Archives quotidiennes : 5 janvier 2012

Beaucoup de bruit pour un sale type

Hier, quand j’ai appris l’histoire du « sale type » laché par Hollande se mettant dans la peau de Sarkozy, je me suis dit que ça ne ferait pas plus qu’une dépêche AFP. Puis quand j’ai regardé les infos avant de me coucher, pour des raisons qui doivent encore avoir un lien avec le péché originel, il y avait dedans des tas de consultants et journalopes aux sourires de figues éclatées en train de déblatérer sur cette non-histoire. Ce matin à la radio on en parlait encore…

Alors que je gagnais mon bureau, malgré le léger coup de vent qui sévit ce matin sur Paris et qui donne aux parapluies et aux brushings la même espérance de vie que celle d’un gâteau à la crème posé au milieu d’un cercle formé par des boulimiques anonymes en réunion, je me disais que soit il ne se passe absolument rien dans le monde, soit l’UMP a oublié que son champion est l’auteur du fameux « cass’ toi pov’ con » et que donc ils ne sont que modérément bien placés pour donner des leçons de maintien, soit les caciques de la majorité ont le cuir le plus fin et délicat qui soit, soit ils ont le niveau d’une cour d’école pour élèves aux besoins spéciaux.

Or, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il se passe des choses dans le monde, que si l’UMP à oublié c’est qu’ils sont encore plus atteint par la tremblante du mouton que je ne pensais, que les types de la majorité ont un cuir utilisable pour fabriquer des brigandines et que donc il ne reste que la dernière solution.

Dans tous les cas, ils sont tous en train de sombrer, et nous avec, dans les abîmes du grotesque. Il n’y a encore pas si longtemps, les politiques, qui étaient moins copains qu’aujourd’hui vu qu’ils ne venaient pas tous du même endroit je vous l’accorde, se balançaient à la tête de vraies bonnes insultes qu’ils étaient prêts à assumer sur le pré. Aujourd’hui tous ces pantins jouent aux vierges effarouchées dès qu’un mot est un peu plus vert que les autres.

C’est entre autre ce qui nous fait crever cette fausse sensibilité qui empêche toute réelle discussion, tout réel débat. C’est comme ça qu’ils font taire tout ceux qu’ils ne veulent pas entendre. C’est comme ça qu’ils vident la langue et donc la pensée. Nous avons régressés culturellement jusqu’à nous retrouver au niveau des peuplades les plus arrièrées de nos anciennes colonies et de leurs « tabous » qui empêchent toutes formes de structures mentales originales.

Serait-il possible de tous les remplacer? Où est le bouton reset sur cette machine infernale?