Je n’irai pas à votre marche blanche

Quand j’étais petit et que je vivais à Londres, je me souviens très bien d’une présentation qui nous avait été faite à l’école par les policiers locaux. Si ma mémoire fonctionne encore malgré les mauvais traitements que je lui inflige, elle s’intitulait « étranger = danger ». Son point central était qu’en gros il fallait éviter au maximum de donner des indices sur son identité à des inconnus. Par conséquent, t-shirt ou badge avec votre nom imprimé en gros dessus, par exemple, étaient à proscrire absolument pour éviter qu’un malfaisant vous appelle par votre prénom afin de vous attirer en confiance dans un endroit sombre d’où on ressort avec mal au derrière dans le meilleur des cas.

Ce souvenir est remonté en moi à la lecture de cet article.

Apparemment de nos jours, on n’a plus rien à craindre de l’étranger qui est après tout toujours une richesse. Se méfier de l’étranger est une preuve de bassesse du front ou même pire d’un vote pour lui. La preuve, comme on nous le dit à longueur d’études détaillées et joliment scientifique et tout, c’est au sein des familles, par des gens qu’on connait bien qu’on se fait le plus allégrement empapaouter contre notre volonté ! Et puis, nous sommes plus sophistiqués et instruits qu’il y a 25 ans, la preuve on a wikipédia et des tas de blogs sur lesquels on peut étaler sa vie à la face du monde comme une merde sur laquelle on glisse sans conséquence à part l’odeur… Mais comme les parfumeurs ont décidé que c’était la fragrance du moment, on s’en accommode.

Cependant, j’ai quand même un peu de mal à croire que des règles de protection des enfants qui étaient valable il y a environ 25 ans soient devenues tellement obsolètes que l’on peut désormais placarder partout ses marmots sur l’internet comme des appâts à pédophiles peu fréquentables sans la moindre conséquence.

Encore une preuve que si nous sommes plus sophistiqués qu’il y a 25 ans, nous sommes surtout nettement plus cons.

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27 réponses à “Je n’irai pas à votre marche blanche

  1. Ouah… La belle tête de con…

    « Le problème n’est donc pas tant vis-à-vis des pédophiles qui sont très méfiants mais plutôt de démontrer le manque de respect des parents par rapport au droit à l’image de l’enfant. En effet, quelle image peut avoir l’enfant d’une telle publication ? Lorsque l’on prend un enfant en photo, il est conseillé de lui demandé [sic] son autorisation. A force d’avoir à se poser la question, l’enfant va acquérir un réflexe de propriété sur son image. »

    Donc ça y est : d’après le « journaliste spécialisé », les parents n’ont plus le droit de prendre leurs enfants en photo sans leur permission. En fait, le plus simple serait de demander aux enfants avant leur naissance s’ils ont envie de naître.

    Jacques Henno : un nom à retenir.

  2. « Encore une preuve que si nous sommes plus sophistiqués qu’il y a 25 ans, nous sommes surtout nettement plus con. »

    Amiral,

    Vous vous souvenez, il y a peu je vous disais que vous êtes ce que vous vomissez. A savoir la société bourgeoise dont vous êtes ( pas moi, merci Seigneur).

    Car ce qui vous débecte, ce n’est ni plus ni moins que ce modèle bourgeois de la société, versus démocratisé,… tous le monde est dans le who’s who ( cela s’appelle facebook), tout le monde est savant (wikipedia) et tout le monde peut maintenant l’exprimer (blog) et tout le monde est artiste, ou une star…et tout le monde a le bec et tout le monde prend de la Coc…..

    Bref, c’est un modèle bourgeois, puissance 10 ( c’est un zoom sur la connerie bourgeoise pour tous.) et le moins que l’on puisse dire, c’est que vous êtes à niveau.

    Toutes ses singeries s’observent allégrement, à plus petite échelle depuis la nuit des temps, elle était juste plus confiné, chez une certaine élite ou plutôt une caste qui tient mordicus à tenir ses privilèges, je crois que l’aristocratie se renouvelait plus que la société bourgeoise, qui a mis main basse sur le pot de confiture depuis la Révolution. Et seul la versatilié des situation permet de régénérer le genre.

