Rencontres au fil de la route

Le Petit Mousse et moi avons passé une bonne partie du week-end en voiture pour aller à la campagne, crotter nos chaussures, respirer l’air vicié par toutes sortes de bêtes et réaliser une fois encore qu’on est quand même mieux à la ville entourés de gens qui savent lire et qui ne veulent pas particulièrement se marier avec leurs soeurs.

Au cours de nos pérégrinations, nous avons rencontré Coachette et Coach Berny, dont le corps de dieu grec aurait pu faire vaciller mon hétérosexualité légendaire et opiniâtre, qui ont eu l’amabilité de nous offrir une charmante escale. Coachette semblait nous attendre avec la même impatience que les lions du Colisée attendaient la nuit du « châtiment des mendiants aveugles ». Après les compliments capillaires d’usage échangés entre le Coach et moi en tant que chefs de nos tribus respectives, il nous a présenté un surprenant projet de catapulte éplucheuse de koalas supposée lui permettre de passer de vieux jours heureux, et pour lequel je lui souhaite bonne chance. Pendant ce temps, le Petit Mousse et Coachette, dont le nom signifie en patois local « celle qui est douce comme la rosée du petit matin un jour de printemps après les pillages », se sont entretenus des avantages comparés du téléphone Fisher-Price d’il y a 30 ans et du blackberry moderne. Je vous laisse deviner lequel de ces objets a remporté leurs suffrages.

Comme nous sommes une famille de pirates qui ne respectent rien, nous en avons profité pour vider leur cave de force et voler leurs cochons. Ce qui fut très difficile vu que dans leur générosité ils voulaient nous les donner. Puis nous reprîmes notre chemin après cette escale malheureusement trop courte. Comme j’étais très légèrement au-dessus du taux d’alcoolémie légal, j’ai laissé le volant au Petit Mousse qui s’en est très bien sorti malgré la dispute qui eut lieu entre nous à cause de son fétichisme pour Vanessa Paradis qu’il passe en boucle dès qu’il est au volant.

Un grand merci à Coachette et à Coach Berny.

Le Petit Mousse et moi-même sommes disponibles pour anniversaire, bar mitzva, enterrement de vie de garçon…

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13 réponses à “Rencontres au fil de la route

  1. Bah c’est un bon dimanche cela Amiral et bien raconté comme d’habitude ! :-)

  2. Vous devriez vous occuper des chroniques mondaines dans le Figaro, je trouve. Vous faites ça très bien, et c’est fort drôle (alors que le Figaro l’est assez peu en général).

  3. Comme le petit mousse semble ouvert d’esprit, avide de découvrir d’autres cultures, je me propose de l’embarquer dans mon prochain périple à Las Végas. Je lui promets moultes escales dans d’obscures tavernes ou l’amabilité des serveuses est légendaire.

    Amirale, vous êtes évidement le bienvenue, je sais qu’un homme de goût tel que vous saura apprécier les charmes de la civilisation Névadienne (sic…) et la soif de contact humain des amazones de cette belle ville…

    L’Amirale est le bienvenue aussi, il y en a pour tous les gouts…

  4. « celle qui est douce comme la rosée du petit matin un jour de printemps après les pillages », l’aurore aux doigts de rose aidant, je dirai que c’est une légère contrefaçon avinée d’Homère

  5. Précision chirurgicale dans le compte-rendu, objectivité, sens de l’observation, facilité de rédaction, grande capacité d’analyse, esprit de synthèse, esprit logique et méthodique.
    Scrogneugneu ! Vous avez raté une grande carrière dans le
    renseignement monsieur l’amiral.
    Ah oui ! Merci pour ce trop court moment.

  6. J’ai toujours trop court avec l’Amiral….

  7. Le Pinson, et Ygor, merci.
    Skandal, tsk tsk tsk.
    Memento, dans la querelle des anciens et des modernes, je vous laisse deviner de quel bord je suis…
    Coach, ce sera réédité!

  8. Après moultes déductions, je comprends que le Coach ne sait pas lire, qu’il est marié avec sa soeur et qu’il tient des cochons prisonniers dans sa cave avant des les écorcher avec une catapulte destinée à plumer des koalas qu’il emploie comme ça faute de koala.
    Vous y menez votre mousse pour l’édifier d`s son plus jeune âge sur les méfaits de l’oisiveté et de la culture physique, belle éducation.
    Par contre je ne comprends toujours pas comment le coach en tapant au hasard sur un clavier d’ordinateur connecté malencontreusement arrive à sortir des phrases intelligibles et d un certain bon sens. Pouvez-vous nous expliquer ce miracle?

    • Naif, c’est tout à fait ça. Mais il n’y a pas de miracle, le Coach a conservé dans sa cave un gars de la ville, arrivé là par hasard bien entendu, qui lui a enseigner les bases de l’écriture… Et puis après il a été utilisé pour testé le prototype de la catapulte éplucheuse.

  9. Quel sort malheureux pour Didier Goux!
    Il aurait pu choisir Number One.

  10. Gnèèèèèèèè !

  11. Coach, vous n’auriez pas plutôt une vidéo montrant le fonctionnement de la catapulte éplucheuse ?
    C’est un peu comme un taille-crayon avec un élastique au bout, c’est ça ?

  12. A propos de Didier, je n’arrive plus à acceder au blog, est ce normal ?

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