Hommage au colonel Jambon

Au cours des quelques jours que j’ai passé il y a quelques semaines avec une amie et son charmant mari militaire à Orange (pmuisque je vous dis que ça existe!), ce dernier m’a fait découvrir la terrible histoire du colonel Jambon qui n’a été relatée quasiment nulle part.

Il s’est tiré une balle dans la tête le 27 octobre 2011 au pied du monument aux morts indochinois à Dinan en insistant sur le fait que ce n’était pas un suicide mais un fait de guerre.

Je vais donc faire une exception à mes habitudes et publier sa lettre en intégralité comme je m’étais d’ailleurs engagé à le faire.

MA DERNIÈRE CARTOUCHE
ULTIME COMBAT POUR UNE CAUSE ORPHELINE

Non ! Le Laos n’était pas une « colonie » comme les autres. Nous ne l’avions pas pris de force : il s’était donné à nous librement à la suite d’une sorte d’attirance réciproque nouée à l’occasion
d’évènements dramatiques. « À la conquête des cœurs ! » écrivait Auguste PAVIE dont la personnalité attachante avait séduit le vieux Roi Oun KHAM qui avait placé son royaume sous la protection de la France pour échapper à la cruelle tutelle du voisin Siamois.

Non ! Les Laotiens ne sont pas un peuple comme les autres. Leur art de vivre, leur façon d’être heureux malgré, ou peut-être à cause, d’une extrême pauvreté ; leur aménité, leur nonchalance (parfois stigmatisée par leur laborieux voisin vietnamien), la bouleversante douceur de leurs femmes, la gentillesse de leurs enfants en font un peuple à part dans un monde dominé par la loi du profit. À l’exception notable de Hmong, victimes depuis 1975 d’un véritable génocide, ce ne sont pas de farouches guerriers mais ils savent, sans se plaindre, mourir au combat et ont le courage de se faire tuer en se portant au secours d’un frère d’armes. C’est ainsi que, le 17 juillet 1950 vers 14 h, près de Ban Saka, le chasseur Ba LAN, mortellement frappé à mes côtés, ne prononce qu’un mot, thièp, pour me signaler qu’il est blessé ; il s’éteint, 10 heures plus tard, sans avoir une seule fois crié sa souffrance ! Et lorsque, le 7 juillet 1954, je me débats dans la Nam Hin Boun en crue sous les tirs d’une cinquantaine de Viêts, le sergent LIENE, qui a déjà traversé la rivière, fait demi-tour et se jette à l’eau pour me secourir ; il est tué d’une balle dans la tête à quelques brasses de moi ! Et le lendemain (8 juillet), alors que, blessé, j’étais dans l’incapacité de franchir une barre calcaire de plusieurs centaines de mètres de haut pour rejoindre les miens, de braves paysans lao m’ont littéralement porté par-dessus l’obstacle, et cela au péril de leur propre existence !

Non ! Les Laotiens n’étaient pas des amis comme les autres, ceux qui vous oublient lorsque viennent les épreuves et les dangers : quand les Japonais exécutèrent leur « coup de force » du 9 mai 1945 avec une traîtrise peu en rapport avec les principes du « bushido », il y eut, en de nombreux endroits, et notamment à Thakkek, une véritable chasse à l’homme blanc. Ceux qui étaient pris étaient souvent décapités. Monsieur Henri FRAISSE, sous-préfet à Mortagne-au-Perche en 1991, se souvient : petit garçon habitant Thakkek avec ses parents, lui et sa famille ont été sauvés par des Laotiens qui, au péril de leur vie, les ont emmenés, cachés et nourris jusqu’à ce que tout danger soit écarté. Et dans tout le pays, les Laotiens ont agi de même, au secours des Français menacés.

