Que faire le 6 mai, suite et fin

Ayant récupéré un peu de principe vital, j’aborde encore une fois, et d’ailleurs pour la dernière fois faut quand même pas déconner non plus, le sujet du vote du 6 mai.

Certains considèrent que les 5 dernières années les ont transformés en une espèce d’Hulk, des personnifications de la colère pure et non-édulcorée. Ils veulent attraper les responsables par les narines et leur péter la colonne vertébrale afin de leur enfoncer la tête dans le trou de cul par l’arrière jusqu’à ce qu’ils soient transformés en une sorte de balle bonne à jeter dans le premier collecteur municipal d’emballages disponible. Par conséquent, ils ne voteront pas parce que bon, marre quoi.

C’est légitime. Seulement voilà, s’ils se contentent de n’être que rage sourde et muette, Hollande passera largement, imposera le vote des gentils zimmigris ce qui aura pour impact instantané de profondément transformer la vie locale. Les gens d’origine culturelle enrichissante deviendront encore plus la cible des politiciens homoncules, donc ils toucheront plus de subsides de votre bel argent, les pourrisseurs de mémoire auront encore plus accès aux média, l’envie de vivre du pays se racornira encore plus et ainsi de suite.

Les mêmes certains peuvent me répondre qu’ils ont été trop trahi, que l’erreur est humaine mais que la persévérance est diabolique, que d’ailleurs la petite taille de Sarkozy et de Hollande est une preuve irréfragable de leur proximité avec les forces telluriques, que l’un et l’autre seront équivalent, que de toutes façons, nous on est des vrais d’esstrême drouate et que donc on n’a pas à voter pour des sales types qui ne pensent pas comme nous.

Certes, c’est légitime aussi, cependant quand on a une gangrène qu’il faut amputer et qu’on n’a pas de scie, je préfère quand même ne rien faire ou arroser mollement la plaie avec de l’alcool que de tremper le membre infecté dans du purin fumant. Dans un cas, je garde l’espoir que la scie finisse par arriver à temps, dans l’autre, je suis mort. La guerre culturelle ne se gagne pas en une campagne électorale et voter pour le candidat le moins irrationnel est une étape nécessaire.

Enfin, toujours les mêmes certains peuvent me rétorquer que justement tant mieux, c’est la guerre civile qui arrive, qu’ils n’auront pas fait ces pompes à la con pour rien, qu’ils n’ont plus qu’à affuter la machette pour se tailler du steak de CPF, qu’on va gagner parce qu’on est les plus balèzes, quizyviennent, quizyviennent, on va se rouler dans le chaos et on pourra enfin reconstruire sur des bases moins à gerber ouè ouè ouè.

Alors oui, c’est toujours légitime, je connais cette théorie mais il y a un bémol maousse, c’est qu’on n’est pas prêt, pas du tout. C’est cool de se rêver en seigneur de guerre, mais nous ne sommes même pas foutu de nous organiser autrement qu’en votant pour un parti de gauche dont la seule qualité est d’être un peu moins obtus que les autres en matière des risques liés à l’immigration.

 Nous avons besoin d’un peu plus de temps, et c’est ce que je vais tenter d’acheter en votant pour Sarkozy.

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79 réponses à “Que faire le 6 mai, suite et fin

  1. A peu près pareil.
    Moi aussi je donnerais mes « consignes de vote », ahah !
    Ralliez-vous à mon panache brun !

  2. Serons-nous plus prêts avec plus de temps ? Est-ce uniquement une question d’agenda ? Y croyez-vous plus qu’à l’utilité de votre futur vote ?

    Certes, le discours belliciste est assez vain, et d’autant plus ridicule quand l’articulent des gens qui ne tiendraient pas une semaine dans cette guerre civile qu’ils invoquent comme le Père Noël de leur jeunesse. Pas en pire forme qu’un autre et avec un certain arsenal, je m’inclus dans le lot, si vous voulez savoir, très au clair sur mes chances de faire un carton avant d’être neutralisé d’une manière ou d’une autre.

    Faisons quand même, voulez-vous ? la différence entre la rage de vengeance, aussi légitime que stérile, et le constat qu’il y a plus de viande à amputer qu’à sauver dans le corps de notre civilisation. Ce que nous abandonnons en ce moment aux muzz’, aux métèques et à leurs SVA (Salopes Volontaires Autochtones), c’est une terre culturelle brûlée, des cathédrales vides, des monuments que personne n’honore, une histoire ignorée par tous et salie par ceux chargés de l’enseigner. Nos patries sont devenues des zones commerciales, des casinos, des bars à putes, des terrains vagues pourrissant où émergent des ghettos de luxes pour milliardaires nomades.

    Ca vous file des élongations péniennes, la perspective du sacrifice pour Procter & Gamble ? Une nouvelle Croisade sous l’étendard de Saint Steve Jobs ? Défendre l’honneur et l’avenir d’un peuple qui se pâme pour Yannègre Noah et Chamelle D’labouse ? Plus humiliant encore : devoir choisir de se ranger du côté du cosmopolitisme de droite, parce que le cosmopolitisme de gauche est vraiment trop ouvertement insultant…

    Prôner la Politique du Pire, ce n’est pas forcément jouer au Rambo urbain, prêt à en découdre, alors qu’on baisse les yeux devant la bande de macaques du bas de l’immeuble.
    C’est l’espoir, pathétique peut-être, romantique sans doute, mais animal et sincère, que tout le putain de cirque funèbre de notre propre enterrement cesse enfin, que les traîtres et les chiennes reçoivent enfin leur juste récompense, et que les bonnes manières, les demi-mesures, la marche sur les oeufs, l’autocastration langagière n’aient enfin plus cours.
    C’est vouloir passer enfin du harcèlement moral trop humiliant pour être combattu, à une agression franche et ouverte, pour trouver en soi le courage imbécile, aveugle, instinctif, de mordre la main qui nous étouffe en nous gavant.

    La gauche antiblanche nous a déclaré une guerre franche, ouverte, sans prisonniers, elle nous pendra ou nous engoulaguera. La droite d’affaires (what else?), elle, ne veut que nous désarmer, elle entend tout déléguer à une police omniprésence et omnipotente, comme le socialiste veut que l’Etat nous cornaque de la matrice à l’incinérateur. Avec un régime clairement hostile, nous allons à la guerre, et c’est une perspective qui ne peut faire bander personne de raisonnable, aucun homme qui a une famille digne de ce nom et s’en occupe avec un peu de droiture et de fidélité. Mais avec un régime sécuritaire vaguement droitard, on va au burn-out, à l’étiolement des forces pour des clopes, à la récupération humiliante. Les post-maos veulent notre peau ? La fausse droite veut nos couilles et nos tripes, parfaitement d’accord de nous laisser vivre ensuite à notre guise. En gros, c’est la perf’ de morphine ou le cercueil.

