Les effets de la fin de la romanisation des peuples conquis

Il y a des choses très agaçantes.

Par exemple quand on a une idée, que l’on croit un peu originale ou en tous cas qui n’a pas été traitée depuis longtemps, ce qui permet de passer pour un créateur d’idées originales aux yeux de ceux qui n’ont que peu de mémoire, mais ça, ça ne peut pas être vous mes chers lecteurs, et que paf, patatras, avant d’avoir pu la développer dans un billet chiadé comme il faut, un vrai journal publie un article pas trop foutraque sur exactement le même thème.
Ca vous fait vous sentir aussi utile qu’une verge flaccide dans un dortoir de bonnes sœurs, voir même aussi utile qu’Harlem Désir en remplacement d’une vraie personne.
C’est ce qui m’est arrivé il y a quelques jours.

Flashback

Au cours de mes vacances, après un déjeuner un peu sérieusement arrosé, je me suis retrouvé échoué sur un canapé à zapper mollement à la recherche d’un programme pouvant accompagner convenablement la torpeur qui s’emparait de moi et là, boum ! comme dirait le Petit Mousse après avoir sauté dans les escaliers sans filet ni trucage, je me retrouve scotché à un documentaire relatant la fin de l’Empire Romain d’Occident à cause d’une phrase prononcée benoitement et sans penser à mal par le narrateur :
« A la fin de l’Empire, les peuples conquis ne sont plus romanisés et ils conservent donc leurs coutumes, leurs religions, leurs nourritures et leurs accoutrements ce qui ne joue que modérément positivement dans leur attachement à Rome. »
Ou quelque chose comme ça.

Bien entendu, ça a fait tilt dans ma tête. Je me suis dit « éclatement de l’empire, communautarisme, barbares non assimilés » et je vous laisse poursuivre le raisonnement pour voir où je suis arrivé.

J’ai laissé ce précipité décanter gentiment dans ma caboche pendant quelques semaines dans le but d’en faire un billet environ maintenant.

Retour au présent, ou en tout cas au passé plus proche

L’Amirale rentre toute joyeuse à la maison en m’apportant Valeurs Actuelles que je feuillette nonchalamment avant de produire un cri à glacer d’effroi le catapulteur de koala le plus endurci. Il y a un article sur le sujet dedans.

Donc bon, allez le lire et revenez ici qu’on en cause.

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12 réponses à “Les effets de la fin de la romanisation des peuples conquis

  1. ouais j’ai lu ça la semaine dernière ,il n’y a même pas de quoi en causer tellement ce qui nous pend au nez est évident

  2. Ca veut dire qu’il faut que j’achète Valeurs Actuelles ??

    Zut….

  3. Je ne veux pas vous faire de peine, Amiral, mais lisez « Mélancolie française » d’Eric Zemmour, écrit en 2010, chapitre 9, pages 213 à 251 : « La chute de Rome ».

    Tout est déjà dit.

    Et si cela se trouve, Zemmour n’a fait que de développer cette idée lue ou entendue ailleurs.

  4. « Par exemple quand on a une idée, que l’on croit un peu originale ou en tous cas qui n’a pas été traitée depuis longtemps »

    Tout a déjà écrit,dit sur tout….c’est pourquoi je me marre quand vous traitez des sujets, en mode feignasse du ciboulot. Pour sur, cela doit convenir à votre lectorat liberal de basse ( suivez-mon regard)

    D’ailleurs pour donner un peu de profondeur à votre esprit en formation, permettez-moi de vous suggérer deux out trois livres ( bah caca des livres, vous me direz, dit sur ce blog).

    Bref des deux ou trois livres de gros con de gauchiste (sic):

    Pierre Manent : « la cité de l’homme » mais surtout du même auteur « la raison des nations » ( celui est facile plus facile d’accès, pas très épais)
    Aristote : les Politiques, les pages sur l’organisation de la Cité.

    Voila mon ptit amiral.

    ps : la probabilité que nous nous connaissions est proche de zéro, tout comme cette éventualité que je puisse paraitre insignifiant à vos cotés. Vous vous pensez distinctif et original, vous n’êtes qu’une caricature de la niaiserie ambiante.

  5. Cela fait pourtant des années qu’on parle de problèmes de roms.
    Ils y tiennent à leurs coutumes ces bougres.

    • Ouaip ! Il y avait même des camps rien que pour eux en Armorique, Babaoroms, Aquaroms et j’en oublie.

      • Zont même à keskiparaît, enfin à Marseille plutôt, un stade avec des vélos qui sont tous à eux. Les salauds de Rome!
        Comment ça j’ai rien compris à la choucroute?!?

  6. Comment peut-on sérieusement soutenir que les peuples romanisés ont cessé de l’être à la fin de l’empire ? Certes les noms sont barbares, ce qui peut prêter à confusion, et une abondante littérature a joué sur ce thème pour flatter d’abord les rois de France et la noblesse « franque », ensuite les petits descendants républicains de Gaulois chamailleurs mais résistant encore et toujours à l’envahisseur… mais les coutumes, les moeurs, l’alimentation, les goûts, les lois, la justice, l’éducation sont gréco-romains, à l’exception de la Grande-Bretagne, jusqu’à la rupture carolingienne.

    Pire, la culture classique s’étend dans des terres qui n’ont jamais été conquises par Rome, comme l’Irlande ou la Scandinavie, suivant des routes commerciales qui prospèrent. Les rois « barbares » écrivaient sur papyrus et importaient des huiles et des épices du Levant. Ils n’avaient plus de gardes du corps à la mode germanique, mais des domestici, ils frappaient monnaie d’or à l’effigie de l’empereur de Constantinople et tiraient fierté d’être généraux romains.

    Donc non, j’ai vraiment du mal avec cette analogie de « la fin de l’empire miné par les barbares perdant le sens de Rome »…..Just my two denarii.

  7. laurent,

    « Pire, la culture classique s’étend dans des terres qui n’ont jamais été conquises par Rome,… »

    Juste comme ça, la ou les légions romaine ne sont pas allés, c’est le Christianisme (donc cqfd l’héritage greco-romain) qui a pris le relai. Bref la culture classique a inondé l’Europe, jusqu’au fin fond de l’Islande.

    Sinon le barbare, à l’époque, c’est surtout le synonyme de voisin, un peu envahissant.

  8. Tout ça, c’est du passé. On ne va pas se disputer. Reste que l’empire romain s’est écroulé. Et que l’occident s’effondre.

  9. Les deux affirmations sont éminement discutables sauf à jouer aux Procuste, et à redéfinir « l’Occident » en fonction du lit qu’on a bâti pour lui.

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