    Voyez un peu l’idée….

  3. Les règles de prudence n’ont pas changé, c’est le narcissisme qui a gagné en puissance jusqu’à les éroder sous prétexte d’espace virtuel

  4. Je suis « con ».
    Je rentre d’une journée fatigante (journée de travail). Arrêtée à un feu, centre ville, banlieue nord de S. j’observe d’un oeil morne une pauvresse en foulard dans sa chaise roulante. Cette pauvresse semble Tchétchène à l’aspect de sa tenue vestimentaire. Mon esprit vagabonde, générosité de la France, déficit des comptes sociaux… Soudain la pauvresse brandit un joli gadget électronique : une mini caméra (?) et me rends compte qu’elle filme sa « copine » qui descend la rampe d’accès au DAB de la poste. Sa copine sourit de bonheur et fourre dans sa poche la liasse qu’elle vient de récupérer. Elle aussi est vêtue selon le goût des musulmans du lointain orient. Je suis contente que des gens très pauvres, avec une éducation minimum, parfois lourdement handicapés, qui ne parlent pas toujours le français soient aussi gentiment accueillis par la France de la générosité. C’est moi que j’paye, on ne m’a pas demandé mon avis.

  5. On ne met pas la photo et le nom de ses enfants sur un mur. Même si ce mur s’appelle facebook et pour se réjouir de la rentrée des classes. C’est tout.

  6. Le n’importe quoi néo-marxiste du sieur Gros Con est typique de l’inversion des valeurs.

    Evidemment que c’est très bien, d’être « bourgeois ». Evidemment que les « valeurs bourgeoises » sont celles qui sont belles et bonnes et respectables. Evidemment.

    Maintenant, après s’être tapés un siècle et demi de marxisme, on a des petits cons de Gros Con qui viennent jouer les perroquets et vitupérer que les « valeurs bourgeoises » cépabien, dans des élucubrations à peine écrites en français.

    Ce sont les gens qui sont allés à l’université et qui n’avaient même pas les qualités nécessaires pour faire garagiste.

  7. Pas bien compris votre message, Robert, sur les valeurs bourgeoises. C’est de l’ironie, ou vous les défendez vraiment ?
    Parce que pour ce qui est de la critique des valeurs bourgeoises, ça ne date pas de mai 68, qui a au contraire réactivé ces « valeurs ».
    Une valeur bourgeoise, par exemple, c’est le divorce, qui lorsqu’il a été légalisé sous la troisième république concernait surtout les bourgeois, et fut au départ exclusivement utilisé par les bourgeois hommes.
    Qu’on me parle des valeurs, soit, quoique je préfère le terme de morale (non laïque, ça n’a pas grand sens), mais les « valeurs bourgeoises », qu’est-ce que cela peut-il être d’autre que des « valeurs » au service de la bourgeoisie ?

  8. « Evidemment que c’est très bien, d’être “bourgeois”. Evidemment que les “valeurs bourgeoises” sont celles qui sont belles et bonnes et respectables. Evidemment. »

    Évidemment donc…Marx c’est bien AUSSI; car il ne t’aura pas échappé petit’burne, que ce dernier était un grand bourgeois que tous les théoriciens ou presque pétaient dans la soie, avant de se soucier du bonheur des autres.. Et que c’est le bourgeois qui mène le monde. Et qu’il est donc forcement le premier responsable de ce que vous conchiez à longueur de journée…Oui mon ptit robert pour que nous soyons aussi con, faut quand même admettre que l’on a été à bonne école, la votre.

  9. ps: garagiste, c’est un métier aussi respectable que le votre, encore faudrait-il que les voitures se réparent, plutôt que d’importer directement un nouveau moteur de chine, quand il faut changer une bougie…

  10. « Le bourgeois mène le monde »

    Comment peut-on être aussi con et aussi prétentieux à la fois ? Espèce d’outre à pets, d’insondable connard, de salopard inopérant, tu ne serais même pas capable de définir les mots creux que tu emploies et qui n’ont aucune signification !