    Sans rodomontade aucune, vous ne trouvez pas un tout petit peu légitime de préférer la deuxième option ? Surtout en sachant les extrémités auxquelles nous mènent notre propre corps, une fois qu’il est trop amoché pour l’indépendance mais quand même pas assez pour le grand sommeil ?

  3. Skandal, merci.
    Aristide, je suis impatient!
    Stag, je crois que nous nous lisons l’un l’autre depuis suffisament longtemps… vous savez que je suis parfaitement d’accord avec vous. Cependant, je veux bien clamser pour une raison à la con, pas d’une manière à la con. Notre défaite n’est pas inéluctable, en tous cas je refuse obstinément de le croire. L’avenir appartient à ceux qui sont là. Le pire arrivera forcément, notre disparition ou le bain de sang ou les deux. Ce n’est pas une raison pour y aller avec le moins de chance possible de s’en sortir.
    Didier, merci, j’ai fait un effort sur ce coup-là.

  4. Sans être du tout belliciste, on peut légitimement se demander où l’on se retrouvera dans 5 ans avec Sarkozy. Sans doute avec un FN réduit à néant. Et après ? Rebelote ? Comme depuis une quarantaine d’années ? La démographie n’attend pas.

    Une troisième voie : Flamby + une assemblée massivement à droite. Précipiter la guerre politique pour éviter la guerre civile.

    Quelle que soit l’hypothétique solution, j’ai bien peur que vous n’ayiez raison : « pas du tout prêt ».

  5. Pompes à la con, z’en avez de belles monsieur l’amiral, nous sommes 6,4 millions a faire ça tous les matins.Sisi.

    Et comme vous allez mieux, allez ! Inspiration ! Expiration !

  6. Pour ce qui est des pompes, je me dévoue… à condition qu’elles soient solides et pas trop lourdes afin que je puisse lever la jambe et loger ma grolle là où y faut pour expédier le client sur la Lune.

  7. C’est le dilemme à la mode en ce moment, Sarkozy ? Blanc ? Nul ? Voire, pour les plus durs à cuire, ceux aux brodequins bien lustrés par de longues et inhumaines marches, et qui sentent le renard (Par encore le fenec…) sous les aisselles : Hollande ?

    Tous les arguments sont recevables, depuis « C’est la même politique » jusqu’aux vôtres « je préfère quand même ne rien faire ou arroser mollement la plaie avec de l’alcool que de tremper le membre infecté dans du purin fumant ».

    Quelques remarques cependant :

    Le vote des immigrés est un non événement, 90% des CPF que vous croisez sur votre chemin ont la nationalité française, même s’ils ne la demandent pas ou n’en ont rien à faire, dans la famille Merah demandez le père, le fils, les frères ou la mère, tous ont leur carte d’électeur depuis fort longtemps.

    De même, ils usent de ce vote à des fins communautaristes sans vergogne, on ne compte plus les maires UMP (Droite) qui ont fait construire des mosquées flambantes neuves pour complaire à ces nouveaux venus (Tarbes, Woippy, etc.). A votre avis, pourquoi déjà 21 régions sur 22 sont à gauche (Du jamais vu dans la vie politique française) ? C’est déjà parce que le vote musulman (A plus de 90% pour la gauche) est déjà là, même si l’on ne veut pas le voir. La mesure de Hollande apporterait simplement immédiatement quelques % de plus à la gauche, % qui, de toutes façons, lui seraient revenus tôt ou tard par le jeu des naturalisations automatiques.

    Donc je pense, inutile de se crisper sur ce vote des étrangers, qui, dans les faits, est depuis longtemps en place, et qui a déjà produit ses effets néfastes.

    « Dans un cas, je garde l’espoir que la scie finisse par arriver à temps, dans l’autre, je suis mort. » Soyons lucide, la scie n’arrivera pas, ou, en tous cas, elle ne viendra pas par les urnes, l’Histoire nous ayant déjà surpris en débarquant par une arrière porte dont on ne soupçonnait pas l’existence.

    Bref, je ferai comme vous (Sarkozy), mais tout simplement parce que tremper le membre infecté dans du purin fumant ajouterait à la douleur une odeur nauséabonde que l’on peut éviter.

  8. J’ai posté dans le même sens sur mon blog.

    On trouve un article similaire sur Polemia.

    http://www.polemia.com/article.php?id=4785

    Je ne vois vraiment pas l’intérêt de porter au pouvoir un socialiste (car c’est ce que fait un abstentionniste de droite).

  9. Tout à fait d’accord avec vous pour le vote amiral.

    Pour ce qui est de mourir, Stag et amiral je ne suis pas du tout d’accord. Je ne souhaite même pas la minute de la du Barry, juste de vivre, si possible debout.

  10. Je suis une fois de plus abasourdi par la préférence des Français pour le rêve.

    Le rêve, c’est de :

    – Faire ce qu’on imagine être de la haute stratégie : je vote pour mon ennemi parce que j’ai un plan savant sous le coude qui prouve par A + B que ça sert mes intérêts, etc.

    – Se prétendre intellectuellement évolué tout en prenant ses décisions sur la base de critères uniquement affectifs (Sarkozy vous a pas assez baisés comme ça, votre idole Sarkozy, pas question de voter pour quelqu’un qui s’est foutu de nous, etc).

    – Vivre dans l’espoir de « tout faire péter » (il y a quelque part en France un mystérieux bouton dissimulé qui déclenche la révolution, le tout est de le trouver, après quoi tout ira bien).

    Que l’on veuille s’abstenir par lassitude, par désintérêt, par conviction que le vote ne sert à rien, je veux bien.

    Faire, par là-dessus, de longs raisonnements aussi filandreux que tordus, c’est de trop. C’est la marque d’un usage dévoyé de l’intelligence. C’est accorder une confiance imméritée à ses capacités intellectuelles. Nous n’avons pas tant de prise que cela sur la réalité.

    Si vous voulez vous abstenir, OK, dites-le, et puis parlez-nous de choses plus intéressantes : la recette du koala grillé, le dernier livre que vous avez lu, les mots d’enfant de vos enfants, les bêtises de vos animaux de compagnie, que sais-je encore…

    Je suis quand même ahuri qu’on puisse considérer l’abstention comme un acte héroïque, qui justifie que l’on s’en vante sur des dizaines de pages, et qu’on en expose les conséquences politiques supposées dans d’interminables dissertations futurologiques.

    Si vous vous abstenez, ça n’aura aucune conséquence, sinon de vous exclure du vote et de confier la décision aux autres. Il n’y a vraiment pas de quoi tartiner là-dessus.

    Par ailleurs, si vous votez à gauche, eh bien ça mettra la gauche au pouvoir, et si vous votez à droite, eh bien ça mettra la droite au pouvoir, avec tous les qualificatifs qui s’imposent, concernant cette droite française, et qui ont été exposés ici mille fois par mille personnes différentes.

