Archives quotidiennes : 28 juin 2012

Momo Morsi dans le texte

Afin d’aider mes lecteurs à bien viser avec leur tolérance à 6 coups, voici une petite traduction (à peine orientée par moment) d’une partie d’un discours prononcé par Mohammed Morsi, nouveau président d’une Egypte printanière, le 13 mai :

Morsi: « [dans les années 20 (au moment de la création des frères musulmans par Hassan al-Banna) les égyptiens] ont dit: “La constitution est notre coran.” Ils voulaient affirmer que la constitution est quelque chose de formidable. Mais l’imam al-Banna, qu’allah le protège, leur a dit: “Non, le coran est notre constitution.”

Le coran était et continuera d’être notre constitution.

Le coran continuera d’être notre constitution.

Le coran est notre constitution. »

La foule dont il ne faut jamais sous-estimer la crétinerie congénitale: « le Coran est notre constitution. »

Morsi: « le prophète Momo est notre führer. »

La foule de glands: « le prophète Momo est notre führer.»

Morsi: “la guerre sainte est notre voie.”

La foule de pervers sexuels : “la guerre sainte est notre voie.”

Morsi: “et la mort au nom d’allah est notre vœu le plus cher.”

La foule de sauvages à catapulter boîtes à merde velues en avant sur des bites de chevaux modérément lubrifiées : “et la mort au nom d’allah est notre vœu le plus cher.”

Morsi: “primant tout, allah est notre but.

[…]

La sharia, encore la sharia et toujours la sharia. Cette nation ne pourra profiter de bénédictions et d’une renaissance qu’à travers la sharia islamique. Je fais le serment devant allah et devant vous tous que quel que soit le texte actuel [de la constitution]… si allah le veut bien, le texte reflètera réellement [la sharia], comme il sera convenu entre le peuple égyptien, les érudits islamiques et les experts juridiques et constitutionnels.

Réjouissez-vous et soyez certains que ce peuple n’acceptera pas un texte qui ne reflète pas le sens véritable de la sharia islamique en tant que texte à mettre en place et en tant que fondations. Le peuple n’acceptera rien d’autre.”

Dans ces conditions, vive la transition démocratique…