Archives quotidiennes : 3 octobre 2012

Dans ma tête: la préparation du voyage d’Echirolles

Manuel Valls déboula dans le bureau du président et commença par débloquer la tête de François Hollande qui encore une fois était coincée dans un seau.

« – Il faut vraiment qu’on demande aux dames d’entretien d’arrêter de laisser trainer des seaux vu que tu sembles incapable de ne pas coincer ta tête dedans François…

– Mais c’est une expérience scientifique ! Glapit Normal Ier. D’ailleurs j’espère que tu as une bonne raison pour l’avoir interrompu. En plus il me semblait y avoir aperçu un morceau de gâteau au fond. Mais… Claude Guéant ? Que faites-vous dans mon bureau ?

– Je ne suis pas Guéant, je suis Manuel Valls ! Nos schémas de pensées sont totalement différents, même si parfois ils arrivent aux mêmes résultats. Cépapareil ! Et puis lui, il n’a jamais osé porter des cravates crèmes parce qu’il n’est pas moderne comme moi.

– Ouf… Parce que Guéant il me colle sacrément les miquettes quand même. Dès qu’il rentre dans une pièce la température chute de plusieurs degrés… Alors que toi tu es chaud comme le soleil de l’Espagne hein.

– Bon, je vais passer sur le stéréotype racial parce que là on n’a pas bien le temps. Il faut que l’on saute dans Air Faible Normal pour aller à Echirolles. Deux gamins viennent de se faire suriner et il serait bon que tu ailles consoler les familles et faire preuve de fermeté. Ce sera bon pour ce qui reste de ta côte de popularité.

– N’est-ce pas ce qu’aurait fait Sarkozy ?

– Nan, mais c’est comme Guéant et moi, ça y ressemble mais ce n’est pas pareil tu vois. Toi tu vas y aller comme un père.

– Comme un papa, ah oui, j’aime bien cette idée. Papa, ça me fait penser à Noël et à Papa Noël et tous ses cadeaux ! Tu crois que Cahuzac me laissera acheter des cadeaux pour tout le monde ? Tiens un seau, je me demande s’il y a du gâteau dedans…

– Non ! Des cadeaux on en fait déjà assez comme ça, lui dit Valls en lui arrachant le seau des mains. Il faut que ta présence soit comme un cadeau. Que ta présence soit le cadeau.

– Ah oui, genre gros papa vous regarde, vous êtes en sécurité mais ne faites pas de bêtise. Et puis en plus moi j’apporte la justice, tout le monde aime bien ça la justice, c’est pas comme Sarkozy qui lui n’apportait même pas la justice, ce gros nul hinhinhin.

– Oui c’est exactement ça !

– Compris ! Bon alors, Echirolles, c’est dans quel quartier de Paris ?

– Ah… Mais ce n’est pas à Paris, c’est à côté de Montpellier.

– Chez ces cons du Sud ? Mais ils parlent avec un accent bizarre, on ne comprend jamais rien de ce qu’ils racontent ! Et puis ils sont sales et pauvres et ils se baignent dans des bains d’huile d’olive et d’ail. Je crois que je n’ai pas vraiment envie d’y aller. »

Comme d’habitude, un claquement de fouet interrompit la conversation en cours. Valérie Trierweiler, toute de cuir, vêtue apparue dans un nuage de fumée maléfique.

« – François ! Tu discutes encore avec des femmes ! Je le sais !

– Mais non, je discutais avec Manuel. D’ailleurs il faut qu’on y aille, on doit aller soutenir des familles éplorées.

– Des familles… ? Ca veut dire qu’il y aura des femmes !

– Mais non, tu sais bien que dans les quartiers on n’a pas le droit d’adresser la parole aux femmes sauf à déclencher une émeute, et moi je n’aime pas bien ça les émeutes.

– Très bien, mais si jamais je te vois parler avec une femme François, j’enlèverai ton ipod nano de sa coque et je le pousserai dans ta queue ! Puis je le mettrai sur shuffle à coups de poing ! Et après ça, je brancherai des enceintes à ton trou de balle et à chaque fois que la chanson ne me plaira pas, ce qui sera à chaque fois, » et là Valérie marqua une pause et se tourna vers Valls, « je passerai à la piste suivante en écrasant TES testicules ! »