    C’est bien simple.

  11. Superbe, la métaphore du membre gangrené qu’on va tremper dans le purin! Admirable bravo, c’est exactement ça.
    Mais nom de Dieu, je n’arrive même pas à concevoir que des gens comme
    nous laissent le champ libre à Culbuto et à ses socialo-communistes.
    Sarko s’est foutu de nous, c’est vrai mais est-ce une raison pour appeler
    les autres de nos voeux? Le coup de la politique du pire on me l’a déja
    fait dans le temps, résultat 14 ans de Mitterrand et un pays complètement
    noyauté et vérolé par la Gauche. C’est d’ailleurs de là que viennent la plupart de nos malheurs.
    Même si nous savons que c’est foutu, votons quand même Sarko, c’est
    mieux que si c’était pire!
    Amitiés.

  12. entre douze balles et la chaise électrique, perso je choisis le vote « white », je ne participerais pas a l’escroquerie plus que nécessaire……AMHA bien sur……

  13. Hohoho, White Knight, mais cet avatar automatique, généré sauf erreur de ma part par WordPress, ne rappellerait-il pas un tout petit peu les HLPSDNH ?

    WordPress, facho, le peuple aura ta peau !

  14. Putain, c’est vrai, il est même encore plus mytho que le mien !
    Ressentiment ! Jalousie ! Grincements de plombages !

  15. oui Robert je n’y suis pour rien hi hi………..comme quoi même wordpress m’a chopé mdr

  16. Halte aux préjugés, aux idées reçues, aux a priori, non non et non ! L’avatar ne fait pas toujours le moine !

  17. non bien sur cher Coach, mais il y contribue assurément……
    AMHA bien sur…………..

  18. Je préfère l’Etat-parti unique : PS (Pure Sodomie ? Poor Ségolène ? Pancréas et Saucissons ? Pécore Sénile ? Plus Souple ? Parti du Sourire ?, les jeux sont faits)

  19. Le 6 mais , je voterais contre la Mimolette de toute façon je préfère le Vieil Amsterdam.

  20. Gardez votre scie et votre alcool, l’amputation est nécessaire.On nous rapporte toujours les mêmes plats concernant notre soit disant participation à l’élection des de « gauche ».Ce sont les deux pions d’un système identitique qui nous bouffent à petit feu. »Semper Fidelis » et mes amitiés à Coët.

  21. Je reposte ici un commentaire que j’ai posté chez Franck Boizard qui avait republié sur son blog le commentaire de Robert Marchenoir :

    Il y a un cas de figure que Robert Marchenoir n’a pas envisagé : s’abstenir parce que l’on a compris que le pouvoir n’est pas dans les fonctions électives. Il n’est pas au Parlement, c’est entendu, mais il n’est pas non plus au gouvernement ni à l’Élysée.

    Aucune théorie du complot, aucun conspirationnisme ici : juste le témoignage d’un énarque, haut fonctionnaire et ancien parlementaire, Yvan Blot*, bien placé pour dire que le pouvoir n’est pas entre les mains des politiciens élus mais bien des hauts fonctionnaires, non-élus. Je ne m’abstiens pas « pour tout faire péter » ou « pour faire émerger une nouvelle droite », ni même par haine de Sarkozy, mais tout simplement parce que voter ne sert à rien : il n’y a aucun pouvoir au bout du bulletin de vote.

    Il est temps que nous renoncions à l’illusion électorale. L’abstention est le premier pas.

    * L’Oligarchie au pouvoir, 2011

  22. Je republie ici un commentaire posté chez Franck Boizard qui avait republié le commentaire de Robert Marchenoir ci-dessus :

    Il y a un cas de figure que Robert Marchenoir n’a pas envisagé : s’abstenir parce que l’on a compris que le pouvoir n’est pas dans les fonctions électives. Il n’est pas au Parlement, c’est entendu, mais il n’est pas non plus au gouvernement ni à l’Élysée.

    Aucune théorie du complot, aucun conspirationnisme ici : juste le témoignage d’un énarque, haut fonctionnaire et ancien parlementaire, Yvan Blot*, bien placé pour dire que le pouvoir n’est pas entre les mains des politiciens élus mais bien des hauts fonctionnaires, non-élus. Je ne m’abstiens pas « pour tout faire péter » ou « pour faire émerger une nouvelle droite », ni même par haine de Sarkozy, mais tout simplement parce que voter ne sert à rien : il n’y a aucun pouvoir au bout du bulletin de vote.

    Il est temps que nous renoncions à l’illusion électorale. L’abstention est le premier pas.

    * L’Oligarchie au pouvoir, 2011

  23. Criticus,
    Dans votre rage contre les hauts fonctionnaires, vous négligez plusieurs choses:
    1. ils sont nommés par les ministres,
    2. ils peuvent être mis au placard et déplacés par les mêmes,
    3. les fonctions qu’ils occupent nécessitent des professionnels.

    Si vous préférez voir Hollande, Aubry, Royal et autres procéder aux nominations pendant 5 ans, c’est votre problème mais vous ne pourrez pas vous plaindre.

  24. La cécité par rapport à la nocivité de l’État est décidément la dhimmitude des réacs et des fafs. Quelle rage y a-t-il à rappeler le rôle éminent que joue l’État dans notre dépossession ? Qui délivre les 200 000 permis de séjour par an ? C’est l’administration, et le lobbying fait auprès de celle-ci par des groupes qui ont intérêt à l’immigration de masse (grand patronat, gauche radicale, minorités) prouve que c’est bien en elle qu’est la réalité du pouvoir.

    Pour répondre à vos trois remarques :

    1. Les hauts fonctionnaires ne sont pas nommés par les ministres, mais cooptés par l’administration au terme d’un concours et de l’intégration dans un corps. C’est ça qui leur confère leur qualité, pas une nomination politique.

    2. Vous devriez vraiment lire les divers témoignages d’Yvan Blot sur ses deux expériences de haut fonctionnaire et de parlementaire. Il y explique comment le ministre n’est qu’un pantin entre les mains des technocrates.

    Il raconte comment un inspecteur des Finances peut faire irruption dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale pour faire retirer un amendement, en réprimandant au passage le ministre qui ne « tient pas ses députés » (!).

    Ou comment un ministre du Budget (Alain Juppé à l’époque), après avoir consulté ses députés sur les réformes fiscales, leur dit que les inspecteurs des finances ont rejeté leurs préconisations car « contraires à la doctrine de Bercy ». Il a un paquet d’anecdotes comme celles-ci, j’en oublie sûrement.

    3. Des professionnels de la bureaucratie… qui se recrutent parmi les rangs des hauts fonctionnaires… qui sont très majoritairement de gauche.

    Tant qu’il n’y aura pas de remise en cause radicale du rôle de l’État dans dans la dissolution de la France, celle-ci continuera, Hollande ou Sarkozy.

