Euthanasie, la joie de donner, le plaisir de recevoir

J’essaie d’écrire quelque chose sur l’euthanasie depuis plusieurs semaines et je bloque. Je bloque parce que les arguments moraux et religieux n’ont plus de portée ou presque. Je bloque parce qu’il me parait tellement évident que de liquider volontairement des gens par paquets est répugnant que j’en perds mes mots.

La question de la légalisation de l’euthanasie est profondément une bataille culturelle d’une importance capitale et pourtant je ne sais pas par quel bout la prendre. D’ailleurs je ne comprends pas très bien pourquoi tout le monde hurle quand Le Pen cite Brasillach alors que le même tout le monde considère comme étant parfaitement normal de transformer en engrais ou en abat-jours les vieux et les malade comme on le fait déjà avec les enfants anormaux. Culturellement parlant, il me semble qu’il y a comme des points de convergence là, non ?

On achève les chevaux, pas les hommes.

Faut que je continue à faire mijoter le tout dans ma caboche avant d’avoir une fulgurance… Je vous tiendrai au courant.

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14 réponses à “Euthanasie, la joie de donner, le plaisir de recevoir

  1. Peut-être n’y a-t-il pas de solution et que c’est seulement un problème posé par quelques peine-à-jouir…

  2. « Faut que je continue à faire mijoter le tout dans ma caboche avant d’avoir une fulgurance…  »
    Laisser macérer une bonne journée et une nuit dans un plastique. Une journée de congélo et trois bonnes heures de décongélation inside le frigo.
    N’oubliez pas de retirer le plastique sinon Maman va hurler.
    Et livrez-nous le tout, dûment mijoté et arrosé d’une bouteille de Quézac.
    Ca devrait le faire.

  3. « tout le monde hurle quand Le Pen cite Brasillach » :
    Ce n’est pas le mot Brasillach qui compte, Tout le monde hurlerait si Le Pen citait le bulletin météo.
    Quant au sujet de fond, c’est un réel problème.
    Pour nous chrétiens, il est résolu.
    Mais pour les autres, c’est pas facile.

  4. Trouver des points de convergence entre les nationaux et les socialistes.
    Je cherche monsieur l’amiral, je cherche…

  5. Le parti national socialiste des travailleurs allemands peut être…

  6. si on écarte l’argument religieux, ce qui peut sembler légitime car nous ne sommes plus dans une société religieuse, du moins pour un temps, il reste comme arguments l’utilitarisme et l’humanisme, mais même avec cela on tourne en rond parce que du propre point de vue de ces deux philosophies, leurs arguments s’équilibrent et e contre-balancent.

    Reste la liberté.
    Pour les enfants à naitre, la messe est malheureusement dite depuis 74.
    Qu’on le veuille ou pas on vit depuis bientôt 40 ans dans une société qui tue les enfants inopportuns .
    La bataille à mener est une bataille de reconquête loin d’être gagnée d’avance, le laisser-faire aura toujours la préférence, c’est même pour cela qu’on a inventé la roue et le fil à couper le beurre : c’était plus facile comme ça.
    Concernant l’euthanasie en fin de vie ou en cas de grave maladie, hormis l’argument religieux , il n’y a pas d’argument définitif en faveur de son interdiction qui puisse tenir devant les forces qui sont à l’œuvre, puisque tout est désormais ramené à l’argent et au plaisir.
    Par contre, mais je suis bien conscient d’être malgré tout largement en deçà des positions de la morale et encore plus de la morale religieuse, je suis contre une légalisation qui conduirait, comme pour l’avortement, l’État à entrer dans la ronde.
    Comme dans le film des années 70 Solyent Green, traduit en Soleil vert, on verrait assez rapidement des exterminations de gens tout simplement vieux ou malades pas nécessairement de maladies létales à court terme (la vie elle même n’est-elle pas qu’une longue maladie puisqu’elle se termine par la mort ? ), mais qui auraient atteint leur plafond de dépenses d’assurance maladie ou de mutuelle. Le fils ferait tuer ses parents, le père son fils avec l’accord de l’État et de la société et plus probablement encore sous leur pression.
    Cela complèterait le schéma de société dans lequel on se prépare à entrer : on ne vaut que par ce que l’on rapporte . Il n’y aurait plus de vie tout simplement gratuite. Comme l’eau déjà et l’air demain, tout serait payant donc la survie aussi.

