Archives mensuelles : mars 2012

Bagatelles pour 3 massacres

– Je comprends le soulagement de certains maintenant que l’on sait que le tueur de Toulouse n’est pas un Anders Behring Breivik local. On en aurait repris pour au moins 20 ans de Soppo, Désir et autres Dray s’imposant comme des évêques modernes et pontifiant et pourchassant les hérétiques au dogme avec le financement de l’état, donc de nous. Cependant, il me semble assez répugnant d’en profiter pour faire une petite danse de la victoire en chantant « c’est pas nous c’est les bronzés » sur des tombes dont la terre n’est même pas encore tassée. Sept personnes sont mortes si mon compte est bon, donc ce n’est pas le moment d’avoir la même indécence qu’une petite fille montrant sa culotte à tous les gens qui passent parce qu’elle est drôlement contente que son papa lui ait dit qu’elle était la plus jolie.

– Globalement, même si j’ai eu la bonne intuition depuis le début (je peux le prouver), je ne vois pas de quoi pavoiser. Nous entrons dans une période qui va nous secouer autant qu’une actrice porno naine accrochée à la meilleure extrémité de Rocco Siffredi. Il ne faut pas paniquer et ne pas se réjouir non plus.

– Depuis le début de cette histoire, des gens de droite et des gens de gauche cherchent à tous prix à expliquer ce terrorisme par les discours de certains (trop méchants), les attitudes des autres (trop laxistes) et ainsi de suite. C’est parfaitement ignoble. Cela revient à dire en substance que la fille qui se fait violer est fautive parce qu’elle portait une mini-jupe. La cause du terrorisme est les terroristes, un point c’est tout. Il faut les annihiler, pas nous culpabiliser. On ne change pas la nature des méchants.

– Il est assez intéressant de noter que ceux qui pointaient du doigt l’esstrême-drouate du diab’ sans se poser la moindre question, ont maintenant beaucoup plus de mal à additionner 2 et 2…

– A propos d’amalgamer de manière sournoise et odieuse, je tiens à dire ici que je veux bien que l’islam et l’islamisme ne soient pas liées à la hanche comme des siamois qu’on aurait montré chez Barnum en des temps moins civilisés, mais ceux qu’il faut convaincre de ça sont les terroristes, pas moi.

La question à 1000 anciens francs

Au cours de ces dernières années, quel groupe de gens a procédé à des exécutions sommaires filmées et mises en ligne?

En sport comme en politique, les supporters croient toujours que leur champion est moins bien traité que l’adversaire

Bruno Roger-Petit présente cet avantage indéniable d’être un degauche moderne chimiquement pur. Son dernier article dans le nouvel obs en est une magnifique illustration. Il chouigne parce que les gens du Petit Journal auraient commis une trahison en étant plus gentil avec Sarkozy qu’avec Hollande ce qui représente pour lui une inversion des valeurs « normales » digne d’une poule qui ne serait plus capable de le battre aux échecs. Au passage on notera que ce qu’il veut dire en creux est qu’un bon journaliste se doit d’être pro-Hollande et qu’il faut bâillonner les autres en leur enfonçant dans la gorge n’importe quelle vieille charogne récupérée sur l’autoroute.

Cet article de Bruno Roger-Petit m’a remis en mémoire quelque chose que j’ai écrit il y a juste plus d’un an. On peut élargir mon propos au fait qu’il est totalement inepte de pleurnicher parce que les média sont de gauches et qu’ils nous traitent mal. Oui ils le sont et c’est de notre faute. Nous avons abandonné cette guerre culturelle. Où est notre Fox News à nous ? Où est notre presse écrite ? Quelles radios nous soutiennent ? Nous n’avons rien ou presque parce que nous n’avons pas sorti nos doigts du koala vivant que nous utilisons pour nos spectacles de ventriloques que plus personne ne vient voir. Nous n’avons pas construit nos catapultes pour résister à ce que nous considérons comme une atteinte à l’intelligence. Oui nous sommes très clairement fautifs.

Il est normal qu’une presse majoritairement à gauche d’après ses propres confessions ne nous traite pas bien et il est insensé de demander le contraire. Le scorpion pique la grenouille parce que c’est dans sa nature.