  25. Criticus,
    Vous confondez tous les problèmes pour appeler à une remise en cause radicale du rôle de l’état qui n’est rien d’autre qu’une pâle copie de la révolution promise par Mélenchon.

    Votre détestation vous fait mélanger fonction et statut (haut-fonctionnaire et grand corps de l’état). Il est d’ailleurs normal qu’on ne marche pas sur les plates-bandes d’ un directeur général d’une administration ou d’un préfet. Mais n’oubliez pas que ces personnages ont des objectifs à atteindre (approuvés ou fixés par le ministre) et sont déplaçables et remplaçables, même si le choix des remplaçants se fait dans un cercle restreint.

    Vos exemples n’illustrent que la pusillanimité des élus et des ministres et leur manque de caractère. Le coup du « contraires à la doctrine de Bercy », vous imaginez 30 secondes que quelqu’un aurait osé avec un de Gaulle, un Mitterand ou un Pétain?

    Hauts fonctionnaires très majoritairement de gauche, peut-être. Raison de plus pour avoir des ministres de droite capables de reconnaître et promouvoir les quelques uns qui pourraient avoir des idées saines.

    Se réfugier dans son tour d’ivoire en attendant le grand soir, c’est bel et bon, mais entre temps?

  26. « Vous confondez tous les problèmes »

    Comprendre que lesdits problèmes sont corrélés n’est pas les confondre…

    « l’état qui n’est rien d’autre qu’une pâle copie de la révolution promise par Mélenchon »

    Aujourd’hui, en France, les dépenses publiques atteignent 56 % du produit intérieur brut (PIB). En 1913, sous une Troisième République dominée par les radicaux-socialistes et alors que la France se préparait à la guerre, ce ratio était de 8 %. Nous sommes factuellement plus proches de l’URSS que du radical-socialisme de Clemenceau. Vu que cette tendance ne s’est pas démentie depuis un siècle, et s’est encore accélérée depuis la crise financière de 2008 (pas seulement en France, mais aussi dans tous les pays occidentaux), nous sommes bien engagés sur la route de la servitude.

    Quelqu’un est-il assez crédule pour penser que l’on pourra arrêter, puis inverser cette tendance en plaçant le moins mauvais candidat à l’Élysée ?

    « Votre détestation vous fait mélanger fonction et statut (haut-fonctionnaire et grand corps de l’état). »

    Je ne les mélange pas, je vous explique simplement en quoi ils sont liés…

    Vous parlez de « détestation » comme si celle-ci était irrationnelle. Je vous ai pourtant présenté de manière parfaitement rationnelle mes arguments.

    Toute personne qui prétend sauver la France sans prôner une réduction drastique du poids et de la taille de l’État est au mieux un candide. Au pire, et c’est souvent le cas, c’est un poseur, comme la blogosphère en regorge.

    « Se réfugier dans son tour d’ivoire en attendant le grand soir, c’est bel et bon, mais entre temps? »

    J’ai fait du lobbying pendant deux bonnes années (et pas sous pseudo), rencontrant des députés, des sénateurs, des ministres, des haut fonctionnaires… J’ai même été reçu à l’Élysée (pas par Sarkozy en personne, hein, mais par un de ses conseillers) pour déposer une pétition que j’avais lancée qui avait recueilli plus de 100 000 signatures. Si je dis que le système politique est verrouillé à triple tour par la haute administration, c’est parce que je l’ai empiriquement constaté et que ça m’a été confirmé par des gens qui connaissaient encore mieux le problème que moi, comme Yvan Blot.

    Donc la tour d’ivoire, je ne connais pas. Je dis précisément que la croyance en l’importance de l’élection est une illusion, qui vous fait penser que vous agissez alors que vous abdiquez votre souveraineté.

    Que faire (d’autre que voter) ? Je ne le sais pas plus — ni moins — que vous, j’essaie de trouver des personnes qui veulent réfléchir à des solutions. J’en ai trouvé chez les anglophones, pas chez les Français.

    Ça illustre bien ce que disait Proudhon après 1848 : « La France est une nation de comédiens ». D’où le fait que Sarkozy puisse encore avoir des millions d’électeurs, en dépit de tous ses mensonges, tous ses échecs et toutes ses trahisons. Ç

  27. « n’oubliez pas que ces personnages ont des objectifs à atteindre (approuvés ou fixés par le ministre) et sont déplaçables et remplaçables, même si le choix des remplaçants se fait dans un cercle restreint »

    Autre lecture que je recommande : celle des deux livres de Philippe Nemo sur l’Éducation nationale, Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry ? (1991) et Le Chaos pédagogique (1993). Il y explique notamment comment le « Mammouth », qui en 1991 était le deuxième employeur mondial derrière l’Armée rouge (aujourd’hui c’est « seulement » le sixième, avec 1,3 million d’agents), ne peut pas être contrôlé par le ministre du fait de sa complexité.

    Ce qui laisse le champ libre aux hauts fonctionnaires de la rue de Grenelle, mais aussi et surtout aux recteurs, aux inspecteurs d’académie, aux syndicalistes enseignants (Nemo insiste beaucoup sur leur appartenance à la franc-maçonnerie, en plus de leur affiliation marxiste). L’État, à l’époque où il était de dimension raisonnable (jusqu’en 1945, en gros) pouvait être contrôlé verticalement comme un état-major contrôle une armée. Ça n’est plus possible aujourd’hui, car dire indistinctement le mot « État » pour qualifier celui d’avant-guerre et celui d’aujourd’hui est aussi précis que d’utiliser sans plus de détails le mot « chien » pour parler d’un doberman ou d’un chihuahua. L’État n’a plus rien à voir avec ce qu’il était auparavant.

  28. Route de la servitude, pétition, Proudhon, trahison par Sarko, enflure de l’Etat, joli barnum qui n’est pas la question.

    La question est hic et nunc (ou le 6 mai dans l’isoloir) pour qui voter?

    Dès lors que Hollande et Sarkozy ne valent pas, il faut choisir.

    L’état « verrouillé à triple tour par la haute administration » ne reflète que l’absence de caractère, la superficialité et la pusillanimité des hommes politiques et ce n’est une raison ni pour choisir le plus mou, ni pour attendre un homme providentiel.

  29. Voter Sarko serait (peut-être) la bonne solution s’il avait une chance de l’emporter. Et si on ne nous avait pas fait le coup depuis des lustres; « Vous n’avez pas voté pour X et en fait, si vous le teniez dans un oeuf … . Mais l’heure est grave. Retournez votre veste et votez quand même pour lui: l’autre est pire! Hélas! Cet argument peut marcher une fois, deux à la rigueur sur un jeune trentenaire. Mais à mon âge …

  30. Hollande et Sarkozy ne se valent en effet pas : le premier a des convictions, détestables certes, le second est un homme sans foi ni loi qui ira toujours là où le vent soufflera. Il se trouve que le vent souffle de la gauche, et que cette feuille morte qu’est Sarkozy ne fait pas le poids pour s’y opposer.

