Archives quotidiennes : 21 septembre 2012

Parlons d’Alexandre Astier mais pas trop

Me voici donc de retour ces longs jours passés au sein de la chaleur moite d’un désert aracrottedebique (applaudissements).

Je suis donc content et comme je suis content je voudrais écrire aujourd’hui de manière positive. Ce qui n’est pas forcément évident puisqu’il toujours plus aisé de trouver de l’inspiration dans les haines recuites que dans les joies simples. Si qualifier ses ennemis n’était pas plus facile que d’écrire des lettres d’amour, bien des antiracistes auraient fait des choix de carrière différents.

Donc du positif… Il faut d’abord trouver un sujet.

Cela pourrait être la joie de retrouver ma femme et mon fils, mais ça n’intéresse personne et Brèves 3.0 n’est pas non plus un blog de gonzesse.

Cela pourrait être l’optimisme absolu qui, vaille que vaille, ne me quitte jamais parce que je sais que rien n’est jamais foutu puisque rien n’est jamais gagné. Nous naviguons toujours entre quart de victoires et semi défaites mais rien n’est irrémédiable et pour le moment les bases tiennent encore bon. En plus, vu que les progressistes de tous poils parquent de plus en plus de gens dans la catégorie « ignoble raciste », on peut les croire et légitimement penser que la société française est sur de bons rails. Mais ça me demanderait plus d’énergie que ne m’en ont laissé mes quelques heures de sommeil induit par une consommation frénétique de produits éthyliques en atmosphère raréfiée.

Alors je vais faire dans la facilité. Je vais dire du bien d’un mec connu. Comme ça, ça pourra s’écharper dans les commentaires ce qui est toujours distrayant quand on arrive de toute façon pas à se concentrer.

Donc j’aime beaucoup Alexandre Astier, ou en tous cas le personnage public Alexandre Astier. Je trouve que ce type ne cède pas à la facilité, suffit de voir son dernier spectacle sur Bach. Il fait des efforts, il essaie de tirer vers le haut au lieu de chercher le plus petit dénominateur commun. Alors oui, il est sans doute un peu de gauche, mais je veux bien le lui pardonner parce qu’il n’est pas médiocre et que c’est déjà énorme.

Voilà, je retourne à mon semi-coma en attendant de pouvoir aller récupérer mon fils et de retrouver ma femme, ce qui est en fait le seul truc que j’ai envie de faire là tout de suite.