  7. y a une différence entre tuer des gens avec et sans le consentement.
    Je suis aussi contre l’euthanasie pour une question de morale (on ne tue pas. Point.) mais j’ai l’honnêteté de voir qu’il y a un degré différent (au moins en théorie) entre accéder a la demande d’une personne qui veut mourir pour des raisons que le législateur trouve légitime (notamment des pathologies lourdes), et tuer des individus qui ne le souhaitent pas dans une optique d’épurer la race.

  8. Vous pourriez vous pencher sur la continuité de l’homme (du stade une cellule-œuf jusqu’au vieillard, c’est le même individu à des stades de développement différents, en biologie et développement, tout n’est que continuité, même pour l’évolution…) et que toutes les limites entre ces stades n’est que purement arbitraire ( à partir de combien de cellule est-on humain ? quand cesse l’IVG/euthanasie et quand commence le meurtre ?).
    Bon c’est loin d’être parfait mais ce sont des pistes qui me semblent bonnes.

    Votre blog est super, j’attends vos articles avec impatience.

  9. Avez-vous comme moi, mon ‘miral, l’impression candide que ça rejoint le débat sur la peine de mort ? Il ne fait aucun doute dans mon esprit d’ivrogne haineux que certains actes vous privent objectivement du droit de vivre parmi vos semblables, et que le bannissement ou l’encabanement ne sont que des tentatives de repousser le problème, au lieu de le régler d’une balle bien placée. De même, certaines conditions de vie sont si dégradante, si humiliantes, si désagréables, que souhaiter les abréger paraît plus que légitime. Le dilemme me paraît en conséquence non moral mais pratique, résumé par cette question : si l’on est soi-même dans l’impossibilité technique de passer à l’acte, dans l’un ou l’autre cas, QUI décide et sur quels critères ? Sur ce point-là, plus je gamberge, moins je suis au clair, vous avouerai-je franco.

  10. A mon humble avis (comme suggéré…) il y a une entrée non-exploitée pour décrire la réalité de l’euthanasie : la législation.
    Quand les médecins libéraux auront compris que pour une facturation de 23 euros (CS) ils auront passés plusieurs heures voire plusieurs jours à parler de la décision avec leur « patient », à essayer de recruter des collègues dont 2 sur 3 vont se défiler pour constituer une « commission indépendante » qui devra débattre et statuer sur la recevabilité de la demande, qu’une fois la piqûre administrée ils seront mise en examen par les enfants du demandeur prétextant qu’il était dans une passe dépressive, et qu’en plus l’organisme qui leur a vendu leur Responsabilité Civile Pro refuse de les assurer pour les conséquences de cet « acte médical », peut-être que leur indifférence ou leur humanisme à 2 balles en prendra un coup ? Qui sait.