A nous de nous prendre en main. Alors prenez un mouchoir, essuyez-vous le nez, redressez-vous et faites quelque chose au lieu de suffoquer en vous regardant le nombril et en miaulant à l’injustice comme n’importe quel autre de vos contemporains déjà morts.

De tueries en massacres, les mots me manquent

– Des militaires d’origines maghrébine et antillaise et 3 enfants et un adulte juif exécutés. C’est un drame et tout ce qu’on veut. Seulement pour le moment on ne sait pas si ce sont les actes d’un ABB ou d’un Khaled Kelkal. Les œillères mentales dedroites ou degauches qui rendent les gens persuadés que c’est forcément l’un ou l’autre me donnent envie de leur enlever leur godasses pour gerber dedans puis de les forcer à les remettre à coups de tabouret dans la bouche. Dans tous les cas cet assassin n’est qu’une saloperie purulente.

– A ce sujet, d’une part la promptitude à laquelle la section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’affaire me laisse penser qu’il y a dû y avoir une revendication, d’autre part, le fait de lancer des milliers de flics aux basques du tueur me semble être assez dangereux. Si le type n’est pas seul, ça pourrait ressembler à une diversion classique en vue de libérer le terrain pour autre chose.

– Bien entendu les antiracistes officiels sont déjà montés sur leurs shetlands d’un même élan risible. C’est du pur réflexe pavlovien mais nous n’avons pas eu le plaisir de créer ce réflexe conditionnel en eux à coups de chocs électriques dans les roustons.

– Charles "il faut terroriser les terroristes" Pasqua me manque beaucoup là tout de suite.

– Sinon, un turc-autrichien ou l’inverse, je ne sais pas à quel point soutenu par sa communauté, nous prévient : ils arrivent… Je ne suis pas tout à fait certain que nous soyons en mesure de les recevoir décemment, un peu comme la maîtresse de maison encore en peignoir quand des gens même pas invités forcent sa porte pour dîner chez elle.

– Pas tellement le cœur à être rigolo aujourd’hui, l’un des inconvénients du décalage horaire est que parfois on prend les mauvaises nouvelles en plein dans la tronche au levé. Je reste persuadé qu’une guerre civile mondiale arrive et quand je vois ceux qui seront appelés à nous mener, je ne peux que broyer du noir (haha… bof).

Rôti de porc à la brésilienne

Alors d’accord je ne sais pas pourquoi de rôti de porc est spécialement brésilen, mais c’est le nom de la recette, et je suis au brésil donc bon voilà, je fais ce que je peux avec le peu d’énergie que me laissent les travestis que je dois repousser à coups de marteaux entre les jambes à chaque fois que je sors de mon hôtel… D’ailleurs je me demande s’ils ne se sont pas passé le mot qu’un français beau comme un dieu offrait des opérations génitales gratuites.

Toujours est-il que, vous aurez besoin pour 6 personnes de :
–       Un gros rôti de porc
–       Une quantité de linguiça à adapter en fonction de l’appétit de vos hôtes
–       3 cuillères à soupe de vinaigre blanc
–       2 gros poivrons (un Mélenchon et un Joly) hachés finement
–       2 gousses d’ail émincées
–       De l’eau
–       5 patates de taille moyenne pelées et coupées en quartiers
–       3 grosses carottes
–       3 petits oignons pelés et coupés en quartiers
–       1 conserve de tomates pelées au jus

C’est bon ?  vous avez tout rassemblé ? Donc au boulot, vous allez voir que c’est bien une recette brésilienne puisqu’elle illustre très bien le niveau de complexité que les brésiliens sont capables d’atteindre.

On préchauffe le four à 180.

On met le roti dans un plat qui va au four et on place la linguiça dessus et autour comme on peut.

On verse le vinaigre, les poivrons et l’ail dans le plat.

On ajoute l’eau jusqu’à mi-hauteur du rôti.

On couvre et on laisse cuire pendant 1h ou 1h30 en fonction de la taille du rôti.

On enlève le couvercle et on ajoute les patates, les carottes et les oignons.

On recouvre et on laisse cuire de nouveau pendant 15 min.