C’est dans ce contexte d’amitié partagée que la France, du temps de sa grandeur, a signé, après Dien Bien Phu dont le choix avait été dicté par le souci de protéger le Laos, trois traités garantissant la liberté et l’indépendance du Royaume du Million d’Éléphants et du Parasol Blanc. D’abord le traité de Genève de 1954 mettant fin à notre guerre d’Indochine. Ensuite, les Accords de Genève de 1962
garantissant la neutralité du Laos. Enfin le Traité de Paris de 1973 pour le respect et la reconnaissance de l’indépendance, de la souveraineté et l’intégrité territoriale du Royaume du Laos. Or, ces accords ont été violés, sans réaction notable des signataires, par la République Démocratique du Viêt Nam (devenue depuis République Socialiste du Viêt Nam) : dès le retrait précipité des Américains fin 1975, d’importantes forces armées nord-vietnamiennes ont envahi le Laos et permis aux maigres effectifs communistes lao de s’emparer du pouvoir par la force lors du « coup d’État » du 2 décembre 1975. Il faut savoir que les effectifs vietnamiens engagés à cette occasion ont été (officiellement) démobilisés sur place et convertis en ouvriers travaillant dans le cadre d’un projet de développement rural financé par les aides internationales. En réalité, ces aides ne font qu’entretenir une armée d’occupation vietnamienne abritée dans la Zone Spéciale Stratégique de Xay Somboun (au sud-ouest de Xieng Khouang), véritable Base de regroupement de soldats et cache d’armes lourdes (artillerie et blindés). Ces importantes forces vietnamiennes sont toujours prêtes à intervenir sans délai en cas de soulèvement populaire ou de coup d’État contre le gouvernement actuel, mis en place par Hanoï. C’est d’ailleurs dans cette zone qu’ont eu lieu les répressions les plus féroces contre les résistants Hmong désespérément accrochés au fameux massif du Phou BIA. En outre, il m’a été confirmé par différentes sources (dont certaines sont implantées au sein même du pseudo Gouvernement laotien), que le Viêt Nam avait procédé, depuis des années, à une massive colonisation de peuplement en installant au Laos, sur les meilleures terres, 3 millions de Vietnamiens communistes bénéficiant d’avantages exceptionnels. De surcroît, on constate une mainmise des Vietnamiens sur les différents services artisanaux (coiffeur, menuisier, épicier, boucher etc.) au détriment des Laotiens.

Lorsque, fin 1975, les Américains se sont « désengagés » du conflit vietnamien, je n’ai pas compris que le Laos allait perdre son indépendance et qu’une inhumaine dictature communiste allait lui être imposée par la force des armes. Nos gouvernants ont feint de croire qu’il s’agissait d’une affaire intérieure laotienne, ce qui les dispensait d’agir dans le cadre de nos engagements. Et lorsque le Père Jean-Marie OLLIVIER, oblat de Marie Immaculée, a voulu dénoncer, pour en avoir été témoin, cette ingérence d’une puissance étrangère dans les affaires intérieures d’un État indépendant, on lui a répondu… qu’on « ne voulait pas le savoir » ! J’ai d’ailleurs écrit à ce sujet un article contenant le récit détaillé du Père OLLIVIER sous le titre « Les lépreux de SOMSANOUK et le Missionnaire qui en savait trop ».

Par suite du mutisme complice des autorités françaises, je n’ai appris l’asservissement du Laos qu’en 1999, en lisant le témoignage terrifiant du colonel Khamphan THAMMAKHANTI, l’un des rares rescapés de ces goulags qui font partie de la « culture » communiste. Ce récit, intitulé « La vérité sur le camp-prison n° 01 ou camp de la mort au point 438-745 », m’a été transmis par SAR le Général Tiao SAYAVONG, ancien commandant de la 1° Région Militaire (Luang Prabang) et demi-frère du Roi Sri Savang VATTHANA. Ce Général, que j’avais connu lieutenant à Thakkek en 1954, avait lui-même passé 16 ans en « camp de rééducation ». Quelques temps après avoir témoigné, lui et le Colonel THAMMAKHANTI sont morts des suites des mauvais traitements qu’ils avaient endurés…

Avec une grande naïveté, j’ai pensé que nos « média » et nos gouvernants n’étaient pas « au courant ». Il m’appartenait donc de dénoncer le crime. Ce que j’ai fait en m’adressant aux grands journaux, aux mouvements de défense des peuples opprimés, aux politiciens, à Mr CHIRAC puis à son épouse, à certaine vedette de la chanson, à Mr KOUCHNER, à Mr MENARD, à Mr d’ORMESSON, à Mr DEVEDJIAN, au candidat puis au Président SARKOZY et à son épouse. Les réponses sont allées du silence méprisant aux justifications minables ou mensongères. Et j’ai fini par comprendre qu’ils étaient tous « au parfum », un parfum de cadavres, et que tous participaient à cette conspiration du silence qui entoure les crimes communistes.

Et puis, au début de 2010, est arrivé l’inacceptable : 4200 Hmong enfermés depuis des décennies dans un « camp de regroupement » thaïlandais ont été livrés à leurs bourreaux lao-viêts afin
d’améliorer les bonnes relations (commerciales) entre la République Démocratique Populaire Lao et le Royaume Thaïlandais. Survenant au moment où l’on « commémorait » la sinistre « rafle du Vél. d’Hiv. » commise pour des raisons ethniques sur des effectifs comparables, ce crime (connu avant d’être consommé) aurait dû soulever une énorme vague d’indignation. C’était compter sans le pouvoir discrétionnaire des journalistes de tous bords qui ont littéralement escamoté l’évènement. À part deux ou trois brefs communiqués, que personne n’a repris mais qui pourront, plus tard, servir d’alibi et ce sont toutes « les belles consciences brevetées » qui sont restées muettes, enveloppant dans un linceul de silence les 4200 Hmong partis pour leur dernier voyage…

Après une période de découragement, j’ai décidé de jouer ma dernière carte, ou plus exactement de tirer ma dernière cartouche. Dans ma tête. En d’autres termes, je vais me faire « sauter le caisson » pour expier ma part de honte et protester contre la lâche indifférence de nos responsables face au terrible malheur qui frappe nos amis Lao. Ce n’est pas un suicide mais un acte de guerre visant à secourir nos frères d’armes en danger de mort. Quant à vous, les gouvernants sans honneur, vous, les grands « média » sans courage et vous, les « collabos » sans vergogne, je vous crache mon sang et mon mépris à la gueule !