  11. Mon chéri, -vous me permettrez ce genre de familiarités, 13 ans de romance, j’ai beau m’en défendre, ça finit par créer un lien je dirais (avé l’accent de Vincent Moscato) de type conjugal- bref, mon chéri, puisque j’ai juré soutien et amour tout ça, je vais te venir en aide sur ce coup là. Tu ne sais pas très bien pourquoi parce que, comme tu dis, tu cherches dans le domaine du rationnel, du religieux, et du moral.
    Or de nos jours et sous nos cieux, la morale agonise du relativisme, le religieux est remplacé par le culte du narcissisme et l’illusion de la jeunesse interminable (quelle chienlit), et le rationnel, malheureusement, trop coupé de l’instinct pour faire correctement son travail.
    C’est donc ta psychothérapeute de femme qui va te donner son humble avis. Tout d’abord, comme le désir, la sexualité, les naissances, je ne vois pas ce que l’Etat a à foutre là-dedans, s’il pouvait avoir la décence de s’en tenir aux fonctions régaliennes, ça nous ferait de l’air, parce qu’il y a quelque chose d’effroyable à ce que le législateur pénètre ainsi l’existentiel. Sur les questions qui concernent si directement l’Etre, l’âme, la vie, s’il pouvait s’abstenir, cela éviterait d’infantiliser les gens et de s’approprier leurs questions.
    et surtout de mettre ces questions au niveau du débat sur la durée des vacances de toussaint et du temps imposé de sieste sur aire d’autoroute (parce qu’on peut s’euthanaiser propre, avorter dans sa salle de bains, mais il faut faire un dodo sur la route, sinon on est dangereux. Si j’ai oublié mon lapin et ma tétine, c’est bon quand même ??)

    Mais venons en au fait : ce qui te fait gerber, mon amour, c’est qu’aujourd’hui l’Etat nous donne la permission d’avorter, de liquider le bébé débile, le bébé arrivé six mois en avance, le bébé qui se pointe parce que maman prend la pilule un jour sur deux, et le vioc dont on a décrété que puisqu’il était dépendant cela devait être par trop affreux et qu’il fallait prendre sur nous la décision de le soulager de ses souffrances.
    Alors petit un, balayons une première couche de mauvaise foi : est-ce le petit vieux qu’on soulage, ou nos yeux si sensibles de nos jours à l’esthétique du spectacle inconvenant d’une personne « inutile », pas glamour, qui a mal et nous renvoie à notre impuissance à l’aider et à l apart de nous qui tôt ou tard s’est trouvée et se trouvera à nouveau, dépendante, malade, invalide, désorientée, incapable de communiquer sa pensée, perdant jusqu’à son sentiment d’identité.
    c’est nous d’abord. merci. comme pour les droits de l’homme, c’est d’abord à nous que nous faisons du bien, parce que vraiment, qu’est-ce qu’on est empathiques et épatants d’aller ainsi au devant des besoins des autres. Barack Obama est un digne fils de nos philosophes des Lumières.
    Le deuxième élément qui te donne la nausée, c’est la disparition du sacré, cette béance qu’il y a dans le discours: après la météo et avant l’annonce d’un sélectionneur de foot, on vous parle de façon fort factuelle, opératoire et parfaitement neutre de l’avortement (magnez vous de prendre vos comprimés mademoiselle, vous n’avez plus que deux semaines, après, c’est interdit : ah bon, bah j’y cours alors, des fois que ça deviendrait un bébé pendant mon sommeil) et de l’euthanasie, comme si c’était tout à fait banal, alors que bordel de merde, on est juste en train de parler de la vie et de la mort, et qe par un déni affiché, revendiqué, on veut y appliquer « le traitement des affaires courantes ».
    sauf que c’est le début et la fin de tout, alors je sais bien que les formes, c’est fasciste, que la nov-langue sms et télé-réalité fait des émules, mais si l’Etat pouvait s’abstenir de parler lorsqu’il vide les choses du spirituel. je parle ici du spirituel par opposition à matériel et non au sens de religieux.