    Ce qui est certain, c’est que toi, tu ne mènes rien ni personne, Gros Con. Juste ta suffisance et ton insondable ignorance que tu parades à la vue de tous. Le type qui tartine une fausse culture en d’épaisses couches de merde, et qui à l’air d’en être fier, en plus.

  11. « ps: garagiste, c’est un métier aussi respectable que le votre »

    Evidemment que c’est un métier très respectable, Gros Connard. C’est exactement ce que je disais et c’est pour ça que je le disais. Mais t’es trop con pour comprendre une phrase simple écrite dans une langue claire. Décidement t’es trop con, Gros Con.

  12. Pas bien compris votre message, Robert, sur les valeurs bourgeoises. C’est de l’ironie, ou vous les défendez vraiment ?

    Voyez, Marco Polo, c’est le problème avec les « philosophes » comme vous. A force de « philosopher », vous ne comprenez plus les choses les plus simples.

    Quand quelqu’un d’honnête vous dit simplement une chose simple, cela se heurte à un blocage mental chez vous. La droiture vous est inaccessible.

    Si l’on dit A c’est forcément que l’on veut dire B. Vous vivez dans un univers d’enculage de mouches où seul le vingt-cinquièrme degré a cours. La psychanalyse supplante le bon sens. L’ironie écrase la clarté. Les intentions cachées doivent être recherchées partout. Je vous plains, ce doit être très fatigant.

    Oui, évidemment, quand je dis quelque chose, c’est que je dis cette chose et pas une autre.

    Evidemment que les valeurs bourgeoises sont les bonnes. Les valeurs bourgeoises, c’est l’honnêteté, la propreté, le respect du travail, de la propriété, de l’argent, les égards pour autrui. Vous avez quelque chose contre ? Vous proposez quoi, à la place ? Le culte du socialisme et du désordre ? L’idéologie des punks à chien ?

    Qu’est-ce que vous venez me casser les couilles avec le divorce ? En quoi le divorce est-il « bourgeois » ? Le divorce serait bourgeois par opposition à quelles valeurs, qui seraient « non-bourgeoises » ? Les prolétaires ne divroceraient-ils pas ? Les monarchistes ne divorceraient-ils pas ? Et c’est quoi, « bourgeois » ?

    Définissez « bourgeois ». Définissez « raciste ». Définissez les insultes que vous employez, qu’on se marre un peu, avant de vous aventurer à raisonner avec.

    Ca veut dire quoi, « bourgeois », sinon non-marxiste, non contaminé par l’ignoble idéologie Degauche, ne se reconnaissant pas dans la haine sociale cultivée par le marxisme avec le « bourgeois » en ligne de mire ?

  13. roro,

    une petite question comme ça, dans la vrai vie, vous êtes capable d’insulter, (je ne parle pas des vieilles dames cqfd…) aussi allégrement, j’suis d’avis que vous êtes plutôt du genre à vous déféquer dessus, mais bon c’est juste un pressentiment.

  14. « Evidemment que les valeurs bourgeoises sont les bonnes. Les valeurs bourgeoises, c’est l’honnêteté, la propreté, le respect du travail, de la propriété, de l’argent, les égards pour autrui. »

    Que vous êtes drole.

  15. Faut pas vous énerver, Robert.
    Je crois que c’est vous, là, qui parlez pour ne rien dire.
    La morale bourgeoise ce n’est pas la morale, comme son nom de « morale bourgeoise » l’indique assez, il me semble. Puisque c’est vous qui employez cette expression et qui la trouvez pertinente, j’imagine que vous pourriez nous expliquer ce qu’est la morale aristocratique, la morale prolétarienne, la morale petite-bourgeoise ou grande-bourgeoise, tout en nous prouvant que c’est bien la seule bourgeoise qui est bonne.
    En sous-entendant que vous n’étiez pas clair, je voulais seulement vous donner l’occasion de préciser votre pensée et d’éviter une erreur, car il est bien clair à présent que l’idée de morale bourgeoise n’a de sens que pour un Marx ou un Bourdieu, lesquels employaient en effet l’expression. Si vous lisez les encycliques des papes, en revanche, ou les grands théoriciens de la morale, comme Kant, vous ne trouverez pas l’expression. C’est du vocabulaire marxiste que vous employez sans le savoir, et en faisant l’important.

