Archives quotidiennes : 13 mars 2012

Brèves du mardi 13 quelque part au Brésil

– Donc me voici de retour au Brésil… Je ne suis que joie confuse en ce moment comme si j’étais défoncé au tryptophane après avoir massacré une armée de dindons hostiles. Ou pas en fait.

– Au sujet du Brésil, je me souviens des scènes de liesse qui eurent lieu dans certains hauts lieux parisiens de l’éducation quand Lula a été élu. La victoire des communistes dansant la samba toussa. Quelques années plus tard, on se rend compte que le pépère Lula a en fait mené une politique qui pourrait facilement être qualifiée d’ultra-libérale suceuse de sang en France. Où sont passé mes amis étudiants communiste pour dénoncer cette honteuse traitrise ? Je subodore qu’en grandissant ils sont devenus des sociaux-démocrates raisonnables, des tièdes à vomir donc. D’ailleurs je suis inquiet, je me trouve dangereusement tolérant en ce moment. J’ai le devoir de repasser en mode colère pyromanique à spectre large.

– Mon ordinateur semble être envahi par de minuscules araignées. J’aimerai bien les expulser mais je n’ai pas de catapultes adaptées…

– Avant on traquait les criminels de guerre. Maintenant on va traquer les exilés fiscaux. On a des ambitions à la hauteur de l’époque.

– Pour finir, j’ai eu un échange sur Twitter que j’ai trouvé fort cocasse. J’ai commencé par faire un commentaire sur le fait que Hollande voulait retirer le mot race de la constitution en disant qu’il était dommage de s’arrêter là, et qu’il faudrait aussi le bannir du dictionnaire et envoyer en camp de rééducation ceux qui osent encore l’utiliser. Là-dessus, un degauche plein de bonne volonté m’envoie un lien pour améliorer ma culture en matière de génétique. Et c’est là que ça devient rigolo. Le lien en question explique que, en gros, il n’y a pas de races au sein de l’espèce humaine parce qu’il n’y aurait pas de marqueur génétique permettant de faire la différence puis, quasiment dans le même élan auréolé des lumières les plus pures, que si les noirs sont noirs c’est pour une « simple » question de gènes. Bien entendu, le degauche n’a remarqué ni l’ironie qui pourtant se voit comme un piolet ressortant de la tête de Trotski ni l’incohérence pourtant digne d’un afghan pronant la tolérance et la paix en assassinant des gens.