    ce qui te donne la gerbe, Amiral, c’est cette façon qu’ont politiques et journalistes d’évider, de creuser tout ce qui leur tombe sous la main, pour le réduire au concret et factuel, à l’immédiate frustration du « bébé arrive un peu tôt » ou « il est devenu incontinent et harcèle sa voisine de chambre ». on semble avoir vraiemnt oublié que la vie n’est pas que paillettes, et qu’il fut un temps où l’on savait bien que le vieillard après avoir grandi, travaillé, fait naître, transmis, déclinait et redevenait une charge, pour les enfants qu’il avait fait naître. mais je suis con, aujourd’hui, on les a pas fait naître justement, c’est impeccable : bébés pas nés, et vieux avortés, morts avant d’être ridés, suicidés après la dernière injection de botox !
    mais leur matérialisme effréné les envoie dans le mur : c’est justement tout à fait concret, et tout à fait infect, cette manière de proposer des lieux pour mourir façon catalogue Pierre et Vacances.
    Mais la psy que je suis a envie d’interpréter ton envie de vomir : ne vient elle pas de la perversité profonde, de la manipulation grossière qu’il y a à avoir fait main basse sur le mot « Dignité ». Ces associations qui créent des lieux pour venir se suicider ont réglé tout conflit éthique : elles défendent la dignité ! ben voyons ! donc si on n’est pas d’accord, on est des affreux. la belle affaire. ça c’est le mal. le mal, ce n’est pas de se tromper, ce n’est pas de faire du mal. le vrai mal a deux visages: l’incapacité à dire non et du coup, la tendance à être complice du mal (la mère qui ferme les yeux sur un mari incestueux), et la rage qui consiste, quand on a découvert qq chose de vrai et de valable pour soi, à ne pas supporter que les autres n’y adhèrent pas d’emblée.
    mais je dévie. quoiqu’il en soit je trouve que la manipulation de langage est indécente eu égard au travail méconnu et ADMIRABLE des équipes de soins palliatifs, du dialogue instauré avec les familles, de la façon dont les malades peuvent dire au médecin « pas d’acharnement, soulagez moi de la douleur en priorité ». et eux, ils ne travaillent pas à la dignité ? non c’est vrai, c’est tellement plus digne de dire à quelqu’un comme ça arrive tous les jours en Suisse « désolée, y a plus de chambre, je vous donne le produit et allez mourir dans votre voiture sur le parking ». Y a plus qu’à prier pour que le radio cassette diffuse les grosses têtes à ce moment là.

    le 4° point est une réponse à ceux qui me diraient : »OK pour le législateur, mais il y a des personnes qui veulent vraiment cela, vous n’avez pas le droit de les juger ». Alors 1, c’est exactement ce que je dis, l’Etat n’a pas à intervenir, chacun en son âme et conscience décide d’avorter ou de se suicider, et personnellement, je n’ai pas le pouvoir de condamner, ni les clés pour savoir, seulementces décisions relèvent du privé et non pas à être encouragées et remboursées par la sécu.
    Dire qu’il faut une loi pour autoriser l’euthanasie, c’est simplement être passé à côté du sens de la Vie. la mort fait partie de la vie, comme la souffrance. La souffrance intolérable, insupportable de certaines personnes n’est pas un argument. C’est une réalité et il y a des soignants et il y a un devoir, une conscience morale de chacun d’entre nous, par capillarité, d’aider nos proches qui traversent cela. c’est l’existence. elle est lien, elle est réticulaire, à mon tour je vieillirai, à mon tour je ne serai plus efficacité performante et sourire colgate.
    2/ il y a plusieurs infections dans ce débat . On sent la mentalité rampante du « quand on n’est plus utile, illusoirement auto-suffisant, il faut mourir pour ne pas se voir se dégrader ». Et en tant que psychologue, je les vois ceux qui pensent cela. le jour du départ à la retraite, le jour où la peau est résolumment flasque, quelle dépression ! Par mon travail, je les aide à épouser ce temps, ce temps du fruit qui murît, ce temps de plénitude dans le ressenti d’avoir accumulé une si longue et riche expérience de la vie. Je préfère aider les patients à vivre la transformation, le cap, la phase « descendante » de la vie, après la phase ascendante. car après la réussite, l’ambition, la conquête, le narcissisme glorieux, il n’y a pas « rien », il y a la vieillesse. ce doux mot qui va bien au vin et aux arbres sied à l’homme, mais les ados attardés que nous sommes n’en veulent rien savoir. ce sont eux les vieux, eux les mourants, ils crèvent dans leur matérialisme et leur besoin de contrôler leur image, ils crèvent comme des hamsters asphyxiés se nourrissant frénétiquement de bouffe lyophylisée, parce qu’il n’y as pas de respiration sur l’Etre, pas d’ouverture sur l’âme, ils ne peuvent donc que donner des réponses aberrrantes et brutales à des questions qu’ils rendent glauques mais qui sont douloureuses, délicates, mais pas glauques.