    Mais baste, ce n’est pas grave, car je subodore qu’au fond nous sommes d’accord sur ce qu’est la vraie morale. Seulement celle-ci n’a rien à voir avec la bourgeoisie, voilà tout.

    Vous semblez penser que le seul ennemi de la bourgeoisie est le marxisme. Pourtant votre pseudo aurait pu laisser croire que vous connaissiez Léon Bloy, par exemple, qui n’avait rien de marxiste (ça c’est sûr) et qui détestait la bourgeoisie. En réalité, vous trouverez bien plus d’ennemis de la bourgeoisie à droite qu’à gauche, c’est un point d’histoire incontestable. Figurez-vous que Marx vantait les mérites de la bourgeoisie, grâce à laquelle l’Histoire a pu avancer vers le communisme.
    Vous êtes vraiment à côté de la réalité, parfois.

    Ne réagissez pas toujours au quart de tour en engueulant les gens, quoi.

  16. Plus sophistiqués, pas sûr, enfin ça dépend comment on l’entend.
    Mais plus cons, bien évidemment. Y a pas de doute.

  17. C’est bien ce que je disais, Marco Polo. Vous croyez philosopher, et vous ne comprenez même pas « un texte simple d’une dizaine de lignes », comme on dit au ministère de l’Eduque Naze.

    La bourgeoisie n’existe pas. Bourgeoisie voulait dire quelque chose en 1789, cela voulait dire quelque chose éventuellement à l’époque de Marx — quoique pas la même chose –, cela ne veut plus rien dire aujourd’hui.

    Quelle étude économique, quel organisme statistique, quel gouvernement emploie la catégorie « bourgeois » ? Aucun. Quelle est la dernière fois qu’un sondage a demandé aux gens s’ils étaient « bourgeois » ? Jamais.

    Pour une raison simple : cela n’existe pas. Personne n’est « bourgeois ». personne n’appartient à la « bourgeoisie ».

    Demandez aux gens s’ils sont employés, cadres, ouvriers, patrons de l’industrie, fonctionnaires, membres de professions libérales, français, bretons, diabétiques, protestants, soudeurs à l’argon, ils vont vous dire, instantanément, oui ou non.

    Demandez-leur s’ils sont bourgeois, et vous aurez un grand blanc.

    Parler de « bourgeois » en 2012, c’est appliquer à la réalité d’aujourd’hui les concepts d’hier. C’est tout aussi stupide que de faire l’inverse. C’est comme de dire que l’Inquisition c’était pabien parce que c’était contraire aux Doigts de l’Homme — qui n’existaient pas à l’époque.

    On ne peut pas analyser l’histoire d’aujourd’hui avec les concepts d’hier, pas plus que l’inverse.

    Quelqu’un qui traite quelqu’un de « bourgeois » aujourd’hui, c’est quelqu’un qui est trop hypocrite pour le traiter de pédé ou de connard.

    On n’est pas dans l’univers de la pensée ou de la science. On est dans celui de l’invective.

    Quant à la morale bourgeoise, elle n’est belle et bonne que parce que les socialauds vitupèrent contre elle. Or, vivre bourgeoisement, c’est une bonne chose. Ca vaut mieux que de vivre comme une racaille, ou comme un chochiologue Degauche.

  18. Si vous voulez, mais c’est une pirouette. C’est vous qui avez vanté la « morale bourgeoise », et sans la moindre ironie, comme vous y avez insisté.
    Un coup la morale bourgeoise existe, et c’est la seule valable, cela dit par vous sans la moindre ironie ; un coup la bourgeoisie n’existe pas et tout ceux qui en parlent sont des rigolos. C’est pratique, c’est en fonction du contexte, c’est élastique. C’est comme ça m’arrange en vue de pouvoir continuer à traiter mon interlocuteur de connard.