    Donc voter pour Sarkozy parce qu’il laisse mourir la France là où l’autre veut la tuer ? Comme ça a été dit par d’autres commentateurs plus haut, je ne vois pas vraiment la différence au niveau des seules conséquences.

    Je ne voterai donc pas pour Sarkozy dans une semaine, mais, en cas de (probable) victoire de Hollande, je ne m’en réjouirais pas pour autant.

    Aux États-Unis, certains nationalistes réfléchissent à l’établissement d’un « ethno-État » dans le Nord-Ouest. En France il y avait le projet de « Desouchière ». Ce ne serait pas plus urgent de réfléchir à cela plutôt qu’à perdre du temps à tenter (en vain) d’arrêter le train qui fonce vers l’abîme ?

  31. Vous avez raison, votez Pilate.

  32. Merci de me faire penser à la ressemblance entre Sarkozy et Pilate.

    «La France crève, et au fond j’m’en lave les mains Madame Chazal. Pourquoi j’m’en lave les mains Madame Chazal ? Ben moi j’vais vous l’dire.»

    Si Sarkozy l’emporte le 6 mai, on aura droit à ça pour cinq ans de plus.

    [bâillement]

  33. Développer la solidarité ethnique n’empêche pas de voter Sarkozy, et vice-versa. La solidarité pratique entre individus est un objectif réaliste. La sécession, c’est intéressant, mais c’est de la grande théorie intellectuelle à la française.

    Les Asiatiques ne prévoient pas de faire sécession ou d’installer des enclaves. Ils sont concrètement et pratiquement solidaires.

  34. Robert, dans mes bras!

  35. « Développer la solidarité ethnique n’empêche pas de voter Sarkozy, et vice-versa. »

    J’ai entendu le même argument concernant le vote pour la républicaine Marine Le Pen. Je n’y crois pas trop : tant que l’on continue à croire que voter a un quelconque sens, on ne se prépare pas mentalement à la suite.

    Je pourrais admettre l’utilité du vote (en plus d’autre chose) si un candidat défendait vraiment les Français. Ce n’est le cas d’aucun d’entre eux, et j’inclus Marine Le Pen dans le lot de ceux qui abandonnent les Français.

    « La sécession, c’est intéressant, mais c’est de la grande théorie intellectuelle à la française. »

    Américaine plutôt. Et la théorie est le préalable à toute action politique.

  36. Criticus,
    Présentez-vous et gouvernez puisque vous êtes si fort.

  37. Malika Sorel : après le traumatisme des émeutes de 2005, les élites ont peur de la violence dont sont capables les jeunes de l’immigration maghrébine et africaine.
    Elle a déclaré avoir voté pour Nicolas Sarkozy au premier tour de l’élection présidentielle.
    Alors le 6 mai, jour de la sainte Prudence :
    -Stock de farine-ok
    -Stock d’huile-ok
    -Stock de sucre-ok
    -Stock d’absinthe-ok
    -Stock d’eau minérale-ok
    -Stock de munitions-ok
    -Pas le temps d’aller voter -stop- compte sur vous -stop- vive la France -stop et fin-
    ti ti ti ta ta ta ti ti / ti ti ti ti ta ta ta ti ti ti / ti ti ti ta ta ta ti ti ti …

  38. Figurez-vous que j’ai essayé, aux régionales de 2010 en Île-de-France. Notre liste n’a pas réussi à se présenter parce que nous n’étions pas assez nombreux. Et pourtant nous avions ratissé très large : réacs, libéraux, etc.

    Cet épisode m’a au contraire rendu très humble sur mon avenir électoral. J’ai commencé à cette époque à penser qu’il fallait faire autre chose. Et à chaque fois que je suis allé dans la campagne profonde, j’ai vu plus d’action concrète que chez des urbains qui placent un bout de papier dans une boîte.

  39. Roman,

    Je pense que tu fais fausse route : voter est peut-être inutile, mais s’abstenir l’est encore plus.

  40. Tiens, puisqu’on parle beaucoup du droit de vote des étrangers aux élections locales en ce moment, j’ai découvert ceci grâce à Ivane :

    « Si un étranger, en France, souhaite voter, alors il demande à devenir français et nous serons heureux de l’accueillir dans la citoyenneté française. »

    Nicolas Sarkozy en meeting au Raincy, 26 avril 2012

  41. @ Roman:

    Comment fait-on pour avoir accès à votre blog, vous l’avez verrouillé ? tiens et à celui de Mame Bouchard ?

    Sinon je m’en vais lire le livre que vous recommandez de Blot. Mais quid du caractère de larve des ministres qui se laissent marcher sur les pieds par les hauts fonctionnaires ? est-ce qu’ils ne répondent devant personne ? j’ai bien entendu dire que Chirac mutait les fonctionnaires avec qui il avait des desaccords profonds dans des trous perdus de métropole tandis que Sarkozy a muté en Guyane la balance d’une affaire d’espionnage de fadettes.

    Pour les initiatives cainri, vous parlez sans doute de Alt right ?

  42. @ Daredevil

    J’ai rouvert l’accès à mon blog, histoire que ça constitue une archive en ligne. Quant au blog de Marie-Thérèse, il est désormais sur invitation.

    Concernant les haut fonctionnaires, vous avez raison, ils peuvent individuellement être sanctionnés par un ministre ou par le Président. Mais individuellement seulement. Car, ne serait-ce que pour faire appliquer la sanction, le ministre ou le Président a besoin… des haut fonctionnaires. Envoyer un récalcitrant à la chambre régionale des comptes de Limoges, d’accord, mais affronter tous les inspecteurs des finances… impossible. C’est cette caste-là qui détient l’essentiel du pouvoir étatique.

    Pour les réflexions U.S., je fais référence à l’édition d’automne 2010 de la revue The Occidental Quarterly, publiée par la Charles Martel Society. C’est un peu austère, mais vraiment de très haut niveau.

  43. voila il suffit de citer woland:
    « C’est légitime. […]
    Certes, c’est légitime aussi […]
    Alors oui, c’est toujours légitime […] »
    bon ben tu vois c’est pas si dur ! t’as qu’à faire comme les cocos qui ont voté chirac en 2002, mets un mouchoir sur ton nez !
    de toute façon que tu trempes ton moignon dans la merde ou l’antiseptique ce sera toujours un moignon hein ! question image on pourrait dire aussi: continuons a s’imaginer que c’est de l’antiseptique alors que c’est de la merde avec un colorant et un desodorisant ! apres tout y aura toujours une image pour sauver sa conscience ! le miracle du vote ! sans deconner si j’etais un electeur socialiste ou coco a voir ce genre de debats je juterais dans mon calebard : la bete immonde tressaute ! Elle a des scrupules ! Elle s’interroge ! Elle hesite ! entre la dosette de morphine sarkozette et la fosse a purin nihiliste. Mais non les gars ! Ce sera l’A-M-O-U-R entre les peuples, on vous l’a dit et redit. De toutes façons meme si Sarko passe on aura le mariage gay alors il faut po-si-ti-ver !

