Archives quotidiennes : 1 mars 2012

Andrew Breitbart n’est plus

Je viens d’apprendre la mort d’Andrew Breitbart. Ce nom ne vous dit peut-être rien, pourtant il était une des figures de la révolution des medias via internet. Il faisait partie de ceux qui ont contribués à trancher la mainmise d’une certaine intelligentsia sur les
informations. Vraiment de droite, la férocité et la drôlerie avec laquelle il attaquait les mensonges degauches étaient du métal dont on fait les légendes qu’on raconte le soir au coin du feu aux jeunes blogueurs aspirant à la réaction. C’était un fou furieux brillant et fabuleux.

Son courage et son énergie étaient incroyables. Comme il le disait lui-même, il était un guerrier joyeux de la culture, de ceux qui transforment réellement le monde qui les environne.

Il était une de mes grandes sources d’inspiration. Je lui souhaite bon vent et je ferai mon possible pour continuer son combat à mon niveau.

Les effets de la maladie de l’enfant sur le père

Pour la première fois depuis quelques jours le Petit Mousse est malade. Je vous rassure, il n’a rien de bien grave mais c’est malgré tout relativement angoissant pour de jeunes parents (c’est-à-dire relativement nouveaux dans le métier vu qu’en d’autres temps ou sous d’autres latitudes je serais sans doute déjà grand père d’une flopée d’enfants crasseux, scrofuleux et à très faible espérance de vie) de voir leur gamin se vider plus ou moins violemment par les deux extrémités comme un poney sur lequel un aurait fait tomber un poids de plusieurs tonnes en plein milieu du dos. On se sent aussi utile qu’un radeau fait entièrement en biscuits qui se délitent à peine trempés dans le thé. J’ai beau savoir que le Petit Mousse, s’il tient de son père, passera beaucoup de temps la tête dans la cuvette des chiottes d’ici quelques années, cette pensée ne parvient pas à me rasséréner.

Puis je pense à l’état et je me dis que ce dernier doit tous nous voir comme des enfants malades qui ont besoin de lui à leur chevet alors que c’est lui qui souffre d’un syndrome de Münchhausen par
procuration.

Alors je pense à la campagne présidentielle et à quel point tous ces pantins sont grotesques quand ils pensent pouvoir nous soigner de maux dont ils sont la cause comme le taré qui asperge une fille d’essence au fond d’une cave sordide avant de lui balancer une allumette embrasée à la tête et qui, pris de remords, essaie d’éteindre le brasier en lui pissant et en lui crachant dessus.

Finalement, dans ma colère absolue et dévorante, je me dis que dans ces conditions mes choix sont l’exil volontaire ou l’entrée en politique active afin de mettre à notre tête le sac de viande que nous méritons et qui nous laissera en paix.

J’hésite encore.