    Il faut vraiment être gonflé pour venir me dire que je ne comprends pas vos phrases simples.
    Vous venez de vous apercevoir que votre topo sur la sublime morale bourgeoise était ridicule et vous bottez en touche.
    Soit. C’est humain.

    Mais en profiter pour continuer à insulter votre interlocuteur, qui « croit philosopher » alors qu’il ne comprend pas un texte simple « d’une dizaine de lignes », ce n’est pas exactement l’idée que je me fais de la droiture en matière de discussion.
    Comme je suis persuadé que vous êtes parfaitement conscient de votre coup bas, je passe sur cette petite facilité que vous venez de vous accorder généreusement. Mais n’y revenez pas !

  19. « tous ceux… »,
    pardon.

  20. Mais vous êtes effectivement un connard, Marco Polo. Et un connard malhonnête.

  21. Roro nous dit :
    “Evidemment que c’est très bien, d’être “bourgeois”. Evidemment que les “valeurs bourgeoises” sont celles qui sont belles et bonnes et respectables. Evidemment.”

    Puis Roro nous dit :
    « La bourgeoisie n’existe pas. Bourgeoisie voulait dire quelque chose en 1789, cela voulait dire quelque chose éventuellement à l’époque de Marx — quoique pas la même chose –, cela ne veut plus rien dire aujourd’hui. »

    Ainsi donc les valeurs vachement-super-bien qu’il parait, seraient basées sur quelque chose qui n’existe plus. On aura été ravi d’apprendre – au passage – que la bourgeoisie avait disparu. Enfin les zenfants des lumières ont fait sauté les barrières, longue vie au citoyen Roro ! au camarade marchedanslenoir.

  22. Ben ouais.
    Et si Marchenoir se contredit comme un collégien , c’est parce que les autres sont des connards.
    Ce qui saute aux yeux, c’est l’inculture insondable de Marchenoir, qui parle de Marx sans en avoir lu une ligne, qui considère que c’est la gauche qui est anti-bourgeoise, alors que c’est à droite qu’on trouve cette tradition.

    Deux énormes conneries en quelques commentaires.

    On le lui fait remarquer gentiment, sans insister, parce qu’on est foncièrement bon, et voilà l’animal blessé devenu féroce, mordant tout ce qui bouge.

    Pris la main dans le sac de l’incompétence, le bonhomme se fend d’un « connard » et croit s’en tirer la tête haute, oubliant qu’il a surtout l’âme basse.

  23. effectivement , ni marco polo ( le poulet de marco?) ni grochon ( ça se passe de traduction) n’ont donné une définition claire de bourgeois , petit bourgeois et morale bourgeoise

    seul blackstep a tenté d’approcher ça

    pour ma part, bourgeois fait référence au bourg , l’inverse de la cambrousse, donc

    le bourgeois, c’est celui qui vit en ville

    j’ignore pourquoi ça défrise tant grochon, qu’on puisse vivre en ville

    pour marco polo, c’est clair , il préfère vivre au bled , et passer à la casserole, comme tout bon chapon qui se respecte

  24. sieur Kobus,

    Je vous répondrai sur le même registre et selon la même méthode que vous employez, soit avec légèreté et sans trop me fouler : je n’aime pas les bâtards ! Que? quoi ?qu’est-ce ?

    Bâtards, bourgeois, voyez pas le rapport ! et bien approfondissez votre petite leçon sur l’origine du mot bourgeois, vous n’y êtes pas vraiment.

  25. Contrairement à ce que vous prétendez, Marco Polo, vous n’êtes pas gentil. Vous êtes surtout pervers. Et malhonnête.

    La preuve : vous savez à distance ce que les gens ont lu ou pas lu, sans avoir besoin de le leur demander.

    La preuve : vous osez prétendre que la gauche ne fustige pas les bourgeois.

