, si nous ouvrons les bras à l’inconfort provoqué par le fait d’être désagréable quand c’est nécessaire.

Calfeutrez votre esprit pour le rendre capable de tenir la mer et en avant. Si nous ne gagnons pas, nous pourrons a moins nous regarder dans la glace, ce qui est bien plus que ce que le monde moderne nous offre.

Vous voyez, même mes colères sont teintées d’optimisme…