On enlève le couvercle et on met la conserve de tomates et là, attention ça devient complexe, on renfourne pour 20 min mais on ne remet pas le couvercle pour laisser griller le rôti.

Et voilà. Servez-vous donc une ou douze bonnes rasades de blanc bien frais, vous avez bien bosser et si vous êtes suffisamment volubiles, vos invités voudront peut-être bien croire que c’est un plat brésilien et qu’en plus il est très difficile à réaliser.

Et voilà!

Dante, Pepsi et autres amusements modernes

– Si vous voulez savoir exactement quel est moins avis sur la liberté d’expression et que vous lisez l’angliche, je vous propose de lire ceci et cela.

– A votre avis, Les gros dégénérés velus qui veulent interdire la Divine Comédie de Dante parce que c’est pas gentil homophobe et islamophobe et peut-être même, mais j’ose à peine l’écrire, ambigu au sujet du réchauffement climatique, sont condamnés à quel cercle de l’Enfer ? Moi je dirais deuxième giron du septième cercle où ils seront transformés en arbustes secs déchirés par les harpies. Je sais que le troisième giron du septième cercle semble mieux convenir, mais ce serait une erreur selon moi. C’est gens-là veulent se suicider, et nous avec eux, ils ne vont pas au-delà de ça.

– Saviez-vous que Pepsi et d’autres sociétés d’alimentation nous vendent des produits avec des vrais morceaux de fœtus dedans ? C’est beau le progrès et c’est sûr que la société est bien meilleure depuis qu’elle s’est libérée des vieilleries chrétiennes!

– Il me semble que la plupart des problèmes d’insécurités dans les banlieues viennent du fait que nous avons abandonné l’adage selon lequel « qui veut la paix prépare la guerre ». A la place maintenant on pense que « qui veut la paix prépare le pot de vaseline et munit le fond de son pantalon de boutons pression ».

– Sinon, je quitte la campagne profonde brésilienne aujourd’hui et retourne à Rio. Ce voyage me remplit tous les jours un peu plus de joie… Je suis presque au point de débordement.

Brèves du jeudi 15

– Quelque chose m’échappe, sur Twitter (oui, j’y prends goût) tout le monde parle de Hollande et Mélenchon mâchouillant une érection… Encore un complot homophobe sans doute.

– Je me demande si le fait que des militaires se fassent canarder comme des lapins (dédicace à Didier Goux) dans des régions à fort taux de français d’origine culturellement enrichissante pourrait avoir un vague lien avec l’approbation de ces frais français pour nos actions militaires à travers le monde… Simple question.

– Quand vous faites le plein, consolez-vous en pensant à tous ces ours polaires que vous sauvez en payant des taxes carbones et autres.

– Les lois limitant la liberté d’expression font de la police l’aile paramilitaire de Libé.

– Pourquoi est-ce que les libéraux libertaires ne comprennent pas que leurs idées en matière sociale mènent forcément à plus d’état ? Plus de libertéS signifie plus d’intervention de l’état donc moins de Liberté. C’est pourtant pas si compliqué.

– La campagne avance et je n’ai toujours pas lu ou entendu un seul mot sur la possible guerre à venir entre Israël et l’Iran.

– J’aimerai bien que la France retrouve la hargne d’Aron Ralston plutôt que de se laisser aller à une mélancolie mortelle comme une adolescente s’étant fait larguer pour la première par un boutonneux qu’elle prenait pour un poète.

Hommage au colonel Jambon

Au cours des quelques jours que j’ai passé il y a quelques semaines avec une amie et son charmant mari militaire à Orange (pmuisque je vous dis que ça existe!), ce dernier m’a fait découvrir la terrible histoire du colonel Jambon qui n’a été relatée quasiment nulle part.

Il s’est tiré une balle dans la tête le 27 octobre 2011 au pied du monument aux morts indochinois à Dinan en insistant sur le fait que ce n’était pas un suicide mais un fait de guerre.

Je vais donc faire une exception à mes habitudes et publier sa lettre en intégralité comme je m’étais d’ailleurs engagé à le faire.