Je demande pardon à tous ceux qui m’aiment pour le chagrin que je vais leur causer.

Le Colonel Robert JAMBON
Retraité des Troupes de Marine

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11 réponses à “Hommage au colonel Jambon

  1. Et personne n’en a parlé… Puisqu’on vous dit que les Français n’aiment pas les morts glorieux au combat…

  2. Robert Marchenoir

    Ce suicide a été amplement mentionné sur la réacosphère. A tort, à mon avis. La lecture de la lettre de cet homme montre qu’il était sans doute très perturbé psychologiquement.

    Il s’et identifié personnellement aux Laotiens et aux Hmongs, il a fait de leur sort un combat personnel jusqu’au délire et jusqu’à l’absurde.

    La France n’a rien à se reprocher là-dedans, elle n’est pas responsable de tous les malheurs du monde. Ce monsieur est seul responsable de son suicide, qui n’a aucune portée politique.

    Au contraire, réclamer que le Vrônze impose le bonheur universel sur toute la surface du globe en prenant la défense du moindre « opprimé » est un délire Degauche. Il va à l’encontre de toutes les valeurs des réactionnaires.

    Ce n’est pas parce que cet homme est un soldat qu’il a raison.

  3. Robert, dans un certain sens vous avez raison, cet homme était perturbé. Perturbé comme l’ont été tous les officiers de la coloniale qui ont eu à commander des troupes indigènes, aussi bien en Indochine qu’en Algérie ou dans d’autres territoires de l’ancien empire français.

    Ces officiers ont pu mesurer le courage, l’engagement et l’abnégation de ces hommes qui n’hésitaient pas à faire le sacrifice suprême pour sauver un camarade ou un officier. Ils ont partagé le quotidien de leurs soldats, ce n’étaient pas des soldats d’état-major. Les conditions de leurs hommes étaient aussi les leurs. La fraternité, l’amour, le dévouement sont des choses qui marquent les hommes et elles les marquent d’autant plus lorsque ces qualités sont le fait d’individus qui ont fait le choix de la France et qu’ils doivent combattre leurs coreligionnaires engagés dans un combat indépendantiste.

    Oui, beaucoup de ces hommes ont été perturbés lorsque le gouvernement français a abandonné ces troupes aux mains des ennemis avec lesquels il venait de signer un traité de paix. Lorsque l’on faisait le choix de la carrière militaire à cette époque on croyait encore à des mots regardés aujourd’hui comme désuets voire incompréhensibles, tel que l’honneur. La France, en laissant derrière elle les troupes coloniales désarmées, a trahi non seulement ces gens mais elle a également fait le choix de piétiner son honneur, celui de ses armes et des hommes qui les servaient. Elle est bien loin l’Athènes qui condamna à mort les huit généraux vainqueurs à la bataille des Arginuses parce qu’ils avaient négligé de porter secours aux marins athéniens naufragés, les abandonnant aux flots et à mort infamante sans sépulture. Eussions-nous laissés leurs armes aux Laos, aux H’mongs, aux Harkis, à défaut de les évacuer avec nos troupes, que nous n’aurions à reprocher à nos gouvernants. Seulement voilà, la lâcheté n’existe plus passé un certain niveau de responsabilité publique, elle devient du réalisme.

    Il est heureux que la terre puisse encore porter des hommes comme le colonel Jambon tout comme il est malheureux que nos gouvernements ne soient plus aux mains que de boutiquiers infects sans honneur, prêts à n’importe quelle compromission pour un plat de lentille.

  4. Robert Marchenoir

    C’est bien joli, tout ça, Koltchack mais c’est du passé. Ca fait cinquante ans, ou quoi ? La repentance, ça suffit.

    Et puis, sauf erreur de ma part, vous êtes anti-immigration, comme tout le monde dans la sphère. Il voulait quoi, Jambon ? Qu’on importe la moitié de nos anciennes colonies chez nous ? Eh bien… c’est fait. De quoi se plaint-il, exactement ?

    Tous ces vieux coloniaux à la mords-moi-le-noeud devraient sortir un peu de la naphtaline, et s’occuper des problèmes d’aujourd’hui. Sinon, il y a les livres d’histoire, pour ça. C’est très bien aussi.

