Archives quotidiennes : 22 août 2012

L’impossibilité d’une belle tradition politique

Il m’est venu une révélation (en fait beaucoup plus qu’une mais ne mélangeons pas tout et laissez-moi de quoi faire quelques billets sinon vous allez encore vous tourner vers des pratiques inavouables au fond de la cale pour tromper votre ennui tout en travaillant la béance acquises de certains de vos orifices) durant mes trop courtes vacances essentiellement propulsées au Menetou-Salon, c’est qu’en fait le résultat principal de l’Europe en tant qu’institution n’est pas du tout la prospérité des peuples ou la stabilité géopolitique. Si on regarde tout ça d’un peu près et avec le froncement de sourcils propre aux jeunes garçons essayant de comprendre ce que peuvent bien faire des homosexuels dans leur chambre à coucher et à autres choses (des combats de bistouquettes façon « la guerre des étoiles » ?) on finit par réaliser que cette usine à gaz servis avec arômes moutarde ou zyklon B en fonction des envies du moment est en fait un rempart quasi-absolu contre les coups d’état et donc une protection pour les gouvernements digne de la technique du légionnaire qui consiste à enfiler une capote recouverte d’une couche de moutarde puis d’une autre capote ce qui permet de savoir instantanément si l’une des protections a craquée et donc d’arrêter le coït à temps.

En effet, comment voulez-vous faire un coup d’état dans ce qui n’est plus qu’une province ? Il faudrait d’abord saisir le pouvoir, ce qui ne nécessite qu’une bande vaguement armée, bien organisée et sévèrement burnée, puis se taper toutes les lourdeurs administratives issues de la fusion des traditions technocratiques de 27 pays. C’est à décourager les plus vaillants catapulteurs diplômés de l’ENA qui ne sont déjà pas bien nombreux…

Dans ses conditions, le seul moyen de putscher un peu efficacement serait d’en coordonner un gros paquet en même temps ce qui est infaisable vu les différences de cultures et de langues.

Donc, on n’est pas sortis de l’auberge espagnole… Sauf si une plus grande intégration politique permet la création d’un nœud gordien et blennoragique qu’il suffirait alors de trancher.