Archives mensuelles : janvier 2012

Brèves carioques

– Donc me voici à Rio. Sans surprise tout est assez bordélique et sale mais au moins les caïpirinhas sont bonnes. D’ailleurs, selon des sources bien placées, les meilleures caïpis sont faite à partir de jus extrait directement d’indiens de la forêt amazonienne.

– La devise du Brésil est « ordre et progrès », soit tout ce qu’il faut pour me donner une nausée digne d’une intoxication alimentaire aux fruits de mer dans un ascenseur servant de pissotière aux clodos locaux.

– Rio, comme toutes les villes qui se sont beaucoup développées depuis les années 70, est un fatras architectural parfaitement ignoble. Un jour il faudra quand même retrouver les coupables de ses abominations, ses criminels contre la beauté, et les étrangler un peu avec du fil de fer barbelé.

– Sinon, dans l’avion pour venir j’ai regardé « the artiste » et « le bonheur est dans le pré ». Sans me prononcer sur la valeur cinématographique de ces deux films, mais je reviendrai plus tard sur « the artiste », force est de constater que l’évolution des mœurs qui a eu lieu dans le temps qui les sépare est proprement ahurissante. Dans un cas un homme est victime de son arrogance et est sauvé par une femme, dans l’autre cas il est tout à fait admis qu’une bonne femme à seulement besoin d’un bon coup au pot pour se tenir tranquille.

– Pour finir, il parait que les teutons veulent imposer la règle d’or à tout le monde. Je ne suis pas contre l’idée. En fait je suis même pour tout ce qui lie les sales paluches des politicards, mais il me semble quand même que la règle d’or est l’équivalent budgétaire du junkie qui se coupe les pognes à la tronçonneuse pour ne plus pouvoir prendre son shoot. Ou, pour rester dans le même ordre d’idée, à la logique de Sam Bockarie.

Comme le chantait Claude François, je vais à Rio

La Drill Baby Drill Inc. m’envoie donc au Brésil pour quelques semaines histoire de voir si je peux diversifier l’activité de l’entreprise dans l’importation d’intermittents du plaisir. Par conséquent, comme d’habitude, la publication de billets risque d’être un peu ralentit pendant cette période. Je ferais ce que je pourrai. Après tout, je ne suis qu’une armée d’un seul homme.

Dans tous les cas, l’idée d’aller moisir dans un pays du tiers-monde me réjouit comme à chaque fois… Je suis heureux comme un chat auquel on aurait mis des petits chaussons rigolos pour qu’il secoue ses petites pattes et qu’on le mette sur youtube, puis qu’on aurait écorché vif.

Sinon, des idées sur ce qu’il y a à faire à Rio à part payer 5$ pour avoir le droit de tuer un homme avec un tabouret, marcher sur des seringues séropositivisées sur la plage, se faire couper le bras dans la rue par un enfant défoncé à la colle et qui désire vraiment vraiment votre swatch, chasser l’indien local, trouver que le Christ du Corcovado est décevant, se faire mettre des implants mammaires et fessier, faire fortune et devenir un personnage d’une opérette d’Offenbach, goûter le Pain de Sucre et devenir le chef d’une favela?

Et surtout, est-ce que quelqu’un sait où je pourrais regarder les matchs des 6 nations dans une ambiance modérément carioquesque?

Analyse des propositions de François Hollande

Je n’ai évidemment pas lu les 60 propositions pour remettre la France à sa place, apparemment assise dans la vase au fond d’un trou sombre, froid et humide, du mec tellement normal que les gens le prennent toujours pour un employé de supermarché quand il fait ses courses.

Pas besoin de me fatiguer les mirettes vu que j’en connais déjà exactement les grandes lignes.

En gros, il veut plus de "justice", ce qui est un doux euphémisme moderne pour justifier que l’état doit pouvoir mettre ses gros doigts gras et crochus sur encore plus de choses de nos vies, limitant ainsi toujours plus notre liberté. Il veut encore plus nous taxer en mettant fin aux cadeaux fiscaux, parce que dans la tête de ces gens, tout ce que l’état ne vous vole à coups de barres à mine est un cadeau. En fait, si vous ne lui donnez pas l’intégralité du fruit de votre labeur, c’est vous qui le spoliez. Il veut plus d’intégration des gentils zimmigris d’origine culturelle enrichissante tout en défendant le laïcisme militant du début du siècle dernier et ne voit pas du tout la contradiction pourtant aussi évidente que le bubon jaunâtre et de 500 grammes qui menace d’entrer en éruption à la commissure des lèvres de votre voisin de transport en commun. Si j’en crois le signe grotesque de ralliement de sa campagne, il veut aussi plus de 69, ou de décapitations, ce n’est pas encore d’une grande clarté. Il veut aussi moins de guerre et plus de poney pour tous, moins de maladies et plus de poudre de fée et ainsi de suite.

