Archives quotidiennes : 3 septembre 2012

Retour rapide (heureusement) dans le désert

Au cas où j’y aurais des lecteurs au gosier sec et en mal de camaraderie de type alcoolique, sachez que je serai à Abu Dhabi la semaine prochaine et tout à fait ouvert à divers divertissements. Je peux assurer les blagues graveleuses et les remarques pouvant potentiellement nous valoir une bastonnade sur place.

J’aurais dû faire candidat au poste de député des français de l’étranger moi…

De la folie de la génération d’après-guerre

Didier Goux nous éclaire sur son passage de la lumière à l’ombre comme le disait à peu près l’un des personnages les plus grotesquement abominables de la politique française du siècle dernier.

Alors oui, les baby-boomers ont tellement chié dans la colle que nous nous retrouvons aujourd’hui avec beaucoup plus de merde que de colle disponible, ce qui n’est que peu pratique quand on est à bord d’un navire prenant l’eau de toute part. Mais c’est un détail par rapport à l’esprit d’embrigadement qui a sévit chez ces soi-disant libertaires.

Comment cela a-t-il été rendu possible ?

Ma théorie est la suivante : ces gens ont été élevés de manières traditionnelle, donc à coups de grandes mornifles quand ils se comportaient de travers (d’où le laïus élimé selon lequel on ne se rend pas compte de l’oppression conformiste qui existait avant 68 gnagnagna, tu te rends pas compte, fallait qu’on soit bien coiffé, qu’on retire son chapeau devant une dame et qu’on garde sa bistouquette dans son pantalon en public et ainsi de suite). Donc ces gens ont été formés et habitués à vivre en société. Ils étaient par conséquent préparés à passer d’un moule bourgeois à un moule se faisant passer pour révolutionnaire, d’autant plus qu’il n’y a jamais eu à la surface du globe de gens plus conformistes, tatillons et formalistes que les cocos, ce qui explique d’ailleurs l’inflation législative des dernières décennies.

Et ces gens ont ensuite été en charge de l’éducation de gens comme moi, et ils se sont loupés royalement. Résultat, nous sommes des gamins mal élevés (pour la plupart) ce qui a eu comme effet bénéfique que certains d’entre nous n’hésite plus à dire que le roi est nu (même si dans une version non romancée de ce conte, le petit garçon aurait sans doute fini démantibulé, sa mère envoyé comme pute à 3 sous dans une garnison des marches de l’Empire et le père dépecé vivant et catapulté dans un enclos à ours).

Comme quoi, à quelque chose malheur est bon.