    Sous prétexte qu’on peut trouver, avec un tire-bouchon et un microscope électronique, des prises de position anti-bourgeoises chez tel ou tel auteur d’esstrêm’ drouâte mort depuis lontemps, alors la loghorrée massivement anti-bourgeoise de gens massivement à gauche aujourd’hui, et qui est celle à laquelle je m’attaque, comme l’a compris tout le monde sauf un pervers et un malhonnête de votre espèce, n’existe pas et donc n’a pas à être combattue.

    Un type qui s’obstine à jouer au con de la façon dont vous le faites est un connard, et, non, ce n’est pas spécialement gentil de vous le faire remarquer, mais moi je ne prétends pas être un gentil, figurez-vous.

  26. Robert, vous confondez encore le tropisme libéral umpéen avec la droite; vous considérez encore le libéralisme comme de droite, alors qu’historiquement la droite n’a jamais été libérale, la droite s’est construite contre le libéralisme et non contre le socialisme ou le communisme qui n’existaient pas quand Bonald et Maistre construisaient les bases de la future droite. Maurras n’était pas libéral mais antilibéral ; toute la pensée sociale catholique de droite est antilibérale ; les encycliques papales ont toujours condamné le libéralisme.
    En revanche Marx a bien toujours dit grand bien de la bourgeoisie, que je n’ai pas besoin de définir ici, puisque c’est de la bourgeoisie selon Marx qu’il est question (et votre connaissance profonde de Marx devrait suffire, non ?). La bourgeoise fut pour lui le fer de lance des réformes permettant le socialisme. Ce fut l’oeuvre – bourgeoise – de la révolution française puis de la révolution industrielle. Marx reconnaissait que toutes les avancées sociales étaient le fait de la bourgeoisie. Comme critique du bourgeois, excusez moi…
    A droite ce ne sont pas un ou deux auteurs qui critiquent la bourgeoisie. Toute la littérature de droite se définit par son anti-bourgeoisisme : lisez les Hussards, Léon Daudet… La droite littéraire a toujours exalté les idéaux chevalesques, qui se construisent précisément contre les « idéaux » bourgeois. Aventure, don de soi, esprit de sacrifice plutôt que de jouissance… le contraire de l’installation, de l’opulence, de la volonté de gagner de l’argent et même le contraire des valeurs de travail – au risque de vous défriser – qui sont celles de la bourgeoisie, c’est-à-dire celles par lesquelles elle se définit elle-même. Mais peut-être n’avez-vous jamais lu de roman de cape et d’épée ? Si le bourgeois y est généralement étrillé, ce n’est pas au nom des valeurs de gauche, mon vieux.
    Mais nous causons pour rien, car tout ce que je vous dit là relève de la vulgate. Tout le monde le sait, sauf vous et tous ceux qui croient qu’être libéral et pro-bourgeois c’est être de droite. Pour vous la droite doit remonter à Pompidou…Vous ne vous rendez même pas compte des mots que vous employez, et qui restent dans le champ sémantique offert par la télé et sa vision de gauche moderne socialo-libérale. La droite c’est les bourgeois; la gauche c’est l’émancipation. On vous a dit que les valeurs de l’argent c’était la droite et vous l’avez cru. Vous ne vous êtes pas aperçu que ceux qui l’affirmaient étaient de gauche ?
    Continuez à vous enrichir tant que vous voudrez, Marchenoir. Vantez l’entreprise et la réussite sociale, devenez le plus grand bourgeois de France si vous y tenez, mais cessez de faire croire que vous êtes de droite et que vous défendez la droite. Vous défendez seulement les intérêts des nantis, ce qui n’a été le programme de la droite que dans l’esprit de la gauche (pendant les élections, parce que la gauche au pouvoir défend très bien les nantis aussi).
    Evidemment, si vous pensez que Sarkosy était de droite, on ne peut plus rien faire pour vous.
    Cela dit en toute amitié, et parce que je pense que vous n’êtes pas idiot. Vous trouverez bien une parcelle de vérité dans ce que je viens de vous dire, non ?
    Mais continuez à me traiter de connard si ça vous amuse. C’est évidemment sur vous que cela retombe.

  27. Marco,

    Bravo.

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