Quelle perte de temps. Hollande et les autres se rendent compte que les mêmes recettes ont donné un résultat qui ferait vomir une hyène championne de dégustation de cadavres particulièrement répugnants et leur solution géniale est de réessayer exactement les mêmes recettes avec les mêmes ingrédients de plus en plus avariés. Au moins, avec une bonne catapulte on pourrait assainir l’air ambiant, ce qui serait déjà un assez bon début.

Cherche soudeur pour le noyer dans le blé

Bonne nouvelle! L’industrie qui m’emploie propose plein de postes, indécemment bien rémunérés. Mauvaise nouvelle, il s’agit d’emplois de soudeurs qualifiés et donc un diplôme en histoire de l’art ne sert à rien.

Cette petite anecdote est fort instructive du niveau de compétence de nos chers dirigeants. Le travail manuel est considéré comme étant aussi répugnant qu’un satyre à noeud coulant par nos zélites kleptocrates et népotiques. Donc elles ont fait en sorte que tout le monde ait le bac, si possible général, même les demi-singes, même les passionnés de carburateurs, même ceux que la vue d’un livre fait vomir partout sur les chaussures de la vieille bibliothécaire, même ceux qui n’en veulent pas. Ils n’ont absolument pas pris en compte les éventuels futurs besoins des industries. Pour eux l’horizon indépassable c’est en gros d’être prof. Mais tout le monde ne peut pas être prof, c’est une grande misère mais c’est comme ça.

Résultat, d’un côté on a une génération de crétins au chômedu pensant avoir droit à un travail, comme la serveuse sémillante avait droit à sa tape su’l cul en des temps pas si anciens, pasqu’ils ont un « bacplussink ». Vous noterez qu’ils ne précisent que rarement en quoi ils l’ont obtenu leur « bacplussink »… Et de l’autre une industrie cherchant désespérément des soudeurs.

C’est fou comme ils arrivent à faire en sorte que le monde soit mal fait.

Brèves catastrophiques du mardi 25

– Ce qu’il y a de bien avec la gastro, c’est qu’elle vous permet de vérifier l’état de fonctionnement de vos toilettes et de voir de près la propreté de la cuvette et donc d’avoir éventuellement une bonne raison de battre la femme de ménage. Ce qui est moins bien c’est que c’est un rappel assez clair de votre propre mortalité…

– Un autre avantage de la gastro, c’est qu’elle permet de bien mieux comprendre le principe de précaution. On est forcément inquiet quand on sait que lâcher le moindre vent risque de se concrétiser en une souillure abominable.

– En parlant de catastrophe, voici 12 endroits où aller se planquer si le jihad atomique se déclenche.

– Pour rester sur le thème de la catastrophe, Didier Goux a fermé son blog principal comme ça lui arrive de temps en temps. C’est dommage pour nous mais rappelons quand même qu’il fait ce qu’il veut, quand il le veut et qu’il ne doit absolument rien à ses lecteurs. Pour vous occuper vous pouvez allez lire un petit jeune qui démarre et qui a un nom rigolo, ou un blog bucolique, ou même un blog de gauchiss’.

– Est-ce que c’est moi ou est-ce que Nicolas Dupont-Aignan à l’air près à tenir un flingue sur la tempe d’un bébé koala et à ouvrir le feu à chaque fois qu’on ne le reçoit pas sur un plateau de télé? Voir même à appuyer sur la gâchette (oui la queue de détente je sais) même si on l’invite juste pour voir comment ça fait?

– Suis-je le seul à voir l’ironie qu’il peut y avoir à faire l’éloge d’un livre de 20 pages, réalisé par 100 personnes, comprenant les définitions de 200 mots et qui a mis 3 ans à être fait? Pour un type normal c’est quoi? Une demi journée de travail?

– Au sujet de la sortie d’Afghanistan, au-delà de tout débat sur le bien fondé de notre présence là-bas, il faut quand même réaliser qu’une troupe de bergers illettrés et équipés de ficelles et d’engrais a quand même tenu tête à la coalition pendant 2 fois plus de temps qu’il ne nous en a fallu pour gagner la deuxième guerre mondiale… Je crois que ça parle plus de nous que d’eux. Je me demande si ce n’est pas lié à la brève juste au-dessus.

Rencontres au fil de la route

Le Petit Mousse et moi avons passé une bonne partie du week-end en voiture pour aller à la campagne, crotter nos chaussures, respirer l’air vicié par toutes sortes de bêtes et réaliser une fois encore qu’on est quand même mieux à la ville entourés de gens qui savent lire et qui ne veulent pas particulièrement se marier avec leurs soeurs.

