Pourquoi les chiffres du chômage ne servent à rien

Laissons un peu de côté les menaces immédiates pour nous concentrer sur celles qui auront notre peau à coups sûr d’ici quelques temps, même si elles sont liées comme certaines blessures qui déclenchent des cancers mortels.

Pour une fois, je vais écrire sur l’économie. Ca ne m’arrive pas souvent car ce n’est sans doute pas la matière que je maîtrise le mieux (comme si tu maitrisais quoi que ce soit me souffle le clavier de l’ordinateur) mais justement, ça va me forcer à me renseigner un peu et à apprendre de nouvelles choses. Joie !

Donc mon sujet du jour est le rapport entre la population totale et le ratio de dépendance. Parce que, voyez-vous, les chiffres bruts du chômage ne veulent en fait pas dire grand-chose vu que d’une part ils sont aussi crédibles et réels que l’excitation d’une animatrice de téléphone rose et que, d’autre part, ils ne prennent de toutes façons pas en compte ceux qui ne sont pas dans les fichiers parce qu’ils ont tout simplement abandonné, ou n’ont jamais eu, l’idée de trouver du boulot. Les chiffres du chômage composent un indicateur faussé et qui de toutes façons n’est pas contextualisé donc peut-être instantanément oublié par M. Bitru qui les entend entre la poire et le fromage.

Pour simplifier, nous sommes dans une merde noire. Pour des raisons démographiques, nos aînés n’ont pas assez démoulés de ch’tis nenfants, et politiques, nous faisons rentrer des assistés par paquets comme un KFC qui ouvrent ses porte à des gros un soir de ramadan, notre ratio entre population active et population dépendante ne cesse d’augmenter. En d’autres termes, y’a un gus qui bosse, nourrit sa famille et paye des impôts contre environ 1,5 autre qui se branle dans ses rideaux, tape dans son frigo et lui rapporte sa bagnole avec le réservoir vide après l’avoir empruntée. 1 travailleur soutient 2,5 personnes (en comptant le travailleur dans les 2,5 bien entendu).

Cela va bien entendu s’aggraver si nous continuons sur le même chemin et dans quelques années nous serons à 1 pour 3. C’est prévu. C’est la dure réalité des mathématiques.

Alors forcément, les esclaves qui triment vont finir par en avoir plein le cul et vont baisser les bras ou se barrer vers un endroit où ils seront un chouïa moins spoliés. Ce qui ne va évidemment pas arranger le problème.

Alors quelles solutions à part mettre en marche les catapultes à assistés et liquider, heu pardon ; je voulais dire offrir une mort digne aux vieux ?

Ben c’est là que ça devient technique. En gros, je préconise, pour commencer, de favoriser la reproduction des familles dont l’héritage culturel comprend le fait de bosser pour se payer des trucs, de couper les aides à ceux qui sont en bonne santé et en âge de bosser mais qui restent assis sur leur cul toute la journée à dépenser mon bel argent en produits superfétatoires à leur bonheur, et enfin de bien entendu autorisé les gens à bosser et à être récompensés pour ça.

Qui aurait cru que la dure réalité des maths devait dicter la politique d’un état pour éviter la banqueroute… ?

Publicités

12 réponses à “Pourquoi les chiffres du chômage ne servent à rien

  1. le « yaka faire travailler ceux qui ne foutent rien » me semble toutefois un peu léger . Non ?

    • Paul-Emic, alors que continuer à donner du blé qu’on n’a pas a des gens qui pourraient en gagner c’est une idée puissante?

    • Ben, c’est encore plus simple. Si on arrête de les assister autant, ils vont rapdiement trouver que bosser c’est possible, et même mieux que de ne rien glander. Ils s’enrichiront, enrichiront les autres, etc. etc.

      Il ne faut surtout pas « faire travailler », forcer qui que ce soit n’est jamais très productif. En général ça finit avec des camps et des gens qui « travaillent » à ne rien foutre, donc d’autres qui travaillent à contrôler ceux qui « travaillent » et d’autres qui contrôlent ceux qui contrôlent, et d’autres…

      Par contre, même le plus abruti des fonctionnaires de l’éducations nazionale, s’il a le choix entre continuer à enchaîner journées de grève, de formation puis de congés, entrecoupées parfois de dures semaines de cours à 18h de travail, mais payé 700€ par mois, ou alors aller dans une vraie école, bosser vraiment pour 2000€ par mois, saura trouver où est l’intérêt supérieur des enfants !

  2. « Qui aurait cru que la dure réalité des maths devait dicter la politique d’un état pour éviter la banqueroute… ? »

    Moi…

    • Moi aussi.

      Mais nous sommes de doux rêveurs, la promesse de rien glander ET de se faire payer par les « salauds de riches » est quand même très puissante pour se faire élire, surtout par des incultes paresseux et jaloux. Et cette catégorie est hélas assez répandue dans nos pays, surtout que les gouvernements font tout pour qu’elle s’accroisse de plus en plus !

  3. Vivement des commentaires cinglants de Groc(h)on et de Marco Polo,ignorant que vous êtes des écrits économiques d’Aristote!

    • Grouin grouin à tous,

      Je ne savais pas que je vous manquais. alors alors. Aristote y dirait. Aris si tu me lis, n’hésite pas à me corriger. Qu’il ne faudrait pas mettre de Rocardo à la tête de Renault (oups je voulais dire Carlos) que ce Carlos n’est pas assez lié à sa cité Renault….Que ce lien rompu favoriserait une cannibalisation de Renault au profil de la cité dacienne par exemple….Qu’il (carlos donc) laisserait crever la cité qu’on lui a confié, car le liant n’existant pas, il s’en fout , ce n’est pas sa famille qui va mourir de faim.

      Donc d’apres Aristote, j’en conclus qu’en sus de supprimer les allocs ( l’amiral), il faudrait fusiller Rocardo, zut je voulais dire supprimer les allocs et Carlos le Dacien.

      Grochon exégète aristotélicien.

  4. « …Ignorant que vous êtes des écrits économiques d’Aristote. »

    Moi, on m’a fait le coup d’Hérodote, un jour. Je défendais les OGM face à un gaucho de modèle standard, et hop ! il name-droppe Hérodote dans la conversation, histoire de prouver qu’on a raison de s’opposer aux OGM.

    Hérodote, qui a longuement analysé le douloureux problème des OGM, comme chacun sait.

    Ces gens-là n’ont peur de rien.

  5. Rocardo, c’est Michel ?

  6. C’est bien vous qui aviez fait récemment le parallèle entre notre situation et celle de l’empire romain finissant, non?
    Et bien, si je me souviens bien de mes lectures à ce sujet, l’une des causes de la chute de l’empire a été l’augmentation énorme du nombre des esclaves, très peu productifs, et des oisifs, au détriment de la (petite) partie productive de la population.
    Bis repetita placent

    • La fin c’est surtout quand la population a commencé à être remplacé par des federatis et donc que les frontières n’ont pu être défendu sans les Francs, les Wisigoths etc…
      Frontière qu’il fallait plus ou moins défendre contre…. les francs, les Wisigoths…
      Mais on y vient, Azouz Begag proposait de préparer les prochains champs Catalaunique: dans le rôle des francs les arabes et dans le rôle des Huns les chinois.

à votre humble avis

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s