MA DERNIÈRE CARTOUCHE
ULTIME COMBAT POUR UNE CAUSE ORPHELINE

Non ! Le Laos n’était pas une « colonie » comme les autres. Nous ne l’avions pas pris de force : il s’était donné à nous librement à la suite d’une sorte d’attirance réciproque nouée à l’occasion
d’évènements dramatiques. « À la conquête des cœurs ! » écrivait Auguste PAVIE dont la personnalité attachante avait séduit le vieux Roi Oun KHAM qui avait placé son royaume sous la protection de la France pour échapper à la cruelle tutelle du voisin Siamois.

Non ! Les Laotiens ne sont pas un peuple comme les autres. Leur art de vivre, leur façon d’être heureux malgré, ou peut-être à cause, d’une extrême pauvreté ; leur aménité, leur nonchalance (parfois stigmatisée par leur laborieux voisin vietnamien), la bouleversante douceur de leurs femmes, la gentillesse de leurs enfants en font un peuple à part dans un monde dominé par la loi du profit. À l’exception notable de Hmong, victimes depuis 1975 d’un véritable génocide, ce ne sont pas de farouches guerriers mais ils savent, sans se plaindre, mourir au combat et ont le courage de se faire tuer en se portant au secours d’un frère d’armes. C’est ainsi que, le 17 juillet 1950 vers 14 h, près de Ban Saka, le chasseur Ba LAN, mortellement frappé à mes côtés, ne prononce qu’un mot, thièp, pour me signaler qu’il est blessé ; il s’éteint, 10 heures plus tard, sans avoir une seule fois crié sa souffrance ! Et lorsque, le 7 juillet 1954, je me débats dans la Nam Hin Boun en crue sous les tirs d’une cinquantaine de Viêts, le sergent LIENE, qui a déjà traversé la rivière, fait demi-tour et se jette à l’eau pour me secourir ; il est tué d’une balle dans la tête à quelques brasses de moi ! Et le lendemain (8 juillet), alors que, blessé, j’étais dans l’incapacité de franchir une barre calcaire de plusieurs centaines de mètres de haut pour rejoindre les miens, de braves paysans lao m’ont littéralement porté par-dessus l’obstacle, et cela au péril de leur propre existence !

Non ! Les Laotiens n’étaient pas des amis comme les autres, ceux qui vous oublient lorsque viennent les épreuves et les dangers : quand les Japonais exécutèrent leur « coup de force » du 9 mai 1945 avec une traîtrise peu en rapport avec les principes du « bushido », il y eut, en de nombreux endroits, et notamment à Thakkek, une véritable chasse à l’homme blanc. Ceux qui étaient pris étaient souvent décapités. Monsieur Henri FRAISSE, sous-préfet à Mortagne-au-Perche en 1991, se souvient : petit garçon habitant Thakkek avec ses parents, lui et sa famille ont été sauvés par des Laotiens qui, au péril de leur vie, les ont emmenés, cachés et nourris jusqu’à ce que tout danger soit écarté. Et dans tout le pays, les Laotiens ont agi de même, au secours des Français menacés.

