Le succès de The Artist

Comme je le mentionnais il y a quelques jours, j’ai donc regardé « The Artist » dans l’avion m’emmenant vers Rio.

Malgré une consommation de carburant approchant celle de mon véhicule, à tel point que la serveuse de l’air qui était en charge de mon ravitaillement a obtenu la constatation d’un accident de travail quand elle a montré à son toubib les ampoules qu’elle s’était faites aux arpions en faisant des aller-retour entre mon siège et le bar, je crois avoir compris pourquoi ce film connaît un tel succès.

Comme je l’ai déjà noté ici, ce que raconte un film ou un livre n’a que peu d’importance du moment que la séquence suivante est à peu près respectée: situation initiale/évènement extraordinaire/quête ou aventure initiatique/retour à une situation plus ou moins normale.

C’est exactement ce que fait The Artist, ce qui le rend infiniment supérieur à 95% de la production cinématographique du moment. Le noir et blanc, le muet, le cabotinage infernal des acteurs et ainsi de suite ne sont que des gadgets par rapport à cette parfaite mécanique de narration.

Et puis c’est tout.

Le noir et blanc me fait d’ailleurs penser à cette vieille blague juive: 2 hommes se disputent et décident de demander au rabbin de les départager. Ils vont le voir et ils lui demandent si oui ou non le blanc est une couleur. Après réflexion et étude des textes, le rabbin dis que oui, le blanc est une couleur. Les 2 hommes continuent à se disputer et retourne voir le rabbin pour lui demander si le noir est une couleur cette fois-ci. Même cirque. Le rabbin fini par répondre que oui le noir est une couleur. Alors le premier se retourne vers le deuxième et lui dit: « Ben alors tu vois David! La télé noir et blanc que je t’ai vendu, c’est bien une télé couleur! »

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6 réponses à “Le succès de The Artist

  1. Juste pour préciser que la distribution d’alcool de contrebande, les balades de vieilles dames ménopausées dans les allées et la diffusion de films d’avant-guerre dans les aéronefs n’est en aucun cas lié au confort du bétail, mais à son contrôle, tel un troupeau de porc de St-Thégonnec emmené joyeusement et en choeur à l’abattoir sur les binious de Nolwen Leroy. Car ci le susdit troupeau étant conscient des diplômes réels, de l’intuition de presse hydraulique, des fêtes à tout péter et de l’arrogance des conducteurs de l’aéronef en question, il pourrait penser à initier une pétition et entamer un processus pouvant aller jusqu’à une commission de discussions. Pour des histoires croustillantes sur le sujet, et qui n’arrivent pas qu’aux autres, on peut aller là (http://avherald.com/).
    Tout n’ayant rien à voir avec l’AF447, encore une affaire bien bâchée comme on sait faire l’annexeur de la Bretagne.
    Bref, je n’ai pas vu Ze Artist, n’étant ni sourd ni daltonien.

  2. Les rabbins sont donc faillibles…

  3. je me relis, ne jamais écrire d’un coup vers 20:00 heures fuseau des Samoas, on fait autant de fautes qu’Al Woland

  4. Jean Dùma, ah mais vous êtes breton! Ca aide à vous comprendre de le savoir… Sinon, pour ce qui est du contrôle du bétail, je connais. C’est pour ça que je flippe et c’est donc pour ça que je bois. Sinon, je crois avoir éliminé le gros des fôtes. Merci.
    Paul-Emic, ben ils ne sont pas Pape.

  5. Je note la plaisanterie sur la télé noir/blanc !

    Je pourrai la ressortir au prochain dîner du CRIF.

  6. « C’est exactement ce que fait The Artist, ce qui le rend infiniment supérieur à 95% de la production cinématographique du moment. » C’est bien le problème

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