    Ils défigurent l’être, c’est leur côté trop normalien, trop sartrien, trop ignorant.
    Et puis ce qui te donne la gerbe, chéri, c’est que tu arrives ici aux confins de l’individualisme forcené. l’homme est donc si seul, si isolé, qu’une fois diminué il doive périr au plus vite ? non, nous nous inscrivons dans une chaîne, de générations en générations, et on ne peut de la sorte zapper la transmission; le vieillard s’éteint lentement, le bébé ouvre les yeux et se déplie doucement, des adultes sains et bien portants relient ces deux extrémités d’un même cycle.
    mon commentaire est si long, que je n’aborderai pas la question religieuse, car même si je n’étais pas catholique, j’aurais envie de hurler à entendre ainsi usurper le mot dignité. Parce que la dignité d’un homme, c’est d’embrasser sa condition, courageusement. Avec ce qu’elle contient d’irréductiblement angoissant. la conscience, à la fois trop petite pour être serein, et trop grande pour être innocent.
    A ceux qui réclament cela, je ne peux répondre collectivement, mais un par un, je peux les écouter, dans mon cabinet et j’y découvrirai de la détresse, comme j’en découvre chez les femmes qui me parlent de leur avortement qu’elles semblent pourtant revendiquer. derrière le « soulagement », il reste une béance, celle de l’humain rayé, celle de la transcendance squizzée.
    j’en cotoie des mourants qui n’en finissent pas de mourir dans des douleurs insupportables. Je n’ai pas envie de leur « offrir » une loi et une piquoûze, je trouve ç aun peu facile.
    un seul de nos députés qui veut ce projet a t-il déjà surmonté son propre malaise, sa propre gêne, et tout simplement assumé son impuissance en restant assis près de celui qui souffre, en sachant qu’il ne peut rien faire, qu’il n’y a rien à dire, mais qu’être là et admettre qu’il n’y a pas de solution coûte que coûte, pas de formule toute faite, chimique ou verbale, c’est le partage, c’est l’humilité, c’est accompagner l’autre aux confins de la vie, pour ce passage si douloureux à faire. j’en aurai beaucoup à dire, mes patients m’en ont appris long, comme mes proches qui sont morts ou malades. Une fois surmontée cette appréhension, qui nous fait regarder nos textos frénétiquement et notre agenda en espérant ne pas avoir le temps d’y aller, quelle joie, quelle plénitude, quelle richesse dans la subtile présence qui cotoie celui qui part, qui n’est plus dans l’image. Quelle fraîcheur à quitter la consommation pour la communion !
    j’espère t’avoir, fier Amiral, apporté quelques pistes. elles sont du côté de l’âme ces pistes. le grand mensonge actuel est par omission : on fait comme si de rien n’était dès qu’il s’agit d’âme. et on en crève, au plan individuel comme collectif. plutôt que de légiférer sur l’euthanasie, allez donc parler avec ceux que vous aimez de la mort (qui n’est pas une option), de la maladie, allez leur dire ce qui vous fait peur et ce que vous voudriez pour le jour où peut être vous serez dément ou aphasique.

  12. Mauvaise idée Nicolas, la masturbation ne fait pas maigrir et file des ampoules.

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