C’est dans ce contexte d’amitié partagée que la France, du temps de sa grandeur, a signé, après Dien Bien Phu dont le choix avait été dicté par le souci de protéger le Laos, trois traités garantissant la liberté et l’indépendance du Royaume du Million d’Éléphants et du Parasol Blanc. D’abord le traité de Genève de 1954 mettant fin à notre guerre d’Indochine. Ensuite, les Accords de Genève de 1962
garantissant la neutralité du Laos. Enfin le Traité de Paris de 1973 pour le respect et la reconnaissance de l’indépendance, de la souveraineté et l’intégrité territoriale du Royaume du Laos. Or, ces accords ont été violés, sans réaction notable des signataires, par la République Démocratique du Viêt Nam (devenue depuis République Socialiste du Viêt Nam) : dès le retrait précipité des Américains fin 1975, d’importantes forces armées nord-vietnamiennes ont envahi le Laos et permis aux maigres effectifs communistes lao de s’emparer du pouvoir par la force lors du « coup d’État » du 2 décembre 1975. Il faut savoir que les effectifs vietnamiens engagés à cette occasion ont été (officiellement) démobilisés sur place et convertis en ouvriers travaillant dans le cadre d’un projet de développement rural financé par les aides internationales. En réalité, ces aides ne font qu’entretenir une armée d’occupation vietnamienne abritée dans la Zone Spéciale Stratégique de Xay Somboun (au sud-ouest de Xieng Khouang), véritable Base de regroupement de soldats et cache d’armes lourdes (artillerie et blindés). Ces importantes forces vietnamiennes sont toujours prêtes à intervenir sans délai en cas de soulèvement populaire ou de coup d’État contre le gouvernement actuel, mis en place par Hanoï. C’est d’ailleurs dans cette zone qu’ont eu lieu les répressions les plus féroces contre les résistants Hmong désespérément accrochés au fameux massif du Phou BIA. En outre, il m’a été confirmé par différentes sources (dont certaines sont implantées au sein même du pseudo Gouvernement laotien), que le Viêt Nam avait procédé, depuis des années, à une massive colonisation de peuplement en installant au Laos, sur les meilleures terres, 3 millions de Vietnamiens communistes bénéficiant d’avantages exceptionnels. De surcroît, on constate une mainmise des Vietnamiens sur les différents services artisanaux (coiffeur, menuisier, épicier, boucher etc.) au détriment des Laotiens.

Lorsque, fin 1975, les Américains se sont « désengagés » du conflit vietnamien, je n’ai pas compris que le Laos allait perdre son indépendance et qu’une inhumaine dictature communiste allait lui être imposée par la force des armes. Nos gouvernants ont feint de croire qu’il s’agissait d’une affaire intérieure laotienne, ce qui les dispensait d’agir dans le cadre de nos engagements. Et lorsque le Père Jean-Marie OLLIVIER, oblat de Marie Immaculée, a voulu dénoncer, pour en avoir été témoin, cette ingérence d’une puissance étrangère dans les affaires intérieures d’un État indépendant, on lui a répondu… qu’on « ne voulait pas le savoir » ! J’ai d’ailleurs écrit à ce sujet un article contenant le récit détaillé du Père OLLIVIER sous le titre « Les lépreux de SOMSANOUK et le Missionnaire qui en savait trop ».

Par suite du mutisme complice des autorités françaises, je n’ai appris l’asservissement du Laos qu’en 1999, en lisant le témoignage terrifiant du colonel Khamphan THAMMAKHANTI, l’un des rares rescapés de ces goulags qui font partie de la « culture » communiste. Ce récit, intitulé « La vérité sur le camp-prison n° 01 ou camp de la mort au point 438-745 », m’a été transmis par SAR le Général Tiao SAYAVONG, ancien commandant de la 1° Région Militaire (Luang Prabang) et demi-frère du Roi Sri Savang VATTHANA. Ce Général, que j’avais connu lieutenant à Thakkek en 1954, avait lui-même passé 16 ans en « camp de rééducation ». Quelques temps après avoir témoigné, lui et le Colonel THAMMAKHANTI sont morts des suites des mauvais traitements qu’ils avaient endurés…

Avec une grande naïveté, j’ai pensé que nos « média » et nos gouvernants n’étaient pas « au courant ». Il m’appartenait donc de dénoncer le crime. Ce que j’ai fait en m’adressant aux grands journaux, aux mouvements de défense des peuples opprimés, aux politiciens, à Mr CHIRAC puis à son épouse, à certaine vedette de la chanson, à Mr KOUCHNER, à Mr MENARD, à Mr d’ORMESSON, à Mr DEVEDJIAN, au candidat puis au Président SARKOZY et à son épouse. Les réponses sont allées du silence méprisant aux justifications minables ou mensongères. Et j’ai fini par comprendre qu’ils étaient tous « au parfum », un parfum de cadavres, et que tous participaient à cette conspiration du silence qui entoure les crimes communistes.

