De la folie de la génération d’après-guerre

Didier Goux nous éclaire sur son passage de la lumière à l’ombre comme le disait à peu près l’un des personnages les plus grotesquement abominables de la politique française du siècle dernier.

Alors oui, les baby-boomers ont tellement chié dans la colle que nous nous retrouvons aujourd’hui avec beaucoup plus de merde que de colle disponible, ce qui n’est que peu pratique quand on est à bord d’un navire prenant l’eau de toute part. Mais c’est un détail par rapport à l’esprit d’embrigadement qui a sévit chez ces soi-disant libertaires.

Comment cela a-t-il été rendu possible ?

Ma théorie est la suivante : ces gens ont été élevés de manières traditionnelle, donc à coups de grandes mornifles quand ils se comportaient de travers (d’où le laïus élimé selon lequel on ne se rend pas compte de l’oppression conformiste qui existait avant 68 gnagnagna, tu te rends pas compte, fallait qu’on soit bien coiffé, qu’on retire son chapeau devant une dame et qu’on garde sa bistouquette dans son pantalon en public et ainsi de suite). Donc ces gens ont été formés et habitués à vivre en société. Ils étaient par conséquent préparés à passer d’un moule bourgeois à un moule se faisant passer pour révolutionnaire, d’autant plus qu’il n’y a jamais eu à la surface du globe de gens plus conformistes, tatillons et formalistes que les cocos, ce qui explique d’ailleurs l’inflation législative des dernières décennies.

Et ces gens ont ensuite été en charge de l’éducation de gens comme moi, et ils se sont loupés royalement. Résultat, nous sommes des gamins mal élevés (pour la plupart) ce qui a eu comme effet bénéfique que certains d’entre nous n’hésite plus à dire que le roi est nu (même si dans une version non romancée de ce conte, le petit garçon aurait sans doute fini démantibulé, sa mère envoyé comme pute à 3 sous dans une garnison des marches de l’Empire et le père dépecé vivant et catapulté dans un enclos à ours).

Comme quoi, à quelque chose malheur est bon.

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11 réponses à “De la folie de la génération d’après-guerre

  1. C’est un peu trouducuté comme théorie je trouve. En même temps, ça m’arrange, donc c’est probablement vrai.

  2. Robert, je me doutais bien que vous n’alliez pas aimer…

  3. Reste à tenter de comprendre pourquoi les baby-boomers (qui sont la génération d’avant la mienne, je vous le rappelle) se sont plantés à ce point, et si vite.

    La coupure, par exemple, a été très nette dans l’Éduc’ Nat’. Jusqu’à mon bac (1975), je n’ai eu que des professeurs “à l’ancienne”. Plus ou moins bons, évidemment, mais à l’ancienne. En revanche, mon frère qui a quatre ans de moins que moi a, lui, vu arriver les profs barbus et chevelus qui allaient au bistrot avec leurs élèves à la fin du cours et demandaient à être appelés par leur prénom.

    • Ca c’est facile Didier. De Gaulle a donné l’EN aux cocos en 45 (en gros et à la louche hein) et une génération plus tard tout était métastasé. Les dates correspondent assez bien je trouve.

  4. Il y a beaucoup de vrai dans ce que vous dites. Je le sais, j’y étais. Mais j’en suis revenu, il y a bien longtemps déjà.

  5. J’ai un très mauvais souvenir de 1968, je n’ai obtenu mon B.E.P.C. qu’au repêchage. (salauds de conservateurs !)
    Je n’ai pas observé de libération sexuelle débridée jusqu’à mon mariage en 1975. (après je n’observais plus hein !)
    Professionnellement, le changement de ton dans le commandement et l’attention humaniste due au subalterne (copinage) n’a débutée (été imposée) que dans les années 80.
    On ne vit sa guerre qu’a la portée de son arme.
    C’était un simple témoignage.
    Et quitte à faire de la peine à vos parents monsieur l’amiral, mon fils de 33ans est très bien élevé. (dépecé vivant c’est pas son trip)

    • En fait, c’est surtout que je n’ai pas profité de la bonne éducation que j’ai reçue… Mais en plus, je réalise maintenant que la proximité que j’ai avec mes parents n’était pas envisageable avec les leurs et avec la proximité vient la descente du piedéstal et donc de l’autorité et ainsi de suite.

  6. Perso je vous trouve très bien éduqué Amiral. Vous dites aux cons qu’ils sont cons et en plus vous démontrez pourquoi.

    C’est ça la bonne éducation.

  7. Oui, c’est à peu près ça. En tout cas, une génération de sinistres connards, je le sais bien, j’en fais partie. Et en plus, moi, en 68 j’étais du côté des sales fachos, c’est dire!
    Amitiés.

  8. En mai 68, j’avais 6 ans
    J’ai eu du bol, toutes les réformes à la con de l’éduc nat m’ont poursuivi sans jamais me rattraper.
    Comme pour Didier Goux, que des instits et profs à l’ancienne, qui soutenaient et encourageaient les bons élèves
    Quelques mauvais dans le tas, mais peu, car bien dirigé dans les bonnes filières (Allemand LV1 + Latin) avec des profs triés
    Bon, ma prof de philo en terminale C ne connaissais que Marx et Freud.

  9. Une théorie est que mai 68 est une conséquence de la première guerre mondiale. Un grand nombre de jeunes se sont construit comme ils ont pu en l’absence du père, tué au combat. Ils ont essayé malgré tout de jouer leur rôle de père, mais peut-être un peu plus mal que la génération précédente parce qu’ils n’avaient pas eu de modèle. Et du coup tout a foiré.

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