    Quand j’entends de vieilles badernes, sur Radio-Courtoisie, trembler encore d’indignation à la seule évocation du nom de de Gaulle, à cause de l’Algérie, comme si c’était hier… Voilà bien le conservatisme français. Croire qu’on aurait pu garder l’Algérie. Etre incapable de tourner la page.

    Quand un conquérant abandonne un pays conquis, les collaborateurs passent un sale moment. C’est la vie. Ou alors, fallait pas y aller. Les nazis ont embarqué les collabos français dans leurs valises, peut-être ?

    « Des boutiquiers infects sans honneur »

    Mon Dieu, quel pipeau inconséquent. Vous n’avez pas honte de votre racisme anti-boutiquiers ? J’espère que vous ne mettez jamais les pieds dans un magasin. Vous, vous avez beaucoup d’honneur, vous êtes très généréux avec l’argent des autres, je suppose. Vous l’imprimez, le pognon. Vos n’êtes pas boutiquier, vous ; vous soufflez dans votre tromblon. C’est joli, et je suppose que cela suffit à vous faire manger.

    « Les paysans, ils respectent l’argent, parce qu’ils savent que l’argent, c’est du travail. »

    (Goupi Mains Rouges, dans le film du même nom)

  5. Ce que comme beaucoup de libéraux vous refusez de comprendre, c’est que notre passé conditionne notre présent. Je ne dis pas qu’il fallait ramener les troupes et auxiliaires coloniaux dans nos bagages. En revanche partir comme nous l’avons fait en leur ôtant tout moyen de défendre leurs vies, voilà qui aura été d’une lâcheté sans nom. On ne saura jamais véritablement combien de Laos ou de H’mongs ont pu payer de leur vie leur soutien à la France, en revanche on estime entre 100.000 et 150.000 le nombre de harkis qui ont été massacrés de la plus inhumaine des manières qui soit.
    Sur de Gaulle, autant je suis plutôt admiratif lorsque je regarde son bilan politique global, autant je suis on ne peut plus critique pour ce qui est de l’Algérie. Bien évidemment il ne fallait pas la garder, là-dessus je n’ai rien à dire, déjà qu’on n’aurait jamais dû y aller, mais alors il fallait le dire au lieu de laisser d’empiler appelés du contingent morts et blessés, au lieu de laisser les français d’Algérie mourir sous les bombes ou les rasoirs du FLN. Et puis surtout il ne fallait pas tout lâcher comme ça a été le cas alors que nous maîtrisions totalement le terrain, que le FLN ne représentait plus guère que ces quelques membres survivants ou non ralliés.
    Pour le reste, je m’aperçois qu’il ne sert à rien de discuter avec quelqu’un qui n’a d’autre considération et conviction qu’utilitariste.

  6. Erig Le Brun de La Bouëxière

    a mon humble avis, c’est Koltchak qui a raison.
    Parceque merde, l’honneur, ça veut dire quelque chose.

  7. Robert Marchenoir

    Bah oui, l’honneur consiste à se tirer une balle dans la tête pour un conflit terminé depuis un demi-siècle qui n’a plus aucune importance pour personne.

  8. Robert Marchenoir

    Vous mentez, Koltchack, il est absolument faux de dire que seul l’utilitarisme m’importe. Et j’aimerais bien que vous me disiez où vous avez piqué que que j’ignorerais la valeur du passé.

    Qu’est-ce que la France devrait faire, selon vous, AUJOURD’HUI, pour l’Algérie française et pour les Hmongs ? Aujourd’hui, hein, parce que pleurnicher depuis un demi-siècle que la France est une salope parce qu’elle n’a pas fait je ne sais pas quoi qu’elle aurait dû faire (selon vous) il y a cinquante ans, et se suicider pour ça, hé ben c’est une parfaite allégorie de l’état ACTUEL de la France et des Français, confits dans le ressentiment et le passéisme quel que soit leur bord politique, et incapables d’affronter les problèmes d’AUJOURD’HUI.

    Et c’est exactement pour la même raison que des malades mentaux se suicident à France Télécom : des types qui s’ouvrent le ventre avec un couteau en pleine réunion, et qui expliquent, après, qu’ils n’avaient pas vraiment l’intention de se suicider.

    Des adultes qui se comportent exactement comme des adolescentes perturbées.

    Je ne vois pas où est l’honneur là-dedans. Un soldat qui se suicide, déjà, c’est un peu préoccupant pour ses qualités de soldat. Cinquante ans après la fin de la guerre, c’est carrément un détraqué.

    Qu’on le plaigne, pourquoi pas. Qu’on l’érige en exemple, sûrement pas. Voilà bien encore un symptôme de la perte de repères contemporaine.

  9. Connasse de Marchenoir. On peut prendre rdv dans une petite rue bien sombre ?

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