Au cours de nos pérégrinations, nous avons rencontré Coachette et Coach Berny, dont le corps de dieu grec aurait pu faire vaciller mon hétérosexualité légendaire et opiniâtre, qui ont eu l’amabilité de nous offrir une charmante escale. Coachette semblait nous attendre avec la même impatience que les lions du Colisée attendaient la nuit du « châtiment des mendiants aveugles ». Après les compliments capillaires d’usage échangés entre le Coach et moi en tant que chefs de nos tribus respectives, il nous a présenté un surprenant projet de catapulte éplucheuse de koalas supposée lui permettre de passer de vieux jours heureux, et pour lequel je lui souhaite bonne chance. Pendant ce temps, le Petit Mousse et Coachette, dont le nom signifie en patois local « celle qui est douce comme la rosée du petit matin un jour de printemps après les pillages », se sont entretenus des avantages comparés du téléphone Fisher-Price d’il y a 30 ans et du blackberry moderne. Je vous laisse deviner lequel de ces objets a remporté leurs suffrages.

Comme nous sommes une famille de pirates qui ne respectent rien, nous en avons profité pour vider leur cave de force et voler leurs cochons. Ce qui fut très difficile vu que dans leur générosité ils voulaient nous les donner. Puis nous reprîmes notre chemin après cette escale malheureusement trop courte. Comme j’étais très légèrement au-dessus du taux d’alcoolémie légal, j’ai laissé le volant au Petit Mousse qui s’en est très bien sorti malgré la dispute qui eut lieu entre nous à cause de son fétichisme pour Vanessa Paradis qu’il passe en boucle dès qu’il est au volant.

Un grand merci à Coachette et à Coach Berny.

Le Petit Mousse et moi-même sommes disponibles pour anniversaire, bar mitzva, enterrement de vie de garçon…

Hommage au Roy décollé

Ce billet est dédié à Camille parce qu’elle aime tellement ça qu’on pleurniche sur le sort ignoble du bon Louis XVI.

Donc aujourd’hui, une petite pensée pour un roi victime de sa modernité. louis XVI fut élevé aux lumières auto-proclamées et finit par en oublier son rôle. N’étant plus qu’un citoyen, et un infâme serrurier, lui trancher la tête était donc devenue une idée aussi acceptable que de se curer le nez dans une taverne sombre.

Tout ça pour dire que ce qui arriva fut quand même pas mal de sa faute aussi. D’autres rois, un chouilla moins moderne, auraient fait donner la garde qui serait rentrée dans le peuple comme Papa dans la bonne avec un couteau de boucher chauffé à blanc, et on en serait pas là aujourd’hui.

En fait le gros avantage du 21 janvier, c’est surtout que ce jour permet des billets faciles.

Joies et richesses diverses

Alors que la marche pour la vie à lieu ce week-end, je ne peux m’empêcher d’avoir de la peine pour nos chers modernes dont le cerveau doit régulièrement être au bord du point de fusion, comme un gremlin en plein soleil, à force de militer pour des causes contradictoires.

C’est encore ce que j’expliquais hier soir au journaliste que je garde dans ma cave et auquel j’inflige des tabassages aléatoires.

Par exemple, le bon moderne est féministe, mais il est aussi pour la diversité. Le problème c’est que les 2 vont aussi bien ensemble que le cochon du zoo de Kaboul et son environnement. Au Canada, des médecins demandent de ne plus avoir à dire le sexe de l’enfant à naître aux heureux parents pour éviter l’avortement quasi-systématique des petites filles d’origine culturelle enrichissante.

Heureusement, ce genre de chose sont sans doute inconnue en France, n’est-ce pas?

Entre ces deux choses si bonnes et si nécessaires, comment peuvent-ils choisir? Zeus eut-il à choisir entre le miel et le lait qui le nourrissaient si bien?

C’est pour ça, et parce qu’ils ont souvent le même niveau d’intelligence qu’un chimpanzé resté légèrement arriéré suite à un accouchement particulièrement difficile durant lequel sont cerveau a été privé d’oxygène, que les modernes pensent que tout est compliqué. Ils essaient en permanence de coller de force des choses opposées comme l’enfant curieux tente encore et encore de mettre l’un contre l’autre deux aimants se repoussant.

Toujours est-il qu’un jour ils devront se décider ou le choix sera fait pour eux. Je crois qu’on appelle ça devenir adulte.

