Archives quotidiennes : 11 avril 2012

Qui veut présider l’armageddon?

Au tout début de mon adolescence je m’étais acheté un t-shirt au cours d’un voyage linguistique aux Etats-Unis. Il arborait un bouledogue mâchouillant une patte qui devait faire à peu près la même taille que lui. Il était écrit dessus « ce n’est pas la taille du chien dans le combat, c’est la taille du combat dans le chien » ce qui serait apparemment une citation de Mark Twain.

J’ai bien peu évolué depuis, et si je suis désormais plus dubitatif envers les slogans tout faits et un peu simplistes et que je m’habille fort différemment, je continue à penser qu’effectivement la chose la plus importante est la taille du combat dans le chien.

C’est pour ça que la campagne présidentielle est en train de me rendre aussi dingo qu’un rat dans une tinette.

Ceux qui se présentent ne se battent que pour eux-mêmes comme le prouve le fait qu’ils n’abordent que des micro-sujets. Pas un seul n’insuffle l’envie de la chicore dans notre vieux corps national. Ils nous proposent tous des matelas toujours plus moelleux et des oreillers plus doux avec lesquels nous étouffer sans bruit pendant notre sommeil réjouit comme on se débarrasse de l’enfant « spécial » quand on ne peut plus le nourrir.

La politique française depuis la seconde guerre mondiale a eu pour effet de nous transformer, nous français, en un vaste agglomérat tout mou et vagissant dans l’espoir d’obtenir toujours un peu plus sur le dos de nos enfants encore à naître. Pour paraphraser Teddy Roosevelt, on pourrait désormais tailler dans une banane une épine dorsale plus résistante que la nôtre actuellement.

Nous ne sommes pas mort, mais vu ce qui galope vers nous crocs en avant et bave aux lèvres, nombreux sont ceux qui vont le regretter. Il va falloir s’organiser à la spartiate, avec plus ou moins de sodomie selon les gouts de chacun, et advienne que pourra.