  44. Voter pour Sarko si c’est un moindre mal, mais cela est une erreur. Il n’est qu’a écouter l’appareil UMP qui votera PS aux legislatives. Meme avec des consignes drastiques, ils peinent à le dissimuler.

    Je pense qu’il faut aller voter et mettre une enveloppe vide, c’est le seul message qui compte, et pour le ps et pour l’ump. Une facon d’envoyer bouler les interprétations de l’un et de l’autre, et de réaffirmer que nous ne voulons plus d’eux et de leurs éruditions. (puisque les electeurs du fn sont de gros cons, des craintifs, des……).

    Votez pour l’un ou pour l’autre, c’est donner raison à l’ump et au ps mais aussi à tous nos blablateurs médiatiques. Bref voter blanc, c’est réaffirmer que l’on veut un changement de cap, maintenant ( d’ou la nécessité d’aller voter malgré tout). Par ailleurs Sarko a fait monter au sein de l’ump une jeune génération de politiques, qui ne valent guere mieux que le ps sur les valeurs sociétales, ils faudraient renvoyer à la maison le plus vite possible.

    Bref il faut commencer à se faire un peu violence, plutot que de nous divertir au grand soir, comme vous l’écrivez. Qui franchement est pres à risquer sa peau, ce alors que vous ne pensez qu’a proteger votre bourse, en allant voter Sarko, car c’est bien la, la seule différence et le point de convergence de l’ump et du ps, pour le reste c’est la meme soupe.

    La droite est au pouvoir depuis 2002, elle ne fait pas mieux, elle est le petit caniche de la gauche, elle est aux bottes de la gauche, il faut souhaiter une déconfiture de Sarko, et continuer à pousser dans le meme sens, les hommes politiques tout comme les hauts fonctionnaires vont toujours dans le sens du vent pour la plus grande majorité et cela se vérifie historiquement. C’est d’ailleurs pour cela que la Marine, ne se grippe pas avec les fonctionnaires ( on aura la base braillonne habituelle mais, les fonctionnaires sont les garants d’une certaine continuité). Tenez les juges en 39, ils jugaient, en 40 aussi, en 44 aussi, en 45 aussi et avec un certain zèle pour faire oublier les années précédentes.

  45. François Fillon a affirmé aujourd’hui qu’il fallait « éviter toutes les remarques désagréables à propos des syndicats », ajoutant ne pas aimer « qu’on critique les syndicats en tant que tels » car ils « sont nécessaires au fonctionnement de l’économie et du système social français ».

    Oui, chef. Bien, chef.

    Heureusement que Fillion est de droite.

  46. « car ils “sont nécessaires au fonctionnement de l’économie et du système social français”. »

    Il a raison là-dessus, Fillon!
    Sans les syndicats, il y a longtemps que tout aurait sauté.
    Ils sont à leur place, contenir les salariés mécontents et détourner leur attention.

    C’est d’ailleurs pour cela qu’ils sont subventionnés, avec nos impôts.
    Ils sont reconnus « d’utilité publique » !
    Et quand ils ont bien fait leur boulot, leurs dirigeants sont nommés au conseil constitutionnel. C’est quand même une belle récompense.

  47. Criticus, oui c’est sur invitation chez Marie-Thérèse.
    Comme je n’ai jamais été invitée, je n’y vais plus.
    C’est ça la piétaille ^^

  48. Oh ? Au conseil constutionnel ? Qui ça ?

  49. Les syndicats nécéssaires au fonctionnement de l’économie et du systéme social ?????

    En 1900 peut être, mais aujourd’hui c’est totalement faux. Je dirai même qie c’est contraire. Ils ne représentent personne, coutent un fric monstrueux et ne font avancer ni l’économie, ni le social.

    @Carine
    Idem, je ne vais plus lire Marie-Thérèse… C’est vraiment idiot cette idée de blog sur invitation…

  50. Remarquez que ça peut se décliner, hein :

    Le premier ministre a affirmé aujourd’hui qu’il fallait “éviter toutes les remarques désagréables à propos de la gauche”, ajoutant ne pas aimer “qu’on critique la gauche en tant que telle” car elle “est nécessaire au fonctionnement de l’économie et du système social français”.

    Ou bien :

    Le premier ministre a affirmé aujourd’hui qu’il fallait “éviter toutes les remarques désagréables à propos des musulmans”, ajoutant ne pas aimer “qu’on critique les musulmans en tant que tels” car elle “ils sont nécessaires au fonctionnement de l’économie et du système social français”.

    La liberté d’expression selon la « droite » française, quoi. Heureusement qu’elle est ultra-libérale, qu’est-ce que ce serait sinon…

  51. Les blogueurs qui passent leur blog en accès sur invitation seulement sont ceux qui ne supportent pas les commentaires dissidents ou hostiles.

    Ca annule évidemment l’essentiel de l’intérêt d’un blog, mais il y a des gens qui ne supportent pas qu’on soit d’un avis différent d’eux, ou d’être pris à partie pour une raison ou pour une autre.

    Ils sacrifient donc leur audience potentielle à leur tranquillité.

  52. Carine, vous vouliez parler je pense du Conseil économique et social (et « environnemental » depuis la réforme des institutions de 2008 faite par Sarkozy) ? Les syndicalistes y sont effectivement recasés. 3800 euros par mois à rien foutre (mais vraiment rien !), c’est effectivement attrayant.

  53. Juste, l’Amiral. Il y a aussi des blogueurs qui sont passés en underground pour s’éviter des poursuites.

  54. pour éviter des poursuites, il ne faut pas moderer, soit laisser tout passer. C’est con mais comme ceux qui font et pratiquent le droit.

  55. J’ai lu l’article et une partie des commentaires.

    Il me semble qu’il y a un truc dont personne n’a parlé, alors qu’il y a ici beaucoup de « réacs-libéraux », calés en économie : si Hollande veut appliquer son programme, immigrationnisme, plus de fonctionnaires, smic relevé, keynésianisme (« relance par la consommation » et tout l’bouzin, il aurait même parlé de « New Deal ») etc, il ne tiendra pas 5 ans. D’autant plus que :

    – c’est le moment le plus mal choisi pour faire une telle politique, vu la crise et la dette;

    – il nécessitera probablement le soutien de l’EG mélencho-jolyesque pour gouverner.