Et puis, au début de 2010, est arrivé l’inacceptable : 4200 Hmong enfermés depuis des décennies dans un « camp de regroupement » thaïlandais ont été livrés à leurs bourreaux lao-viêts afin
d’améliorer les bonnes relations (commerciales) entre la République Démocratique Populaire Lao et le Royaume Thaïlandais. Survenant au moment où l’on « commémorait » la sinistre « rafle du Vél. d’Hiv. » commise pour des raisons ethniques sur des effectifs comparables, ce crime (connu avant d’être consommé) aurait dû soulever une énorme vague d’indignation. C’était compter sans le pouvoir discrétionnaire des journalistes de tous bords qui ont littéralement escamoté l’évènement. À part deux ou trois brefs communiqués, que personne n’a repris mais qui pourront, plus tard, servir d’alibi et ce sont toutes « les belles consciences brevetées » qui sont restées muettes, enveloppant dans un linceul de silence les 4200 Hmong partis pour leur dernier voyage…

Après une période de découragement, j’ai décidé de jouer ma dernière carte, ou plus exactement de tirer ma dernière cartouche. Dans ma tête. En d’autres termes, je vais me faire « sauter le caisson » pour expier ma part de honte et protester contre la lâche indifférence de nos responsables face au terrible malheur qui frappe nos amis Lao. Ce n’est pas un suicide mais un acte de guerre visant à secourir nos frères d’armes en danger de mort. Quant à vous, les gouvernants sans honneur, vous, les grands « média » sans courage et vous, les « collabos » sans vergogne, je vous crache mon sang et mon mépris à la gueule !

Je demande pardon à tous ceux qui m’aiment pour le chagrin que je vais leur causer.

Le Colonel Robert JAMBON
Retraité des Troupes de Marine

Interrogation sur la CGT et les foyers d’accueil Sonatrach

Il me semble avoir lu il y a quelques années, je ne sais plus où c’est là qu’est l’os (y’a pas d’hélice hélas toussa) que dans les années 80 des gros bras de la CGT avaient mis à sac des foyers d’accueil de la Sonatrach. Je n’arrive plus à remettre la main sur cette vieille information qui semble profondément enterrée dans les entrailles de google sous la nouvelle politique pro-sanpapiés de la CGT.

Quelqu’un pourrait-il me confirmer que je n’ai pas rêvé cette histoire? Il gagnera toute mon estime.

On ne peut pas avoir de pitié pour ceux qui se roulent dans la fange qu’ils génèrent

Parfois, dans des circonstances toujours particulièrement pénibles et parfaitement injustes, je me retrouve contraint de prendre le RER. Je suis toujours très gêné une fois dedans car je n’ose rien toucher tant tout est repoussant de saleté. Des tags partout, des barres pour se tenir transformées en pièges mortels et sournois vu qu’elle sont tellement grasses que l’on pourrait facilement croire qu’elles ont été recouvertes de beurre exprès par un pâtissier fou, des sièges qui semblent avoir été récupérés dans une décharge du Caire… Résultat, comme tous les gens normaux je suis obligé de jouer les acrobates pour ne pas tomber à chaque soubresaut de ce moyen de transport répugnant. Je me dis toujours que pour atteindre un tel niveau d’immondice, certains ont dû se donner du mal.

Cela me fait invariablement penser à une petite vieille dans ce village que j’ai vu il y a quelques années nettoyer sa rue parce qu’il fallait bien que quelqu’un le fasse. Ca me fait aussi penser au Japon où tout le monde à mis la main à la pâte pour remettre le pays à l’endroit après le Tsunami de l’année dernière. Ca me fait penser à l’incendie de Chicago après lequel les habitants ont tout reconstruit eux-mêmes.

Après, je pense à Haïti où rien n’a changé depuis le grand tremblement de terre. Les gens ne font rien et continue à vivre dans leurs déjections. Puis, mon esprit ayant fini son petit tour, je reviens à mes moutons et je pense à nos chères citées dans lesquelles nous méchants méchants petits blancs avons soi-disant parqué des
populations désavantagées et je me rappelle que ces citées étaient en fait des paradis sur terre ultra-modernes qui se sont détériorés parce que ses habitants s’y sont comportés comme des porcs attendant que le fermier nettoie leur saloperie.

L’état à fait en sorte de déresponsabiliser les gens qui désormais attendent comme des enfants que tout soit nettoyé par des adultes responsables. La saleté ambiante est dans le fruit de l’état-maman et du mode de vie de certaines populations. Encore un des nombreux bienfaits du socialisme.