Archives quotidiennes : 28 février 2012

La plaisanterie était dans le placard

Aujourd’hui je vais traiter un thème battu et rebattu à ma façon.

En 1967, Milan Kundera, auteur pour gonzesses qui veulent frimer en prenant des poses de puissantes intellectuelles alors que le flou bovin de leur regard les trahi comme un adepte d’une taqiya sous stéroïdes, publiait "la plaisanterie. Dans cette « histoire d’amour », selon Kundera lui-même, un bon petit communiste tout ce qu’il y a de plus propre sur lui est exclu de l’université et enrôlé de force dans l’armée pour travailler dans les mines avec les autres hérétiques au dogme bolchévique pour avoir fait une blague.

En 2012 en France et partout en Occident, sans doute aussi ailleurs mais je me tape de ce qui se passe chez les sauvages tant qu’ils ne sont pas occupés à saboter mes jolies catapultes ou à martyriser des koalas, une vanne, ou même l’utilisation d’une simple expression courante, peut désormais vous mener au tribunal, ruiner votre réputation et vous détruire gentiment, surtout si vous êtes suspect de ne pas penser comme il faut au départ et même si vous décidez de vous enfoncer votre honneur là où le soleil ne brille normalement pas et que vous rampez sur des débris de verre enduits de syphilis d’éléphant en implorant le pardon de tout le monde et de vos inférieurs en particulier.

C’est parce que le XXIème siècle sera celui de la tolérance obligatoire et imposée de force par l’état ou ne sera pas.

Le seul minuscule problème avec ça, c’est que l’offense est dans les tripes de celui qui croit en être la victime. Par conséquent, tout peut potentiellement devenir une insulte, un appel à la haine ou une négation de votre moi profond ancré dans son histoire personnel et tragique si vous le voulez. Dans un pays normal, les gens sont supposés savoir ce qu’ils peuvent faire ou dire sans être inquiétés par les gendarmes. Avec le glissement que nous observons, la liberté est de plus en plus réduite sans même que nous le réalisions. Nous sommes tous coupables sans le savoir, ce qui n’est jamais très bon signe sauf pour la santé des dictatures molles dans lesquelles nous sommes en train de nous habituer à vivre.

Donc dansons sur le feu puisque c’est tout ce que nous pouvons faire. Créons pour nous-même des petites persona de résistants insignifiants. Nos causes sont à la hauteur de notre époque, et elles ne sont pas hautement glorieuses. Tout ce que nous pouvons faire c’est être encore vivant en attendant notre heure. C’est sournois mais cela vaut toujours mieux que la capitulation.