    En 2008, après 2 ans de gouvernement, la coalition de Prodi en Italie a explosé, parce que ce dernier ne voulait pas céder aux délires de son extrême-gauche. Berlu est revenu triomphalement au pouvoir (et a à nouveau déçu les libéraux, mais là n’est pas le problème).

    La coalition Hollande, explosera-t-elle, ou se soumettra-t-il à la pression de son aile dure (socialos marxistes et mélenchoniens), et dans ce cas c’est la France qui s’effondrera ?

    Dans cette perspective, la « politique du pire » qui consisterait à voter Flamby pourrait être intéressante, non pas pour espérer une guerre civile qui n’aura pas lieu et n’est pas souhaitable, mais pour démontrer la nullité terminale de la gauche.

    Qu’en pensez-vous ?

  56. Roman, merci pour vos analyses sur les hauts fonctionnaires et vos conseils de lecture (Blot, Nemo).Le pouvoir et la prolifération de l’hydre administrative française est un sujet qui m’intéresse particulièrement.

    Les anecdotes de Blot m’ont fait penser à un ex-inspecteur (?) de l’EN, dans un docu qui était passé sur Fdesouche. Il y expliquait que G. de Robien, du temps qu’il était ministre de l’EN, avait élaboré avec ses proches conseillers un texte qui s’opposait nettement à la méthode globale d’apprentissage de la lecture et qui prétendait l’annuler… ce texte, une fois arrivé en bas du ministère après être passé par tous les échelons, disait le contraire de ce que voulait faire Robien au départ…

  57. (Roman . je suis le Gil qui commentait parfois sur votre blog il y a deux ou trois ans et se prenait le chou avec certain Maghrébin -par ailleurs sympathique- sur les questions de colonialisme et contre-colonialisme^^, au fait – souvenirs, souvenirs)

  58. @ Gil : oui oui, je me souviens ! L’anecdote concernant Robien est éclairante. Devant les caméras, on peut afficher une détermination de fer, et sur le terrain, rien ne change, sinon en pire (la méthode globale de lecture est toujours enseignée dans les écoles). Bon résumé du sarkozysme.

    Au sujet de la « politique du pire », elle aurait du sens si la politique menée par Hollande devait vraiment être pire que celle que Sarkozy affectera de mener s’il est réélu. La fausse distinction entre gauche égalitariste et droite d’affaires fait oublier que la seconde ne l’est que verbalement, et encore. Dans les faits, il y a deux gauches, pas de droite.

    Et les « marchés financiers » se foutent totalement de la politique qui sera conduite, du moment que les intérêts leur seront dûment payés (je dis « dûment » parce que certains ont tendance à considérer que l’État aurait le droit d’emprunter sans intérêts, c’est-à-dire de faire tourner la planche à billets… Marine Le Pen en tête). Si l’État français conserve une notation correcte de la part des agences, c’est en grande partie parce que celles-ci font confiance à Bercy pour spolier encore plus les Français quand la charge de la dette s’alourdira… que Hollande ou Sarkozy soit président.

  59. On finit par s’y perdre.

  60. @ Coach Berny : ce que propose Marine Le Pen, c’est que la Banque de France puisse « prêter » avec de la monnaie créée ex nihilo à l’État, qui rembourse sans intérêts. La Banque de France détruit ensuite la monnaie. Si cela permet à l’État de ne pas s’endetter, il y a un prix à cela : d’une part, l’inflation, qui rogne sur les salaires et l’épargne, d’autre part, le détournement vers l’État de ressources qui auraient pu (je dirais même : qui auraient ) être investies dans le secteur privé.

    Le problème à la base de l’erreur de Marine Le Pen est la confusion entre État et Nation. Sous prétexte que quelque chose profite à l’État, cela profiterait du même coup à la Nation. L’idée que l’État puisse vivre aux dépens de la Nation, parfois de façon fatale, n’effleure par Marine Le Pen.

    À l’issue d’un panel auquel j’ai participé pour débattre avec elle, elle m’a répondu que « l’État, c’est le peuple ». Eh non, Marine, l’État, ce n’est pas, ce n’est plus le peuple. L’État français contemporain n’est pas moins étranger à la France et à ses intérêts qu’une vulgaire multinationale.

  61. Le petit amiral est plus que jamais entre de bonnes mains. Mes amitiés à Madame !

  62. Le petit mousse est entre de bonnes mains. Mes salutations, ainsi qu’à Madame.

  63. À propos du débat sur l’abstention, sujet sur lequel se sont notamment exprimés Robert Marchenoir (et Franck Boizard sur un autre site) :
    Nous avons au second tour le choix entre le vote pour un candidat et l’abstention (j’oublie le vote blanc). Chaque choix, y compris l’abstention, a des conséquences politiques. Il faut donc en faire l’analyse, n’en déplaise à Bob Marchenoir.
    S’abstenir, c’est envoyer le message à l’UMP, et notamment à la droite de celle-ci, qu’il lui sera de plus en plus difficile de gagner les élections avec une politique centriste et le rejet de l’électorat FN.
    L’envoi de ce message à un coût, qui est principalement le droit de vote des immigrés, qu’Hollande mettrait en place. Pour le reste, la marge de manoeuvre du PS est limitée. Nous ne sommes pas en 1981.
    À chaque nouvelle élection présidentielle, il y a 500 000 nouveaux électeurs fraîchement naturalisés (100 000 naturalisation par an sous l’UMP). Le temps ne joue pas en notre faveur.
    La question se pose donc vraiment : est-il plus important d’envoyer un message à l’UMP qui puisse hâter sa décomposition, ou d’éviter le droit de votes des étrangers en votant Sarkozy ?

  64. @Criticusleblog : je vous remercie de votre réponse, mais je ne la mérite pas.
    Ce qui m’a poussé à publier cette vidéo n’est pas la présence de Marine le Pen ni son point de vue, mais celui de « Stéphane Hessel » au tout début début… ce qu’il dit, in vivo, in situ, in nocemment.

  65. Roman,

    « Bon résumé du sarkozysme. » Du sarkozysme seulement ? D’après certains, NS aurait tout de même tenté de battre en brèche le pouvoir fonctionnarial (ne riez pas). Et d’ailleurs, en allant voir sur Wiki, je vois que Robien a été ministre de l’ED sous Villepin, entre 2005 et 2007. Enfin bref.

    Sur la « politique du pire » : je ne parlais pas tant des « deux gauches » en général, et de leur presque équivalence, que plus spécifiquement du programme de surenchère étatiste, keynésienne et multicul de Hollande et de ses alliés probables, programme qui est tout de même autrement plus carabiné que celui de la « droite ». Et que son élection permettrait à la gauche (la gauche réelle et nominale) de se vautrer, et à la « droite » (nominale et réellement de gauche) d’éventuellement se droitiser réellement pendant ce temps, éventuellement sous la pression mariniste.