Déjeuner avec des maîtres et autres bienfaits du monde moderne

Malgré ma détestation globale du monde moderne, mea culpa, je dois reconnaître que certaines choses ne me laisse pas sur les papilles qu’un goût de koala, à l’haleine de vomi froid de la veille, m’ayant fait un bouche à bouche.

Alors dans le monde moderne j’aime bien:

– Les vignerons fous qui nous sortent des vins venus d’ailleurs de coteaux parfaitement improbables. Ces gens là sont comme des alchimistes qui auraient véritablement réussi à transformer le plomb en or… Ou ce que vous voulez d’ignoble en un truc gouleyant.
– Cette chose du diab’ qu’est l’internet qui me permet d’être un croisement entre un Jean Pic de la Mirandole de poche pour la connaissance et d’un Massimo Gargia jeune et dopé au viagra pour le réseau internétique. Ce savoir absolu à portée de la main est une drogue dure pour moi. Le fait de rencontrer des gens n’est pas toujours déplaisant non plus. Par exemple j’ai passé le déjeuner d’aujourd’hui avec Didier Goux, maître obscur de la réacosphère telle que rêvée par les degauches, ainsi qu’avec Noumebeure Ouane, sorte de Vlad Tepes de la gauchosphère telle que rêvée par les dedroites, au staccato digne de Françoise Sagan, ce qui est leur seul point commun (mis à part gauchisme et tabagisme, ok donc ce n’est pas le seul point commun) vu qu’il ne ferait sans doute que modérément bon effet dans une petite robe noire, et dont la non moindre des qualités est cependant d’être fort taiseux.
– Le fait que mon cancer et mon AVC soient lancés dans une magnifique course contre les nanotechnologies. Allez les petits robots!
– Les voitures qui permettent globalement d’aller où on veut quand on le veut.
– Ses femmes minces bien sûr.
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Mais quand même, il est probable que je serais plus à l’aise au milieux d’un champ de bataille, c’est à dire sérieusement aviné et maniant une catapulte d’une main après avoir occis moult envahisseurs de l’autre que je laisserais être dégradés comme la note grecque par mon fidèle koala en chaleur.

Fin de route pour la kleptocratie

Voilà des dizaines d’années que la démocratie occidentale a été remplacée dans la plupart des pays européen par une kleptocratie qui a pour principe d’accaparer tous les revenus afin de les « redistribuer ». Seulement, au lieu de donner d’une main à peu près la même chose que ce qu’elle prend de l’autre, elle s’est mise à donner beaucoup plus que ce qu’il était possible de prélever sans provoquer l’écroulement de la société en un genre de paradis communiste. Elle s’est donc mis à voler les revenus et les biens des futurs français. Pour maintenir cette politique d’état totalitaire et maternisant, la kleptocratie a dû fournir toujours plus au plus grand nombre, détruisant ainsi l’esprit d’entreprenariat, le goût du risque et tout ce qui fait une société saine chez un grand nombre de ses administrés.

Puis soudain, la kleptocratie s’est rendue compte que pour continuer à imposer ses sévices, elle avait besoin d’une nouvelle population. Elle a par conséquent commencé à importer des esclaves à bas coût par paquebots entiers. Malheureusement, ces esclaves sont aussi devenus des clients de la kleptocratie. Et la dette a explosé.

Aujourd’hui les membres de la caste kleptocrate sont nerveux comme des nonnes naines dans un stand de tir au pingouins. La note de nombreux pays européens a été dégradée comme une jeune amatrice dans un tournage de gangbang zoophile, et une portion de plus en plus importante des gens se rendent compte que ses promesses étaient aussi fausses que le minou d’un trav. Toutefois, la kleptocratie ne connaît qu’un seul mode: vendre toujours plus d’état protecteur. C’est ce qu’illustrent les propositions de tous les candidats à la présidentielle de 2012 en France. Or, dans la situation actuelle, quiconque vous souhaite le bonheur béat et ouaté de l’utérus gouvernemental mérite moins d’être écouté que la morve que vous venez d’expulser dans votre mouchoir en ce matin hivernal. Ce sont des vendeurs d’huile de serpent, de poudre de perlinpinpin et de viagra de contrebande (huhuhu).

La kleptocratie a cru pouvoir balancer la dette comme une boîte de conserve qu’on envoie au loin dans la rue d’un coup de pied, sans se rendre compte qu’en devenant toujours plus obèse et gravement atteinte de fibrodysplasie ossifiante progressive, la distance à laquelle elle propulsait la boîte était de moins en moins grande.

C’est fini, la boîte n’ira pas plus loin.

Tant pis pour eux et pour nous.

Espérons que nous serons moins débiles dans le monde à venir et amusons nous tant que les ongles de celui-ci lui permettent de s’accrocher à la falaise.