Archives quotidiennes : 1 janvier 2012

Ce que je vous souhaite pour 2012

Au départ je voulais vous faire des souhaits bien pompeux, plein de bruit et de fureur, mais au fur et à mesure que j’écrivais ce billet je me suis rendu compte du grotesque imbécile et boursouflé de la chose. Ce sont les voeux de notre cher président d’hier soir qui ont fini de me convaincre de l’ineptitude de l’entreprise.

Sarko pense que son rôle est de nous protéger comme si on était des enfants de 5 ans poly-handicapés alors que tout ce qu’on lui demande est la même chose que ce que le taureau réclame au fermier avant de couvrir Marguerite: « je n’ai pas vraiment besoin de toi mais si tu veux absolument de te rendre utile, tiens sa queue sur le côté et surtout ôte toi de mon chemin. »

Pour répondre à la profonde question du poète franco-camarguais Francis Cabrel, oui ce monde est sérieux, beaucoup trop même.

Nous sommes entourés de technocrates drôles comme un coup de couteau à huître dans le creux de la main, de membres d’une religion importée qui n’a strictement aucun humour à part quand il s’agit de justifier le non besoin de consentement mutuel dans l’amour avec des camélidés innocents et d’autres français qui se roulent dans la criiiiiiiiiiiiiiiiise et qui pensent, apparemment sincèrement, que Canteloup est rigolo et que les enfoirés sont des gens bien.

Donc en fait tout ce que je vous souhaite pour 2012, pour faire face à ce monde de robots sans trop risquer l’AVC ou le cancer du rectum, est de la dérision par pleins containers. Je ne vois pas d’autre moyens de survivre sans virer aigri ou malade.

Et puis après tout, nous sommes du côté de la déconnante, il ne faut pas l’oublier!

Car, ce qui me séduit dans la droite, ce sont ses écrivains. Montherlant, Morand et Giono, Jacques Perret et Marcel Aymé. Je suis toujours attiré par la déconnante, et la droite déconne. Les hurluberlus, les mabouls, on ne les trouve qu’à droite. La droite est braque, il ne faut jamais l’oublier. A gauche, c’est du sérieux. Ils pensent ce qu’ils disent et, c’est le moins qu’on puisse dire, ils ne sont pas très indulgents avec les idées des autres. Je n’ai jamais entendu Marcel Aymé porter des jugements sur le reste de l’humanité, ni demander des sanctions ou des châtiments.

Michel Audiard.

Donc rions dans la face de la tempête car tout cela n’est finalement pas si grave.