    Bon, tout ça reste abstrait, vu l’ED de gauche qu’on a, et la difficulté qu’aura le Flan de réellement mettre son programme en oeuvre.

  66. « Robien a été ministre de l’ED sous Villepin, entre 2005 et 2007 »

    Je voulais dire qu’il en allait de même du sarkozysme que du villepinisme.

  67. de l’EN bien sûr :)

  68. @Blanche
    L’abstention est un choix qui dit Hollande=Sarozy, pas un choix qui dit vous êtes des cons à l’UMP. Cela c’était le 22 avril et à nouveau le 10 juin que vous pourrez le dire.

    @criticus
    Après lecture de votre article, je crois que ce qui nois sépare est que je n’ai jamais « cru au sarkozisme » et ne lui ai jamais accordé mon suffrage au premier tour (celui où on désugne le candidat le plus proche de ses idées). En 2007, j’ai ensuite estimé que Sarkozy valait mieux que Royal. Aujourd’hui je crois encore que Sarkozy et Hollande ce n’est pas pareil. Surtout, sans être démocrate croyant, je m’évertue à être pratiquant et refuse de me voir imposer un candidat que j’estime plus mauvais que son adversaire.

  69. Je lirai votre article, je viens d’en voir le lien.

    Sur la politique du pire, ceci aussi, débusqué par the Crevette :

    https://www.contrepoints.org/2012/04/22/80415-francois-hollande-doit-gagner

  70. Ah zut, je viens de voir le lien sur votre article, Roman, je vais le lire.

    Aussi ça, débusqué par the Crevette :

    https://www.contrepoints.org/2012/04/22/80415-francois-hollande-doit-gagner

    J’y crois moyen, je dois dire. On est en france, unfortunately… :(

  71. Robert Marchenoir

    Blanche : l’abstention n’envoie aucun message. Seuls comptent les suffrages exprimés.

    D’autre part, expliquez-moi comment on peut « envoyer un message » à Sarkozy pour lui faire comprendre qu’il n’est pas assez à droite et pas assez libéral, en laissant passer un candidat qui est beaucoup plus à gauche et plus socialiste que lui ?

    Ca ne tient pas debout.

    Les abstentionnistes renoncent, et c’est tout. C’est parfaitement leur droit, mais qu’ils ne viennent pas nous expliquer que s’abstenir consiste à voter contre Sarkozy. Ou contre Hollande, d’ailleurs !

  72. @ Naïf

    « Aujourd’hui je crois encore que Sarkozy et Hollande ce n’est pas pareil. »

    Moi non plus. L’un a des convictions mortifères, l’autre n’a aucune conviction. Comme les idées dominantes viennent de la gauche, il suit le mouvement. À plus ou moins longue échéance, les conséquences sont les mêmes. Le seul point sur lequel j’estime que les votants ont un argument recevable, c’est sur le temps que l’on pourrait gagner en laissant passer la fausse droite. Cela dit, rien ne peut nous assurer que le spectre politique aurait été autant tiré vers la gauche si Ségolène Royal avait gagné en 2007.

    @ Robert Marchenoir

    « l’abstention n’envoie aucun message. Seuls comptent les suffrages exprimés. »

    Envoyer un message ne se résume pas à mettre un bout de papier dans une enveloppe puis dans une boîte en plastique. S’abstenir, c’est envoyer le message qu’on ne croit pas à la farce électorale. C’est dérisoire ? Voter aussi. Votre « suffrage exprimé » ne vaudra même pas le papier sur lequel il sera imprimé. Je dirais bien « rendez-vous en 2017 », mais dans cinq ans, vous direz qu’il faut voter Copé pour éviter que Hollande soit réélu. À chaque fois, les contenus des programmes seront plus à gauche qu’auparavant, pour tous les partis. Ça sert à quoi, à long terme ? À rien.

    « expliquez-moi comment on peut “envoyer un message” à Sarkozy pour lui faire comprendre qu’il n’est pas assez à droite et pas assez libéral, en laissant passer un candidat qui est beaucoup plus à gauche et plus socialiste que lui ? »

    Autre mauvaise foi des partisans de Sarkozy : ne pas voter pour lui en raison de son bilan calamiteux, c’est favoriser Hollande. Ben, non, puisqu’on ne vote pas Hollande pour autant. Si Hollande bat Sarkozy et qu’il s’avère que c’est parce que Sarkozy n’a pas récupéré tous ses électeurs de 2007, ce sera la faute de Sarkozy, et pas de ces gens qui n’ont pas voulu oublier la catastrophe qu’a été le mandat sarkozyen du premier au dernier jour.

    Si la droite, élus, militants et électeurs confondus, avait voulu que Hollande ne soit pas en mesure de l’emporter, elle pouvait se mobiliser dès les reculades de 2007 pour corriger le tir, ou plus tard pour imposer une autre candidature à droite et pousser Sarkozy vers la sortie.

    Là, c’est trop tard. Sarkozy a été exécrable, il ne peut être réélu.

    « Les abstentionnistes renoncent, et c’est tout. »

    Non, ce n’est pas tout. La politique ne se réduit pas au cirque électoral. Ce qui compte, c’est la bataille des idées. Les trotskystes et les maoïstes, quand ils ont essayé de se présenter aux élections, ont toujours perdu, mais leurs idées les plus délirantes passent aujourd’hui pour mainstream. La fausse droite, c’est exactement l’inverse. Tant qu’il faudra être au centre-droit de Lénine pour être élu en France, se présenter aux élections n’aura pas la moindre utilité, surtout pas celle de faire changer les mentalités. Les élections sont un moment où le candidat réclame des voix, pas un moment où il change la vision du monde des gens. Plutôt que de commencer par mettre le dernier étage de la fusée (l’élection), il faut assembler tous les étages inférieurs et intermédiaires, et cela commence par de la théorie politique. La droite, par pragmatisme à courte-vue, préfère gagner les élections. La gauche, qui, elle, sait faire de la politique, préfère gagner la bataille des idées. Depuis deux siècles, on voit bien quelle stratégie a réussi, et laquelle a minablement échoué.

  73. « espèce d’Hulk »….
    Ouf ! il est là ! j’ai toujours peur qu’on manque Hulk.

  74. François Fillon s’est parfois senti « moins à droite que François Bayrou ». C’est ce qu’à déclaré vendredi matin le Premier ministre au micro de France Inter. Commentant le choix du leader centriste de voter pour François Hollande au second tour, François Fillon a estimé que cette posture « est incompréhensible ». « Je connais bien François Bayrou, j’ai d’ailleurs continué à conserver de très bonnes relations avec lui pendant toutes ces années, jusqu’à ces derniers jours », a déclaré François Fillon. « On a été collègues dans les gouvernements d’Edouard Balladur, d’Alain Juppé. Il a été secrétaire général de l’UDF, il m’est arrivé de me sentir moins à droite que François Bayrou ».

    (Source)

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